Napoléon se raconte en faïence – Musée communal d’Archéologie – Nivelles


1. Napoléon raconté par la faïence fine imprimée

2. Napoléon raconté par la faïence au Musée communal de Nivelles

3. La campagne napoléonienne qu’un couple mène à Nivelles s’ouvre par la restauration de quatre plaques murales…

4. wellington-a-nivelles

5. Les plaques commémoratives de Nivelles

 

Napoléon raconté par la faïence fine imprimée

L’exposition est terminée….

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L’Exposition présentée au Musée communal de Nivelles permet de découvrir le support le plus populaire illustrant l’épopée napoléonienne, à savoir la faïence fine imprimée.

Plus de 100 pièces, mêlant l’art et l’histoire, en provenance de manufactures belges, françaises, luxembourgeoises, hollandaises et anglaises aujourd’hui souvent disparues, vous feront découvrir les épisodes les plus célèbres de cette prodigieuse aventure.

Napoléon se raconte en faïence

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Guy Walravens et Marie-Line, son épouse, sont deux collectionneurs avertis. Ils ont mis leur passion respective au service d’une collection commune et originale: la faïence fine imprimée dédiée aux campagnes napoléoniennes.

Photo : Christophe Goffaut

Un jeune couple de collectionneurs s’est épris de faïences fines à thématique militaire Ier Empire. Une idée qui peut sembler saugrenue. Et pourtant…Journal Le SOIR – 2007

Elle, autant que lui, s’est laissé conquérir par cette passion pour les faits de guerre déclinés en de multiples versions sur des assiettes, services à café, plats, bols, coupes, pièces de forme, tasses, vasques, cuvettes, pots à eau et autres pochons. « Ce choix, explique Guy Walravens, s’est imposé par notre goût pour l’histoire et le Ier Empire. La thématique est imagée et variée. Elle est bien de chez nous – il y a eu une grande production en Belgique et dans les régions proches – et demeure abordable financièrement. La gamme de prix va grosso modo de 10 euros jusqu’à 150/200 euros pour une assiette. Les pièces de forme, plus rares, sont automatiquement plus chères. »

Qui ? Quoi ? Comment ?

Coutumiers des marchés aux puces, des brocantes et clients chez certains marchands, ces collectionneurs n’ont de cesse de multiplier les contacts, tant auprès d’autres collectionneurs qu’auprès du grand public, et leur souhait le plus profond serait de monter avec l’Association de collectionneurs Premier et Second Empire une exposition sur leur sujet de prédilection.

Un sujet qui s’est décliné, comme l’écrit Guy Walravens, à la faveur « d’une opportune rencontre entre le développement de techniques industrielles de production et la volonté de conserver la mémoire de cette extraordinaire tragédie » (sic).

« C’est la conjonction de l’apparition de la faïence imprimée de type industriel en 1830 et le souci de diffuser la légende impériale qui a donné naissance en France (via Napoléon III, soucieux d’asseoir son ascension politique et la mémoire de son oncle illustre) à une multitude de pièces à thématique napoléonienne. En Belgique, aux Pays-Bas, au Luxembourg et en Allemagne, une certaine nostalgie et le mouvement de Romantisme associés à celui qui unifia sous une même bannière tous ces territoires eurent un effet similaire », poursuit le collectionneur tandis que son épouse illustre ses propos par l’exemple.

Quelques centaines de pièces sont déballées par la dame aussi enthousiaste que son mari, décrivant ses pièces de collection dans les moindres détails, épinglant les manufactures qui jouèrent un rôle important dans cette production dont l’apogée se situe au milieu du XIXe. « La chute du pouvoir absolutiste en 1830, le retour de la dépouille de l’Empereur de Sainte-Hélène en 1840 et le règne de Napoléon III vont favoriser son essor. À ce moment, plus d’une vingtaine de faïenceries de dimension sont actives entre Paris et Maastricht, du Hainaut à l’Est de la France. »

En Belgique ce sont les manufactures hennuyères de Nimy, Jemappes et surtout Boch à La Louvière qui se sont distinguées par ce type de production. La majorité des pièces de leur collection provient d’ailleurs de cette dernière. Les impressions sont de couleur noire au début et le plus fréquemment, mais par la suite apparaissent d’autres teintes comme le brun, le vert, le violet, et plus tard le bleu.

Certains motifs, certaines scènes sont représentés de manières différentes selon les manufactures. Parmi les sujets que l’on retrouve volontiers, on retiendra Les pestiférés de Jaffa, L’ombre de Napoléon visitant son tombeau (d’après un tableau du même nom de Théodore Fournois) ou, plus macabre, Le retour des cendres.

Trois grandes thématiques se dégagent : l’historique des grands personnages et des grands épisodes de l’épopée, la vie quotidienne (comme l’arrivée au cantonnement) et les sujets militaires traités de façon humoristique. Cartouches au bicorne, textes, chansons, bordures gothiques, couronnes et autres symboles liés au pouvoir figurent également sur certaines pièces de vaisselle. Leur but est avant tout didactique.

L’identification de la manufacture se fait grâce aux poinçons, cachet ou marque en creux. Ces éléments sont pour la plupart répertoriés, notamment dans l’ouvrage de Liesnard (1). Certaines pièces se retrouvent dans des musées mais peu sont postérieures à la première guerre, à l’exception de pièces provenant de Sarreguemines ou de Boch, qui poursuivit la production jusque dans les années 1980.

Si la célèbre faïencerie de Gien vient encore récemment de sortir une collection prenant l’Empereur comme sujet d’inspiration, « celle-ci n’a, de l’avis des collectionneurs, pas le charme désuet des pièces produites au XIXe siècle ». Mais, concluent-ils, « heureusement l’abondante production du siècle d’or de la faïencerie fine permet encore de ravir l’amateur qui peut rapidement et pour un budget raisonnable se constituer une intéressante collection. C’est en effet l’objet idéal qui exprime la rencontre d’un savoir-faire, reflet de notre patrimoine industriel, et d’une imagerie qui rappelle un des plus étonnants destins de l’histoire ».

(1) Les faïences et porcelaines belges et luxembourgeoises, Aperçu historique, Marques et cachets, Bruxelles, Collection Livres, 2001.

 

Ancien hôtel des Pays-Bas ou séjourna Wellington la nuit du 20/06/1815, Actuellement, Musée d’Archéologie de Nivelles qui accueille l’exposition consacrée à la vaisselle Napoléonienne.

http://www.rtbf.be/culture/exposition/detail_napoleon-raconte-par-la-faience-au-musee-communal-de-nivelles?id=8942850

Napoléon raconté par la faïence au Musée communal de Nivelles

En collaboration avec l’association de collectionneurs Le Bataillon de Napoléon, le Musée communal de Nivelles présentera, du 15 avril au 30 juin, une exposition intitulée “Napoléon raconté par la faïence”. Il s’agit principalement de 200 pièces de faïencerie fine issues de deux collections privées et dont les impressions montrent différents moments de l’épopée napoléonienne. Chacune représente un fait d’arme ou une personnalité, et l’exposition inclut notamment trois rares pièces de forme (soupière, théière et cafetière) de la manufacture de Montereau.

Ces deux cents pièces de faïences seront réparties en huit vitrines, ont indiqué vendredi les organisateurs, et des lithographies correspondant aux impressions des assiettes seront également présentées. Une salle présentera aussi une table dressée avec un service à dîner et un service à café de Boch.

L’origine géographique des différentes faïences exposées est la France (Montereau, Creil, Sarreguemines, Choisy-le-Roi,…), le Luxembourg, la Belgique (La Louvière, Nimy, Jemappes) et les Pays-Bas. “La scénographie est une ligne du temps qui commence en 1794 lorsque Napoléon a été nommé général, et qui va jusqu’au retour des Cendres en 1840. Les assiettes servaient surtout de moyens de propagande, et en particulier sous Napoléon III, qui jouait sur le mythe de son oncle“, indique Marie-Line Walvaerens, une des collectionneuses participantes.

L’exposition, gratuite, sera ouverte du mardi au vendredi de 9h30 à midi et de 14h à 17h, ainsi que les 1er et 3e dimanche du mois.

http://www.lavenir.net/cnt/dmf20150316_00617529

À l’initiative des époux Walravens, Dominique Timmermans (ACMN) et Albert Kersmaekers (Bataillon Napoléon) viennent de terminer la restauration de la pierre commémorative placée sur le mur du cimetière.
À l’initiative des époux Walravens, Dominique Timmermans (ACMN) et Albert Kersmaekers (Bataillon Napoléon) viennent de terminer la restauration de la pierre commémorative placée sur le mur du cimetière.

La campagne napoléonienne qu’un couple mène à Nivelles s’ouvre par la restauration de quatre plaques murales…

Guy Walravens et Marie-Line Vanderbrigghe possèdent une splendide collection d’assiettes consacrées aux campagnes menées par Napoléon. Ils en présenteront une centaine via une exposition au Musée d’archéologie entre avril et septembre.

Ce qui nous intéresse aujourd’hui, c’est la démarche que les précités ont menée sur Nivelles via l’association de collectionneurs Bataillon Napoléon intéressés par tout objet illustrant un siècle d’histoire (de 1789 à la fin du Second Empire) qui s’est mise en cheville avec l’antenne belge de l’ACMN française (Association pour la conservation des monuments napoléoniens).

On l’ignore trop souvent, hélas, mais Nivelles a joué un certain rôle durant les vingt années de présence française au début du dix-neuvième siècle. Ce rôle fut magnifié le 19 juin 1965 par l’inauguration de pierres commémoratives qui sont tombées dans l’oubli mais qui viennent d’être restaurées et seront remises en évidence.

La première, sur le mur de l’ancien couvent des Récollets (rue de Charleroi) rappelle que des combattants de Waterloo ont reçu les derniers soins dans ce bâtiment transformé en hôpital.

La deuxième vient d’être posée sur le mur extérieur du cimetière, à côté de l’entrée principale, faubourg de Charleroi. Cent vingt-neuf combattants de Waterloo (104 Français, 13 Prussiens, 8 Anglais, 4 Hollando-Belges) y reposent.

Ces pierres sont évidemment en lien direct avec la bataille de Waterloo. La troisième, au musée d’archéologie, souligne qu’il a accueilli un atelier de travail créé par l’occupant français en 1805. Contre un muret du petit étang du parc de la Dodaine, la quatrième signale que c’est à Dangonau, maire puis bourgmestre de Nivelles, que l’on doit d’avoir créé le parc après avoir asséché des marais.

«La restauration de ces quatre plaques s’inscrit dans l’optique de création d’un parcours napoléonien, précisent nos interlocuteurs, c’est-à-dire une promenade didactique qui reliera ces quatre points et fera la part belle à Louis Seutin (1793-1862), qui en juin-juillet 1815, pratiqua de nombreuses amputations et opérations majeures sur des blessés des batailles des Quatre-Bras, Ligny, Wavre et Waterloo. Nivelles lui a consacré une rue et un monument qui se dresse face à la gare de l’Est. Lui aussi mérite une restauration, mais chaque chose en son temps…»___________________________________________________

Lire aussi l’article  : http://napoleonbonaparte.be/2015/03/wellington-a-nivelles/

Les plaques commémoratives de Nivelles :

Merci à Dominique Timmermans ! Toutes les plaques et plus d’informations sur http://napoleon-monuments.eu/Napoleon1er/1815Nivelles.htm

Un témoignage récent nous a appris que les soldats de 1815 reposeraient “sous la croix centrale” du cimetière de Nivelles. Cela nous semble tout à fait cohérent.

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