Waterloo, les belges racontent… par le Général Hre H.J. Couvreur


Je vous convie en cette période de commémoration à lire l’excellent livre du Général Honoraire H.J. Couvreur, Waterloo : les Belges racontent aux éditions Jourdan. Ce livre rend hommage aux grognards de Belgique d’un camp ou d’un autre sans jugements compte-tenu des fausses promesses d’indépendance faites à la Belgique et aux privations excessives et vexatoires de certains alliés étrangers de la coalition durant la période précédant la bataille dite de “Waterloo” et la fin d’un Empire qui fut notre allié de toujours. Jacques JANSSENS

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“Volontaires ou conscrits, des dizaines de milliers de Belges ont servi dans les armées napoléoniennes, dont bon nombre dans la Garde impériale. Quarante-trois années après la fin des guerres de la Révolution et de l’Empire, plus de quatorze mille d’entre eux ne recevaient-ils pas la médaille de Sainte-Hélène, créée d’après le testament de l’Empereur ? Découvrir et analyser ce qu’ils ont ressenti, après l’abdication de Napoléon, en rentrant dans leur patrie submergée par des forces étrangères et écartelée territorialement et moralement ; peindre leur désarroi à l’heure tragique de Waterloo lorsqu’ils se trouvèrent, par suite de circonstances politiques imprévisibles, dans deux camps opposés ; les présenter dans le climat psychologique et le décor où ils ont vécu et combattu, tels ont été les buts de l’auteur. En essayant de faire revivre les grognards comme il les a vus surgir de vieux documents conservés, soit au château de Vincennes, soit dans les différents dépôts d’archives du Royaume et du Musée royal de l’Armée en Belgique, le Général Honoraire H.J. Couvreur a signé un livre révélateur et qui s’imposait….”

Quelques témoignages poignants :

  • “Il nous eut été impossible de sauver nos blessés… sans l’aide et la sympathie des habitants de Namur. Par leurs soins, nos camarades furent placés dans des barques et purent remonter la Meuse….Leur humanité et leurs soins touchants dans un moment aussi critique donnent des droits éternels  à la reconnaissance de tous les Français”  (Général Berthézène)”.

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  • “Dans chaque maison on relevait nos blessés, des provisions étaient livrées à profusion aux soldats comme aux officiers. C’était à qui nous apporterait son offrande en vivres, en vin, en linge pour les pansements… Je ne saurais exprimer ce qu’il y avait de fraternel et de touchant dans cette manifestation si générale. Oh! Souvenons-nous-en si, plus heureux un jour, nous reportons nos armes en Belgique.” (Général Fantin des Odsarts : journal, p. 439)

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  • …J’ai vu des femmes de Namur prendre les blessés des mains de soldats valides qui les transportaient et engager ces derniers à retourner au combat”. (Colonel Biot : souvenirs, p. 263)

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  • …La perte des Français eut été plus considérable sans la généreuse sollicitude  que leur témoignèrent les habitants de la Belgique….Bravant la colère des féroces Prussiens, ils quittèrent leurs foyers pour nous enseigner les issues propices à notre fuite…(Fleury de Chaboulon : Mémoires)

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  • Après la désolation des champs de bataille….”Un hommage unanime sera rendu par les belligérants  au dévouement de la grande majorité des populations belges pour secourir les blessés et les transporter avec les médiocres moyens de l’époque vers les centres hospitaliers des villes  ou  les maisons des communes environnantes”. (Mémoires du Général Lamarque, Bruxelles, 1838)

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  • …Seutin, ancien chirurgien-major de la grande armée, puis des Pays-Bas, se dévoua nuit et jour non seulement pour opérer les blessés, mais encore pour mettre de l’ordre dans les secours improvisés, notamment  à Wavre, Nivelles, Charleroi et surtout Bruxelles ou il sera secondé par son maître fait prisonnier, le baron Larrey…. http://napoleonbonaparte.be/2015/03/wellington-a-nivelles/

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  • …C’est à nos blessés de waterloo et de Ligny,…que la reconnaissance impose surtout le devoir sacré de faire à leurs concitoyens le récit des soins touchants, de la noble hospitalité des Belges; aucun Français ne peut jamais en perdre le souvenir! (Général de Vaudoncourt : Histoire des campagnes de 1814 et 1815 TIII, p.73, Paris)

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