Napoléon et Wellington enfin réunis: l’expo qui magnifie la paix plutôt que la guerre


http://www.museewellington.be/index.php?option=com_content&task=view&id=12&Itemid=13Le Musée Wellington de Waterloo accueille l’exposition-phare du Bicentenaire :Napoléon-Wellington : Destins croisés Napoléon-Wellington : Destins croisés à WaterlooDu 21 mars au 31 juillet 2015

Dans le cadre des commémorations du bicentenaire de la bataille, le Musée Wellington a souhaité offrir une exposition inhabituelle et différente de ce qui a pu être traditionnellement proposé en Europe. Outre le génie militaire que l’Histoire reconnait au Duc de Wellington et à Napoléon, leur vie civile a connu des aspects captivants qui restent quelque peu méconnus aujourd’hui. Leurs relations politiques, sentimentales et familiales ont influencé leurs choix, forgé leur caractère et fondé la base de leur future légende. Qui sont-ils ? Quel est leur parcours ? Quel fut le rôle des femmes ou des hommes politiques dans leurdestinée?

 La vie civile de ces deux belligérants est ainsi racontée tout au long du parcours de cette exposition “comparative”, unique en son genre. Dans un cheminement chronologique et thématique, le visiteur se retrouve plongé dans l’esprit de deux hommes aujourd’hui mythifiés.

Waterloo : L’Expo du bicentenaire – Vidéo

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Vidéo

L’exposition “Napoléon-Wellington : Destins croisés” a été inaugurée vendredi soir. Cette exposition comparative évoquant la vie civile des deux belligérants n’a jamais été réalisée dans le monde entier. Parmi de nombreuses pièces exptionnelles empruntées aux plus grands musées et collectionneurs du monde, le célèbre bicorne que portait Napoléon au cours de la bataille. Thibault van Raemdonck, Adrien Broze et Katja Charlet

Des vies captivantes, des légendes vivaces

L’Empereur et le Duc ont en effet connus des parcours tout à fait différents. Destinés à une carrière militaire, leur éducation s’avère difficile. Ils trouvent leur réconfort de manière solitaire. Napoléon écrit un livre, Wellington apprend le français à Bruxelles. Toutefois, ils développent tous les deux un sens très aigu de la politique et connaissent déjà des expériences précoces (en Inde pour Wellington par exemple). Peut-être est-ce déjà à ce moment-là qu’ils font preuve d’un intérêt si grand pour le secret et les codes, éléments fondamentaux de leur méthode de gouvernance ?

Il ne faudrait certainement pas sous-estimer l’importance de la politique dans leur caractère et leurs choix. Nous connaissons tous le Code que Napoléon élabora et qui porte aujourd’hui son nom. Le Duc de Fer a également joué un rôle éminent dans l’histoire politique de son pays, conservant le titre de Premier Ministre durant quatre années. Comme ils le disent eux-mêmes, ils ne sont pas uniquement “des soldats faisant de la politique”. Napoléon n’affirme-t-il pas lui-même qu’il éprouve, au soir de sa vie, plus de fierté pour l’élaboration du Code que pour ses cinquante batailles gagnées ?

Malgré le mythe selon lequel ces hommes auraient réalisé toute leur œuvre individuellement, le fait d’avoir tissé un réseau de relations très étendu a sans conteste joué dans leur maintien au pouvoir. Que ce soit Wellington ou Napoléon, tous les deux ont pu éviter des écueils et certaines erreurs grâce aux soutiens familiaux, militaires et politiques indéfectibles. Ils récompenseront eux-mêmes leurs fidèles par des titres prestigieux dans une espèce de “vaste jeu d’équipe”.

Grands militaires dans une carrière ponctuée de victoires, leur opposition peut être élargie de manière surprenante. Ainsi, Wellington et Napoléon sont reconnus pour leur grand succès auprès du beau sexe. Ils rivalisent même entre eux, certaines “conquêtes amoureuses” étant communes aux deux personnages. Ils font aujourd’hui partie d’une légende. Des peintures, des sculptures, des romans chantent leurs exploits. “Destins croisés” entend humblement offrir un tableau général de la richesse de leur existence.

Des pièces uniques pour un large public

L’exposition s’adresse à des publics divers et variés. Elle permet à la fois de toucher l’Histoire de la bataille tout en y intégrant des aspects et des objets particuliers. Tout au long de l’exposition, des guides formés pour l’occasion se mettent à disposition pour faire découvrir les destinées de ces deux hommes dans des perspectives rares et singulières. Les visiteurs auront également la possibilité d’admirer pour la première fois des pièces renversantes. Ainsi le célèbre bicorne que Napoléon portait au cours de la bataille retrouvera le lieu de son dernier fait d’armes. Mais aussi, l’uniforme porté par l’Empereur à Sainte-Hélène, la cape, le chapeau et la longue-vue légendaire de Wellington, leurs nécessaires de toilette, des objets personnels, leurs masques mortuaires, …

L’exposition est le fruit d’une collaboration intense et fructueuse entre le Musée Wellington, la Fondation Napoléon et des institutions prestigieuses (Malmaison, National Army Museum, Musées de Sens, …).

“Destins croisés” rassemble plus de 250 pièces uniques et stupéfiantes. Elles offrent aux visiteurs un éclairage nouveau sur la vie privée, sentimentale et politique de deux acteurs ayant profondément influencé le cours de l’Histoire européenne.

CATEGORIE INDIVIDUELS GROUPES PASS 1815 INDIVIDUELS ET GROUPES
ADULTES 7 5 +3€
ETUDIANTS/SENIORS 5 3 +3€
ENFANTS 7-12 ANS 3 2 +2€
CATEGORIE INDIVIDUELS GROUPES
ADULTES 12 8
ETUDIANTS/SENIORS 8 5
ENFANTS 7-12 ANS 6 4

 Prix du catalogue (176 p.) : 16

Durée de l’Exposition : Du 21 mars 2015 au 31 juillet 2015  Heures d’ouverture : jusqu’à fin mars : tous les jours de 10.00 à 17.00 et d’avril à fin septembre, tous  les jours de 9.30 à 18.00Possibilité de visites guidées sur réservation (1h – 60€, 20 pers max par guide) Réservation au musée Wellington : 02/357 28 60 – museewellington@skynet.beSite internet : www.museewellington.be

Ce qu’en disent “les journaux” :

http://www.rtbf.be/info/regions/detail_quand-napoleon-et-wellington-se-retrouvent-a-waterloo?id=8937257
C’est une exposition exceptionnelle qui s’est ouverte ce samedi 21 mars au musée Wellington de Waterloo : “Napoléon Wellington, destins croisés”. Deux-cent cinquante objets rares et précieux retracent la vie politique, militaire et privée des deux grands hommes. Le descendant du duc de Wellington était présent à l’inauguration.

Les deux bustes à l’entrée de l’expo donnent le ton : Napoléon et Wellington sont côte à côte. “C’est une exposition qui rassemble, pas une expo qui oppose les deux hommes et les deux nations qu’ils incarnent“, explique Pierre Branda, chef du service Patrimoine à la Fondation Napoléon (co-organisatrice de l’expo, avec le musée Wellington de Waterloo).

Les 250 pièces exposées proviennent de musées français, anglais, belges ou de collectionneurs privés. Certaines sont très précieuses, comme les deux chapeaux portés par Napoléon et Wellington le jour de la bataille. Celui du général anglais est tout emplumé. “Le champ de bataille était un lieu de parade, explique Pierre Branda, où les chefs voulaient se distinguer. Dans l’aristocratie britannique, ces chapeaux étaient un signe d’appartenance à la haute société. Napoléon, lui, avait choisi de se distinguer autrement, par un chapeau tout simple, très différent des couvre-chefs chamarrés, galonnés et brodés de ses maréchaux.

Deux masques mortuaires

En face des deux chapeaux, bien protégés par une vitrine sécurisée, le visiteur découvre deux masques mortuaires, qui en disent long sur l’âge du décès des deux hommes. Wellington, après la bataille de Waterloo, a mené une longue carrière politique, profitant de son succès militaire pour asseoir son pouvoir. Il est mort à 83 ans, en 1852. Son masque mortuaire évoque un vieillard. Napoléon, lui, est mort en exil sur l’île Sainte-Hélène, à 51 ans, six ans seulement après la bataille de Waterloo. Son masque, presque serein, ne trahit pas la souffrance physique d’un homme qui était pourtant malade (empoisonné au cyanure, avancent certains historiens ; victime de complications de ses ulcères à l’estomac, estime un courant dominant).

Quelques objets usuels évoquent le quotidien des deux militaires : la trousse de toilette sans doute utilisée par Wellington le matin de la fameuse bataille, le nécessaire dentaire de Napoléon, qui était, paraît-il, très à cheval sur son hygiène corporelle.

Quand Napoléon et Wellington se retrouvent à Waterloo

Quand Napoléon et Wellington se retrouvent à Waterloo – © Tous droits réservés

Ils ont partagé les mêmes maîtresses

L’exposition nous apprend aussi, fait surprenant, que les deux hommes n’ont pas partagé qu’une grande carrière militaire et politique. Ils ont aussi partagé… les mêmes maîtresses ! Après la chute de Napoléon en 1815, Wellington a été désigné ambassadeur d’Angleterre à Paris. C’est là qu’il a séduit deux anciennes conquêtes de Napoléon : une cantatrice italienne, la Grassini, et une actrice française, Mademoiselle Georges. “Comme si Wellington ne pouvait se contenter d’une victoire militaire“, sourit Pierre Branda.

Par la rareté des pièces rassemblées, l’exposition Napoléon Wellington, destins croisés est un événement d’envergure internationale. La présentation est soignée mais très classique : à chaque pièce correspond un petit panneau explicatif. Pas d’écran, pas d’interactivité ludique, pas d’audio-guide… Les passionnés d’histoire napoléonienne y trouveront sûrement leur compte. Le grand public et les écoles apprécieront sans doute davantage la scénographie plus spectaculaire du futur mémorial de la bataille, dont l’inauguration est prévue le 21 mai prochain.

Napoléon Wellington, destins croisés, jusqu’au 31 juillet au Musée Wellington de Waterloo. Info : www.museewellington.be.

François Louis

http://www.lesoir.be/828969/article/culture/2015-03-21/napoleon-et-wellington-enfin-reunis-l-expo-qui-magnifie-paix-plutot-que-guerre

JEAN-PHILIPPE DE VOGELAERE
Mis en ligne

Focus sur une exposition de facture internationale à découvrir pour le Bicentenaire de la Bataille.

Une poignée de main qui fait plaisir. Le neuvième Duc de Wellington et Prince de Waterloo n’a pas voulu se faire photographier, préférant «  rester dans l’ombre  » mais saluant «  la mise en valeur de son aïeul  », tandis que Victor Massena, Prince d’Essling et président de la Fondation Napoléon, dont l’aïeul a combattu celui du duc de Wellington au cours des campagnes d’Espagne et du Portugal, a salué une rencontre qui se fait sous le «  signe de la paix et non plus de la guerre  ». Voilà qui réconfortait lors de l’inauguration de l’exposition « Napoléon-Wellington : destins croisés » qui s’ouvre sur les bustes des deux protagonistes de la Bataille de Waterlo que l’on a placés de manière à ce que leur regard ne se croise pas, même si toute l’exposition a été conçue pour les rapprocher. On ne refait pas l’histoire…

«  C’est la Fondation Napoléon qui a exprimé le désir il y a deux ans et demi de réaliser une exposition au Musée Wellington, nous explique Etienne Claude, le conservateur de l’exposition pour le côté britannique et directeur de l’ASBL Bataille de Waterloo 1815. Nous ne voulions cependant pas mettre en valeur un seul des camps, comme nous ne voulions pas mettre en avant la guerre. Notre volonté était de présenter deux hommes au travers de documents personnels, exposés exceptionnellement pour l’occasion.  »

Et le Prince d’Essling de s’en réjouir : «  On a bien fait de nous pousser dans cette voie. C’est sûr que, pour nous Français, la Bataille de Waterloo est une défaite et le restera. Raison pour laquelle nous nous sommes opposés à la pièce commémorative de deux euros que la Belgique entendait frapper. Cependant, la réalité historique est là aussi et nous nous devons de la respecter.  »

Deux cents ans après la Bataille de Waterloo, cette exposition rassemble ainsi plus de 250 pièces uniques et stupéfiantes, jamais montrées ensemble, qui offrent aux visiteurs un éclairage nouveau sur la vie privée, sentimentale et politique des deux acteurs ayant profondément influencé le cours de l’Histoire européenne. Pour Thierry Lentz, « le » spécialiste de Napoléon, «  c’est une exposition de facture internationale qu’il fait absolument venir voir à Waterloo. » Une exposition qui a quelque peu fait mousser les deux camps puisque, comme l’explique Yves Vander Cruysen, l’échevin du Tourisme de Waterloo, «  il suffisait que la Fondation Napoléon propose un objet pour que les Anglais répliquent par un objet de la même veine…  »

L’occasion de découvrir les différences entre les deux hommes. On découvre ainsi le bicorne tout simple de Napoléon qui, comme le souligne Pierre Branda, le chef du service Patrimoine de la Fondation Napoléon, «  démontre que l’Empereur voulait apparaître comme un homme simple. Tous les contraires de ses généraux qui arboraient des chapeaux comme celui de Wellington, plein de plumes et avec un côté aristocratique.  »

Parmi les objets à découvrir, l’on ressent la chair de poule devant le « cabinet noir » de Napoléon, une serviette en maroquinerie rouge, qui a dû contenir tant de secrets, à l’image du porte-documents personnels plus traditionnels de Wellington. L’on se surprend à contempler tous ces nécessaires fastueux emportés pour faire la guerre, avec des couverts aux armes impériales ou un nécessaire de dentisterie pour l’un, une longue-vue ou une tabatière pour l’autre. On ne peut aussi que s’émerveiller devant ce cachet séditieux qui, placé devant une lumière, projette l’ombre de Napoléon, comme devant ce bracelet offert par Wellington à une amie et qui contient une mèche de ses cheveux. Et on est étonné d’apprendre que les deux hommes ont eu les mêmes maîtresses en la personne de la cantatrice italienne Giuseppina Grassini ou de « Mademoiselle George », une actrice française posant déjà un sein nu.

Grands « capitaines », hommes politiques, solitaires durant leur jeunesse – Napoléon écrivant un livre et Wellington apprenant le français à Bruxelles –, les deux hommes ont eu finalement un parcours similaire, mais avec un destin différent, comme en témoigne cette exposition comparative, exceptionnelle jusqu’à leurs masques mortuaires.

http://www.lavenir.net/cnt/dmf20150320_00620823

Le chapeau de Napoléon et la longue-vue de Wellington de retour à Waterloo

Le musée Wellington de Waterloo a inauguré ce vendredi, en présence du neuvième duc de Wellington, du prince d’Essling Victor Massena et du ministre wallon du tourisme René Collin, une exposition intitulée «Napoléon – Wellington, destins croisés, shared destinies».

L’événement s’annonce comme l’exposition phare du bicentenaire de la bataille de Waterloo. Elle regroupe plus de 250 objets personnels des deux principaux protagonistes de la bataille. Certaines pièces, comme le chapeau de Napoléon ou la longue-vue de Wellington, reviennent pour la première fois à Waterloo.

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Photo: Claude Boyer / L’INDEPENDANT

Le musée Wellington, la Fondation Napoléon et les partenaires britanniques de l’événement ont rassemblé et inclus dans une scénographie ces dizaines d’objets chargés d’histoire. Au travers des pièces prêtées par de nombreux musées, fondations ou collectionneurs privés, les vies de Napoléon et de Wellington sont aussi évoquées dans leur quotidien.

On trouve ainsi leurs nécessaires de toilettes, quelques armes, des vêtements, des lettres manuscrites, leur porte-documents ou encore leur masque mortuaire. Les deux hommes, tous deux militaires et hommes politiques, avaient le même âge et il est rappelé dans l’exposition que Wellington a appris le français à Bruxelles.

«Sur le plan scientifique, cette exposition est de niveau international: on n’avait jamais croisé ces deux destins, c’est très original», a indiqué vendredi lors du vernissage Pierre Branda, le chef du service Patrimoine à la Fondation Napoléon. Le musée Wellington ouvrira cette exposition au public du 21 mars au 31 juillet 2015.

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