La France devrait arrêter d’admirer aveuglément Napoléon!


Manque de tact de la part des anglais! Après la pièce belge commémorative du bicentenaire de la défaite de Waterloo… (Personnellement, ils auraient pu en faire également une sur la dernière victoire de Napoléon, à Ligny!). Un certain journal anglais et un historien publient un article demandant aux français d’arrêter d’admirer aveuglément Napoléon! L’admiration aveugle dépasse et de loin un seul pays mais des milliers d’admirateurs de par le monde et il est trop simpliste que de lier Napoléon Le Grand à un seul pays… Il suffit de suivre l’actualité des commémorations pour se rendre compte que ce n’est pas tant la défaite qui relie les peuples à la personne, mais sa victoire sur le temps et l’immortalité de ses idées révolutionnaires, toujours actuelles dans une société où le mérite n’a plus de place et où les valeurs d’humanité se délitent pour tomber en une fine poussière dans le vide nauséabond d’une Europe financière qui n’a d’humanité, que ces lois qui creusent le fossé entre les peuples!

Jacques JANSSENS – Admirateur Aveugle de Napoléon Le Grand!

1. L’Article en français – En bleu (mes ajouts)
2. Plaidoyer d’un ami en réponse aux commentaires qui ont suivis la publication de cet “article”…
3. Duel face au telegraph
4. Réponse de Napoléon Le Grand retranscrite par son médecin anglais
5. Bibliographie intéressante

Napoléon retour de l'île d'Elbehttp://www.slate.fr/story/99065/napoleon

1.L’Article en français – En bleu (mes ajouts)

Les Français (et tous les autres Admirateurs) devraient mettre fin à leur histoire d’amour avec Napoléon. C’était un dictateur (Empereur) brutal et absolument impitoyable Bon, évidemment, c’est un site de la «Perfide Albion» qui écrit cela, The Telegraph. Mais les arguments développés par l’historien et présentateur de la BBC Dan Snow mettent une nouvelle fois en lumière la difficulté qu’a la France de regarder objectivement sa propre histoire (existe-t-il de l’objectivité dans l’Histoire?).

http://www.telegraph.co.uk/news/worldnews/europe/france/11472205/The-French-should-end-their-love-affair-with-Napoleon-he-was-an-utterly-brutal-and-callous-dictator.html

Ce texte est une réaction à l’opposition de la France de la mise en circulation d’une pièce de deux euros commémorant la bataille de Waterloo(http://napoleonbonaparte.be/2015/03/bataille-de-waterloo-la-france-tente-de-bloquer-une-piece-commemorative-creee-par-la-belgique-2/)

Pour rappel (Nous sommes vraiment aveugle?), la bataille de Waterloo est la dernière menée par Napoléon Ier, et sa défaite, le 18 juin 1815, face aux armées britanniques, allemandes, néerlandaises et prussiennes signe la fin de l’Empire.

Dan Snow le dit en préambule:

«Toutes les nations ont leurs squelettes. L'Histoire est une série d'atrocités, de jeunes hommes génocidaires ayant donné libre cours à leurs pulsions les plus sombres. Comme notre roi “Coeur de Lion”.»
«Cette année, l'Allemagne doit encore faire face à ses gigantesques crimes avec une série de commémorations, de la libération d'Auschwitz à sa défaite finale.»

Et en France (Et dans tous les autres pays) aussi, nous nous retrouvons selon lui dans cette position inconfortable avec l’anniversaire de la bataille de Waterloo.

L’idée est de regarder Napoléon d’un point de vue européen (L’Europe continentale?). Dan Snow reconnaît que l’Empereur a mené en France une politique qui a fait entrer les idées des Lumières.

«Mais il est aussi responsable de la mort de millions d'hommes, de femmes et d'enfants à travers l'Europe et au-delà. Il était un dictateur militaire. Brillant, tout à fait brutal et impitoyable. Cas unique dans l'histoire européenne, il a conquis un empire qui s'étendait du Portugal à Moscou. (...) Ses hommes ont parcouru les lieux à la recherche de provisions comme des sauterelles qui ne laissent que la famine derrière leur passage. Les villes ont été pillées, les femmes violées, les trésors volés.»
2.Plaidoyer d’un ami en réponse aux commentaires qui ont suivis la publication de cet “article”…

Qu’il est agréable de voir un tel avatar de l’objectivité subjectivisée, se faire le fossoyeur du passé glorieux de la France triomphante… Quelle mouche a bien pu piquer cet historien et présentateur de la très sérieuse et impartiale chaine anglaise BBC ? Les Trois Lions se seraient-il mués en hyènes cupides bien décidées à hurler aux quatre vents que Waterloo fût le salut de l’Europe et la fin de ce « dictateur militaire » certes reconnu comme « Brillant », mais « tout à fait brutal et impitoyable » ? Le Ciel nous préserve qu’un tel vautour bicéphale puisse être salué… Lui dont l’une des têtes se repaissait sur les cadavres de milliers de ses victimes, et dont l’autre fourbissait ses armes contre la grande construction commune qui se profilait à l’horizon… Merci beaucoup à Monsieur SNOW et à Madame ou Mademoiselle CHALANCON de nous éclairer de leur auguste lumière, nous les perfides ignares, arrière-garde éternelle du déroulé de l’histoire et des faits qui la composent… N’est-il pas lassant de conspuer, une nouvelle fois, la fierté des Français, des Belges et de tous les admirateurs disséminés dans le monde, de s’émouvoir de leurs icônes passées, lorsque l’avenir leur paraît si incertain ? Il n’est aucunement question d’y voir un repli de ces derniers sur eux-mêmes, fruit d’une vision manichéenne et partiale des faits du passé… Force est de constater que vous ignorez ce qui fait le caractère de ces hommes et femmes qui se sont émus « de la mise en circulation d’une pièce de deux euros commémorant la bataille de Waterloo »… ou plutôt de l’opposition des “admirateurs” la concernant. Car en circonvenant cette relative opposition à un simple caprice de peuples en déclins, il est notable qu’une fois encore, tout semble être ignoré des aspirations populaires, qui dépassent largement de simples instincts individuels… Une vertu anglo-saxonne, il semblerait, serait de considérer que l’intérêt général n’est que l’addition des particularismes… Alors que nous, fous d’Admirations, nous pensons l’idéal transcendantal comme catalyseur des intérêts de chacun… Il semblerait que « Les hommes de génie sont des météores destinés à brûler pour éclairer leur siècle »… Napoléon Ier devait être au-delà de ce constat pour susciter de telles réactions de haine viscérale de la part de ses ennemis de jadis, et de telles déclarations de passion du peuple qu’il a tant aimé… Alors Mesdemoiselles, Mesdames et Messieurs, vous pouvez dorénavant aiguiser vos pointes verbales immatérielles, et vous apprêter à lacérer avec l’aisance que vous voudrez ces quelques mots…

Un admirateur Aveugle  Anonyme

TheTelegraph

3.Duel face au Telegraph

http://www.carreimperial.fr/duel-face-au-telegraph/Le bicentenaire de la bataille de Waterloo arrive à grands pas et il y a déjà du bifteck au menu. Les Messieurs du ‪#‎Telegraph‬ ont tiré les premiers… Comme au « bon vieux temps », un quotidien conservateur anglais s’est permis, récemment, d’insulter l’Empereur Napoléon 1er. Historien spécialiste de l’Histoire napoléonienne et allié du Carré Impérial, Jean-Claude Damamme répond, ci-dessous, à ces invectives qui salissent une fois de plus la mémoire de Napoléon. Attention, ça dessoude !

4.Réponse de Napoléon Le Grand retranscrite par son médecin anglais : O’Meara, qui est un des premiers et des plus efficaces créateurs de la légende Napoléonienne!  (Napoléon Prisonnier – Joseph Mougins-Roquefort – Edition Tallandier – Grand prix du Souvenir Napoléonien – page 153

https://napoleonstark.files.wordpress.com/2010/04/adieu-to-omeara.jpg

“J’ai toujours marché avec l’opinion de cinq à six millions d’hommes. Malgré tous les libelles, je ne crains rien à ma renommée : La postérité me rendra justice; la vérité sera connue,

et l’on comparera le bien que j’ai fait avec les fautes que j’ai commises; je ne redoute pas le résultat de l’examen. Si j’eusse réussi, je serais mort avec la réputation du plus grand homme qui eût existé. Dans l’état où sont les choses, quoique j’ai échoué, je serai encore considéré comme un homme extraordinaire. M

on élévation est unique dans l’histoire, parce qu’elle n’est le résultat d’aucun crime. J’ai combattu dans cinquante batailles, que j’ai presque toutes gagnées; j’ai tracé et fait mettre à exécution un code de lois qui portera mon nom à la postérité la plus reculée. De rien, je suis devenu par moi-même le monar

que le plus puissant du monde : j’ai vu l’Europe à mes pieds. Mon ambition était grande, je l’avoue; mais elle était froide et causée par les événements et l’opinion des grandes masses : j’ai toujours pensé que la souveraineté repose dans le peuple. En effet, le gouvernement impérial était une espèce de république : appelé à sa tête par la voix de la nation, ma maxime fut : carrière ouverte aux talents sans distinction de naissance ou de fortune; c’est pour ce système d’égalité que l’oligarchie anglaise me déteste tant.”… Napoleon en exil: relation contenant les opinions et les refléxions de … Par Barry Edward O’Meara Tome II page 5-6

Et plus loin : ” Dans douze cents ans on citera mon nom avec respect, tandis que celui de mes oppresseurs sera oublié ou ne sera connu que pour être chargé d’opprobre et d’infamie.” Napoleon en exil: relation contenant les opinions et les refléxions de … Par Barry Edward O’Meara Tome II page 138

Napoléon Le Grand, Empereur des Français, île Sainte-Hélène

5.Bibliographie intéressante

couverture du livre : Napoléon prisonnier vu par les Anglais

La plupart des historiens français qui travaillent sur la vie de Napoléon à Sainte-Hélène ont souvent ignoré les sources anglaises, se contentant des récits produits par les proches de l’Empereur. Cet ouvrage est le premier à prendre en compte et à traduire des témoignages des geôliers et d’autres habitants de l’île pour affiner le portrait de l’empereur lors de son exil. Joseph de Mougins-Roquefort s’est livré à un travail minutieux et approfondi de recherche. Une étude totalement originale, fondée sur vingt-sept sources inédites jusqu’ici. Hostiles ou favorables, émanant de personnalités de premier plan ou d’acteurs secondaires de ce drame insulaire, les témoignages présentés dans ce livre apportent chacun quelque chose de nouveau à la compréhension du sujet. Leur comparaison avec les autres sources déjà connues permet enfin au lecteur de disposer d’un tableau plus juste, plus réaliste et plus émouvant des dernières années de Napoléon.

Aux éditions Tallendier (préface de Thierry Lentz): http://www.tallandier.com/auteur-467.htm (trois volumes)

© Tallandier 2010 @ tallandier 2011 @ Tallandier 2012

http://www.lautresaintehelene.com/

L'autre Sainte-Hélène - The other St Helena

http://www.napoleon.org/fr/magazine/vient_de_paraitre/files/477899.asp

Résumé / Avis : Cet ouvrage permet au lecteur de se plonger dans l’histoire de la captivité de Napoléon à l’île de Sainte-Hélène, période qui a été “la dernière phase” d’une vie extraordinaire.
Des médecins se sont, tout à tour, trouvés à son chevet et ont été les instruments de la politique du prisonnier et de celle de son geôlier, le gouverneur Hudson Lowe. Tantôt agents, informateurs, intermédiaires, et éventuellement médecins, quoique sans grand succès, ils ont été les témoins de l’univers en vase clos que représentait Longwood, la demeure sous haute surveillance de Napoléon. Les causes de sa maladie et de sa mort ne cessent de soulever des interrogations. Quand on songe au peu d’égard qu’il portait lui-même à la médecine, on ne peut manquer de noter l’ironie de ces polémiques.
Puisant ses sources parmi les manuscrits de l’époque, qui constrastent souvent avec les récits et mémoires publiés ultérieurement, cet ouvrage montre l’autre Sainte-Hélène, celle des vérités et des mensonges, moins connus du public avec, pour fil conducteur, ces médecins qui ont été les acteurs, volontaires ou non, des controverses au milieu desquelles ils se sont trouvés. (note de l’éd.)