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Bonapartiana VIII : Bulletin du Dimanche du Octidi 28 Messidor 223

france frontières ulraBonapartiana  VIII : Bulletin du Dimanche du Octidi 28 Messidor 223

“L’actualité” de Napoléon le Grandjacques JANSSENS

Mouvement Bonapartiste Belgique
Création : Antoine Richard

“Un livre curieux serait celui dans lequel on ne trouverait pas de mensonge.”
Napoléon Bonaparte ; Maximes et pensées (1769-1821)

J’ai fait le choix de partager gratuitement des livres qui relèvent du “domaine public” sur Napoléon Le Grand dont la liste se trouve sur la page suivante : http://napoleonbonaparte.be/lectures/livres-sur-napoleon-le-grand-format-pdf/  pour la recherche historique ou pour la simple curiosité. En effet, les sites traditionnels de recherches de livres proposent des outils qui ne sont plus adaptés aux technologies actuelles. Il est impossible de lire confortablement et de traiter un ouvrage sans le télécharger, ce qui est une démarche lente et laborieuse dans certains cas. J’invite donc les responsables d’ouvrages qui relève du domaine public  à partager les ouvrages en leur possessions dans un dossier distinct de façon à ce que les chercheurs puissent directement accéder aux ouvrages qui traitent de près ou de loin de la “thèse Napoléonienne” dans la mesure du possible qui est “Français”.   JACQUES JANSSENS

aigle et papillon

SUR LE NORTHUMBERLAND :

Mardi 15 août 1815.

FAVEUR BIZARRE DE LA FORTUNE

Dans la matinée nous avons demandé à être admis près de l’Empereur ; nous sommes entrés tous à la fois chez lui ; il n’en devinait pas la cause : c’était sa fête, il n’y avait pas pensé. Nous avions l’habitude de le voir ce jour-là dans des lieux plus vastes et tout remplis de sa puissance ; mais nous n’avions jamais apporté de vœux plus sincères et des cœurs plus pleins de lui.

Nos journées se ressemblaient toutes : le soir nous jouions constamment au vingt-et-un ; l’amiral et quelques Anglais étaient parfois de la partie. L’Empereur se retirait après avoir perdu d’habitude ses dix ou douze napoléons ; cela lui était arrivé tous les jours, parce qu’il s’obstinait à laisser son napoléon jusqu’à ce qu’il en eût produit un grand nombre. Aujourd’hui il en avait produit jusqu’à quatre-vingts ou cent ; l’amiral tenait la main, l’Empereur voulait laisser encore pour connaître jusqu’à quel point il pourrait atteindre ; mais il crut voir qu’il serait tout aussi agréable à l’amiral qu’il n’en fit rien : il eût gagné seize fois, et eût pu atteindre au-delà de soixante mille napoléons. Comme on s’extasiait sur cette faveur singulière de la fortune en faveur de l’Empereur, un des Anglais fit la remarque qu’aujourd’hui c’était le 15 août, jour de sa naissance et de sa fête….

Télécharger (PDF, Inconnu)

Titre : Napoléon à bord du “Northumberland” : témoignages réunis et traduits par Henry Borjane…
Auteur : Warden, William (médecin)  – Auteur : Lyttelton, William Henry Lord – Auteur : Glover, John R
Auteur : Ross, C B H (Captain)
Éditeur : Impr.-édit. Plon (Paris)
Date d’édition : 1936
Contributeur : Borjane, Henry. Éditeur scientifique. Traducteur
Droits : domaine public

Je vous invite également à lire le témoignage du journal  DE DENZIL IBBETSON

aigle et papillon

 ACTUALITES

Lors de sa première visite en 1798, Napoléon se serait longuement arrêté devant la statue de Manneken-Pis. Lors de son dernier voyage en 1810, l’Empereur est une fois de plus séduit par le petit pisseur. L’histoire raconte qu’il l’aurait fait chambellan et l’aurait doté dans la foulée d’une somme de 2000 francs or. Le lendemain, notre petit Julien portait les plumes et l’uniforme coloré des chambellans de l’Empire.

  1. 15 août 1769 : naissance de Napoléon Bonaparte
  2. Une exposition d’objets pour l’anniversaire de Napoléon
  3. La banque où fut célébré le mariage de Napoléon et Joséphine de Beauharnais
  4. A Ajaccio, les touristes se passionnent pour Napoléon
  5. “Le Sacre de Napoléon” : Une exposition de Dumé Susini à Ajaccio
  6. Empereur des Français et prince du marketing
  7. ” Napoléon ” repose à Courçay
  8. Le coup de feu salvateur de Napoléon à Gap
  9. Mouscron: Serge a une impressionnante collection de figurines sur l’époque napoléonienne
  10. A Fouchères, le domaine de Vaux invite à enquêter pendant tout l’été
  11. 8 août 1815 : Napoléon part pour Sainte-Hélène
  12. Le Bivouac de Napoléon à la Galerie des Gobelins
  13. L’Homme providentiel, une figure de la vie politique française
  14. En avril 1814, Napoléon 1er fait une halte savoureuse au Pin Bouchain
  15. Insolite. Michel, passionné par Napoléon
  16. Banque de France, banque de l’empereur | Contrepoints

Bilan général de l’opération « Sauver la Maison de Napoléon à Sainte Hélène »

Débutée à la fin de l’année 2010, l’opération « Sauver la Maison de Napoléon à Sainte-Hélène », touche presque à sa fin, après presque cinq ans de travaux. La souscription internationale a rencontré un très grand succès et les travaux sur place ont été réalisés dans les délais et le respect du devis. La générosité du public nous a permis d’élargir notre intervention à d’autres besoins d’urgence des Domaines nationaux de Sainte-Hélène. Une délégation comptant un représentant de M. le ministre des Affaires étrangères, participera à l’inauguration des Domaines restaurés, en octobre prochain. Pour clôturer cet immense projet, s’ouvrira en avril 2016, au Musée de l’Armée une exposition « Napoléon à Sainte-Hélène » qui permettra de faire découvrir au public les meubles de Longwood restaurés ainsi que d’autres souvenirs, rarement montrés, de l’exil de l’Empereur. Cette opération est une franche réussite, dont nous pouvons tous être satisfait. Voir le Bilan complet de l’opération « Sauver la Maison de Napoléon à Sainte-Hélène », établi par l’équipe de suivi.

Cette opération a été conduite par le ministère des Affaires étrangères et la Fondation Napoléon:

 http://fondationnapoleon.org/activites-et-services/patrimoine/operation-sainte-helene/

Répartition géographique des dons
Les dons sont venus de 28 pays différents.
Les plus gros contributeurs ont été la Belgique, avec 703 988 €, suivie de la France (675 944 €), de l’île de Sainte -Hélène (81 122 €),du Canada (11 889 €) et de la Suisse (11 481 €).

donation

LIVRES

Au début des années 1850, le 15 août devient la fête nationale en France. Cette célébration permet au président Louis-Napoléon d’amorcer la transition vers le second Empire, et d’imposer avec succès un modèle de fête nationale populaire qui sera largement repris par la République. S’appuyant sur une documentation inédite aux Archives nationales et départementales, Sudhir Hazareesingh fait revivre cette fête riche et multiforme. Moment d’exaltation de la mémoire napoléonienne, la fête impériale est aussi le théâtre de tensions créatives : entre la solennité pieuse des croyants et la jubilation carnavalesque du peuple, entre la glorification de la Nation et le culte des traditions locales, et entre la célébration du soutien populaire au régime et la peur de la foule. L’ouvrage renouvelle notre vision de la tradition napoléonienne sous le second Empire. Hazareesingh insiste particulièrement sur la dimension locale des fêtes, qui permet aux notables de célébrer les travaux publics et l’action caritative des associations, et donne l’occasion aux municipalités de se mettre en valeur. La Saint-Napoléon met également en scène des moments de liesse collective, comme lors des remises des médailles de Sainte-Hélène aux anciens vétérans des guerres de l’Empire. Mais cette harmonie fragile peut aussi prendre une fâcheuse tournure : au sein même de l’État bonapartiste, entre le clergé et les autorités civiles, et entre les représentants de l’État et les forces de l’opposition républicaine, qui utilisent sciemment le décor de la fête nationale pour subvertir l’ordre bonapartiste. Écrit avec humour et humanité, et fourmillant d’anecdotes savoureuses, cette étude originale apporte des éclairages nouveaux sur la sociabilité et la culture politique française, et souligne le poids de la tradition napoléonienne dans la mémoire collective nationale. Traduit de l’anglais par Guillaume Villeneuve.

  • Uniformes napoléoniens Carle Vernet

Des lointaines steppes de Russie où il s’était imprudemment aventuré, Napoléon envoya l’ordre à Paris en 1812 d’étudier de nouveaux uniformes pour la Grande Armée dont on espérait un retour victorieux, et voulait remettre à neuf les parements usés par tant de campagnes : c’est le colonel Bardin qui en fut chargé. Bardin se mit promptement au travail et commença par choisir, en la personne du peintre Carle Vernet, le collaborateur qui devait dessiner les nouveaux costumes. Napoléon revint des steppes, seul, porteur d’une tragédie inattendue : la Grande Armée s’était évanouie dans les neiges. Les élégants uniformes peints par Vernet ne furent réalisés qu’en partie pour habiller les conscrits de 1813. Les planches d’uniformes reproduites ici sont extraites d’un recueil de deux cent quarante cinq aquarelles originales peintes par Carle Vernet. La qualité du dessin et de l’aquarelle, la fraîcheur des couleurs, parfaitement conservées en font la plus belle source de documentation sur l’uniforme du premier empire.

  • Waterloo : La Chute de l’Aigle – Une étude originale sur une des plus grandes batailles (Kees Schulten)

Pour la première fois, un ouvrage présente une analyse des différentes stratégies des protagonistes de cette terrible bataille, aspect jusqu’ici négligé. Il va de l’étude des personnages et des stratèges que furent Wellington, Napoléon et Blücher, jusqu’à la révélation d’un élément que les Anglais ont longtemps occulté par chauvinisme : c’est l’armée des Pays-Bas et le prince d’Orange qui décidèrent réellement du sort de la bataille. Kees Schulten étudie les événements les plus marquants d’une partie du front, qui fut certainement la plus importante. Il nous explique pourquoi ces épisodes, sans les Belgo-Hollandais, auraient pu précipiter les Anglais, en nombre insuffisant, dans la défaite. La plupart du temps, les unités belgo-hollandaises sont englobées dans celles des Britanniques. Ce qui était loin d’être le cas lors de la bataille de Waterloo. Ce livre présente une étude totalement originale d’un historien spécialisé en stratégie militaire, membre du Comité d’accompagnement scientifique international de Waterloo, dont les écrits font référence. 

  • « Sacré Napoléon » de Jean Pierre Colignon paru aux éditions Guy Trédanielhttp://www.francenetinfos.com/wp-content/uploads/2015/08/978_2_8132_0838_5_UNE_494_594_1434025077.jpg

Nous connaissons tous l’illustre personne qu’est Napoléon Bonaparte. Cet homme politique hors du commun et administrateur remarquable devenu empereur était un être complexe. Mais le connaissons-nous réellement si bien ? Dans le livre « Sacré Napoléon » de Jean Pierre Colignon paru aux éditions Guy Trédaniel, vous connaitrez ainsi 101 anecdotes, énigmes et facéties de Napoléon Bonaparte. Vous voulez un petit échantillon ? Allez, parce que je suis sympa je vais vous en donner quelques unes et vous allez voir, Napoléon n’a pas fini de vous étonner !Savez-vous que Napoléon pouvait être très sarcastique (ou alors ingénu, à vous de donner votre avis sur cette petite anecdote) :

« Aristocrate piémontais, sénateur, le marquis de Barolle profita d’un passage de Napoléon Bonaparte à Turin pour exprimer vivement son ressentiment au sujet des impots qu’on lui faisait payer : 120 000 francs !– vraiment, fit l’empereur, vous payez 120 000 francs ? – Oui, sire. Pas un sol de moins, et je suis en mesure de le prouver à votre Majesté, en lui montrant tous les papiers ! – Non, non : c’est inutile. Je vous crois… et je vous en fais bien mon compliment » 

Vous voulez une petite boutade de Napoléon ? Un jour, un soldat mécontent montra à Napoléon son uniforme usé, dont les lambeaux le recouvraient à peine, il lui en réclama un neuf. Savez-vous ce que Napoléon lui a répondu ? « Un habit neuf, tu n’y songes même pas, on ne verrait pas tes blessures ! » Quel comique ! Non ? Savez-vous aussi que Napoléon Bonaparte était très fort en mathématiques (réputé le plus fort en mathématique de son école) ou encore qu’il emportait systématiquement en campagne sa bibliothèque portative (seulement constituée de 1000 livres … je n’aimerais pas partir avec lui et tout cet attirail littéraire) ou savez vous qu’il prenait très grand soin de ses dents (oui je sais cela change votre journée de le savoir, mais tout fait est intéressant !) ou encore que c’était un ami très fidèle, une de ses grandes qualités ! Vous découvrirez aussi quelques jeux dans ce livre (anagramme, charade, anaphrase …) afin de vous divertir un peu avec Napo ! Au travers du livre « Sacré Napoléon » vous découvrirez ainsi plusieurs facettes de Napoléon Bonaparte jusque là bien cachées. Ce livre n’aura pas fini de vous étonner mais aussi de vous faire sourire. Vous découvrirez un Napoléon comme jamais vous ne l’avez vu ! Un livre riche d’anecdotes !

Qui était Schulmeister, l’espion de l’empereur Napoléon 1er ? Fut-il un James Gérald Arboit - Schulmeister, l'espion de Napoléon - Le renseignement en Allemagne et en Autriche sous Napoléon.Bond avant l’heure ? Fort des avancées bibliographiques, qui ont permis d’exhumer des documents méconnus plutôt qu’inconnus, parfois inédits sur l’homme, l’objet de ce livre est de faire apparaître Schulmeister comme un homme de réseau, l’organisateur, parmi d’autres, de l’espionnage de Napoléon en Allemagne. Du coup, la renommée dont il jouissait, tant dans le camp français que dans celui de l’ennemi, devenait l’illustration du danger qu’il représentait.

  • Mon oncle Napoléon – Iradj PEZECHKZAD

« Et si Napoléon n’était pas mort à Sainte Hélène… », dit la chanson… assurément, la face du monde en aurait été changée ! Mais pas uniquement sur les mornes plaines de Waterloo. Le mythe « Napo » transcende les siècles et les cultures. Au Moyen Orient, on garde une trace persistante du grand homme, comme l’ombre inconvenante d’un mégalomane immortel. Si les asiles occidentaux sont peuplés de fous qui portent le tricorne et gardent une main dans le gilet, l’oncle Napoléon hante en Iran comme en Turquie les bureaux des hautes sphères politiques…Les présentations ne sont plus à faire : tout le monde, en Europe, peut se targuer d’avoir un grand-oncle un peu gâteux et passionné d’histoire qui, à chaque repas de famille, refait les campagnes napoléoniennes comme s’il y avait fait son service militaire. De là est né « l’oncle Napoléon », devenu pilier de la culture… iranienne. Cet oncle conquérant est invoqué toute les fois que se présente l’occasion de crier au complot international, fomenté de préférence par les Anglais, à l’origine bien sûr de toute la misère du monde. Une sorte « d’oncle Sam » revisité dont la face sombre présiderait aux manigances politiques les plus basses. Du mythe populaire est née la littérature : en 1973, Iraj Pezeshkzad s’est emparé du personnage pour cristalliser cette peur satirique en un roman burlesque. La paranoïa devient une fiction dont on rit lorsque l’on apprend à connaître, au fil d’une grande fresque de plus de 500 pages, l’oncle tyrannique et fou, qui se prend pour Napoléon et impose ce modèle impérial à toute sa famille. Un véritable carton en Iran : bien que la satire demeure un genre littéraire mineur, le livre s’est vendu à plusieurs millions d’exemplaires, et a donné lieu à une série télévisée, avant que la révolution islamique n’interdise de rire de tout. Malgré le silence qui étouffe le tonton tabou, la pathologie décrite continue de frapper sournoisement – et pas seulement en Iran. En Turquie, où persiste un sentiment anti-américain et antibritannique assez prononcé, le syndrome du tonton est récurrent et fait de nombreuses victimes inavouées. Les complots secrets abondent, et les médias de tous bords ne manquent jamais de faire appel aux théories de la conspiration pour éclairer ces sombres secrets. Sachez-le : le tonton Napoléon est à la direction de bons nombre de postes de haut rang des pays du Moyen-Orient. napoleon_3Le roman est ponctué d’exagérations grotesques, narrées sur un ton burlesque. Les actions dispersées et confuses se recentrent autour d’une histoire d’amour, décrivant les efforts désespérés du narrateur pour séduire la fille de son oncle, Layli. Dans la plus pure tradition romantique, la romance prend fin dans l’amertume et le regret. Le roman connait quelques longueurs, et l’on peine parfois au long des quelques 500 pages, mais le tout est relevé par ces scènes où le génie du rire l’emporte. Jalonnée de trahisons, manipulations et intimidations, la bataille homérique rappelle les meilleurs passages d’un Molière à l’oriental. L’oncle Napoléon est derrière toute la trame d’amour déçu entre le narrateur et Layli, mais il n’est pas toujours au cœur du roman. Il apparait toujours comme un personnage pathétique : un patriarche étroit d’esprit et incompétent, qui répond aux échecs et aux lacunes de la vie réelle par le fantasme d’être Napoléon. Il se rend indispensable, s’affirmant tout-puissant : plus grand est son ennemi, plus forte est sa propre importance. Despotique et absurde, l’oncle Napoléon apparait aussi vulnérable et un brin tragique, ce qui le rend, comme toute figure emblématique d’une bonne satire, poignant et attachant. Une sorte d’histoire drôle du fou occidental, dont l’action aurait dépassé les hauts murs de l’asile pour accaparer au grand jour la scène politique internationale. Certes, toutes ces accusations ne sont pas sans fondements : depuis le début du XIXe siècle, l’Iran a été une zone de conflit ouvert entre Anglais et Russes et, depuis la fin du siècle, la Grande Bretagne a établi un contrôle sur de larges domaines de l’économie iranienne. En 1907, les Anglais et les Russes concluaient un accord selon lequel l’Iran serait divisé en trois « sphères d’influence », et le XXe siècle n’aura pas manqué d’exemples de la défiance envers Grande-Bretagne et Etats-Unis. Cependant, en Iran comme en Turquie, la paranoïa à propos des complots britanniques implique des conséquences exagérées. Le traumatisme historique est tenace, persistant bien au-delà de la blessure infligée, alors que tout pourrait déjà être oublié. Cette année marque le 200e anniversaire de la bataille de Waterloo, et les hostilités ouvertes qui régnaient entre Napoléon Bonaparte et le Duc de Wellington sont maintenant de l’histoire passée. Pour l’Iran, il faudra plus de temps… En cette période troublée, n’hésitons pas à nous laisser porter par les effets bénéfiques d’un humour décapant : à travers le regard un peu fou du tonton Napoléon, ce sont des siècles de satire qui nous contemplent et appellent à se rire des grandeurs et décadences des relations géopolitiques. Relisons L’oncle Napoléon : ça ne peut pas faire grand mal. Et comme le burlesque goldonien transcende les cultures pour le plaisir de tous, vous trouverez la traduction française chez Acte Sud. Elisabeth Raynal

Napoléon a parlé, écrit, dicté, tout au long de sa vie, abordant tous les sujets de son temps. Ses jugements et ses opinions ont été soigneusement recueillis par les contemporains. Ils conservent encore une brûlante actualité : le droit du sol, la femme, Dieu, l’emprunt, la guerre, le Coran…Il lui arrive même de se contredire, notamment sur l’esclavage. Ce recueil fournit une masse de citations dont l’origine a été soigneusement contrôlée et dont l’authenticité ne semble pas douteuse. On ne sera pas étonné par la hauteur de vue et par le bon sens dont fait preuve Napoléon.Ses réflexions pourraient inspirer stratèges et hommes politiques d’aujourd’hui.

 

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  • CHARLES BELL, CHIRURGIEN À WATERLOO – Martine Devillers-Argouarc’h
Waterloo est une bataille perdue. Waterloo est une bataille achevée. Waterloo, croit-on savoir – on croit toujours savoir tant de choses et avec tellement de certitude plus ou moins franche – est une bataille terminée par une défaite pour Napoléon. Les spécialistes des chiffres et des faits assurent depuis deux siècles que tout s’est tragiquement joué au terme d’une journée et d’une soirée entamées à coups de sabre et de fusil, puis dans des charges ardentes et dans d’ultimes canonnades et dans un frémissement affolé, un « finale » peuplé de chevaux nus et de soldats hébétés par l’effort et par la poudre. Tout fut fini, nous assène-t-on, le 18 juin 1815, par une soirée sinistre. Laquelle fut liquidée par les Prussiens, l’Empereur des Français n’ayant pu lui entamer, casser, rompre et faire plier ou liquider totalement les carrés défensifs peuplés d’hommes massifs et formés, sans génie mais efficacement, par l’Anglais Wellington. Tout cela est vrai, tout cela est beau et terrible, tout cela, aussi : « est triste, comme la grandeur ! »
Waterloo, un drame fini, à cette date-là ? On peut en fait en douter, largement. Réussir à faire comprendre le prix valable de ce doute-là, c’est le mérite plein et vibrant, qui revient à un livre sensible et grave, rempli d’intelligence tragique et forte. Ce récit, qui se lit comme le meilleur des romans stendhaliens, vient d’être publié chez l’éditeur Michalon. Ne croyez pas, cependant, qu’il s’agisse d’un roman ; ou bien considérez le roman comme étant forcément rempli et tissé de petits faits vrais, et voyez-le comme un galop libre mais exact, comme un trot profond et inspiré, comme un Te Deum équestre et aussi dédié aux hommes, ceux qui tombent, blessés et mourants, abandonnés avec leur effroi ou leur ferveur, avec leurs plaies et leurs brisures, sur la morne plaine. Ce récit de mort et de vie, d’élan scientifique dévoué et de guérisons, cet éloge des « gueules cassées » de 1815 prouve avec mesure, avec clarté, avec sûreté, que Waterloo restait une bataille inachevée. Et c’est aussi le portrait d’un Anglais, en fait Ecossais, et de grand cœur, sir Charles Bell. Ce livre discret et énergique à la fois est dû au talent net de Martine Devillers-Argouarc’h. Son héros fut un homme véritable, ambitieux chirurgien et anatomiste, presque exact contemporain du peintre Turner et qui mourut la même année que Stendhal. Il faut lire avec le respect et la tendresse que mérite cette tragédie vieille de deux siècles mais universelle, il faut lire sans hâte et avec sérieux, avec le sens de sentiments clairs mais délicats, ce récit passionné où les hommes hurlent et qu’un médecin écoutait, comprenait et dessinait. Ce livre fabuleux, tendre, lucide et précis, ce livre ému et plein de justice, c’est donc ‘Charles Bell, chirurgien à Waterloo. Dévoué aux blessés français, qui furent les derniers ramassés sur le champ de bataille, Charles Bell se mit à la besogne en Belgique, dix jours après la bataille de Waterloo, devenue, avec lui et quelques autres, une lutte médicale constante, inachevée et courageuse…Charles Bell, chirurgien à Waterloo, c’est une course contre l’horreur, une course pour la survie et la sauvegarde, c’est une valse triste et vaillante, aux instruments aigus, et livrée entre la mort et la vie… Le récit est aussi vrai et précis, lucide et âpre qu’il est absolu, résolu et simple. Charles Bell, que nous présente avec enthousiasme et franchise Martine Devillers-Argouarc’h, ne s’est pas intéressé qu’aux pathologies. Avec la rencontre qu’il fit du médecin-baron Larrey, l’Anglais trouvant que son illustre confrère français ressemblait à Cromwellla cruauté en moins, un homme neuf, différent, va surgir : et cet homme-là va s’efforcer de comprendre les blessés français, leur pensée, en guettant leurs paroles, en scrutant les expressions de leurs visages. On sort de ce récit magistral et fin, rapide et hanté par les êtres et les dessins qu’ils inspiraient à Charles Bell, avec une sorte de fascination qui inquiète un peu. On s’en dégage difficilement, et l’on y mesure qu’entre fin juin et une grosse dizaine de jours et de nuits de juillet 1815, une bataille totale s’est jouée, entre Charles Bell et ses patients, ses opérés, ses amputés. Cette bataille eut au moins une conclusion heureuse : elle fit de Charles Bell, tel qu’il est vu avec vérité par Martine Devillers-Argouarc’h, au gré de ses conversations, de ses dessins et de ses confidences ou confessions épistolaires, un être non plus seulement ambitieux mais devenu définitivement d’une grande compassion. D’un homme à principes et à scalpel, elle fit un être vivant aux sentiments chaleureux et nuancés, pétri de bonté pour tant d’autres hommes brisés, ceux si seuls dont il rafistolait les corps, voulait comprendre l’esprit pour le soulager, voire même, avec son scalpel ou sa scie, donc, aussi avec sa science des nerfs et des chairs rompus, pour guérir les âmes. Oubliez Wellington et Blücher, mais saluez la mémoire retrouvée, dans des pages superbes et de belle justice, chez l’éditeur Michalon donc, de Charles Bell, chirurgien à Waterloo. C’est un homme inoubliable, que Martine Devillers-Argouarc’h, décidément, a bien fait de faire revenir parmi nous et revivre, avec son sang d’encre mais généreux et son caractère bien imprimé : et c’est toujours ce qui fait l’offrande d’un livre réussi!
Raphael Lahlou

Bonapartiana VII : Bulletin du Dimanche du Nonidi 9 Messidor 223

france frontières ulraBonapartiana  VI : Bulletin du Dimanche du Nonidi 9 Messidor 223

“L’actualité” de Napoléon le Grandjacques JANSSENS

ACMN
Photo : D. Timmermans – ACMN

Aux braves tombés ici sous l’uniforme français le 18/06/2015! Cette couronne déposée en-dehors des commémorations festives et lucratives par l’Association pour la Conservation des Monuments Napoléoniens rappelle que les commémorations sont aussi et surtout un rappel à la mémoire des combattants qui se sont certes battus pour des valeurs différentes mais qui avaient le courage de les défendre! Ce courage et l’histoire  sont maintenus par ces monuments qui, manquant cruellement de finances, se détériorent avec le temps au profit de structures plus enrichissantes.  Je lance donc un appel  de soutien selon vos moyens afin de préserver ces monuments et la mémoire! – Jacques JANSSENS

  • Gratuit : Pétition de soutien au projet d’extension de la zone historique protégée du champ de bataille de Waterloo.  https://14388.lapetition.be/                                    Soutien au projet d'extension de la zone historique protégée du champ de bataille de Waterloo

Je soutiens le projet de la Région wallonne d’étendre la zone historique protégée du champ de bataille de Waterloo. Grâce à la loi du 26 mars 1914, la zone des combats entre Français et Alliés hollando-britanniques a pu être protégée et a pu conserver son aspect de 1914. Je soutiens le nouveau projet de la Région wallonne d’agrandir ce périmètre en englobant les zones des combats franco-prussiens, tout aussi importantes pour l’Histoire et essentielles pour la préservation de la mémoire. Si la loi de 1914 protégeait déjà 545 hectares, le projet actuel vise à en protéger presque le double (1.193 ha), principalement à Plancenoit, une zone qui n’est pas protégée.  L’objectif est d’assurer la lisibilité et donc la compréhension des mouvements des armées en présence, en sauvegardant le paysage et en lui conservant autant que possible sa vocation agricole.

aigle et papillon

Au peuple français, du Tridi 3, Messidor 23 (22 juin 1815, 4 heures après-midi)

“En commençant la guerre pour soutenir l’indépendance nationale, je comptais sur la réunion de tous les efforts, de toutes les volontés, et sur le concours de toutes les autorités nationales. J’étais fondé à en espérer le succès. Les circonstances me paraissent changées. Je m’offre en sacrifice à la haine des ennemis de la France. Puissent-ils être sincères dans leurs déclarations et n’en avoir voulu réellement qu’à ma personne. Unissez-vous tous pour le salut public et pour rester une nation indépendante. Je proclame mon fils sous le nom de Napoléon II, empereur des français.”

Napoléon Bonaparte, Empereur des français

Dictées de Sainte-Hélène – Montholon

“Les principes de César ont été les mêmes que ceux d’Alexandre et d’Annibal : tenir les forces réunies, n’être vulnérable sur aucun point, se porter avec rapidité sur les points importants, s’en rapporter aux moyens moraux, à la réputation de ses armes, à la crainte qu’ils inspiraient, et aussi aux moyens politiques, pour maintenir dans la fidélité ses alliés, et dans l’obéissance les peuples conquis.”

Napoléon Bonaparte, Empereur des français

EVENEMENTS

http://www.wavre1815.com/

Voir aussi l’article : Route de l’armée Grouchy

En juin 1815, sur les terrains historiques, le long de la Dyle, les combattants des deux camps se livrent une guerre sans trêve et sans merci. A travers l’implantation de bivouacs alliés et français et la reconstitution d’exercices d’armes et de la bataille, le public voyage au coeur de l’ambiance napoléonienne. La vie militaire et civile de l’époque se décline au travers d’une exposition de panneaux didactiques sur les costumes et de stands offrant aux visiteurs petits soldats, BD, livres et dédicaces d’auteurs, de peintres et dessinateurs spécialistes du sujet

Affichage de image002.jpg en cours...

  • Samedi 4/7 – 10h à 20h : bivouacs – ruelle A l’Buse – 19h30 : reconstitution
  • Dimanche 5/7 – 14h à 16h : bivouacs- ruelle A l’Buse – 11h30 : reconstitution

LA BATAILLE DE WAVRE DES 18 ET 19 JUIN 1815

Walking Waterloo: Wavre

Parking de délestage pour les commémorations de Wavre 2015

trivial pursuitPour petits et grands, cette version « Waterloo et la Route Napoléon » en mini-format se joue comme un Trivial Pursuit traditionnel. Il est composé d’un plateau, de pions et de 330 questions allant du fait historique aux anecdotes alimentaires. Elles sont réparties dans 6 catégories distinctes ce qui nous permet de parcourir le sujet “ Napoléon ” de fond en comble!

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Le Mini Trivial Pursuit, c’est aussi un support génial à l’école, en soirée, à l’apéro, en famille, et même entre collègues ! Pour acheter le jeu : http://tp1815.info/

ACTUALITES

  1. Création officielle du Mouvement Bonapartiste Belgique le 18/06/2015
  2. Vive Waterloo ! La défaite de Napoléon le 18 juin 1815 a ouvert une longue période sans grandes guerres en Europe. N’y avait-il vraiment rien à commémorer, même pour les Français?
  3. Histoire portrait L’aïeul de Robert Hiebel blessé à Waterloo Le Républicain Lorrain
  4. À la découverte de Napoléon à Paris avec Philippe de Carbonnières AMA
  5. L’inventaire Napoléon
  6. Un numéro, un destin. Au service de Napoléon
  7. Après Waterloo, les dernières heures de Napoléon sur le continent
  8. Waterloo : deux-cents ans après, Napoléon remporte la bataille !
  9. Napoléon et la Bérézina de la liberté
  10. Napoléon Bonaparte, ce mauvais génie français…..
  11. Ce que la France d’aujourd’hui doit à Napoléon 1er
  12. Deux cents ans après la bataille de Waterloo, que reste-t-il de Napoléon?
  13. Waterloo, 1815 : les Belges pris entre deux feux

LIVRES

Comment les français ont gagné Waterloo Broché – 29 avril 2015 – de Stephen Clarke (Auteur)

« L’histoire est une suite de mensonges sur lesquels on est d’accord. » Napoléoncomment les français ont gagné waterloo Bonaparte.

Tout le monde sait qui a perdu la bataille de Waterloo. Même les Français doivent bien admettre que, le 18 juin 1815 au soir, sa Grande Armée en lambeaux, Napoléon a capitulé. Il avait misé sur une grande confrontation avec ses ennemis anglais et prussiens et il a tout perdu. Qui peut le contester sérieusement ? Et pourtant…À l’occasion du 200e anniversaire de la bataille de Waterloo, Stephen Clarke, subtil observateur de la France, plonge dans les textes de ces frondeurs d’hier et d’aujourd’hui qui refusent toujours d’admettre l’évidence. Analysant Waterloo du point de vue des grognards, des romanciers, des historiens et même des hommes politiques contemporains, il montre que, pour les Français, comme le dit encore Dominique de Villepin, la défaite française « brille d une aura victorieuse ». Comment expliquer que deux siècles après, Waterloo fasse encore débat ? Déni ? Excès de patriotisme ? Anomalie spécifiquement française ? De son humour décalé, Stephen Clarke fait le tour de cette particularité française qui depuis Victor Hugo tente de négocier à la hausse la vérité historique chaque fois qu’il s’agit de Napoléon. Un livre illustré d un cahier de huit pages qui gagne la bataille du savoir avec le sourire.

Le 18 juin 1815, près de 200 000 hommes s’affrontent sur uwaterloo barberone petite langue de terre d’à peine quatre kilomètres sur quatre : l’année de Wellington, coalition hétéroclite de différentes nationalités, l’armée prussienne de Blücher et celle de l’empereur Napoléon. Des hommes de conditions diverses frottés à la guerre ou non : tel ce vieux prince prussien qui confesse ” puer un peu ” ou ces soldats irlandais qui traquent les femmes et l’eau-de-vie, dînant d’une maigre
soupe assaisonnée de poudre avant de s’endormir clans la boue. Heure après heure, ce livre fait resurgir les interrogations et les doutes des protagonistes de cette journée mythique.
Car la bataille de Waterloo, ” charnière du XIXe siècle ” selon le mot célèbre de Victor Hugo, l’épisode qui détrôna Napoléon et assura la paix en Europe pendant plus de quarante ans eût pu connaître une fin différente. Débusquant l’histoire sous le mythe, Allessandro Barbero nous en restitue le véritable déroulement. Il entremêle avec une extraordinaire maîtrise sources et témoignages, cartes et analyses stratégiques, dialogues hauts en couleur et aperçus historiques, livrant ainsi le roman vrai de cette bataille légendaire.

La défaite de Waterloo continue d’opposer les historiens. Pourquoi cette bataille légendaire a-t-elle été perdue par les Français ? Pour la majorité des auteurs, il ne fait aucun doute que le maréchal Grouchy est coupable. Si seulement il était arrivé à temps, il aurait pu renverser la situation et changer le cours des évènements, donc de l’histoire. Mais pendant que Napoléon était aux prises avec Wellington, nous le savons tous, Grouchy refusait de «marcher au canon» et mangeait des fraises à 30 km au sud-est des combats. La cause est donc entendue. Mais la réponse est-elle satisfaisante ? Rien n’est moins sûr. À partir d’une nouvelle lecture des documents d’époque, ce fascicule tente de faire la lumière sur les responsabilités de chacun.

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“Avons nous besoin de Napoléon en 2015 ?                                                 

Qui a gagné Waterloo ?” Qui a gagné WaterlooFlammarion sur Atlantico. Oui pour les 4 valeurs qu’il incarne: Mérite, Intégration, Honneur et France dans le monde. À l’exact opposé des nouveaux programmes d’Histoire qui respirent la haine de la France, l’incapacité à dire où va le pays et donc à dire d’où il vient, ainsi que la honte d’être français…

 

Préface : “Pourquoi, de toutes les batailles que Napoléon a livrées, la plus célèbre est-elle celle qu’il a perdue ? «Waterloo! Waterloo! Morne plaine! Comme une onde qui bout dans une urne trop pleine. » Certes, Victor Hugo et les poètes romantiques ont contribué à forger cette renommée internationale, mais Waterloo reste dans notre mémoire collective comme une glorieuse défaite, sans conteste la plus spectaculaire bataille de toute l’épopée napoléonienne. Les exploits héroïques des derniers carrés de la Garde impériale, combattant jusqu’à leur dernier souffle, sinon pour la victoire du moins pour l’honneur, y sont pour beaucoup. Mais 1815, c’est aussi la fin d’un monde, le moment où s’achève le rêve tricolore d’hégémonie européenne inauguré sous le règne de Louis XIV. Depuis 1643 et la victoire de Rocroi, la France occupait le premier rang des puissances mondiales. Et, dans la boue de Waterloo, au coeur d’un ultime combat, la « Grande Nation » passe la main. C’est un tournant historique majeur. Les raisons de la défaite sont généralement attribuées à l’infériorité numérique des Français, aux erreurs des lieutenants de Napoléon, au maréchal Grouchy notamment, voire aux circonstances ou à la malchance. Pour autant, le nom de la débâcle est devenu emblématique.  N’est-ce pas le lieu, l’endroit, l’heure où Napoléon a rendez-vous avec son destin ? Ce désastre ultime, l’Empereur le porte en lui comme un héros de tragédie. Condamné à la guerre, un engrenage fatal le conduit ici, à 20 kilomètres au sud de Bruxelles, endroit où la fortune l’abandonne définitivement, à deux pas de Fleurus où, le 26 juin 1794, les armées de la Révolution avaient remporté une victoire décisive sur les forces coalisées de la vieille Europe monarchique. Waterloo signe la fin d’une tragédie en trois actes qui se joue depuis vingt ans, la lutte à mort entre le vieux monde et le nouveau. Napoléon, héritier de la Révolution, devenu l’Empereur avait enivré la France de ses victoires, comme Victor Hugo le dit si bien dans le vers : « Cet homme étrange avait comme enivré l’histoire. » Si les Français l’ont longtemps suivi – car jamais un homme ne fait de grandes choses sans le consentement tacite de la majorité du peuple –, cette fois ils sont épuisés. Car Napoléon ne s’arrête jamais. Une ambition plus forte que lui le dévore. Il brûle en lui comme un défi perpétuel au passé, à l’Ancien Régime. Et là, l’Empereur s’écroule. Mais sa gloire en ressortira grandie. Car la tragédie de Waterloo contribue à faire taire toutes les haines ; même celles de ces anciens ennemis, tel Wellington qui, vieillissant, fera installer un musée dans sa propre maison et passera des heures silencieux devant le buste de l’Empereur. Depuis l’Antiquité,comme il arrive parfois sur les champs de bataille, la tragédie transforme l’Histoire en légende. Dans son cas, le mécanisme joue à plein. Tout peuple, en Europe, considère Napoléon à la fois comme son tyran et son libérateur. Son destin fulgurant fait toujours rêver les hommes, qu’ils soient amis ou ennemis. Et son mythe finit par appartenir à tout le monde et sa gloire par être universelle. Paradoxalement, dans la mémoire collective, cette bataille de Titans n’entame en rien le prestige de Napoléon. Bien au contraire même, elle contribue à grandir sa légende. Napoléon est clairement le héros de cette journée et le triomphe final – sa défaite – est le sien. Victor Hugo affirme : « Le nom grandit quand l’homme tombe. » C’est sa chute qui le fait grand ; elle est sa rédemption. La défaite ne détruit pas le mythe, au contraire elle le sanctifie. Par quel miracle ? Comment a-t‑il fait pour, après ce désastre fatal, devenir plus populaire que lors de ses innombrables victoires ? Qui se souvient aujourd’hui d’Ulm ou de Friedland alors que tout un chacun connaît Waterloo ? Ce nom qui sonne comme un coup de tonnerre est devenu un enjeu de mémoire. Le champ de bataille, haut lieu du tourisme belge, est visité autant pour les actions d’éclat qui s’y sont déroulées que pour les monuments qui les commémorent. Deux cents ans exactement après la victoire des troupes coalisées contre la France, une majorité des 180 000 touristes qui viennent voir ce site (et c’est bien le plus étonnant) est persuadée que c’est Napoléon qui a remporté Waterloo…Idem pour les enfants de Grande-Bretagne convaincus – ce qui désole leurs enseignants – que ce fut une défaite pour leur pays… comme nous l’a confirmé un professeur de l’université de Reading. En étudiant au plus près la genèse, le déroulement de cette « mère de toutes les batailles », et en m’interrogeant sur ses conséquences, j’ai été amené à me poser la question : Mais qui a vraiment gagné à Waterloo ?

aigle et papillon

Bon ANNIVERSAIRE A JEAN-JACQUES ROUSSEAU Et…….. à NOTRE PLUS BELLE REPUBLIQUE : 28 juin 1793 – Jean-Jacques Hébrard

Décret du 21 septembre 1792
La Convention nationale déclare :
1° Qu’il ne peut y avoir de Constitution que celle qui est acceptée par le Peuple ;
2° Que les personnes et les propriétés sont sous la sauvegarde de la Nation.
Décret des 21-22 septembre 1792
La Convention nationale décrète à l’unanimité que la royauté est abolie en France.
Déclaration du 25 septembre 1792
La Convention nationale déclare que la République française est une et indivisible.
Constitution du 24 juin 1793
DECLARATION DES DROITS DE L’HOMME ET DU CITOYEN

Le peuple français, convaincu que l’oubli et le mépris des droits naturels de l’homme, sont les seules causes des malheurs du monde, a résolu d’exposer dans une déclaration solennelle, ces droits sacrés et inaliénables, afin que tous les citoyens pouvant comparer sans cesse les actes du gouvernement avec le but de toute institution sociale, ne se laissent jamais opprimer, avilir par la tyrannie ; afin que le peuple ait toujours devant les yeux les bases de sa liberté et de son bonheur ; le magistrat la règle de ses devoirs ; le législateur l’objet de sa mission. – En conséquence, il proclame, en présence de l’Etre suprême, la déclaration suivante des droits de l’homme et du citoyen.

  • Article 1. – Le but de la société est le bonheur commun. – Le gouvernement est institué pour garantir à l’homme la puissance de ses droits naturels et imprescriptibles.
  • Article 2. – Ces droits sont l’égalité, la liberté, la sûreté, la propriété.
  • Article 3. – Tous les hommes sont égaux par la nature et devant la loi.
  • Article 4. – La loi est l’expression libre et solennelle de la volonté générale ; elle est la même pour tous, soit qu’elle protège, soit qu’elle punisse ; elle ne peut ordonner que ce qui est juste et utile à la société ; elle ne peut défendre que ce qui lui est nuisible.
  • Article 5. – Tous les citoyens sont également admissibles aux emplois publics. Les peuples libres ne connaissent d’autres motifs de préférence, dans leurs élections, que les vertus et les talents.
  • Article 6. – La liberté est le pouvoir qui appartient à l’homme de faire tout ce qui ne nuit pas aux droits d’autrui : elle a pour principe la nature ; pour règle la justice ; pour sauvegarde la loi ; sa limite morale est dans cette maxime : Ne fais pas à un autre ce que tu ne veux pas qu’il te soit fait.
  • Article 7. – Le droit de manifester sa pensée et ses opinions, soit par la voie de la presse, soit de toute autre manière, le droit de s’assembler paisiblement, le libre exercice des cultes, ne peuvent être interdits. – La nécessité d’énoncer ces droits suppose ou la présence ou le souvenir récent du despotisme.
  • Article 8. – La sûreté consiste dans la protection accordée par la société à chacun de ses membres pour la conservation de sa personne, de ses droits et de ses propriétés.
  • Article 9. – La loi doit protéger la liberté publique et individuelle contre l’oppression de ceux qui gouvernent.
  • Article 10. – Nul ne doit être accusé, arrêté ni détenu, que dans les cas déterminés par la loi et selon les formes qu’elle a prescrites. Tout citoyen, appelé ou saisi par l’autorité de la loi, doit obéir à l’instant ; il se rend coupable par la résistance.
  • Article 11. – Tout acte exercé contre un homme hors des cas et sans les formes que la loi détermine, est arbitraire et tyrannique ; celui contre lequel on voudrait l’exécuter par la violence a le droit de le repousser par la force.
  • Article 12. – Ceux qui solliciteraient, expédieraient, signeraient, exécuteraient ou feraient exécuter des actes arbitraires, seraient coupables, et doivent être punis.
  • Article 13. – Tout homme étant présumé innocent jusqu’à ce qu’il ait été déclaré coupable, s’il est jugé indispensable de l’arrêter, toute rigueur qui ne serait pas nécessaire pour s’assurer de sa personne doit être sévèrement réprimée par la loi.
  • Article 14. – Nul ne doit être jugé et puni qu’après avoir été entendu ou légalement appelé, et qu’en vertu d’une loi promulguée antérieurement au délit. La loi qui punirait les délits commis avant qu’elle existât serait une tyrannie ; l’effet rétroactif donné à la loi serait un crime.
  • Article 15. – La loi ne doit décerner que des peines strictement et évidemment nécessaires : les peines doivent être proportionnées au délit et utiles à la société.
  • Article 16. – Le droit de propriété est celui qui appartient à tout citoyen de jouir et de disposer à son gré de ses biens, de ses revenus, du fruit de son travail et de son industrie.
  • Article 17. – Nul genre de travail, de culture, de commerce, ne peut être interdit à l’industrie des citoyens.
  • Article 18. – Tout homme peut engager ses services, son temps ; mais il ne peut se vendre, ni être vendu ; sa personne n’est pas une propriété aliénable. La loi ne reconnaît point de domesticité ; il ne peut exister qu’un engagement de soins et de reconnaissance, entre l’homme qui travaille et celui qui l’emploie.
  • Article 19. – Nul ne peut être privé de la moindre portion de sa propriété sans son consentement, si ce n’est lorsque la nécessité publique légalement constatée l’exige, et sous la condition d’une juste et préalable indemnité.
  • Article 20. – Nulle contribution ne peut être établie que pour l’utilité générale. Tous les citoyens ont le droit de concourir à l’établissement des contributions, d’en surveiller l’emploi, et de s’en faire rendre compte.
  • Article 21. – Les secours publics sont une dette sacrée. La société doit la subsistance aux citoyens malheureux, soit en leur procurant du travail, soit en assurant les moyens d’exister à ceux qui sont hors d’état de travailler.
  • Article 22. – L’instruction est le besoin de tous. La société doit favoriser de tout son pouvoir les progrès de la raison publique, et mettre l’instruction à la portée de tous les citoyens.
  • Article 23. – La garantie sociale consiste dans l’action de tous, pour assurer à chacun la jouissance et la conservation de ses droits ; cette garantie repose sur la souveraineté nationale.
  • Article 24. – Elle ne peut exister, si les limites des fonctions publiques ne sont pas clairement déterminées par la loi, et si la responsabilité de tous les fonctionnaires n’est pas assurée.
  • Article 25. – La souveraineté réside dans le peuple ; elle est une et indivisible, imprescriptible et inaliénable.
  • Article 26. – Aucune portion du peuple ne peut exercer la puissance du peuple entier ; mais chaque section du souverain assemblée doit jouir du droit d’exprimer sa volonté avec une entière liberté.
  • Article 27. – Que tout individu qui usurperait la souveraineté soit à l’instant mis à mort par les hommes libres.
  • Article 28. – Un peuple a toujours le droit de revoir, de réformer et de changer sa Constitution. Une génération ne peut assujettir à ses lois les générations futures.
  • Article 29. – Chaque citoyen a un droit égal de concourir à la formation de la loi et à la nomination de ses mandataires ou de ses agents.
  • Article 30. – Les fonctions publiques sont essentiellement temporaires ; elles ne peuvent être considérées comme des distinctions ni comme des récompenses, mais comme des devoirs.
    Article 31. – Les délits des mandataires du peuple et de ses agents ne doivent jamais être impunis. Nul n’a le droit de se prétendre plus inviolable que les autres citoyens.
  • Article 32. – Le droit de présenter des pétitions aux dépositaires de l’autorité publique ne peut, en aucun cas, être interdit, suspendu ni limité.
  • Article 33. – La résistance à l’oppression est la conséquence des autres Droits de l’homme.
  • Article 34. – Il y a oppression contre le corps social lorsqu’un seul de ses membres est opprimé. Il y a oppression contre chaque membre lorsque le corps social est opprimé.
  • Article 35. – Quand le gouvernement viole les droits du peuple, l’insurrection est, pour le peuple et pour chaque portion du peuple, le plus sacré des droits et le plus indispensable des devoirs.

ACTE CONSTITUTIONNEL
De la République

  • Article 1. – La République française est une et indivisible.
    De la distribution du peuple
  • Article 2. – Le peuple français est distribué, pour l’exercice de sa souveraineté, en Assemblées primaires de canton.
  • Article 3. – Il est distribué, pour l’administration et pour la justice, en départements, districts, municipalités.

De l’état des citoyens

  • Article 4. – Tout homme né et domicilié en France, âgé de vingt et un ans accomplis ; – Tout étranger âgé de vingt et un ans accomplis, qui, domicilié en France depuis une année – Y vit de son travail – Ou acquiert une propriété – Ou épouse une Française – Ou adopte un enfant – Ou nourrit un vieillard ; – Tout étranger enfin, qui sera jugé par le Corps législatif avoir bien mérité de l’humanité – Est admis à l’exercice des Droits de citoyen français.
  • Article 5. – L’exercice des Droits de citoyen se perd – Par la naturalisation en pays étranger – Par l’acceptation de fonctions ou faveurs émanées d’un gouvernement non populaire ; – Par la condamnation à des peines infamantes ou afflictives, jusqu’à réhabilitation.
  • Article 6. – L’exercice des Droits de citoyen est suspendu – Par l’état d’accusation ; – Par un jugement de contumace, tant que le jugement n’est pas anéanti.

De la souveraineté du peuple

  • Article 7. – Le peuple souverain est l’universalité des citoyens français.
  • Article 8. – Il nomme immédiatement ses députés.
  • Article 9. – Il délègue à des électeurs le choix des administrateurs, des arbitres publics, des juges criminels et de cassation.
  • Article 10. – Il délibère sur les lois.

Des Assemblées primaires

  • Article 11. – Les Assemblées primaires se composent des citoyens domiciliés depuis six mois dans chaque canton.
  • Article 12. – Elles sont composées de deux cents citoyens au moins, de six cents au plus, appelés à voter.
  • Article 13. – Elles sont constituées par la nomination d’un président, de secrétaires, de scrutateurs.
  • Article 14. – Leur police leur appartient.
  • Article 15. – Nul n’y peut paraître en armes.
  • Article 16. – Les élections se font au scrutin, ou à haute voix, au choix de chaque votant.
  • Article 17. – Une Assemblée primaire ne peut, en aucun cas, prescrire un mode uniforme de voter.
  • Article 18. – Les scrutateurs constatent le vote des citoyens qui, ne sachant pas écrire, préfèrent de voter au scrutin.
  • Article 19. – Les suffrages sur les lois sont donnés par oui et par non.
  • Article 20. – Le voeu de l’Assemblée primaire est proclamé ainsi : Les citoyens réunis en Assemblée primaire de… au nombre de… votants, votent pour ou votent contre, à la majorité de…

De la Représentation nationale

  • Article 21. – La population est la seule base de la représentation nationale.
  • Article 22. – Il y a un député en raison de quarante mille individus.
  • Article 23. – Chaque réunion d’Assemblées primaires, résultant d’une population de 39 000 à 41 000 âmes, nomme immédiatement un député.
  • Article 24. – La nomination se fait à la majorité absolue des suffrages.
  • Article .25. – Chaque Assemblée fait le dépouillement des suffrages, et envoie un commissaire pour le recensement général au lieu désigné comme le plus central.
  • Article 26. – Si le premier recensement ne donne point de majorité absolue, il est procédé à un second appel, et on vote entre les deux citoyens qui ont réuni le plus de voix.
  • Article 27 – En cas d’égalité de voix, le plus âgé a la préférence, soit pour être ballotté, soit pour être élu. En cas d’égalité d’âge, le sort décide.
  • Article 28. – Tout Français exerçant les droits de citoyen est éligible dans l’étendue de la République.
  • Article 29. – Chaque député appartient à la nation entière.
  • Article 30. – En cas de non-acceptation, démission, déchéance ou mort d’un député, il est pourvu à son remplacement par les Assemblées primaires qui l’ont nommé.
  • Article 31. – Un député qui a donné sa démission ne peut quitter son poste qu’après l’admission de son successeur.
  • Article 32. – Le peuple français s’assemble tous les ans, le 1er mai, pour les élections.
  • Article 33. – Il y procède quel que soit le nombre de citoyens ayant droit d’y voter.
  • Article 34. – Les Assemblées primaires se forment extraordinairement, sur la demande du cinquième des citoyens qui ont droit d’y voter.
  • Article 35. – La convocation se fait, en ce cas, par la municipalité du lieu ordinaire du rassemblement.
  • Article 36. – Ces Assemblées extraordinaires ne délibèrent qu’autant que la moitié, plus un, des citoyens qui ont droit d’y voter, sont présents.

Des Assemblées électorales

  • Article 37. – Les citoyens réunis en Assemblées primaires nomment un électeur à raison de 200 citoyens, présents ou non ; deux depuis 301 jusqu’à 400 ; trois depuis 501 jusqu’à 600.
  • Article 38. – La tenue des Assemblées électorales, et le mode des élections sont les mêmes que dans les Assemblées primaires.

Du Corps législatif

  • Article 39. – Le Corps législatif est un, indivisible et permanent.
  • Article 40. – Sa session est d’un an.
  • Article 41. – Il se réunit le 1er juillet.
  • Article 42.– L’Assemblée nationale ne peut se constituer si elle n’est composée au moins de la moitié des députés, plus un.
  • Article 43. – Les députés ne peuvent être recherchés, accusés ni jugés en aucun temps, pour les opinions qu’ils ont énoncées dans le sein du Corps législatif.
  • Article 44. – Ils peuvent, pour fait criminel, être saisis en flagrant délit : mais le mandat d’arrêt ni le mandat d’amener ne peuvent être décernés contre eux qu’avec l’autorisation du Corps législatif.

Tenue des séances du Corps législatif

  • Article 45. – Les séances de l’Assemblée nationale sont publiques.
  • Article 46. – Les procès-verbaux de ses séances seront imprimés.
  • Article 47. – Elle ne peut délibérer si elle n’est composée de deux cents membres au moins.
  • Article 48. – Elle ne peut refuser la parole à ses membres, dans l’ordre où ils l’ont réclamée.
  • Article 49. – Elle délibère à la majorité des présents.
  • Article 50. – Cinquante membres ont le droit d’exiger l’appel nominal.
  • Article 51. – Elle a le droit de censure sur la conduite de ses membres dans son sein.
  • Article 52. – La police lui appartient dans le lieu de ses séances, et dans l’enceinte extérieure qu’elle a déterminée.

Des fonctions du Corps législatif

  • Article 53. – Le Corps législatif propose des lois et rend des décrets.
  • Article 54. – Sont compris, sous le nom général de loi, les actes du Corps législatif, concernant :
    – La législation civile et criminelle ;
    – L’administration générale des revenus et des dépenses ordinaires de la République ;
    – Les domaines nationaux ;
    – Le titre, le poids, l’empreinte et la dénomination des monnaies ;
    – La nature, le montant et la perception des contributions ;
    – La déclaration de guerre ;
    – Toute nouvelle distribution générale du territoire français ;
    – L’instruction publique ;
    – Les honneurs publics à la mémoire des grands hommes.
  • Article 55. – Sont désignés, sous le nom particulier de décret, les actes du Corps législatif, concernant :
    – L’établissement annuel des forces de terre et de mer ;
    – La permission ou la défense du passage des troupes étrangères sur le territoire français ;
    – L’introduction des forces navales étrangères dans les ports de la République ;
    – Les mesures de sûreté et de tranquillité générales ;
    – La distribution annuelle et momentanée des secours et travaux publics ;
    – Les ordres pour la fabrication des monnaies de toute espèce ;
    – Les dépenses imprévues et extraordinaires ;
    – Les mesures locales et particulières à une administration une commune, à un genre de travaux publics ;
    – La défense du territoire ;
    – La ratification des traités ;
    – La nomination et la destitution des commandants en chef des armées ;
    – La poursuite et la responsabilité des membres du conseil, des fonctionnaires publics ;
    – L’accusation des prévenus de complots contre la sûreté générale de la République ;
    – Tout changement dans la distribution partielle du territoire français ;
    – Les récompenses nationales.

De la formation de la loi

  • Article 56. – Les projets de loi sont précédés d’un rapport.
  • Article 57. – La discussion ne peut s’ouvrir, et la loi ne peut être provisoirement arrêtée que quinze jours après le rapport.
  • Article 58. – Le projet est imprimé et envoyé à toutes les communes de la République, sous ce titre : loi proposée.
  • Article 59. – Quarante jours après l’envoi de la loi proposée, si, dans la moitié des départements, plus un, le dixième des Assemblées primaires de chacun d’eux, régulièrement formées, n’a pas réclamé, le projet est accepté et devient loi.
  • Article 60. – S’il y a réclamation, le Corps législatif convoque les Assemblées primaires.

De l’intitulé des lois et des décrets

  • Article 61. – Les lois, les décrets, les jugements et tous les actes publics sont intitulés : Au nom du peuple français, l’an… de la République française.

Du Conseil exécutif

  • Article 62. – Il y a un Conseil exécutif composé de vingt-quatre membres.
  • Article 63. – L’Assemblée électorale de chaque département nomme un candidat. Le Corps législatif choisit, sur la liste générale, les membres du Conseil.
  • Article 64. – Il est renouvelé par moitié à chaque législature, dans les derniers mois de sa session.
  • Article 65. – Le Conseil est chargé de la direction et de la surveillance de l’administration générale ; il ne peut agir qu’en exécution des lois et des décrets du Corps législatif.
  • Article 66. – Il nomme, hors de son sein, les agents en chef de l’administration générale de la République.
  • Article 67. – Le Corps législatif détermine le nombre et les fonctions de ces agents.
  • Article 68. – Ces agents ne forment point un conseil ; ils sont séparés, sans rapports immédiats entre eux ; ils n’exercent aucune autorité personnelle.
  • Article 69. – Le Conseil nomme, hors de son sein, les agents extérieurs de la République.
  • Article 70. – Il négocie les traités.
  • Article 71. – Les membres du Conseil, en cas de prévarication, sont accusés par le Corps législatif.
  • Article 72. – Le Conseil est responsable de l’inexécution des lois et des décrets, et des abus qu’il ne dénonce pas.
  • Article 73. – Il révoque et remplace les agents à sa nomination.
  • Article 74. – Il est tenu de les dénoncer, s’il y a lieu, devant les autorités judiciaires.

Des relations du Conseil exécutif avec le Corps législatif

  • Article 75. – Le Conseil exécutif réside auprès du Corps législatif ; il a l’entrée et une place séparée dans le lieu de ses séances.
  • Article 76. – Il est entendu toutes les fois qu’il a un compte à rendre.
  • Article 77. – Le Corps législatif l’appelle dans son sein, en tout ou en partie lorsqu’il le juge convenable.

Des corps administratifs et municipaux

  • Article 78. – Il y a dans chaque commune de la République une administration municipale ; – Dans chaque district, une administration intermédiaire ; – Dans clinique département, une administration centrale.
  • Article 79. – Les officiers municipaux sont élus par les Assemblées de commune.
  • Article 80. – Les administrateurs sont nommés par les assemblées électorales de département et de district.
  • Article 81. – Les municipalités et les administrations sont renouvelées tous les ans par moitié.
  • Article 82. – Les administrateurs et officiers municipaux n’ont aucun caractère de représentation. – Ils ne peuvent, en aucun cas, modifier les actes du Corps législatif, ni en suspendre l’exécution.
  • Article 83. – Le Corps législatif détermine les fonctions des officiers municipaux et des administrateurs, les règles de leur subordination, et les peines qu’ils pourront encourir.
  • Article 84. – Les séances de municipalités et des administrations sont publiques.

De la Justice civile

  • Article 85. – Le code des lois civiles et criminelles est uniforme pour toute la République.
  • Article 86. – Il ne peut être porté aucune atteinte au droit qu’ont les citoyens de faire prononcer sur leurs différends par des arbitres de leur choix.
  • Article 87. – La décision de ces arbitres est définitive, si les citoyens ne se sont pas réservé le droit de réclamer.
  • Article 88. – Il y a des juges de paix élus par les citoyens des arrondissements déterminés par la loi.
  • Article 89. – Ils concilient et jugent sans frais.
  • Article 90. – Leur nombre et leur compétence sont réglés par le Corps législatif.
  • Article 91. – Il y a des arbitres publics élus par les Assemblées électorales.
  • Article 92. – Leur nombre et leurs arrondissements sont fixés par le Corps législatif.
  • Article 93. – Ils connaissent des contestations qui n’ont pas été terminées définitivement par les arbitres privés ou par les juges de paix.
  • Article 94. – Ils délibèrent en public. – Ils opinent à haute-voix. – Ils statuent en dernier ressort, sur défenses verbales, ou sur simple mémoire, sans procédures et sans frais. – Ils motivent leurs décisions.
  • Article 95. – Les juges de paix et les arbitres publics sont élus tous les ans.

De la Justice criminelle

  • Article 96. – En matière criminelle, nul citoyen ne peut être jugé que sur une accusation reçue par les jurés ou décrétée par le Corps législatif. – Les accusés ont des conseils choisis par eux, ou nommés d’office. – L’instruction est publique. – Le fait et l’intention sont déclarés par un juré de jugement. – La peine est appliquée par un tribunal criminel.
  • Article 97. – Les juges criminels sont élus tous les ans par les Assemblées électorales.

Du Tribunal de cassation

  • Article 98. – Il y a pour toute la République un Tribunal de cassation.
  • Article 99. – Ce tribunal ne connaît point du fond des affaires. – Il prononce sur la violation des formes et sur les contraventions expresses à la loi.
  • Article 100. – Les membres de ce tribunal sont nommés tous les ans par les Assemblées électorales.

Des Contributions publiques

Article 101. – Nul citoyen n’est dispensé de l’honorable obligation de contribuer aux charges publiques.

De la Trésorerie nationale

  • Article 102. – La trésorerie nationale est le point central des recettes et dépenses de la République.
  • Article 103. – Elle est administrée par des agents comptables, nommés par le Conseil exécutif.
  • Article 104. – Ces agents sont surveillés par des commissaires nommés par le Corps législatif, pris hors de son sein, et responsables des abus qu’ils ne dénoncent pas.

De la Comptabilité

  • Article 105. – Les comptes des agents de la trésorerie nationale et des administrateurs des deniers publics, sont rendus annuellement à des commissaires responsables, nommés par le Conseil exécutif.
  • Article 106. – Ces vérificateurs sont surveillés par des commissaires à la nomination du Corps législatif, pris hors de son sein, et responsables des abus et des erreurs qu’ils ne dénoncent pas. – Le Corps législatif arrête les comptes.

Des Forces de la République

  • Article 107. – La force générale de la République est composée du peuple entier.
  • Article 108. – La République entretient à sa solde, même en temps de paix, une force armée de terre et de mer.
  • Article 109. – Tous les Français sont soldats ; ils sont tous exercés au maniement des armes.
  • Article 110. – Il n’y a point de généralissime.
  • Article 111. – La différence des grades, leurs marques distinctives et la subordination ne subsistent que relativement au service et pendant sa durée.
  • Article 112. – La force publique employée pour maintenir l’ordre et la paix dans l’intérieur, n’agit que sur la réquisition par écrit des autorités constituées.
  • Article 113. – La force publique employée contre les ennemis du dehors, agit sous les ordres du Conseil exécutif.
  • Article 114. – Nul corps armé ne peut délibérer.

Des Conventions nationales

  • Article 115. – Si dans la moitié des départements, plus un, le dixième des Assemblées primaires de chacun d’eux, régulièrement formées, demande la révision de l’acte constitutionnel, ou le changement de quelques-uns de ces articles, le Corps législatif est tenu de convoquer toutes les Assemblées primaires de la République, pour savoir s’il y a lieu à une Convention nationale.
  • Article 116. – La Convention nationale est formée de la même manière que les législatures, et en réunit les pouvoirs.
  • Article 117. – Elle ne s’occupe, relativement à la Constitution, que des objets qui ont motivé sa convocation.

Des rapports de la République française avec les nations étrangères

  • Article 118. – Le Peuple français est l’ami et l’allié naturel des peuples libres.
  • Article 119. – Il ne s’immisce point dans le gouvernement des autres nations ; il ne souffre pas que les autres nations s’immiscent dans le sien.
  • Article 120. – Il donne asile aux étrangers bannis de leur patrie pour la cause de la liberté. – Il le refuse aux tyrans.
  • Article 121. – Il ne fait point la paix avec un ennemi qui occupe son territoire.

De la Garantie des Droits

  • Article 122. – La Constitution garantit à tous les Français l’égalité, la liberté, la sûreté, la propriété, la dette publique, le libre exercice des cultes, une instruction commune, des secours publics, la liberté indéfinie de la presse, le droit de pétition, le droit de se réunir en sociétés populaires, la jouissance de tous les Droits de l’homme.
  • Article 123. – La République française honore la loyauté, le courage, la vieillesse, la piété filiale, le malheur. Elle remet le dépôt de sa Constitution sous la garde de toutes les vertus.
  • Article 124. – La déclaration des Droits et l’acte constitutionnel sont gravés sur des tables au sein du Corps législatif et dans les places publiques.

 

Bonapartiana VI : Bulletin du Dimanche du Octidi : 18 Prairial 223

france frontières ulraBonapartiana  VI : Bulletin du Dimanche du Octidi  : 18 Prairial 223

“L’actualité” de Napoléon le Grandjacques JANSSENS

napoleon bonaparte belgiqueLe 19 juin 1790, suppression de la noblesse héréditaire et des titres honorifiques en France. L’assemblée constituante, dans la séance du 19 juin 1790, compléta l’oeuvre qu’elle avait commencée dans celle du 04 août 1789. Dans l’une, elle avait aboli le régime féodal, détruit les privilèges, établi l’égalité des impôts; dans l’autre, elle supprima la noblesse héréditaire et toutes les qualifications qui en dérivent. Voici un fragment du décret qui fut rendu : “L’assemblée nationale décrète que la noblesse héréditaire est pour toujours abolie en France; qu’en conséquence les tires de marquis, chevalier, comte, vicomte, prince, baron, duc et tous autres titres semblables, ne seront pris par qui que ce soit, ni donner à personne; qu’aucun citoyen français ne pourra prendre que le vrai nom de sa famille; qu’il ne pourra non plus porter, ni faire porter livrée, ni avoir d’armoiries; que l’encens ne sera brûlé dans les temples que pour honorer la Divinité, et ne sera offert à qui que ce soit; que les titres de monseigneur et messeigneurs ne seront donnés à aucun corps ni à aucun individu, ainsi que les titres  d’excellence, d’éminence, de grandeur, etc.”  La suppression des mots fut plus sensible à l’aristocratie que ne l’avait été celle des choses : la séance du 19 juin détermina plus que toute autre son émigration et ses attaques. Dix-huit ans après l’abolition de l’ancienne noblesse, Bonaparte en créait une nouvelle, le 1er mars 1808, et six ans plus tard, la Charte les consacrait toutes les deux, chez ce même peuple qui avait déclaré n’en plus vouloir aucune.

DSC05386-1Le messager de Strasbourg – 1868 – page 14    ___________________________________________________________

Cela se déroule dans un hôtel de Paris après-guerre : …Mais Winston est soudain devenu sourd. L’homme sert dans ses bras une bouteille langée de paille; il la dénude avec précaution, souffle sur l’étiquette à demi effacée, puis il l’offre à Winston. “Lisez, s’il-vous-plaît. – Well! … Fine Champagne Napoléon, Roi de Rome 1811, Maison Sazerac & Fils, Cognac… Ben mon colon!  Venez que je vous embrasse! On m’a interdit le cognac, vous savez, mais je crois que je vais faire une exception. Et vive  l’Entente cordiale!”   Cette nuit-là, Winston s’endort, grisé de songes… Le Roi de Rome… encore un qui avait du mal à parler avec Papa! (Frédéric Fernay – Churchill et son père – “Tu seras un raté, mon fils!”chez Albin Michel – page 229)

0005353_cognac-1811-sazerac-de-forge-filsLa bouteille est à vendre pour la modique somme de 12.917.480 euros sur la page suivante : http://www.oldliquors.com/cognac-1811-sazerac-de-forge-fils-4717

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Appel aux  investisseurs : Aidez-nous à clôturer notre crowdfunding… le jeu va sortir, c’est sûr à 100%… En participant au crowdfunding, vous paierez le jeu moins cher, vous le recevrez un peu plus tôt et il sera accompagné d’une foule de surprises… Il ne reste que 10 jours…Les Wallons ont des idées et sont solidaires entre eux! J’ai été contacté par l’agence de communication Dico Games qui a décidé de créer un « Trivial Pursuit » spécial pour le bicentenaire de la bataille de Waterloo… Il s’agit d’un financement participatif où les citoyens peuvent participer en s’inscrivant sur le site https://crowdin.be/projets/trivial-pursuit-waterloo/.http://napoleonbonaparte.be/2015/05/waterloo-et-la-route-napoleon-trivial-pursuit/

Photo de DicoGames.

Evénements

mons expoUne expérience de visite inédite !

Le principe fondamental de cette exposition consiste à faire ressentir aux visiteurs l’impact majeur de la conscription sur la vie des habitants de l’époque. Chaque visiteur tirera un numéro au sort et sera sélectionné comme conscrit ou non, déterminant son parcours de visite : découvrir le quotidien du conscrit sous la bannière française ou la vie des civils restés au pays.  Le visiteur désigné comme conscrit découvrira, à travers des lettres poignantes et des objets,… la vie des soldats, au destin souvent funeste, partis à l’autre bout de l’Europe pour combattre les ennemis de la France. Les autres visiteurs, ayant échappés à la conscription, constateront comment les personnes restées à Mons verront leur quotidien bouleversé suite aux nombreuses réformes instaurées sous les régimes français. Quel que soit le tirage au sort initial, le visiteur sera amené à s’immerger dans l’autre volet de l’exposition afin de comprendre toutes les facettes de la réalité de l’époque.

JUIN : Événements (44) : http://www.napoleon.org/fr/magazine/agenda/index.asp

Actualités

  1. Napoléon, Jeanne d’Arc, Louis XIV, de Gaulle et… Coluche : pourquoi sont-ils aussi populaires?Le Figaro –Napoléon, Jeanne d’Arc, Louis XIV, de Gaulle et. … Dans un sondage du Figaro, les internautes ont plébiscite la figure de Napoléon Bonaparte.
  2. “Rendez-vous napoléoniens d’Ajaccio” : Napoléon honoré en juin par sa ville natale – Francetv infoLe souvenir de l’empereur et de la famille Bonaparte et la mise en valeur … Napoléon, Jacques Garnier, et le conservateur de la Maison Bonaparte, …
  3. Napoléon : dictateur ou visionnaire ? la question divise les Français – 24matins.fr Cette année de nombreuses commémoration autour de Napoléon ont lieu. … En France, il est un peu Docteur Napoléon et Mister Bonaparte.
  4. Le dernier quartier général de Napoléon remis à neuf – RTBF – Alors Napoléon Bonaparte et ses officiers y ont installé leur état major. Un peu de restauration, quelques heures de repos mais surtout de longs …
  5. Le Code civil comme héritage de Napoléon – lavenir.net -Napoléon Bonaparte a laissé des traces en Belgique.Et pas seulement à Waterloo. Notre vie   influencée par ce qui restera sa plus …
  6. Napoléon, dictateur ou visionnaire? – 7sur7 – “Pour moi, Napoléon c’est tout le bien et le mal à la fois”, explique Alaume … place ou boulevard Napoléon, seulement une modeste rue Bonaparte.
  7. Marches folkloriques : d es costumes du Premier… et Second Empire – lavenir.net – Les costumes des marches folkloriques de l’Entre-Sambre-et-Meuse sont issus de la période de Napoléon Bonaparte…et de celle de Napoléon III.
  8. Les géants de l’histoire reviennent au domaine – Le Parisien – C’est gratuit Napoléon Bonaparte, le Général de Gaulle… Ne vous étonnez pas de croiser l’une de ces figures de l’histoire de France au détour d’un …
  9. Les cinq personnalités historiques préférées de nos internautes – Le Figaro – À la fois empereur, militaire et consul, Napoléon Bonaparte est LE héros de nos internautes. «Je l’ai choisi pour la grandeur de son empire, son …
  10. Napoléon revient à Waterloo… en briques Lego – Canoë Présentée en 2014 à Rueil-Malmaison, près de Paris, où Joséphine de Beauharnais, l’épouse de Bonaparte, avait acquis un château, l’exposition y …

 LIVRES

aigle et papillon
Les dessous du désastre, raconté à hauteur d’homme, heure par heure. À Waterloo, rien ne s’est passé comme prévu. L’issue de la bataille fut une surprise pour les vainqueurs comme pour les vaincus. Pourquoi Napoléon a-t-il cette fois failli ? A-t-il eu tort de confier une partie du commandement à son frère Jérôme ? Avait-il suffisamment reconnu le terrain ? Comment expliquer que les Anglo-Prussiens, en dépit de leur recul initial, aient finalement pris le dessus ? Pourquoi Grouchy n’arriva-t-il jamais en renfort ? La pluie eut-elle vraiment un rôle déterminant ? Si des générations d’historiens ont donné leur interprétation de la défaite et participé à la construction du mythe, Jacques Garnier se penche ici sur les mille et un détails qui ont fait basculer l’Histoire. Son récit aussi précis que vivant de la bataille, éclairée par ses à-côtés et par des témoignages d’acteurs de premier plan, nous plonge au coeur de la fureur des combats et décrypte les raisons de la grande déroute. Il nous montre que, le 18 juin 1815, le sort de l’Europe s’est joué à bien peu de choses.

aigle et papillon

La défaite de Waterloo continue d’opposer les historiens. Pourquoi cette bataille légendaire a-t-elle été perdue par les Français ? Pour la majorité des auteurs, il ne fait aucun doute que le maréchal Grouchy est coupable. Si seulement il était arrivé à temps, il aurait pu renverser la situation et changer le cours des évènements, donc de l’histoire. Mais pendant que Napoléon était aux prises avec Wellington, nous le savons tous, Grouchy refusait de «marcher au canon» et mangeait des fraises à 30 km au sud-est des combats. La cause est donc entendue. Mais la réponse est-elle satisfaisante ? Rien n’est moins sûr. À partir d’une nouvelle lecture des documents d’époque, ce fascicule tente de faire la lumière sur les responsabilités de chacun.

aigle et papillon

À la faveur du débat sur la réforme territoriale, les Français seraient bien aise de tulard-centralisationse rappeler l’origine de leur administration. Lentement modelée par l’Ancien Régime, elle a été rationalisée par Napoléon 1er avec la même efficacité et la même impétuosité que celui-ci mettait dans ses plans de bataille. Dans Napoléon et 40 millions de sujets, l’historien Jean Tulard décrit la centralisation napoléonienne et son évolution jusqu’à nos jours avec son épouse Marie-José, qui a dirigé le service des collectivités territoriales au Sénat. L’ouvrage se lit avec facilité… en dépit d’un sous-titre austère : La centralisation et le Premier Empire. Il nous amène au plus près des réalités quotidiennes, des passions et des misères humaines et, last but not least, présente plusieurs cartes et une description détaillée des 134 départements de 1811.

 aigle et papillon
 

“Avons nous besoin de Napoléon en 2015 ?                                                 

Qui a gagné Waterloo ?” Qui a gagné WaterlooFlammarion sur Atlantico. Oui pour les 4 valeurs qu’il incarne: Mérite, Intégration, Honneur et France dans le monde. À l’exact opposé des nouveaux programmes d’Histoire qui respirent la haine de la France, l’incapacité à dire où va le pays et donc à dire d’où il vient, ainsi que la honte d’être français…

 

Préface : “Pourquoi, de toutes les batailles que Napoléon a livrées, la plus célèbre est-elle celle qu’il a perdue ? «Waterloo! Waterloo! Morne plaine! Comme une onde qui bout dans une urne trop pleine. » Certes, Victor Hugo et les poètes romantiques ont contribué à forger cette renommée internationale, mais Waterloo reste dans notre mémoire collective comme une glorieuse défaite, sans conteste la plus spectaculaire bataille de toute l’épopée napoléonienne. Les exploits héroïques des derniers carrés de la Garde impériale, combattant jusqu’à leur dernier souffle, sinon pour la victoire du moins pour l’honneur, y sont pour beaucoup. Mais 1815, c’est aussi la fin d’un monde, le moment où s’achève le rêve tricolore d’hégémonie européenne inauguré sous le règne de Louis XIV. Depuis 1643 et la victoire de Rocroi, la France occupait le premier rang des puissances mondiales. Et, dans la boue de Waterloo, au coeur d’un ultime combat, la « Grande Nation » passe la main. C’est un tournant historique majeur. Les raisons de la défaite sont généralement attribuées à l’infériorité numérique des Français, aux erreurs des lieutenants de Napoléon, au maréchal Grouchy notamment, voire aux circonstances ou à la malchance. Pour autant, le nom de la débâcle est devenu emblématique.  N’est-ce pas le lieu, l’endroit, l’heure où Napoléon a rendez-vous avec son destin ? Ce désastre ultime, l’Empereur le porte en lui comme un héros de tragédie. Condamné à la guerre, un engrenage fatal le conduit ici, à 20 kilomètres au sud de Bruxelles, endroit où la fortune l’abandonne définitivement, à deux pas de Fleurus où, le 26 juin 1794, les armées de la Révolution avaient remporté une victoire décisive sur les forces coalisées de la vieille Europe monarchique. Waterloo signe la fin d’une tragédie en trois actes qui se joue depuis vingt ans, la lutte à mort entre le vieux monde et le nouveau. Napoléon, héritier de la Révolution, devenu l’Empereur avait enivré la France de ses victoires, comme Victor Hugo le dit si bien dans le vers : « Cet homme étrange avait comme enivré l’histoire. » Si les Français l’ont longtemps suivi – car jamais un homme ne fait de grandes choses sans le consentement tacite de la majorité du peuple –, cette fois ils sont épuisés. Car Napoléon ne s’arrête jamais. Une ambition plus forte que lui le dévore. Il brûle en lui comme un défi perpétuel au passé, à l’Ancien Régime. Et là, l’Empereur s’écroule. Mais sa gloire en ressortira grandie. Car la tragédie de Waterloo contribue à faire taire toutes les haines ; même celles de ces anciens ennemis, tel Wellington qui, vieillissant, fera installer un musée dans sa propre maison et passera des heures silencieux devant le buste de l’Empereur. Depuis l’Antiquité,comme il arrive parfois sur les champs de bataille, la tragédie transforme l’Histoire en légende. Dans son cas, le mécanisme joue à plein. Tout peuple, en Europe, considère Napoléon à la fois comme son tyran et son libérateur. Son destin fulgurant fait toujours rêver les hommes, qu’ils soient amis ou ennemis. Et son mythe finit par appartenir à tout le monde et sa gloire par être universelle. Paradoxalement, dans la mémoire collective, cette bataille de Titans n’entame en rien le prestige de Napoléon. Bien au contraire même, elle contribue à grandir sa légende. Napoléon est clairement le héros de cette journée et le triomphe final – sa défaite – est le sien. Victor Hugo affirme : « Le nom grandit quand l’homme tombe. » C’est sa chute qui le fait grand ; elle est sa rédemption. La défaite ne détruit pas le mythe, au contraire elle le sanctifie. Par quel miracle ? Comment a-t‑il fait pour, après ce désastre fatal, devenir plus populaire que lors de ses innombrables victoires ? Qui se souvient aujourd’hui d’Ulm ou de Friedland alors que tout un chacun connaît Waterloo ? Ce nom qui sonne comme un coup de tonnerre est devenu un enjeu de mémoire. Le champ de bataille, haut lieu du tourisme belge, est visité autant pour les actions d’éclat qui s’y sont déroulées que pour les monuments qui les commémorent. Deux cents ans exactement après la victoire des troupes coalisées contre la France, une majorité des 180 000 touristes qui viennent voir ce site (et c’est bien le plus étonnant) est persuadée que c’est Napoléon qui a remporté Waterloo…Idem pour les enfants de Grande-Bretagne convaincus – ce qui désole leurs enseignants – que ce fut une défaite pour leur pays… comme nous l’a confirmé un professeur de l’université de Reading. En étudiant au plus près la genèse, le déroulement de cette « mère de toutes les batailles », et en m’interrogeant sur ses conséquences, j’ai été amené à me poser la question : Mais qui a vraiment gagné à Waterloo ?

 

Bonapartiana V : Bulletin du Dimanche du Quartidi: 10 Prairial 223

france frontières ulraBonapartiana  V : Bulletin du Dimanche du Quartidi: 10 Prairial 223

“L’actualité” de Napoléon le Grandjacques JANSSENS

napoleon bonaparte belgiqueJe me déclare le plus esclave des hommes; mon maître n’a pas d’entrailles, et ce maître, c’est la nature des choses”. Ses seconds comme lui-même, quitte à en périr, doivent tout sacrifier au bien public…. Qu’est-ce que l’avenir? Qu’est-ce que le passé? Quel fluide magique nous environne et nous cache les choses qu’il nous importe le plus de connaître? Nous passons, nous vivons, nous mourrons au milieu du merveilleux… Tous les hommes sont égaux! La sagesse ; les talents et les vertus mettent seuls des différences entre eux…– Octave Aubry – Les pages immortelles de Napoléon – 1941

EXPOSITIONS

Actualités

46 Evénements à lire  sur:http://www.napoleon.org/fr/magazine/agenda/index.asp

COMMUNAUTE-VALENCE & BOURG-LES-VALENCE – Nouvelles d’Arménie

Henri Siranyan a alors détaillé les relations de Napoléon avec les … Roustam Reza qui fut le plus fidèle garde du corps de Napoléon Bonaparte …

Le Concordat soumet l’Eglise à Napoléon –Le Soir

Loin d’être un idéologue, Bonaparte fut surtout un pragmatique. Il le restera jusqu’au bout. La manière dont il rendit la religion catholique au peuple …
Napoléon Bonaparte est le fossoyeur des principes révolutionnaires, celui qui s’est emparé du pouvoir par un coup d’Etat, qui a muselé la presse…
 

Napoléon ne meurt jamais Partagé par Le Figaro Histoire

lefigaro.fr – Qui ça gagné Waterloo? À Charleroi, où $Napoléon a installé dans la nuit du 15 au 16 juin 1815 son quartier général, cela ne fait aucun doute. «Les Anglais ont perdu, les Français les ont battus. Sa…

Lettre de Napoléon à Joséphine : « Vivre dans une Joséphine, c’est vivre dans l’Élysée. » – Des Lettres – Partagé par – Des Lettres deslettres.fr –

Je vais me coucher, ma petite Joséphine, le cœur plein de ton adorable image, et navré de rester tant de temps loin de toi ; mais j’espère que, dans quelques jours, je serai plus heureux et que je …

Bicentenaire de la Bataille de Waterloo : Napoléon de 1815 à 2015Partagé par – Tourisme 

Villers-belgique-tourisme.be – Replongez au cœur d’une page essentielle de l’histoire de l’Europe. Revivez le passage de Napoléon I sur le sol belge durant ces 4 fameuses journées de juin 1815. Préparez-vous dès à présent à comm…

Pontivy bientôt labellisé grâce à Napoléon ?

Partagé par – infosreg bretagne.infosreg.fr – Tags: bientôt, grâce, labellisé, Napoléon., Pontivy Aussi appelé Napoléonville, l’architecture de Pontivy est marquée par le passage de deux empereurs. La ville souhaite valoriser cet héritage patr…

Victor Hugo a fui Napoléon en Belgiquelalibre.be

Et pourtant, en décembre 1851, au lendemain du coup d’Etat contre Louis Napoléon Bonaparte, le génie incontesté de la littérature romantique s’exile …

 LIVRES

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  Dernière nouveauté: La bataille de Waterloo – symbole de victoire, de défaite et lieu de mémoireLes Editions de la Belle Alliance

La bataille de Waterloo : symbole de victoire, de défaite et lieu de mémoireLa bataille de Waterloo  symbole de victoire, de défaite et lieu de mémoire couv

Après 200 ans d’Histoire, la bataille de Waterloo marque toujours les esprits et n’en finit pas d’alimenter l’imaginaire collectif.Symbole de victoire de la monarchie et de la solidarité européenne pour les uns ou lieu de mémoire pour les autres, quelles sont réellement les conséquences de cette bataille ?Afin d’apporter un éclairage différent sur cet événement, des intervenants internationaux vous présentent, au travers de plusieurs conférences majeures, de nouveaux aspects pertinents encore jamais évoqués à ce jour sur ce thème

Cet ouvrage a été édité en collaboration avec la Fondation Napoléon et l’asbl Bataille de Waterloo 1815.

La diplomatie du sphinx, Napoléon III et sa politique internationale

Yves Bruley, lauréat 2012 du Prix Second Empire de la Fondation Napoléon pour son ouvrage Le quai d’Orsay impérial, fait ressortir dans cette étude les grands principes qui ont conduit la politique extérieure de Napoléon III comme les ressorts psychologiques, plus méconnus, qui ont influencé les choix diplomatiques du souverain. Cet ouvrage a fait l’objet d’un mécénat de la Fondation Napoléon.

il a reçu le Prix de la Fondation Napoléon en 2012 pour son ouvrage Le Quai d’Orsay impérial (Éditions A. Pedone, 2012), et a publié avec Thierry Lentz Diplomaties au temps de Napoléon (CNRS Éditions, 2014).

Coup de Coeur d’une histoire peu ordinaire un véritable rayon de soleil au milieu couverture du livrede ces nombreux champs de bataille! – un livre empli d’éruditionet d’émotions qui transpercent le lecteur! Le livre est à commander chez l’auteur : « Napoléon, Marie et Alexandre, la famille  polonaise » de CLAUDINE CLABOTS, 236 pages,     18 euros, plus frais de port, via le courriel clabots.c@belgacom.net

http://napoleonbonaparte.be/2015/05/la-famille-polonaise-et-le-premier-aiglon/

 
 

 

Bonapartiana IV : Bulletin du Dimanche du Quartidi: 4 Prairial 223

france frontières ulraBonapartiana  IV : Bulletin du Dimanche du Quartidi: 4 Prairial 223

“L’actualité” de Napoléon Le Grandjacques JANSSENS

Un ange est passé et m’a émerveillé…A la mémoire des belligérants!

Traditionnellement, la Pentecôte est une fête chrétienne célébrant l’arrivée du Saint-Esprit, la troisième personne de la Trinité : cet épisode est décrit avec force détails dans les Actes des Apôtres. Elle est fixée 50 jours après Pâques. Elle a lieu cette année à la date du dimanche 24 mai 2015. Le lundi de Pentecôte est fixé logiquement au lundi 25 mai. Puisque le moment où elle se déroule évolue année après année, on parle de fête mobile. Depuis le concile Vatican II, le lundi de Pentecôte n’est plus un jour solennisé par la religion catholique. Ce jour est tout de même considéré comme férié et chômé par la plupart des travailleurs dans l’Hexagone. Depuis la signature du Concordat de 1801 entre l’église catholique et Napoléon, le lundi de Pentecôte était dans l’ensemble de la France un jour férié. Mais la situation a évolué en 2003. Cette année-là, une canicule cause le décès de 15 000 personnes, pour la plupart des personnes âgées. Le Premier ministre Jean-Pierre Raffarin propose alors la suppression d’un jour férié, remplacé par une “journée de solidarité” destinée à financer des “actions en faveur de l’autonomie des personnes âgées ou handicapées”…Mais aujourd’hui, la journée de solidarité n’a plus forcément lieu le lundi de Pentecôte et ce jour est redevenu un jour férié comme un autre.

NOUVELLES DE NAPOLEON BONAPARTE BELGIQUE

Article du mois : http://napoleonbonaparte.be/2015/05/asterix-ou-le-mythe-de-napoleon/ Je remercie sa créatrice, Emmanuelle Mury, qui a permis la publications de son article trouvé sur son blog : https://hominusblogus.wordpress.com/2013/11/10/asterix-ou-le-mythe-de-napoleon/ que je vous convie à découvrir!

Napoléon et les légendes de Waterloo :

69. Le Lion, dit de Waterloo ne fut jamais inauguré !
68. La réelle blessure du Prince d’Orange
67. Les châtaigniers au moins tricentenaires d’Hougoumont
66. Qu’est devenu l’arbre de Wellington ?
65. L’incroyable destin de Basil Jackson
64. Le chirurgien Larrey, sauvé in extrémis du poteau d’exécution
63. Le général Duhesme, vraiment assassiné ?
62. Des médailles de Waterloo de tout acabit…
61. Les plus belles prises de guerre britanniques

collections2L’entièreté de la collection Del Prado des fantassins des guerres Napoléoniennes se trouve dans l’onglet Collections.

EXPOSITIONS

http://napoleonbonaparte.be/agenda/

ARTICLES

 

  • Victor Hugo l’Européen, monument de la culture française (1) AgoraVox
    Description de cette image, également commentée ci-aprèsCertains ont affirmé que Victor Hugo s’était imaginé devenir un ministre de Louis Napoléon Bonaparte une fois élu, mais Victor Hugo avait pourtant …Certains ont affirmé que Victor Hugo s’était imaginé devenir un ministre de Louis Napoléon Bonaparte une fois élu, mais Victor Hugo avait pourtant …
 

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Coup de Coeur d’une histoire peu ordinaire – un véritable rayon de soleil au milieu de ces nombreux champs de bataille! – un livre empli d’érudition et d’émotions qui transpercent le lecteur! Le livre est à commander chez l’auteur : “Napoléon, Marie et Alexandre, la famille  polonaise” de CLAUDINE CLABOTS, 236 pages,     18 euros, plus frais de port, via le courriel clabots.c@belgacom.net

On lui connaissait l’Aiglon, mais moins ses fils hors mariage, dont Alexandre, comte Walewski, que Napoléon a eu avec la comtesse Walewska. La Waterlootoise Claudine Clabots en a fait un roman après avoir eu la chance de pouvoir consulter les archives de son descendant Charles-André Colonna Walewski. Son récit est basé sur des faits réels, mais se penche essentiellement sur les sentiments humains que sont l’amour, la haine, l’ambition ou la jalousie. « Et au bout du compte on se rend compte que son fils Alexandre aura réussi par la diplomatie là où le père aura échoué par les armes, à savoir une paix durable avec les Anglais. »

 

Bonapartiana III : Jeudi du Quartidi : 24 Floréal 223 – fête d’obligation!

france frontières ulraBonapartiana  III : Jeudi du Quartidi: 24 Floréal 223

“L’actualité” de Napoléon Le Grandjacques JANSSENS

NOUVELLES DE NAPOLEON BONAPARTE BELGIQUE

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L’Ascension est aujourd’hui une journée fériée en Belgique et en France. Sous l’Ancien régime, les fêtes chrétiennes rythmaient la vie des villes et des campagnes. L’Ascension, comme Pâques, Noël ou les fêtes patronales étaient chômées dans un pays encore majoritairement rural. La Révolution française tente – sans succès – de les remplacer par de nouvelles célébrations laïques. Le Concordat signé en 1801 par Napoléon Bonaparte avec le pape Pie VII, rétablit quatre fêtes chrétiennes dans le calendrier : Noël, l’Ascension du Christ, l’Assomption de Marie (15 août) et la Toussaint. On parle alors de “fêtes d’obligation“. Malgré la séparation de l’Eglise et de l’Etat de 1905, ces quatre dates demeurent chômées dans l’Hexagone. Par ailleurs, ce jour est férié dans de nombreux pays comme l’Allemagne, la Belgique ou la Suisse (mais pas l’Italie, l’Espagne ou le Royaume-Uni).

EXPOSITIONS

 

  • Napoléon dans les plaines de Fleurus

    Les expositions (château de la paix) seront ouvertes samedi et dimanche de 10 h à 18 h http://i2.wp.com/napoleonbonaparte.be/WordPress3/wp-content/uploads/fleurus.jpgdu 22 mai au 13 septembre 2015.Durant ces mêmes week-ends – des visites guidées seront       organisées à 10 h – 14 h – 17 h. L’accès au château d’eau de Fleurus
    point de vue du champ de bataille –est prévu durant un week-end tout les trois week-ends.  –  Soit les 23-24 mai, 13-14 juin, 4-5 juillet,  25-26 juillet, 15-16 août et 5-6 septembre (sous réserve).

  • Les fraises de Grouchyhttp://i0.wp.com/napoleonbonaparte.be/WordPress3/wp-content/uploads/Fraises.jpeg

    Plusieurs pièces rares, issues de collections privées y seront exposées : objets personnelsdu maréchal Grouchy, pièces d’équipements français et prussiens, manuscrits d’époques, tableaux et gravures anciennes…Le Maréchal Grouchy avait établi son quartier-général à Walhain dans la Ferme Marette. Le 18 juin 1815, pressé par le Général Gérard de rejoindre l’empereur vers Mont-Saint-Jean, Grouchy, toujours occupé à déjeuner d’un plat de fraises, refuse. En effet, selon lui ce serait enfreindre les instructions de l’Empereur qui étaient de suivre les prussiens…

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  •  Le général Lasalle Le général LasalleCe guerrier intrépide originaire de Metz, incarnation d’un cavalier léger, s’est taillé la place dans la légende à grands coups de sabre. Vaillant, courageux, intelligent, il fut l’idole de ses soldats, malgré sa façon parfois sévère de punir la moindre faute contre le devoir militaire tel qu’il l’entendait lui-même – Golymin en est la preuve terrible. Ses incartades lui ont valu la célébrité sans pareil au sein de l’armée, où le moindre sous-lieutenant de cavalerie s’efforçait à l’imiter. Contrairement à d’autres, son caractère turbulent ne lui a point porté ombrage dans l’esprit de Napoléon, qui pardonnait tout à la bravoure et à la fidélité. Mais la personnalité de Lasalle est à double facette : buveur, tapageur, bretteur – et en même temps, mari tendre et attentif, ami dévoué. Il n’est pas interdit de rêver à ce qu’il aurait pu devenir si la mort ne l’avait pas fauché le 6 juillet 1809, à Wagram, en plein éclat de sa carrière fulgurante… Il nous reste de lui le célèbre tableau de Detaille, et ces paroles qu’il écrivit à sa femme: ” Mon cœur est pour toi, mon sang à l’Empereur, et ma vie à l’honneur “. Le superbe livre de Marcel Dupont, devenu un classique recherché, nous entraîne dans le sillage de ce cavalier d’exception, en faisant revivre les moments forts de cette existence hors pair.

    Il n’y a pas que la BD pour montrer Waterlooarticle image

    Dans l’exposition de Braine-le-Château, outre les planches agrandies de la bande dessinée, on trouve diverses vitrines. On y trouve ainsi une image d’un des ancêtres de la bande dessinée, une image d’Epinal, des figurines en miniature, un chapeau qui aurait bien pu être celui de Napoléon (mais celui-là est ailleurs, bien protégé) et le fameux tableau de Patrice Courcelle représentant le QG de Napoléon, tableau qui a déjà fait plusieurs fois le tour du monde… et dont vous pouvez acquérir des reproductions dans la boutique Waterloo.

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France:HENRI GUILLEMIN TAILLE EN PIÈCES NAPOLÉON BONAPARTE PARTIE 3/15 LE …camer.be Elle a trente-trois ans, Bonaparte vingt-sept. Marié le 9 mars 1796, Bonaparte est nommé commandant en chef de l’armée d’Italie. Accueilli avec …

 

 

Bulletin Bonapartiana II – Samedi du Nonidi 19 Floréal 223

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L’actualité de Napoléon Le Grand – S’abonner (Jacques Janssens)

NOUVELLES DE NAPOLEON BONAPARTE BELGIQUE

LIVRES

  • 315 p. – 24,90 € Le 18 juin 1815, à Waterloo, Napoléon livra sa dernière bataille qui, après beaucoup de sang, a tant fait couler d’encre qu’elle ne paraît…
  • 336 p. – 21 € Tout au long de son ascension fulgurante et de son règne, Napoléon s’applique à construire et à nourrir sa propre légende. Il fait évoluer so…
    320 p. – 22 € Cerner l’homme Napoléon Bonaparte sous toutes ses facettes : telle est l’ambition du présent ouvrage. Depuis l’œuvre de Jean Tulard en 1977, …
  • 896 p. – 9,50 € – Waterloo est plus qu’une bataille : c’est l’événement qui sonne la fin de Napoléon et du conflit militaire qui ensanglantait l’Europe depuis…

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Le dernier repas Jules César Napoléon vidéo

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Le Bonapartiania – Bulletin I : du Nonidi: 9. Floréal 223

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CRAVACHE EN CORNE, NACRE, OR ET BRONZE AU CHIFFRE DE L'IMPERATRICE JOSEPHINE

Toute l’épopée impériale était retracée au travers de musiques, de chants, de saynètes et de projections. Près de 400 spectateurs ont assisté à cette évocation de l’épopée de Napoléon.

 

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