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Armorial des communes de l’Empire

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File:Grandes Armes Impériales (1804-1815)2.svg

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86.Armorial du premier empire : titres, majorats et armoiries concédés par Napoléon Ier (1894)1
87.Armorial du premier empire : titres, majorats et armoiries concédés par Napoléon Ier (1894)2
88.Armorial du premier empire; titres, majorats et armoiries concédés par Napoléon Ier (1894)3
89.Armorial du premier empire; titres, majorats et armoiries concédés par Napoléon Ier (1894)4

Pour la Belgique : http://herald-dick-magazine.blogspot.be/2012/10/blasons-napoleoniens-des-villes-de.html 

Sous l’Ancien Régime, il existait en France quarante villes qui jouissaient du privilège exclusif d’être représentées officiellement par leurs maires au sacre du roi. Ces villes portaient le titre de bonne ville, et avaient pour marque distinctive, dans leur écu, le chef de France. La Révolution française abolit cette coutume, de même de nombreuses villes perdirent leur blason qui arborait les signes de la royauté.

Le décret du 17 mai 1809 qui rendit aux villes le droit d’obtenir des armoiries et dont les détails d’application furent réglés par une circulaire ministérielle du 4 juillet 1809, précisa qu’à l’avenir aucune ville ou corporation ne pourrait prendre d’armoiries qu’après en avoir obtenu l’autorisation de l’Empereur. Il précisa le partage des communes en trois ordres, et fixa, par rapport aux armoiries, la marque distinctive de chacune1.

Premier Empire (1804-1814)

Grandes Armes Impériales (1804-1815)Blason vide bonne ville d'empire avec ornement.svg

Bonnes villes du Premier Empire

  • Les bonnes villes (duchesses), que leurs maires représentaient au sacre, porteraient un chef de gueules chargé de trois abeilles d’or posées en fasce et portant pour ornements extérieurs une couronne murale à sept créneaux sommée d’une aigle naissante d’or pour cimier, soutenue d’un caducée de même auquel sont suspendus deux festons servant de lambrequins, l’un à dextre de chêne, l’autre à senestre d’olivier aussi d’or, noués et rattachés par des bandelettes de gueule.
Image Nom de la ville, du département, du blasonnement et du nom du BaronMaire
Blason Aachen Empire sans ornements.svgBlason Aachen Empire avec ornements.svg Aix-la-Chapelle (Roer) (BaronMaire)Flag of France.svg D’or au globe d’azur cerclé et croiseté du champ, cantonné de quatre alérions de sable, allumé de gueules, au chef de gueules à trois abeilles d’or2.Flag of Germany.svg Unter rotem, mit drei goldenen Bienen belegten Schildhaupt, in Gold eine blaue Weltkugel mit goldenem Tatzenkreuz, begleitet von vier (2:2) gestümmelten schwarzen einwärts gewendeten Adlern.
Blason ville fr Alexandria-Empire.svg Alexandrie (Marengo) (BaronMaire : Giulio Baciocchi)Flag of France.svg Écartelé, au premier et quatrième d’azur au château sommé d’une tour crénelée de trois pièces, d’argent, chargé d’un M de sable; au deuxième et troisième d’or au griffon de sable armé et lampassé de gueules, sur le tout d’argent à la Croix alaisée de gueules, au chef des bonnes villes de l’Empire qui est de gueules chargé de trois abeilles d’or3.Flag of Italy.svg Inquartato: nel 1º e 4º d’azzurro al castello cimato da una torre a tre merli d’argento e caricato da una M [=Marengo] di nero; nel 2º e 3º d’oro al grifone di nero, armato e linguato di rosso; sul tutto d’argento alla croce scorciata di rosso. Capo delle Bonnes Villes dell’Impero che è di rosso a tre api d’oro poste in fascia. Corona cimata da un’aquila nascente d’oro.
Blason ville fr Amiens-Empire.svg Amiens (Somme) (BaronMaire : Augustin Debray)Flag of France.svg D’azur au lierre d’argent, au chef de gueules chargé de trois abeilles d’or4.
Blason Amsterdam Empire sans ornements.svgBlason Amsterdam Empire.svg Amsterdam (Zuyderzée) (BaronMaire : Willem Joseph van Brienen van de Groote Lindt)Flag of France.svg De gueules au pal cousu de sable chargé de trois flanchis d’argent, au chef de gueules chargé de trois abeilles d’or5.* Il y a là non-respect de la règle de contrariété des couleurs : ces armes sont fautives (pal de sable sur champ de gueules).Flag of the Netherlands.svg In keel een pal van sabel, beladen met 3 verkorte St. Andrieskruisjes van zilver; paalsgewijze gerangschikt; in een schildhoofd van keel drie bijen van goud.
Blason ville fr Angers-Empire.svg Angers (Maine-et-Loire) (BaronMaire : Joseph François Joubert-Bonnaire)Flag of France.svgDe gueules a la clef d’argent, au chef de gueules chargé de trois abeilles d’or6.
Blason ville fr Anvers2-Empire.svgBlason ville fr Anvers-Empire avec orn.svg Anvers (Deux-Nèthes) (BaronMaire : Jan Steven Werbrouck)Flag of France.svg De gueules au château a trois tours d’argent de cinq pièces, ouvert, ajouré et maçonné de sable, surmonté de deux mains appaumées, celle a dextre en bande, celle a senestre en barre d’argent, soutenu d’une rivière en fasce alaisée du même, au chef de gueules chargé de trois abeilles d’or7.Flag of the Netherlands.svg In keel een burcht met drie geopende, gekanteelde torens van zilver, verlicht en gemetseld van sabel, de middelste toren in het schildhoofd vergezeld rechts van een schuingeplaatste rechterhand en links van een linksschuingeplaatste linkerhand, beide van zilver, ondersteund door een rivier van hetzelfde, een schildhoofd van keel, beladen met drie bijen van goud.
Blason ville fr Besançon (empire).svgBlason ville fr Besançon (empire) avec orn.svg Besançon (Doubs) (BaronMaire : Antoine Louis Daclin)Flag of France.svg D’or au lion de sable, adextré et senestré d’une colonne de gueules, surmonté d’une croisette de sable, au chef de gueules chargé de trois abeilles d’or8.
Blason ville fr Bordeaux-Empire.svg Bordeaux (Gironde) (BaronMaire : Jean-Baptiste Lynch)Flag of France.svgDe gueules, au château à cinq tourelles d’argent, pavillonnées et girouettées d’or, ajourées de sable; le château la porte ouverte du champ et surmontée d’une cloche de sable ; le tout surmonté d’un lion passant d’or et soutenu d’une terrasse de sinople, chargée d’un croissant d’argent, au chef de gueules chargé de trois abeilles d’or9.
Blason ville fr Bourges-Empire.svg Bourges (Cher) (BaronMaire : Antoine Callande de Clamecy)Flag of France.svgCoupé au 1er de gueules, au dextrochère d’argent tenant une épée haute d’or, parti de sinople, à la gerbe d’or; au 2e d’azur, au bélier d’argent, passant sur une terrasse de sinople, au chef de gueules chargé de trois abeilles d’or10.
Blason ville fr Brême-Empire.svg Brême (Bouches-du-Weser) (BaronMaire : Heinrich Lampe)Flag of France.svgD’or à la clef de sable posée en bande, le pennon vers le chef, au chef de gueules chargé de trois abeilles d’or11.Flag of Germany.svgUnter rotem, mit drei goldenen Bienen belegten Schildhaupt, in Gold einen schräg nach rechts aufgerichteten, mit dem Bart nach links gewandten, schwarzen Schlüssel.
Blason ville fr Bruxelles-Empire2.svgBlason ville fr Bruxelles-Empire et ornement.svg Bruxelles (Dyle) (BaronMaire : Charles de Merode)Flag of France.svgDe gueules au saint Michel d’or terrassant le démon de même, armé et allumé de sable, au chef de gueules chargé de trois abeilles d’or2.Flag of the Netherlands.svgIn keel de heilige Michaël van goud, de duivel van hetzelfde neerslaande, voorzien van een schildhoofd van keel, beladen met drie bijen van goud.
Blason ville fr Caen-Empire.svgBlason ville fr Caen (Calvados) Empire (Orn ext).svg Caen (Calvados) (BaronMaire : Jean-Baptiste d’Aigremont de Saint-Manvieu)Flag of France.svgDe gueules au château donjonné d’une tour crénelée d’or, au chef de gueules chargé de trois abeilles d’or12.En 1809, la Ville de Caen demande l’octroi du blason suivant : Coupé d’azur et de gueules à l’Aigle d’or Brochant sur le tout, au chef de gueules a trois abeilles d’or qui est des bonnes villes de l’Empire.

Blason Caen 1809.svg

13.* Ces armes sont fautives.

Blason ville fr Clermont-Ferrand-Empire.svg Clermont-Ferrand (Puy-de-Dôme) (BaronMaire : Martial de Solagniat)Flag of France.svg D’azur à une croix cousue de gueules cantonnée : aux I et IV d’un fer de lance d’or ; aux II et III d’un écu d’or chargé d’un gonfanon de gueules franché de sinople, qui est d’Auvergne au chef de gueules chargé de trois abeilles d’or14.
Blason ville fr Cologne-Empire.svg Cologne (Roer) (BaronMaire : Johann Jakob von Wittgenstein)Flag of France.svg D’argent et de gueules de trois pièces, au chef de gueules chargé de trois abeilles d’or, qui est des bonnes villes de l’Empire.Flag of Germany.svg Unter rotem, mit drei goldenen Bienen belegten Schildhaupt, in Weiß und Rot durch drei Spitzen geteilt.
Blason ville fr Dijon-Empire.svg Dijon (Côte-d’Or) (BaronMaire : Pierre Bernard Ranfer de Bretenières)Flag of France.svg Parti, au 1er d’azur, au cep de vigne d’or, à la bordure componée d’argent et de gueules; au 2, bandé d’or et d’azur, à la bordure de gueules, au chef de gueules chargé de trois abeilles d’or15.
Blason ville fr Florence-Empire.svg Florence (Arno) (BaronMaire : Emilio Pucci)Flag of France.svgD’argent a la fleur d’iris terrassé au naturel, au chef de gueules chargé de trois abeilles d’or2.Flag of Italy.svgD’argento al fiore di iris terrazzato al naturale, al capo di rosso a tre api in fascia d’oro.
Blason ville fr Gant-Empire.svgBlason ville fr ghent-Empire avec ornement.svg Gand (Escaut) (BaronMaire : Joseph Sébastien della Faille d’Assenede)Flag of France.svgDe sable a un lion d’argent languée et armé de gueules, au chef de gueules chargé de trois abeilles d’or16.Flag of the Netherlands.svg In sabel een leeuw van zilver, geklauwd en getongd van keel; over alles geen een schildhoofd van keel, beladen met drie bijen van goud.
Blason ville fr Gênes-Empire.svgBlason ville fr Gênes-Empire avec orn.svg Gênes (Gênes)Flag of France.svgD’argent a la croix de gueules, au chef de gueules chargé de trois abeilles d’or17.Flag of Italy.svgD’argento alla croce di rosso, al capo di rosso caricato di tre api d’oro.
Blason ville fr Genève-Empire.svg Genève (Léman)Flag of France.svgParti, au 1) d’or à une demi-aigle bicéphale de sable, armée, languée et becquée de gueules mouvant de la partition et au 2) d’azur à une clé d’argent contournée; au chef de gueules chargé de trois abeilles d’or18.Flag of Germany.svgParty im 1) Gold halb Adler-headed Sand Armee languée und Schnabelwale gules bewegen Partition und 2) gules einen Schlüssel oder umgangen, der Chef drei Bienen gules GoldFlag of Italy.svgPartito, il 1º d’oro, a una mezza aquila bicipite di nero, armata, lampassata e rostrata di rosso movente dalla partizione e il 2º di rosso, a una chiave d’oro rivoltata; al capo di rosso caricato di tre api d’oro
Blason ville fr Grenoble-Empire.svg Grenoble (Isère) (BaronMaire : Charles Renauldon)Flag of France.svgD’argent aux trois roses de gueules, au chef de gueules chargé de trois abeilles4.
Blason ville fr Hambourg-Empire.svg Hambourg (Bouches-de-l’Elbe) (BaronMaire : Friedrich von Graffen)Flag of France.svgD’argent à un château crénelé, donjonné de trois tourelles terminées en dôme, le tout de gueule, soutenu de sinople, au chef de gueules chargé de trois abeilles d’or2.Flag of Germany.svgUnter rotem, mit drei goldenen Bienen belegten Schildhaupt, in Silber getragen von Grün, die rote dreitürmige Burg mit geschlossenem Tor.
Blason ville fr La Rochelle-Empire.svg La Rochelle (Charente-Inférieure) (BaronMaire : Paul Garreau)Flag of France.svg D’or au vaisseau à trois mâts de sable, voguant à senestre et soutenu d’une mer de sinople, au chef de gueules chargé de trois abeilles d’or9.
Blason ville fr La Haye-Empire.svgBlason ville fr La Haye-Empire avec orn.svg La Haye (Bouches-de-la-Meuse)Flag of France.svg D’or à la cigogne passante au naturel tenant dans son bec un serpent de sable, au chef de gueules chargé de trois abeilles d’or4.Flag of the Netherlands.svg In goud een stappende ooievaar in natuurlijke kleur met in zijn bek een slang van zilver; in een schildhoofd van keel drie bijen van goud.
Blason ville Liège-Empire.svg Liège (Ourthe)Flag of France.svg De gueules à la colonne haussée de quatre degrés, sommée d’un globe croiseté, adextrée d’un L, sénestrée d’un G et soutenue de trois têtes de lion rangées en fasce, le tout d’or ; au chef des bonnes villes (de gueules chargé de trois abeilles d’or)19.Flag of Wallonia.svgDi gueuyes å peron ôssî, sopoirté på troes liyons so troes degrés, sordjoké d’ene baramete, co sordjoké d’ene croes à pates, li tot d’or, aboirdé d’on grand L et d’on grand G do minme al cabexhe di gueuye kerdjiye di troes moxhes al låme d’or.
Blason ville fr Lille-Empire (Nord).svgBlason et ornements ville fr Lille-Empire (Nord).svg Lille (Nord) (BaronMaire : Louis Marie Joseph de Brigode)Flag of France.svg Coupé d’azur et de gueules, l’azur au drapeau en lance d’argent orlé d’or; la gueule à la ville fortifiée et bombardée, le tout d’argent au chef de gueules chargé de trois abeilles d’or20.
Blason ville fr Livourne-Empire.svg Livourne (Méditerranée) (BaronMaire : Pietro Paolo Strambi)Flag of France.svg D’azur au château d’argent ouvert et maçonné de sable, donjonné de deux tourelles du même, celle à dextre sommée d’un drapeau d’argent chargé du mot FIDES de sable, le tout soutenu d’une mer de sinople ; au chef cousu des bonnes villes de l’Empire21.Flag of Italy.svgDi azzurro, alla fortezza torricellata di due, d’argento, la torre di destra cimata da una banderuola d’argento svolazzante a sinistra con la legenda FIDES; la fortezza movente da un mare di verde. al capo di rosso caricato di tre api d’oro.
Blason ville de Lübeck (Bouches-de-l'Elbe) (1811-1813).svg Lübeck (Bouches-de-l’Elbe) (BaronMaire : Anton Diedrich Gütschow)Flag of France.svg D’argent à un vol de sable chargé en cœur d’un écusson coupé d’argent et de gueules ; au chef de gueules chargé de trois abeilles d’or.Flag of Germany.svg Unter rotem, mit drei goldenen Bienen belegten Schildhaupt, in Silber ein Paar schwarzer Adlerflügel mit einem von Silber und Rot geteilten Brustschild.
Blason ville fr Lyon-Empire.svgBlason ville fr Lyon-Empire avec ornement.svg Lyon (Rhône) (BaronMaire : Comte Nicolas-Marie-Jean-Claude Fay de Sathonay)Flag of France.svg De gueules au lion d’argent au chef de gueules chargé de trois abeilles d’or22.
Blason ville fr Marseille-Empire.svgBlason ville fr Marseille-Empire orn-ext.svg Marseille (Bouches-du-Rhône) (BaronMaire : Antoine-Ignace Anthoine)Flag of France.svg Tranché, au premier d’argent à la croix alésée d’azur, au second d’azur à une trirème antique d’or mouvant de la partition sur une mer de sinople au chef de gueules chargé de trois abeilles d’or23.
Blason ville fr Mayence-Empire.svgBlason ville fr Mayence-Empire (Orn ext).svg Mayence (Mont-Tonnerre) (BaronMaire : Franz Konrad Macké)Flag of France.svg D’argent à deux “roues de Mayence (en) de gueules posées en bande, liées d’une croisette du champ à la bordure cousue d’or, également posée en bande ; au chef de gueules chargé de trois abeilles d’or.
Flag of Germany.svg Unter rotem, mit drei goldenen Bienen belegten Schildhaupt, in Silber zwei durch ein silbernes Kreuz verbundene, schräg gestellte, sechsspeichige, rote Räder.
Blason ville fr Metz Empir1.svg Metz (Moselle) (BaronMaire :(Nicolas Damas Marchant)Flag of France.svg Parti d’argent et de sable, à la demi-figure de femme nue, de carnation, mouvant de la pointe, couronnée de trois tours crénelées d’or, tenant de la dextre une épée haute en barre d’azur, et de la sénestre un étendard tricolore monté et frangé d’or [brochant la partition] au chef de gueules chargé de trois abeilles d’or24.
Blason ville fr Montauban-Empire.svg Montauban (Tarn-et-Garonne) (BaronMaire : )Flag of France.svg De gueules au saule d’or étêté, ayant six branches sans feuilles, trois à dextre, trois à senestre, au chef de gueules chargé de trois abeilles d’or25.
Blason ville fr Montpellier Empire.svg Montpellier (Hérault) (BaronMaire : Pierre-Louis Granier)Flag of France.svg D’azur, au portail antique, sous lequel est assise une Vierge vêtue, tenant l’enfant Jésus le tout d’or et ayant à ses pieds un écu: d’or, au tourteau de gueules, au chef de gueules chargé de trois abeilles d’or26.
Blason ville fr Nancy-Empire.svg Nancy (Meurthe) (Moselle) (BaronMaire 🙁François Antoine Lallemand)Flag of France.svg D’argent au chardon de pourpre tigé arraché et feuillé de sinople, au chef de gueules à trois abeilles d’or27.
Blason ville fr Nantes-Empire.svg Nantes (Loire-Inférieure) (BaronMaire : Jean-Baptiste Bertrand-Geslin)Flag of France.svg De pourpre à la frégate d’argent voguant à senestre sur une mer de sinople, d’argent à cinq mouchetures d’hermine chargé d’un comble de gueules chargé de trois abeilles d’or.’ 4
Blason ville fr Nice-Empire.svgBlason ville fr Nice-Empire avec orn.svg Nice (Alpes-Maritimes) (BaronMaire : Louis Romey)Flag of France.svg D’argent au lion passant de gueules, surmonté d’un soleil rayonnant du même, adextré d’un olivier et sénéstré d’un oranger de sinople, le dernier fruité d’or, au chef de gueules chargé de trois abeilles d’or4.
Blason ville fr Orléans Empire (Loiret).svg Orléans (Loiret) (BaronMaire : Antoine Crignon des Ormeaux)Flag of France.svg Parti d’azur et de gueules ; l’azur à une statue de Jeanne d’Arc, armée de pied en cap, d’or, soutenue d’une terrasse d’argent ; le gueules à trois tierce feuilles, deux et une, d’argent ; au chef de gueules chargé de trois abeilles d’or9.
Blason de Paris 1811.svgBlason et ornements ville fr Paris (Empire).svg Paris (Seine) Suppression de la mairie de Paris de 1794 à 1848.Flag of France.svg Les « lettres patentes » accordées à la ville de Paris par Napoléon Ier le 29 janvier 1811, dans lesquelles le chef (partie supérieure) du blason comporte trois abeilles d’or sur fond de gueules en lieu et place des fleurs de lys sur fond d’azur. On y voit de plus apparaître une étoile d’argent au-dessus de la nef, et la déesse Isis en proue de la nef.
Blason ville fr Parme-Empire.svg Parme (Taro)Flag of France.svg D’or à la croix patée d’azur ; au chef des bonnes villes de l’Empire28.Flag of Italy.svgD’oro alla croce patente di azzurro, al capo di rosso caricato di tre api d’oro.
Blason ville fr Plaisance-Empire.svg Plaisance (Taro) (BaronMaire : Giuseppe Calciati)Flag of France.svg De gueules à la louve arretée et soutenue d’argent, surmontée de deux billettes du même au chef de gueules à trois abeilles d’or29,30.
Flag of Italy.svg Di rosso alla lupa fermata e sostenuta d’argento, sormontata da due biglietti del medesimo; al capo cucito delle buone città dell’Impero che è di rosso a tre api in fascia d’oro.
Blason ville fr Reims-Empire.svg Rheims (Marne) (BaronMaire : Pierre Jobert-Lucas)Flag of France.svgD’argent à deux rinceaux de laurier passés en double sautoir de sinople, au chef de gueules chargé de trois abeilles d’or26.
Blason ville fr Rennes-Empire.svg Rennes (Ille-et-Vilaine) (BaronMaire : Esprit Charles Clair de La Bourdonnaye)Flag of France.svg D’hermine, au chef de gueules chargé de trois abeilles d’or31.
Blason ville Rome-Empire.svg Rome (Rome)Flag of France.svgD’argent à la bande de sable chargée d’une louve couchée allaitant deux jumeaux qu’elle semble regarder avec affection, au chef de gueules chargé de trois abeilles32.
Flag of Italy.svgArgent su una striscia di sabbia adagiata a capo di una lupa che allatta due gemelli che sembra guardare con affetto, il capo di rosso tre api.
Blason ville fr Rotterdam-Empire.svgBlason ville fr Rotterdam-Empire avec ornement.svg Rotterdam (Bouches-de-la-Meuse)Flag of France.svg Coupé, au premier: écartelé d’or à un lion passant de gueules et aussi d’or à un lion passant de sable; au second: de sinople au pal d’argent au chef de gueules chargé de trois abeilles d’or33.Flag of the Netherlands.svg Doorsneden in drieën: het bovenste deel van keel met drie bijen van goud; het middelste deel gevierendeeld: 1 en 4 van goud met een gaande leeuw van keel, 2 en 3 van goud met een gaande leeuw van sabel; het onderste deel van sinopel met een paal van zilver.
Blason ville fr Rouen-Empire.svg Rouen (Seine-Inférieure) (BaronMaire : Pierre Prosper Demadières)Flag of France.svg De gueules au mouton passant, la tête contournée d’argent, portant une croix en barre à laquelle est attachée d’un banderole du même ; au chef de gueules chargé de trois abeilles d’or4.
Blason ville fr Strasbourg2-Empire.svg Strasbourg (Bas-Rhin) (BaronMaire : Louis-François de Wangen de Geroldseck)Flag of France.svg D’azur diapré d’or à la bande d’argent au chef de gueules chargé de trois abeilles d’or34.
Blason ville fr Toulouse-Empire.svg Toulouse (Haute-Garonne) (BaronMaire : Raymond de Bellegarde)Flag of France.svg De gueules à la croix cléchée, vidée, pommetée de douze pièces d’or, sur une vergette du même, accompagnée en pointe d’un agneau passant d’argent, la tête nimbée, contournée, brochant sur la vergette, la croix accostée à dextre d’un château d’argent, et à sénestre d’une basilique du même, au chef de gueules chargé de trois abeilles d’or35.
Blason ville fr Tours-Empire.svgBlason ville fr Tours-Empire avec orn.svg Tours (Indre-et-Loire) (BaronMaire : Paul Deslandes)Flag of France.svg D’or à trois tours crénelées de sable, au chef de gueules chargé de trois abeilles d’or36.
Blason ville fr Troyes-Empire - bonne ville.svg Troyes (Aube) (BaronMaire : Louis Joseph BOURGOIN)Flag of France.svg Tiercé en fasce ; au premier, des bonnes villes, aux deuxième d’azur à trois châteaux flanqués de deux tours crénelées, sommées chacune d’un drapeau, le tout d’or, au troisième d’aeur à la bande d’argent, côtoyée de quatre cotices d’or, deux à dextre, deux à senestre, potencées de l’une à l’autre26.
Blason ville fr Torino-Empire.svgBlason ville fr Torino-Empire avec ornement.svg Turin () (BaronMaire : Ignazio Laugier)Flag of France.svg D’azur à un taureau furieux d’or accorné d’argent, au chef de gueules chargé de trois abeilles d’or37.Flag of Italy.svg D’azzurro al toro furioso d’oro cornato d’argento, al capo di rosso caricato di tre api d’oro.
Blason ville fr Versailles-Empire.svg Versailles (Seine-et-Oise) (BaronMaire : Thomas-Guillaume Pétigny)Flag of France.svg D’azur, au château d’or, surmonté de trois jets d’eau d’argent, au chef de gueules chargé de trois abeilles d’or38.

Les villes de seconde classe

  • Les villes du second ordre (comtesses), c’est-à-dire celles dont les maires étaient, comme ceux des bonnes villes, à la nomination de l’empereur, portaient un franc quartier à dextre, d’azur, chargé d’un N d’or, surmontée d’une étoile rayonnante de même et portant pour ornements extérieurs une couronne murale à sept créneaux d’argent pour cimier, soutenue d’un caducée de même auquel sont suspendus deux festons servant de lambrequins, l’un à dextre d’olivier, l’autre à senestre de chêne aussi d’argent, noués et rattachés par des bandelettes d’azur.
    Blason vide ville 2nd classe d'empire avec ornement.svg
Image Nom de la ville, du département, du blasonnement et du nom du BaronMaire
Blason ville Acqui-Empire.svg Acqui (Montenotte)Flag of France.svg Écartelé, au premier, des villes de seconde classe, au deuxième d’argent à la croix pleine de gueules, au troisième d’or au vautour éployé de sable empiétant un lièvre au naturel, au quatrième d’azur à un rocher d’or, mouvant du flanc senestre, d’où coule une source d’argent, fumante de sable et tombant dans un vase d’argent, mouvant du bas de l’écu39.Flag of Italy.svg Inquartato, nel primo, delle città di seconda classe, nel secondo d’argento alla croce di rosso, nel terzo d’oro a un avvoltoio di nero con una lepre al naturale tra le artigli, nel quarto d’azzurro a una roccia d’oro movente dal lato sinistro, da dove scorre una fonte d’argento fumante di nero e cadente in un vaso d’argento movente dal fondo dello scudo
Blason ville fr Agen-Empire.svg Agen (Lot-et-Garonne)Flag of France.svg De gueules à la tour crénelée de sept pièces chargée d’une roue, donjonnée d’un château de trois tourelles, une et deux, crénelées de trois pièces chacune, couvertes et girouettées, le tout d’or, ouvert, ajouré et maçonné de sable, adextré d’un coq d’argent, tenant dans ses pattes une légende du même, chargée du mot AGEN de sable ; au franc quartier des villes de seconde classe40.
Fichier-Blason ville fr Aix-en-Provence-Empire.svgFichier-Blason ville fr Aix-en-Provence-Empire + orn.svg Aix-en-Provence (Bouches-du-Rhône)Flag of France.svg D’or, à cinq vergettes de gueules, au franc quartier des villes de seconde classe qui est à dextre d’azur à un N d’or, surmonté d’une étoile rayonnante du même41.
Blason ville fr Arles-Empire.svg Arles (Bouches-du-Rhône)Flag of France.svg D’azur au léopard accroupi d’or, la queue remontant entre les jambes, la patte dextre élevée tenant un labarum de Constantin du même chargé d’une inscription de sable CIV.AREL au franc quartier des villes de seconde classe qui est à dextre d’azur à un N d’or, surmonté d’une étoile rayonnante du même42.
Blason ville fr Armentières-Empire.svg Armentières (Nord)Flag of France.svg Coupé au premier, au franc quartier des villes de seconde classe qui est à dextre d’azur à un N d’or, surmonté d’une étoile rayonnante du même, à senestre d’argent chargé à dextre d’un croissant contourné, à senestre d’un soleil rayonnant, surmontés en chef d’une étoile, le tout d’azur ; au second, à un lion rampant d’or43.
Blason ville fr Asti-Empire.svgBlason ville fr Asti-Empire + orn.svg Asti ()Flag of France.svg Coupé, au premier parti, au franc quartier des villes de seconde classe qui est à dextre d’azur à un N d’or, surmonté d’une étoile rayonnante du même, a senestre de sable à trois lances antiques rangées en fasce d’or, au deuxième écartelé d’azur et de gueule, à la croix d’argent brochant sur le tout44.Flag of Italy.svg Troncato, al primo partito, a destra al canton franco delle città di seconda classe che è di azzurro alla lettera N d’oro sormontata da una stella raggiante del medesimo, a sinistra di nero a tre lance antiche disposte in palo d’oro; al secondo inquartato di azzurro e di rosso, alla croce d’argento toccante gli orli.
Blason ville fr Avranches (Manche) Empire.svgBlason ville fr Avranches (Manche) Empire + orn.svg Avranches (Manche)Flag of France.svg D’azur à un château d’argent, flanqué de deux tours crénelées de trois pièces du même, ouvertes ajourées et maçonnées de sable au franc quartier des villes de seconde classe qui est à dextre d’azur à un N d’or, surmonté d’une étoile rayonnante du même45.
Blason ville fr Bayonne-Empire.svg Bayonne (Basses-Pyrénées)Flag of France.svg D’azur, à la tour crénelée de quatre pièces d’argent, ouverte, ajourée et maçonnée de sable, acc. de deux pins arrachés d’or, l’un à dextre, l’autre à senestre, et de deux lions affrontés d’argent, au franc quartier des villes de seconde classe qui est à dextre d’azur à un N d’or, surmonté d’une étoile rayonnante du même46.
Blason ville fr Beauvais Empire.svgBlason ville fr Beauvais Empire avec orn.svg Beauvais (Oise)Flag of France.svg De gueules au pieu posé en pal d’argent, au franc quartier des villes de seconde classe qui est à dextre d’azur à un N d’or, surmonté d’une étoile rayonnante du même47.
Blason ville fr Bois-le-Duc-Empire.svgBlason ville fr Bois-le-Duc-Empire + orn.svg Bois-le-Duc (Bouches-du-Rhin)Flag of France.svg Coupé ; au premier, parti, à dextre des villes de seconde classe, à sénestre contrécartelé, aux premier et quatrième de sable au lion rampant d’or, aux deuxième et troisième d’argent au lion rampant de geules ; au second du coupé, de sable à un arbre arraché d’or4.Flag of the Netherlands.svg Doorsneden: I. Gedeeld: 1. in azuur een Latijnse letter N van goud waarboven een ster van hetzelfde, 2. gevierendeeld: a en d. in sabel een leeuw van goud, b en c. in zilver een leeuw van keel; II. In sabel een ontwortelde boom van goud.
Blason ville fr Borgo-Taro-Empire.svg Borgo-Taro (Apennins)Flag of France.svg D’argent à deux tours crénelées de trois pièces, jointes par une muraille, maçonnées, ouvertes et ajourées de gueules, soutenues d’un fleuve de sinople, et sommées d’une lance de sable, nouée d’azur ; au franc quartier des villes de seconde classe48.Flag of Italy.svgD’argento, a due torri merlate di tre pezzi, unite da una muraglia, murate, aperte e finestrate di rosso, sostenute da un fiume di verde, e sormontate da una lancia di nero nodata di blu ; al quartier franco delle città di seconda classe.
Blason ville fr Bruges-Empire.svg Bruges (Lys (département))Flag of France.svg Burrelé de huit pièces d’argent et de gueules, au lion d’azur langué et griffé de gueules, au franc quartier des villes de seconde classe qui est à dextre d’azur à un N d’or, surmonté d’une étoile rayonnante du même.Flag of the Netherlands.svg Gedwarsbalkt van acht stukken zilver en keel, daaroverheen een leeuw van azuur genageld en getongd van keel, over alles heen een vrijkwartier van azuur waarin een Latijnse letter N van goud, waarboven een ster van hetzelfde.
Blason ville fr Châlons-Empire.svg Chalons-sur-Marne (Marne)Flag of France.svg D’azur à la croix d’argent, cantonnée en chef, à dextre d’une grappe de raisin, à sénestre d’une faulx en bande, en pointe à dextre d’un soc antique, à senestre d’un melon, le tout d’or soutenu d’une champagne de gueules, chargée du mot FIDES d’or ; au franc quartier des villes de seconde classe40.
Blason ville fr Chartres-Empire.svg Chartres (Eure-et-Loir)Flag of France.svg De gueules, à trois besants d’argent, chacun chargé d’une inscription de sable frappé au droit d’un denier du Moyen Âge du type bléso-chartrain; au comble cousu d’azur, chargé d’ue gerbe d’or au franc quartier des villes de seconde classe qui est à dextre d’azur à un N d’or, surmonté d’une étoile rayonnante du même49.
Blason ville fr Castelsarrasin-Empire.svg Castel-Sarrasin (Tarn-et-Garonne)Flag of France.svg D’azur au château donjonné de trois tours crénelées d’or, surmonté d’une tête de maure de sable tortillée d’argent, au comble de gueules, chargé d’une croix cléchée, vidée et pommetée d’or ; au franc quartier des villes de seconde classe40.
Blason ville fr Chaumont-Empire.svg Chaumont (Haute-Marne)Flag of France.svg De gueules à la couronne d’épis d’or, de laquelle sortent cinq tiges de blé, du même, trois pointant vers le chef, et deux vers le bas de l’écu ; au franc quartier des villes de seconde classe qui est à dextre d’azur à un N d’or, surmonté d’une étoile rayonnante du même40.
Blason ville fr Chiavari-Empire.svg Chiavari (Gênes)Flag of France.svg D’azur à un château d’argent ouvert, ajouré et maçonné de sable mouvant de la champagne de sinople chargée d’une clé d’or posée en fasce, au franc quartier des villes de seconde classe qui est à dextre d’azur à un N d’or, surmonté d’une étoile rayonnante du même50.Flag of Italy.svg D’azzurro al castello d’argento aperto, finestrato e mattonato di nero sostenuto dalla campagna di verde caricata da una chiave d’oro posta in fascia, al canton franco delle città di seconda classe che è di azzurro alla lettera N d’oro sormontata da una stella raggiante del medesimo.
Blason ville fr Cherbourg-Empire.svgBlason ville fr Cherbourg-Empire avec orn.svg Cherbourg (Manche)Flag of France.svg D’azur à la fasce d’argent, chargée de trois étoiles en fasce de sable, et accompagnée de trois besants, deux en chef et un en pointe d’or au franc quartier des villes de seconde classe qui est à dextre d’azur à un N d’or, surmonté d’une étoile rayonnante du même51.
Blason ville fr Coutances-Empire.svg Coutances (Manche)Flag of France.svg D’azur à trois colonnes d’ordre toscan posées en pal, rangées en fasce d’argent ; au franc quartier des villes de seconde classe40.
Blason Delft empire.svg Delft (Bouches-de-la-Meuse)Flag of France.svg D’argent au pal de sable ondé d’argent, au franc quartier des villes de seconde classe qui est à dextre d’azur à un N d’or, surmonté d’une étoile rayonnante du même52.Flag of the Netherlands.svg In zilver een gegolfde paal van sabel; in een vrijkwartier van azuur een Latijnse letter N van goud waarboven een ster van hetzelfde.
Blason ville fr Dole-Empire.svg Dole (Jura)Flag of France.svg Coupé d’azur et de gueules, l’azur semé de billettes d’or et chargé d’un lion issant du même, armé et lampassé de gueules, le gueules à la montagne d’argent mouvante de la pointe ; au franc quartier des villes de seconde classe40.
Blason Granville 50 1811.svgBlason Granville 50 1811 + orn.svg Granville (Manche)Flag of France.svg D’azur à la fasce nuagée d’argent, accompagné de trois étoiles d’or, deux en chef et une en pointe, chargée d’un dextrochère armé, de sable, mouvant du flanc senestre de l’écu et tenant une épée haute d’or franc au franc quartier des villes de seconde classe qui est à dextre d’azur à un N d’or, surmonté d’une étoile rayonnante du même53.
Blason ville fr Grasse-Empire.svg Grasse (Alpes-Maritimes)Flag of France.svg D’azur à un agneau pascal ; à la champagne d’or chargée de deux rameaux au naturel passés en sautoir, à dextre d’olivier, à senestre de jasmin au franc quartier des villes de seconde classe qui est à dextre d’azur à un N d’or, surmonté d’une étoile rayonnante du même54.
Blason ville fr Haguenau Empire (Bas-Rhin).svg Haguenau (Bas-Rhin)Flag of France.svg D’azur à la quintefeuille en abîme d’argent, boutonnée de gueules ; franc quartier des villes de seconde classe55.
Blason ville Le Havre Empire.svg Le Havre (Seine-Inférieure)Flag of France.svg De gueules à la salamandre d’argent dans des flammes d’or, au comble cousu d’azur chargé de trois étoiles d’or ; au franc quartier des villes de seconde classe qui est à dextre d’azur à un N d’or, surmonté d’une étoile rayonnante du même56
Blason ville fr Hyères-Empire.svgBlason ville fr Hyères-Empire + orn.svg Hyères (Var)Flag of France.svg D’Azur à la tour d’argent, maçonnée de sable, ouverte et ajourée du Champ, crénelée de quatre pièces, donjonnée de trois tourelles, crénelée chacune de trois pièces du même, et accompagnée en pointe de trois besants, deux et un, d’or au franc quartier des villes de seconde classe qui est à dextre d’azur à un N d’or, surmonté d’une étoile rayonnante du même57.
Blason ville fr LeMans Empire.svgBlason ville fr LeMans Empire avec orn.svg Le Mans (Sarthe)Flag of France.svg De gueules à la croix d’or chargée d’une clef contournée de sable, cantonnée de quatre chandeliers d’argent, au franc quartier des villes de seconde classe qui est à dextre d’azur à un N d’or, surmonté d’une étoile rayonnante du même58.
Blason LEIDEN empire.svg Leyde (Bouches-de-la-Meuse)Flag of France.svg D’argent aux deux clefs de gueules passées en sautoir, au franc quartier des villes de seconde classe qui est à dextre d’azur à un N d’or, surmonté d’une étoile rayonnante du même59.Flag of the Netherlands.svg In zilver twee schuingekruiste sleutels van keel met de baarden naar boven; in een vrijkwartier van azuur een Latijnse letter N van goud waarboven een ster van hetzelfde.
Blason ville fr Lierre-Empire.svgBlason ville fr Lierre-Empire + orn.svg Lierre (Deux-Nèthes)Flag of France.svg D’argent aux trois chevrons de gueules, au franc quartier des villes de seconde classe qui est à dextre d’azur à un N d’or, surmonté d’une étoile rayonnante du même60.Flag of the Netherlands.svg In zilver drie kepers van keel; in een vrijkwartier van azuur een Romeinse letter N van goud waarboven een ster van hetzelfde.
Blason ville fr Lons-le-Saunier-Empire.svg Lons-le-Saunier (Jura)Flag of France.svg Écartelé ; au premier, des villes de seconde classe, au deuxième, d’azur à la bande d’or, au troisième, de gueules au cor enguiché d’argent, au quatrième d’or plein61.
Blason ville fr Loudun-Empire.svg Loudun (Vienne)Flag of France.svg De gueules à la tour d’argent crénelée de cinq pièces, ouverte, ajourée et maçonnée de sable ; au franc quartier des villes de seconde classe62.
Blason ville fr Louvain-Empire.svg Louvain (Dyle)Flag of France.svg De gueules à la fasce d’argent, au franc quartier des villes de seconde classe qui est à dextre d’azur à un N d’or, surmonté d’une étoile rayonnante du même63.Flag of the Netherlands.svg Van keel met een dwarsbalk van zilver; in een vrijkwartier van azuur een Romeinse letter N van goud, van boven vergezeld van een ster van hetzelfde.
Blason ville Malines-Empire.svg Malines (Deux-Nèthes)Flag of France.svg D’or à trois pals de gueules ; au franc quartier des villes de seconde classe qui est à dextre d’azur à un N d’or, surmonté d’une étoile rayonnante du même64.Flag of the Netherlands.svg In goud drie palen van keel; in een vrijkwartier van azuur een Romeinse letter N van goud waarboven een ster van hetzelfde.
Blason ville fr Moissac-Empire.svg Moissac (Tarn-et-Garonne)Flag of France.svg De sinople à la colonne d’or embrassée par une vigne d’argent fruitée de pourpre ; au franc quartier des villes de seconde classe qui est à dextre d’azur à un N d’or, surmonté d’une étoile rayonnante du même26.
Blason ville fr La Roche-sur-Yon (Vendée) avec étoile.svgBlason ville fr La Roche-sur-Yon (Vendée) avec orn.svg Napoléon-Vendée (Vendée)Flag of France.svg De gueules à une ville d’argent sur un rocher de sinople accompagnée en chef d’une foix d’or, au franc quartier des villes de seconde classe qui est à dextre d’azur à un N d’or, surmonté d’une étoile rayonnante du même65.
Blason ville fr Niort-Empire.svg Niort (Deux-Sèvres)Flag of France.svgD’azur à la tour d’argent flanquée de deux gants d’or ; au franc quartier des villes de seconde classe qui est à dextre d’azur à un N d’or, surmonté d’une étoile rayonnante du même66.
Blason ville fr Pau-Empire.svg Pau (Basses-Pyrénées)Flag of France.svg d’azur à la barrière de trois palis au pied fiché d’argent, sommée d’un paon rouant d’or et accompagnée en pointe de deux vaches affrontées du même, accolées et clarinées de gueules ; au franc quartier des villes de seconde classe qui est à dextre d’azur chargé d’un N d’or surmonté d’une étoile rayonnante du même67.
Blason ville fr Rochefort-Empire.svgBlason ville fr Rochefort-Empire + orn.svg Rochefort (Charente-Inférieure)Flag of France.svg Coupé, au premier parti d’azur à un N d’or surmonté d’une étoile rayonnante du même, qui est des villes de seconde ordre; et d’or à un fort crénelé posé sur un rocher, le tout de sable ; au second de sable à un navire d’or, voguant sur une mer d’argent mouvant de la pointe32.
Blason ville fr Saint-Lo-Empire.svg Saint-Lô (Manche)Flag of France.svg De gueules, à la licorne furieuse, à l’écusson cantonné des villes de seconde classe32.
Blason ville fr Savone-Empire.svgBlason ville fr Savone-Empire+ orn.svg Savone (Montenotte (département))Flag of France.svg De gueules au pal d’argent, au chef d’azur chargé d’un palmier terrasé sur un mont d’or, au franc quartier des villes de seconde classe qui est à dextre d’azur à un N d’or, surmonté d’une étoile rayonnante du même68.Flag of Italy.svg Di rosso al palo d’argento, al capo d’azzurro caricato di una palma terrazzata su una montagna d’oro, al canton franco delle città di seconda classe che è di azzurro alla lettera N d’oro sormontata da una stella raggiante del medesimo.
Blason ville fr Thionville-Empire.svg. Thionville (Moselle)Flag of France.svg D’azur a deux drapeaux d’argent aux fûts d’or sommés d’un aigle du même passés en sautoir, celui a dextre à la croix d’azur chargée d’un N d’or, celui de senestre à la fasce d’azur chargé d’un P aussi d’or, accompagnés de trois tours mal ordonnées crenelées chacune de cinq pièces d’argent, ouvertes, ajourés et maçonnées de sable, soutenues de sinople, et surmontées au point du chef d’un couronne de chêne de sinople, au franc quartier des villes de seconde classe qui est à dextre d’azur à un N d’or, surmonté d’une étoile rayonnante du même4.
Blason ville fr Tirlemont-Empire.svg Tirlemont (Dyle)Flag of France.svg D’argent à la fasce d’azur, au franc quartier des villes de seconde classe qui est à dextre d’azur à un N d’or, surmonté d’une étoile rayonnante du même69.Flag of the Netherlands.svg In zilver een dwarsbalk van azuur; in een vrijkwartier van azuur een Romeinse letter N van goud, waarboven een ster van hetzelfde.
Blason ville fr Toulon-Empire.svg Toulon (Var)Flag of France.svgD’azur à la croix d’or, au franc quartier des villes de seconde classe qui est à dextre d’azur à un N d’or, surmonté d’une étoile rayonnante du même70.
Blason ville fr Troyes-Empire 2e classe.svg Troyes (Aube) (BaronMaire : Louis Joseph BOURGOIN) Ville de Seconde classe de 1811 à 1813.Flag of France.svg D’azur à la bande d’argent côtoyée de quatre cotices d’or, deux à dextre, deux à senestre potencées l’une en l’autre, le tout surmonté d’un comble d’azur chargé de trois châteaux flanqués de deux tours crénelées, sommées chacune d’un drapeau, le tout d’or, au franc quartier des villes de seconde classe qui est à dextre d’azur à un N d’or, surmonté d’une étoile rayonnante du même26.
Blason ville fr Valognes-Empire.svg Valognes (Manche)Flag of France.svgD’azur au lynx courant d’argent, accompagné de deux épis de blé, un à dextre, un à senestre, en pal, d’or, et surmonté de deux autres épis de blé, en sautoir, du même, au franc quartier des villes de seconde classe4.
Blason ville Verceil-Empire.svg Verceil (Sesia)Flag of France.svg Coupé ; au premier, parti à dextre des villes de seconde classe, à sénestre d’or à deux palmes en sautoir de sinople, au deuxième d’argent à la croix de gueules71.Flag of Italy.svgTroncato, nel primo partito, a dextra al quartier franco delle città di seconda classe che è d’azzurro a una lettera N d’oro sormontata da una stella raggiante dello stesso, a sinistra d’oro a due palme di verde poste in decusse, nel secondo d’argento alla croce di rosso.
Blason ville fr Vesoul-Empire.svg Vesoul (Haute-Saône)Flag of France.svgCoupé : au premier, parti, à dextre des villes de seconde classe, à sénestre de gueules semé de billettes d’or sans nombre, au lion naissant d’argent, brochant sur le tout, au deuxième d’azur au croissant d’argent26.
Blason ville Vlaardingen-Empire.svg Flardingue (Bouches-de-la-Meuse)Flag of France.svg D’or au lion de gueules, au franc quartier des villes de seconde classe qui est à dextre d’azur à un N d’or, surmonté d’une étoile rayonnante du même72.Flag of the Netherlands.svg In goud een leeuw van keel; in een vrijkwartier van azuur een Romeinse letter N van goud waarboven een ster van hetzelfde.

Les villes de troisième classe

  • Les villes du troisième ordre (baronnes), c’est-à-dire celles dont les maires étaient à la nomination des préfets, auront un franc quartier à senestre, de gueules, chargé des mêmes pièces d’argent écu sommé d’une corbeille remplie de gerbes d’or, à laquelle sont suspendus deux festons servant de lambrequins, l’un à dextre, d’olivier, l’autre à senestre, de chênes, noués et rattachés par des bandelettes de gueules.
    Blason vide ville 3eme classe d'empire avec ornement.svg
Image Nom de la ville, du département, du blasonnement et du nom du BaronMaire
Blason ville fr Brionne-Empire.svgBlason ville fr Brionne (Eure) Empire (Orn ext).svg Brionne (Eure)Flag of France.svgDe gueules à la tour d’argent mouvant de la pointe d’une rivière du même, accostée de deux navettes d’or et chargée en abîme d’un B d’azur au franc quartier des villes de troisième classe, qui est à senestre une N d’argent surmontée d’une étoile rayonnant de même.
Blason ville fr Bruyères Empire (Vosges).svg Bruyères (Vosges)Flag of France.svg D’azur à la tour d’argent crénelée de trois pièces ouverte, ajourée et maçonnée de sable, adextrée d’une maison à trois panonceaux et sénestrée d’une église, aussi d’argent ; l’une et l’autre, ouvertes, ajourées et maçonnées de sable, le tout surmonté de trois étoiles en fasce d’argent et soutenu des mots DÉPARTEMENT DES VOSGES, du même, au franc quartier des villes de troisième classe73.
Blason ville fr Epernay Empire.svg Épernay (Marne)Flag of France.svgDe gueules chargé en abîme d’une main dextre de carnation, pressant une grappe de raisin, d’or accompagnée en chef de deux roses d’argent et pointée d’une lampe antique du même, allumée d’or, le tout soutenu d’une champagne d’or, chargée d’une rose de gueules ; au franc quartier des villes de troisième classe, qui est à senestre une N d’argent surmontée d’une étoile rayonnant de même74.
Blason ville fr Fontenoy-le-Château-Empire.svgBlason Fontenoy-le-Chateau 2 (Empire).svg Fontenoy-le-Château (Vosges)Flag of France.svgD’azur à la cotice d’argent au franc quartier des villes de troisième classe, qui est à senestre une N d’argent surmontée d’une étoile rayonnant de même75.
Blason ville fr Lamballe-Empire.svg Lamballe (Côtes-du-Nord)Flag of France.svg D’azur à trois gerbes d’or ; au franc quartier des villes de troisième classe, qui est de gueules à senestre à une lettre capitale N d’argent surmontée d’une étoile rayonnant du même40.
Blason ville fr Mirecourt-Empire.svgBlason ville fr Mirecourt (Vosges) Empire (Orn ext).svg Mirecourt (Vosges)Flag of France.svgD’azur, à la bande d’or au franc quartier des villes de troisième classe, qui est à senestre une N d’argent surmontée d’une étoile rayonnant de même40.
Blason ville fr Neufchâteau-Empire.svgBlason ville fr Neufchâteau (Vosges) Empire Orn ext.svg Neufchâteau (Vosges)Flag of France.svgD’argent à la bande de gueules, chargée de trois tours crenelées d’or, au franc quartier des villes de troisième classe, qui est à senestre une N d’argent surmontée d’une étoile rayonnant de même40.
Blason ville fr Paimbeuf-Empire.svgBlason ville fr Paimboeuf Empire + ornts ext.svg Paimbeuf (Loire-Inférieure)Flag of France.svgD’azur à un navire d’or, voguant sur une mer d’argent; au franc quartier des villes de troisième classe, qui est à senestre de gueules à une lettre N d’argent surmontée d’une étoile rayonnant de même76.
Blason ville fr Pons-Empire.svgBlason ville fr Pons (Charente-Maritime) Empire (Orn ext).svg Pons (Charente-Inférieure)Flag of France.svgDe sinople à trois ponts de trois arches, l’un sur l’autre, d’or, maçonnés de sable et soutenus chacun d’une rivière d’argent; franc-quartier des villes de troisième classe, qui est à senestre de gueules chargé d’un N d’argent surmonté d’une étoile rayonnante du même77.
Blason ville fr Tournus-Empire.svg Tournus (Saône-et-Loire)Flag of France.svgDe gueules au château de trois tours crénelées d’argent, maçonne de sable, ouvert et ajouré du champ, accompagné en pointe de la Croix de la Légion d’Honneur au naturel, au franc quartier des villes de troisième classe, Qui est à senestre de gueules a un N d’argent surmontée d’une étoile rayonnant de même78.

Notes et références

  1. http://www.lillempire.fr/index.php/Lille-une-bonne-ville-et-ses-armes.html [archive]
  2. a, b, c et d http://books.google.fr/books?id=ZHcOAAAAQAAJ&pg=PA218&dq=heraldique+villes+premier+empire&as_brr=3#PPA218,M1 [archive]
  3. Umberto de Ferrari di Brignano, Napoleone concede uno stemma ad Alessandria in Rivista di storia, arte, archeologia della provincia di Alessandria, XLIII, 1934
  4. a, b, c, d, e, f, g, h et i couleurs et symbolique des armoiries des villes sous le 1er Empire Michel Pastoureau
  5. http://www.ngw.nl/a/amsterda.htm [archive]
  6. http://www.angers.fr/typo3temp/pics/9e7bd34834.jpg [archive]
  7. http://books.google.fr/books?id=ZHcOAAAAQAAJ&pg=PA218&dq=heraldique+villes+premier+empire&as_brr=3#PPA217,M1 [archive]
  8. Société d’maulation du Doubs et Archives de la Ville de Besançon
  9. a, b et c Armoiries des villes sous le 1er Empire et la restauration Michel Pastoureau
  10. http://www.euraldic.com/txt_vbh047_bourges.html [archive]
  11. http://www.ngw.nl/int/dld/b/bremen.htm [archive]
  12. http://caen.piganl.net/index.php?ref_page=armoiries.htm [archive]
  13. http://www.ville-caen.fr/Tourisme/histoire/armoirie/5.asp [archive]
  14. Source : Ruches et abeilles : Architecture, traditions, patrimoine, Par Jean-René Mestre, Gaby Roussel, Publié par EDITIONS CREER [archive], 2005, ISBN 2-84819-036-1, ISBN 978-2-84819-036-5.
  15. http://www.euraldic.com/txt_vbh030_dijon.html [archive]
  16. http://www.ngw.nl/int/bel/g/gent.htm [archive]
  17. http://www.francobampi.it/liguria/stemma.htm [archive]
  18. http://www.ngw.nl/int/zwi/g/geneve.htm [archive]
  19. Armoiries des villes sous le Premier Empire et la Restauration Michel Pastoureau
  20. Lille, Portrait d’une cité, Paulette Legillon & Jacqueline Dion, p. 43 (Éditions Axial)
  21. http://daf.archivesdefrance.culture.gouv.fr/sdx-222-daf-pleade-1/pl/doc-tdm.xsp?id=bb29_987_988%20et%20bb29_1081_1083_d15e595-c&fmt=tab&base=fa&root=&n=2&qid=sdx_q1&ss=true&as=&ai= [archive]
  22. http://www.euraldic.com/txt_vbh002_lyon.html [archive]
  23. http://www.marseillais-du-monde.org/blason_mars.php3 [archive]
  24. http://www.genealogie-bisval.net/blasons_communes_moselle/M/metz.html [archive]
  25. http://www.euraldic.com/txt_vbh057_montauban.html [archive]
  26. a, b, c, d, e et f Armoiries des villes sous le 1er Empire et la Restauration Michel Pastoureau
  27. Source : www.genealogie-lorraine.fr [archive]
  28. http://daf.archivesdefrance.culture.gouv.fr/sdx-222-daf-pleade-1/pl/toc.xsp?id=bb29_987_988%20et%20bb29_1081_1083_d15e606-c&qid=sdx_q0&fmt=tab&idtoc=bb29_987_988%20et%20bb29_1081_1083-pleadetoc&base=fa&n=2&ss=true&as=&ai= [archive]
  29. Giannantonio Perreau, Cenni intorno allo stemma della città di Piacenza, pag. 5, Tipografia di Antonio Del Maino, Piacenza, 1846
  30. Bernardo Pallastrelli, Lo stemma della città di Piacenza, pag. 40, Tipografia di Antonio Del Maino, Piacenza, 1869
  31. http://www.archives.rennes.fr/histo_ren/tresor_archives_2.php [archive]
  32. a, b et c armoiries des villes sous le 1er Empire et la Restauration Michel Pastoureau
  33. http://www.ngw.nl/r/rotterda.htm [archive]
  34. http://perso.numericable.fr/briantimms3/chf/12alsace.htm [archive]
  35. http://www.euraldic.com/txt_vbh007_toulouse.html [archive]
  36. http://www.euraldic.com/txt_vbh032_tours.html [archive]
  37. http://it.wikipedia.org/wiki/Stemma_di_Torino#cite_note-4
  38. http://www.euraldic.com/txt_vbh026_versailles.html [archive]
  39. Couleurs et symbolique armoiries des villes sous le 1er Empire et la Restauration – Michel Pastoureau.
  40. a, b, c, d, e, f, g, h et i Couleurs et symbolique des armoiries des villes sous le Premier Empire et la Restauration – Michel Pastoureau.
  41. http://www.euraldic.com/txt_vbh049_aix.html [archive]
  42. http://www.patrimoine.ville-arles.fr/images/document/lion_Archives.pdf [archive]
  43. http://passepoil.fr/armorial/1-armoiries-a-e/142-armentieres [archive]
  44. Commons:Fichier:Stemma Asti napoleonico.jpg
  45. http://perso.numericable.fr/briantimms3/chf/05bassenormandie.htm#124 [archive]
  46. http://www.euraldic.com/txt_vbh068_bayonne.html [archive]
  47. http://perso.numericable.fr/briantimms3/chf/03picardie.htm [archive]
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  49. Service Bibliothèques – Archives de la Ville de Chartres
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Napoléon à Bruxelles, sauveur de Laeken et de la Monnaie

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musée royal de l’Armée et d’Histoire militaire

 

Un canon à fût court et, juste derrière, l’effigie de Napoléon accueillent les visiteurs du musée royal de l’Armée et d’Histoire militaire, dans le parc du Cinquantenaire.

musée royal de l’Armée et d’Histoire militaire

Ici, la visite commence par la période française, à partir de 1794, et Waterloo y occupe une large place : uniformes, armes, lunettes optiques… Et une vitrine “archéologique” qui a cette saveur du vrai : des objets rouillés ramenés directement du champ de bataille (épées, pistolets…). Il y a bien sûr des tableaux évoquant la bataille et un portrait géant du commandant prussien Blücher parmi ses officiers.

Mais l’histoire de Napoléon à Bruxelles est loin de se limiter à Waterloo. Il y a fait quatre séjours.

Le premier est souvent oublié des historiens. En 1798, après ses victoires d’Italie, le général Bonaparte est chargé par le Directoire d’étudier la possibilité d’une invasion de l’Angleterre. Entre le 8 et le 17 février, il visite Boulogne, Calais, Dunkerque, Ostende, Furnes et Anvers. Avant de rentrer à Paris, il fait un crochet par Bruxelles.

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Porte Napoléon à Bruxelles

Il y reviendra en Premier consul, accompagné par Joséphine, du 21 au 30 juillet 1803. Puis il passera à Bruxelles la nuit du 1er au 2 septembre 1804. Enfin, l’Empereur reviendra présenter à la Belgique sa nouvelle épouse, Marie-Louise, et il passera à Bruxelles la nuit du 29 au 30 avril 1810. A chaque fois, il a dormi au palais de Laeken. On ignore souvent que Napoléon a été le sauveur du palais de nos rois d’aujourd’hui.

Engraving of the Royal Palace from Pierre-Jacques Goetghebuer (1827)

 

De nos jours….

Sa construction était pourtant récente. Elle avait été commanditée par Marie-Christine d’Autriche et son époux, le duc Albert de Saxe-Teschen, nommés gouverneurs des Pays-Bas en 1781, sous le régime autrichien. Première pierre le 14 décembre 1782. Inauguration en 1785. En 1794, les Autrichiens sont chassés par les Français. Les propriétés de la famille impériale sont revendues. Quand Laeken est acheté par un médecin, Jean-Baptiste Terrade, le palais avait été pillé et abîmé. Terrade envisageait sa démolition, mais Bonaparte le lui racheta pour 507 861 francs et le réaménagea somptueusement.

A son divorce, il laissera Laeken à Joséphine, qui n’est guère intéressée. Alors, en 1812, il l’échange contre le palais Bourbon. Et il y revient avec Marie-Louise.

Les journaux de 1803 racontent par le détail le séjour du Premier consul et de son épouse. Ils étaient arrivés, en cortège somptueux, par l’Allée verte, qui est si banale aujourd’hui mais qui était alors la promenade de prestige des Bruxellois. On y avait dressé un arc de triomphe avec deux statues : “Bonaparte Victorieux” et “Bonaparte Législateur”. Il y avait foule. Au pont de Laeken, le cortège s’arrêta et Bonaparte fut invité à monter un superbe cheval blanc. Le couple fut reçu à l’hôtel de ville (qu’on appelait alors la maison de la ville), il y eut un Te Deum en la cathédrale, une démonstration de manœuvres de troupes, des illuminations tous les soirs, mais aussi un concours de tir à l’arc doté “de trois cafetières en argent” et des parties de jeu de balle.

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Bruxelles6 Bruxelles7 Bruxelles8 Bruxelles9 Bruxelles10

Histoire de Bonaparte, premier consul da la République Française …, Volume 4 page 137 et suivantes

Le couple assista également, au Théâtre de la Monnaie, à des représentations de “Cinna” et de “Britannicus”, jouées par leur ami, le grand acteur parisien Talma.

Théâtre de la Monnaie -1810
place de la Monnaie - Bruxelles Pentagone
Théâtre Royal de la Monnaie 1290-1930

Le théâtre, inauguré en 1700, était réellement vétuste. Napoléon estima que Bruxelles méritait “un lieu plus digne des représentations qu’on y donnait”. Immédiatement, un architecte français, Louis-Emmanuel Damesne, traça les plans du Théâtre de la Monnaie tel que nous le connaissons. Mais les événements retardèrent les travaux et le premier coup de pioche ne fut donné que sous le régime hollandais, en 1818.

Eddy PrzybylskiLa Libre Belgique

Les demi-soldes!

OLYMPUS DIGITAL CAMERANe voyez, dans le texte qui suit aucune similitude avec vos salaires de misère, vos pensions rabotées, votre honneur s’il vous en reste ; ceux-ci sont désormais bafoués par les règles indifférentes du marché! Les Grecs sont les cobayes d’une Europe désabusée où seuls les plus futés y trouvent à se repaître et satisfaire leurs égos démesurés dans l’ignorance la plus complète du citoyen affamé. Nous sommes désormais inéluctablement à la demi-solde et tel ce Chevalier, capitaine en expectative, nous pouvons ce jour pleurer cet empire que fut l’Europe d’hier qui nous laisse et le fruit et les vers, croyant nous combler de servitudes à peine voilées! Jacques JANSSENS

demi-solde SimpletCollection privée : le demi-solde Simplet : 1 grenadier, 2 cul de singe, 3 bonnet à poil de face, 4 ornement de retroussis, 5 sabre briquet de la garde, 6 tenue de demi solde attribuer à Mr Simplet en 1830, 7 autre profil de grenadier, 8 tenue de demi solde possible de monsieur Simplet

1. LA DEMI-SOLDE. http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k6439124j.r=La+demi-solde+%2C+par+le+chevalier+L-G-D-T.langFR

DE L’IMPRIMERIE DE FAIN, PLACE DE L’ODÉON, LA DEMI-SOLDE, PAR LE CHEVALIER L.-G.-D.-T. D.-T. CAPITAINE EN EXPECTATIVE. – PARIS, A LA LIBRAIRIE UNIVERSELLE DE P. MONGIE AINÉ, BOULEVART POISSONNIÈRE ; N*.18. -AOUT 1819,

AUX OFFICIERS A DEMI-SOLDE.

C’est à vous, mes nobles et vaillants compagnons de gloire et de malheurs, que je dédie ce faible essai sur la demi-solde ; j’ose me flatter qu’à défaut de talent, mes anciens camarades y trouveront au moins les mêmes sentiments d’honneur qui nous animaient tous dans nos temps plus heureux. Je dois m’excuser de n’avoir parlé de la légion-d’honneur qu’en passant ; mais outre qu’elle est comprise implicitement dans la demi-solde, un pareil sujet mérite bien d’être traité à part et pour lui-même. En effet, si, contraint dans ses intentions bienfaisantes, le ministre citoyen, chargé de notre destinée, a peu fait pour nous, au moins nous apercevons-nous combien on a contrarié sa sollicitude, et voyons-nous avec reconnaissance que, quelque bien qu’il puisse nous faire, il en voudrait encore faire davantage. Tandis que la persécution semble avoir gravé sur la porte de la légion-d’honneur la terrible inscription du Dante, on a renié la loi du 15 mars, et la chancellerie qui nous a dépouillé par ordonnance, qui arrière ses paiements de dix-huit mois (du moins dans mon département), ose, en rendant compte de sa gestion, apprendre à la France étonnée qu’elle vient de renouveler son ameublement, pour une somme qui eût couvert un grand nombre de légionnaires, si l’on avait daigné penser que la plupart sont nus et meurent de faim. C’est à vous, mes braves compagnons, à redresser ces injustices ; il est temps que vos mains, armées du fouet de Juvénal et d’Horace, repoussent et châtient les persécutions sous lesquelles nous avons manqué de succomber ; c’est à vous à montrer à la France qui nous méconnut, que nos tentes couvraient autant de talent que de valeur, autant d’instruction que de générosité. Je réclame votre indulgence pour un croquis, où l’indignation m’a plus servi que le talent ; mon intention seule est louable, et je serai trop heureux, si j’ai pu inspirer le désir d’entrer dans la carrière, à quelques-uns du nombre innombrable de ceux d’entre vous qui peuvent faire mieux que moi.

N6954603_JPEG_1_1DMLA DEMI-SOLDE.

TRAHIS, mais invaincus, et toujours redoutables, ces généreux Français, si longtemps indomptables, en achetant la paix, recevaient à la fois leurs anciens souverains et de nouvelles lois : alors que, loin des bords de ma chère patrie, contre la foi jurée, au fond de la Hongrie ( Violation de la capitulation de Dresde ), j’expiais, dans l’horreur de la captivité, mon amour pour la gloire et pour la liberté. Ramené par la paix dans notre belle France, de mes travaux guerriers j’obtins la récompense! Contre la demi-solde échangeant mes lauriers, à ce prix généreux je revis mes foyers!

Au champêtre séjour, où ma tendre jeunesse prépara par l’étude un charme à ma vieillesse, je retourne en pleurant, loin des sanglants hasards, reprendre les doux soins, de l’étude et des arts. De mes jeûnes travaux retrouvant l’habitude, j’espère pour longtemps, loin de ma solitude, repousser les ennuis, et peut-être oublier la guerre et ses honneurs, et son art meurtrier, les grades que j’obtins, ceux où je pus prétendre. Ce fer que je quittai, tout prêt à le reprendre, et jusqu’au vil prix qui paya nos exploits!

De l’honneur à seize ans n’écoutant que la voix, j’ai paru dans nos rangs à peine à mon aurore, et reviens vieux soldat, quoique bien jeune encore. Oh! que de changements aux lieux où je naquis me rendent étranger à mon propre pays! Que d’enfants ont grandi que je n’ai pas vus naître! Et quels vieillards encore pourront me reconnaître? Mais un père, une sœur, objets de mon amour, et quelques vrais amis ont fêté mon retour ; heureux comme le sage, à l’abri de l’envie, désormais comme lui je vais cacher ma vie.

Crédule, je pensais avec sincérité me sauver à couvert de mon obscurité ; quand voilà tout à coup, dans ce temps déplorable, que du fond de l’enfer un monstre épouvantable, par le ciel en courroux est tiré tout exprès pour finir d’accabler les malheureux Français. Perfide scélérat, faussaire abominable, d’obscures trahisons, agent impénétrable, effroi des gens de bien que poursuit sa fureur, sans foi, sans probité, sans âme, sans honneur, détestable anonyme, exécrable parjure, diffamant avec art la vertu la plus pure, souriant à celui qu’il va percer au cœur, pour tout dire en un mot, un dénonciateur.

Oh! qui pourra nombrer ses innombrables crimes. Oh! qui pourra compter ses sanglantes victimes ! L’humble habitant des champs et celui des palais sont indistinctement poursuivis par ses traits ; nul n’en est à couvert, et sa bouche perfide répand sur tous les rangs son venin homicide. De la dernière place au plus illustre emploi, le monstre souille tout, jusqu’au palais du roi.

Notre gloire l’irrite, et de notre patrie il veut surtout bannir tous ceux qui l’ont servie. Cependant jusqu’alors, la fureur des partis en déchirant la France, épargna mon pays ; en proie aux alliés, nos provinces fertiles hébergeaient des amis destructeurs de nos villes, tandis que, protégés par leurs monts escarpés, les champs de l’Aquitaine étaient inoccupés. Pour la première fois bénissant sa misère, qui ferme à l’étranger sa paisible chaumière, le pauvre paysan écrasé sous l’impôt, payant sans murmurer, pleurait encore Turgot.

Quand la délation, qui d’abord incertaine marchait d’un pas timide et se glissait à peine, au crime s’enhardit par ses premiers succès, et dévoile à nos yeux ses coupables projets. Elle ourdissait dans l’ombre une trame honteuse, tout à coup au grand jour elle court furieuse ; et ses nombreux agents dans le crime exercés souvent sont délateurs ensemble et dénoncés. Bientôt on voit partout de zélés commissaires, d’une ignoble police, empressés émissaires, suspendre ou déposer quiconque eut le malheur d’occuper une place au gré du délateur.

Mais c’était nous surtout, restes de cette armée qui fatigua trente ans l’agile renommée, qu’il fallait, pour calmer une lâche terreur, punir d’avoir osé perdre tout, hors l’honneur. C’étaient nos vieux soldats que les listes fatales offraient en holocauste à ces cours prevôtales, qui, dans les jours sanglants de nos proscriptions, Provoquaient et jugeaient les conspirations! D’infâmes gazetiers, lâches et vils esclaves, quotidiennement insultaient tous les braves.

Je suis à demi-solde ? Eloignez-vous de moi ; quiconque est malheureux doit être hors la loi. On ne reconnaît plus les fils de la Victoire, que sous l’indigne nom de brigands de la Loire. Un ami, soupçonné de m’avoir salué, occupait une place? il est destitué. Je vis seul, retiré? je conspire dans l’ombre. Je reçois mes amis? on augmente leur nombre, et la police accourt à ce rassemblement, qui doit faire insurger tout le département.

3092625663_2_3_90tJ5PrGOn prépare bientôt la fête anniversaire du retour de ce roi qu’on chérit comme un père ; et l’on a très-grand soin de ne pas m’inviter, pour m’accuser plus tard de n’y pas assister. Pour nous persécuter tout devient légitime ; nous existons encore, et c’est là notre crime : on ne veut plus d’armée et surtout de Français, la France par la Suisse est gardée à grands frais.

Enfin, pour couronner toutes ces perfidies, l’enfer s’est surpassé dans les catégories! L’horizon politique, encore tout nébuleux, cependant par degrés s’éclaircit à nos yeux : dans le cours de septembre, une heureuse ordonnance vient, en séchant nos pleurs, rasséréner la France ; un nouveau ministère, appelé par nos vœux, doit nous faire espérer un destin plus heureux. Sans doute que bientôt notre noble indigence, seul fruit de nos travaux, aura sa récompense ; et sans doute bientôt le malheureux soldat obtiendra quelque part des bienfaits de l’état ?

Non , mon cœur s’est trop tôt ouvert à l’espérance! On nous oublie encore, lorsque toute la France jouit de voir enfin les décrets rapportés, Les étrangers partis et les prêtres dotés. Qui songerait à nous? nous souffrons en silence ; et ce n’est pas pour nous que renait l’abondance ; on a bien d’autres gens avant nous a payer, et l’argent de l’état se peut mieux employer. Mais, en attendant mieux, une belle ordonnance, pour nous dédommager sans surcroît de dépense, par un sublime effort de générosité, change la demi-solde en non-activité ( Il y a deux ans qu’on a remplacé sur nos revues mensuelle., par le titre de demi-activité, celui de demi-solde).

C’est en vain qu’au milieu d’une chambre orageuse, un loyal député d’une voix courageuse vote en notre faveur un seul amendement : on le rappelle à l’ordre, on force l’imprudent à quitter la tribune au milieu du murmure, et la droite et le centre obtiennent la clôture. Mais enfin le temps vole, et de l’an qui s’enfuit Le budget est fixé, et la session finit. Par de bons citoyens la chambre recrutée, remplace des sortants la part peu regrettée ; plus éclairés enfin sur leurs vrais intérêts. Plusieurs départements ont élu des Français. Ils ont éliminé les demandeurs de places, on ne veut plus savoir le prix de leurs grimaces ; et cette fois enfin, grâce à nos électeurs, nous allons voir un terme à nos longues douleurs.

Vain espoir! ce guerrier, ce héros intrépide, qu’honore de sa haine un courtisan avide, le vainqueur de Palosk, en travaillant pour nous, voit sa sollicitude allumer le courroux. De ceux qui , dès longtemps ardents à nous poursuivre, frémissaient qu’on voulût nous donner de quoi vivre. En vain le côté gauche a soutenu nos droits ; à la majorité, pour la seconde fois l’ordre du jour fatal, repoussant nos services, nous déshérite encore pour enrichir les Suisses.

Hé! payez donc au moins la légion-d’honneur! La loi au quinze mars fut faite par la peur ( Discours de S. Exc. le ministre de l’intérieur ou du garde des sceaux, je ne sais plus lequel ). Vous n’avez point de droits. Dans la même séance Il a pourtant suffi d’une simple ordonnance, aux mêmes contempteurs de droits si bien acquis pour doter amplement l’ordre de Saint-Louis! Nous n’avons point de droits! ô France ! ô ma patrie !. Mais c’est à tort pourtant qu’ici je me récrie quand pour nous consoler la non-activité devient, au même prix, disponibilité ( Il y a ici un léger anachronisme : la disponibilité existait avant cette session ; de plus, il est juste d’avouer qu’elle n’est pas au même prix pour les officiers d’état-major, à qui elle donne presque le double de la demi-solde, ce qui ne fait pourtant pas les deux tiers de leur traitement d’activité, ni même la moitié de ce même traitement avec les indemnités accoutumées ).

Mais ils sont en petit nombre, et forment un corps spécial ; et il n’est pas moins vrai que tous les autres officiers en expectative jouissent encore de la demi-solde telle qu’elle a été tarifée lors de son ingénieuse création, mais encore diminuée de la retenue proportionnelle non moins ingénieusement inventée depuis ; ce qui, avec la retenue pour les invalides, réduit de près d’un quinzième leur misérable demi-solde. Frappé de tant de coups sans perdre l’espérance, opposant aux revers une noble constance, Il est encore bien doux pour nos cœurs généreux que la France n’ait plus que nous de malheureux!

Les crimes poursuivis et la presse affranchie assurent désormais le sort de la patrie ; les délateurs jurés et leurs hideux suppôts sont tombés, grâce au ciel, ainsi que les prévôts. Et si des exilés, dispersés par l’orage, gémissent encore loin de notre heureux rivage, si l’on a refusé leur retour aux Français, notre bon roi l’a dit : ce n’est pas pour jamais. Oui, du fils de Henri nous devons tout attendre, au repos, au bonheur, lui seul saura nous rendre ; au mal qu’on nous a fait son cœur est étranger : lui seul ne faillit point, il veut tout réparer. Encore quelques efforts et la lutte est finie ; que la charte surtout soit enfin garantie et du mépris des grands et du courroux des sots, et rien ne pourra plus troubler notre repos.

Nommons des députés qui respectent la charte ; que pour l’interpréter aucun ne s’en écarte ; nommons des gens sans place et qui n’en veuillent pas ; surtout n’envoyons plus de mauvais avocats près du garde des sceaux courre des bénéfices ; nommons des gens enfin plus Français que les Suisses ! Et qu’avec Manuel, Lafayette et Bignon, Dupont et Chauvelin, Constant et d’Argenson, rivalisant toujours de zèle et de courage, Les nouveaux députés couronnent leur ouvrage ! Et bientôt nous aurons, avec la liberté, plus d’argent, point de Suisses et de l’activité.

FIN. – chevalier L.-G.-D.-T. D.-T.,…

2. Roman d’Honoré de Balzac sur les demi-soldes : La Rabouilleuse  LE CAFE LEMBLIN ( ou bien Lambelin) – Par Bernard Vassor

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medium_cafe_LEMBLIN.jpgC’était au Palais Royal, le café des bonapartistes, puis sous la restauration, les demi-soldes fréquentèrent cet endroit. Balzac, dans :  Les Célibataires, un ménage de Garçon, en parlant de Philippe Bridau :
“Philippe fut un des bonapartistes les plus assidus du café Lemblin, véritable Béotie constitutionnelle ; il y prit les habitudes, les manières, le style et la vie des officiers à demi-solde ; et, comme eût fait tout jeune homme de vingt et un ans, il les outra, voua sérieusement une haine mortelle aux Bourbons, ne se rallia point, il refusa même les occasions qui se présentèrent d’être employé dans la Ligne avec son grade de lieutenant-colonel. Aux yeux de sa mère, Philippe parut déployer un grand caractère.” 
(…)”Le parti constitutionnel, soutenu surtout par les officiers en demi-solde et par le parti bonapartiste, fit alors des émeutes autour de la chambre au nom de la charte, de laquelle personne ne voulait, et ourdit plusieurs conspirations. Philippe, qui s’y fourra, fut arrêté, puis relâché faute de preuves ; mais le Ministre de la Guerre lui supprima sa demi-solde en le mettant dans un cadre qu’on pourrait appeler de discipline. La France n’était plus tenable, Philippe finirait par donner dans quelque piège tendu par les agents provocateurs. On parlait beaucoup alors des agents provocateurs. Pendant que Philippe jouait au billard dans les cafés suspects, y perdait son temps, et s’y habituait à humer des petits verres de différentes liqueurs, Agathe était dans des transes mortelles sur le grand homme de la famille.”
4. Le bonapartisme : aux origines de la droite autoritaire (1800-1850) – Par Frédéric Bluche (page 130 – 136)

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Napoléon et le jeu d’échecs….

france frontières ulradu Primidi 11 Floréal 223

Napoléon était ” infiniment peu fort [aux échecs] ” mais son prestige semblait restreindre les velléités offensives de ses adversaires. Parmi les témoignages des acteurs, nous avons sélectionné celui de Bourrienne : ” Bonaparte jouait aussi aux échecs, mais très rarement, et cela parce qu’il n’était que de troisième force et qu’il n’aimait point à être battu à ce jeu (…). Il aimait bien à jouer avec moi parce que, bien qu’un peu plus fort que lui, je ne l’étais pas assez pour le gagner toujours. Dès qu’une partie était à lui, il cessait le jeu pour rester sur ses lauriers ” .
Maret précise la ” stratégie ” impériale : ” L’Empereur ne commençait pas adroitement une partie d’échecs ; dès le début il perdait souvent pièces et pions, désavantages dont n’osaient profiter ses adversaires. Ce n’était qu’au milieu de la partie que la bonne inspiration arrivait. La mêlée des pièces illuminait son intelligence ; il voyait au-delà de 3 à 4 coups et mettait en oeuvre de belles et savantes combinaisons “.
Et Jean-Paul Kauffmann de conclure : ” Le stratège d’Austerlitz et de Friedland qui tenait le champ de bataille pour un échiquier était un médiocre joueur d’échecs. Il se ruait naïvement sur l’adversaire et se faisait facilement capturer ce qui ne l’empêchait pas de tricher effrontément “. C’est seulement après la création des fédérations nationales de jeux d’échecs et la généralisation des tournois à la fin du XIXe siècle que la notation des parties se répandit. Il n’est guère étonnant que seules trois parties de Napoléon soient connues. :

La première partie date du 20 mars 1804 et fut jouée à la Malmaison contre Mme de Rémusat

La partie a été largement publiée et notamment en France dans le Bréviaire des Echecs de Xavier Tartacover, l’un des plus forts grands maîtres de l’entre-deux-guerres. L’auteur ne peut s’empêcher de terminer son commentaire de la partie par une remarque personnelle : ” Les échecs se glorifient de l’intérêt que leur porta l’empereur “

http://www.napoleon.org/fr/salle_lecture/articles/files/napoleonjeuechecs_libaert_SN424_sept1999.asp#notes

  • La seconde partie eut lieu à Schönbrunn et opposa Napoléon à l’automate de Kempelen.

l’automate imaginé par Kempelen (1734-1804) eut un succès considérable lors de ses tournées en France, aux Pays-Bas ou en Allemagne. Si un grand scepticisme entourait cet automate, ce n’est qu’en 1834 qu’un de ses opérateurs, Mouret, révéla la supercherie et le jeu de glaces et de bras articulés permettant à un joueur de petite taille de jouer de manière invisible à la place de la machine. Faux ancêtre de nos ordinateurs d’échecs, l’automate a néanmoins laissé une trace importante dans l’histoire, il a également défait l’empereur.
Napoléon perd après avoir voulu employer la démarche précédente : un assaut ultrarapide sur le roi noir. Malheureusement pour lui, l’automate repousse facilement l’attaque non coordonnée, développe rapidement ses pièces avant de se lancer vers le monarque blanc. L’absence de réelle défense blanche aura tôt fait de détruire les maigres remparts. Napoléon aurait pu capituler au 15e coup, mais préfère poursuivre son supplice en escomptant une erreur adverse. Son jeu manque totalement de coordination et surtout d’un plan cohérent de développement.

http://www.axolot.info/?p=917

  • La troisième partie qui nous soit parvenue fut jouée lors de l’exil à Sainte-Hélène.

De nombreux témoignages  indiquent que l’Empereur s’adonnait fréquemment aux échecs. Un superbe échiquier lui fut envoyé de Canton par John Elphinstone . Paul Ganière décrit ainsi l’ambiance : ” Au retour de promenade, on s’installe dans le salon. On bavarde, mais plus souvent on joue aux échecs. Mauvais joueur, Napoléon triche sans vergogne, tout en protestant de sa bonne foi ” .
Cette dernière partie fut jouée en 1820 contre le grand-maréchal Bertrand. Elle est la plus intéressante des trois répertoriées. La prise de risque est plus limitée, l’ouverture est orthodoxe (ouverture écossaise, l’une des plus utilisées durant la première moitié du XIXe siècle), le développement plus harmonieux. Un coup comme est excellent en ce qu’il traduit une parfait compréhension du jeu et la nécessité de jouer de simples coups positionnels sans menace directe. Dès le 10e coup, la plupart des pièces blanches sont développées. Quelques constantes se retrouvent, notamment la volonté de sacrifice afin d’ouvrir les lignes, l’absence de tout intérêt porté aux pions, l’effet de surprise permanent au long des parties.

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  • Titre : Les soirées amusantes ; recueil nouveau et varié d’historiettes curieuses, piquantes anecdotes…Éditeur : C. Dillet (Paris) Date d’édition : 1874

Alors que l’empereur Napoléon Ier séjournait au château de Rambouillet, et qu’il n’y avait le soir ni concert ni spectacle, on jouait à différents jeux dans le grand salon carré. Neuf tables, garnies de bougies, de cartes, de dés et de jetons, étaient dressées à droite et à gauche ; au centre, était la table destinée à l’empereur.
Un soir il alla droit à une table sur laquelle était posé un jeu d’échecs, et s’adressant au maréchal Duroc, qui avait le titre de “grand maréchal du palais” :
“Vous devez savoir jouer aux échecs ? demanda-t-il.
– Non, Sire, répondit Duroc.
– Voyez donc, reprit l’empereur, si, parmi ces messieurs, il en est un qui veuille bien faire ma partie.”
Le grand maréchal se mit aussitôt en quête d’un joueur d’échecs ; mais, de toutes les personnes présentes, pas une n’avait la moindre notion de ce jeu difficile.
L’empereur, toujours obstiné dans ses volontés, s’adressa alors au maire de Rambouillet, son hôte, ce soir-là :
“Monsieur le Maire, n’auriez-vous pas dans votre ville, un joueur d’échecs ?
– Je n’en vois qu’un, Sire, c’est le curé de notre église paroissiale. Et encore, je ne sais s’il est un joueur bien habile.
– N’importe : voilà mon affaire !”
Et, sur-le-champ, il donna l’ordre au grand maréchal d’envoyer chercher ce prêtre.
Un quart d’heure après, on vit entrer dans le salon un vieillard à cheveux blanc, à la figure franche et épanouie : c’était le curé de Rambouillet. Présenté aussitôt à l’empereur, qui lui fit le meilleur accueil, il lui répondit par un petit compliment fort bien tourné.
“Monsieur le Curé, dit Napoléon, j’ai appris que vous étiez bon joueur d’échecs, et je ne serais pas fâché d’essayer ma force contre la vôtre. Voyons, mettez-vous là, et conduisez-vous en brave champion ; ne me ménagez pas, si je fais quelque école.”
Le curé prit place vis-à-vis de l’empereur. Napoléon fouilla dans la poche de sa veste, en tira quelques pièces de vingt francs, et en jeta une sur la table en disant :
“Il faut intéresser un peu le jeu… Nous allons seulement jouer vingt francs.”
Le vieux prêtre s’était mis aussi en devoir de tirer de la poche de sa soutane une bourse assez maigre ; mais, quand il vit la pièce de l’empereur, il ouvrit de grands yeux, et dit, sans doute pour s’excuser, car il n’était ni joueur ni riche :Num_riser0021
“Sire, il me semble que c’est beaucoup d’argent ?”
Mais Napoléon alla au-devant des scrupules du vieillard, et lui répondit, de sa voix la plus affectueuse :
“Monsieur le Cué, votre argent est le patrimoine des pauvres, et je ne voudrais pas vous voir en risquer la plus légère partie au jeu. Vous allez, continua-t-il en indiquant du doigt le grand maréchal, vous mettre de moitié avec Duroc, et votre mise sociale sera parfaitement égale, puisque vous apporterez, vous votre talent, votre science, -puisque science il y a,- et lui son argent.
– Mais, Sire, repartit le prêtre, Monseigneur le grand maréchal n’a peut-être pas de mon talent ou de ma science une aussi bonne opinion que Votre Majesté ; lui qui a l’honneur d’être votre compagnon de périls doit savoir mieux que personne que vos adversaires ne triomphent jamais.”
Cette louange, amenée naturellement et débitée avec une bonhomie parfaite, flatta plus Napoléon que tous les éloges possibles.
“Monsieur le Curé, répondit-il en souriant, vous nous gâtez, Duroc et moi.”
Le jeu commença. Le puissant empereur en vint aux mains avec le modeste curé, et ce fut un curieux spectacle de voir le grand capitaine, alors dans tout l’éclat de sa gloire que rien ne semblait obscurcir, en tête-à-tête devant un échiquier, avec un pauvre prêtre. Celui qui pouvait à un signe de son épée, faire marcher un demi-million d’hommes d’une extrémité de l’Europe à l’autre, méditait profondément la marche de quelques pions d’ivoire, et il avait pour rival, sur cet innocent champ de bataille, un humble et respectable vieillard.
Il fut complètement battu par le curé, qui gagna cinq parties de suite, avec une dextérité et un bonheur qui ne laissèrent pas à Napoléon le temps de respirer.
Quand le moment de se séparer fut venu, quand minuit eut sonné à la grosse horloge de Rambouillet, Napoléon, qui venait de perdre sa cinquième partie, se leva en riant et dit à son adversaire :
“Monsieur le Curé, vous venez de me donner une leçon ; j’en profiterai. J’ai plus appris ce soir à jouer ce jeu-là, que depuis vingt ans que je joue. Vous m’avez battu à plate couture.
– Votre Majesté est invincible partout ailleurs, répondit le prêtre, et c’est bien le moins qu’elle soit battue aux échecs. Au surplus, Sire, votre défaite tient à la rapidité de votre manière de jouer ; ce mode réussit quelquefois, mais il n’est pas toujours heureux, surtout quand on a affaire à un ennemi lent et patient.”
Le vieillard, sans s’en douter, donnait encore à Napoléon une leçon de stratégie.
Les hauts personnages qui avaient constamment entouré la table de l’empereur pour le voir jouer avec M. le curé, gardaient le silence.
Le prêtre prit délicatement les cinq pièces d’or que son adversaire avait perdues, et, s’approchant du grand maréchal, lui dit à voix basse :
“Monseigneur, puisque nous étions de compte à demi, il vous revient sur cette somme cinquante francs.
– Gardez-les, je vous en prie, Monsieur le Curé, répliqua le grand maréchal ; vous les distribuerez aux pauvres.
– Votre voeu sera exactement rempli, Monseigneur.”
Cependant Napoléon, qui tâchait d’expliquer à son entourage les causes de sa défaite, revint auprès du vieillard, et lui dit :
“Vous m’avez fait passer une soirée charmante, Monsieur le Curé, je vous en remercie. Mais j’espère bien que vous me ferez l’amitié de venir me revoir ? D’ailleurs, ajouta-t-il gaîment, vous me devez, sinon une visite, du moins une revanche que, mettant à profit vos conseils, j’espère bien prendre la prochaine fois.”
Le curé s’étant incliné en signe de remerciement s’apprêtait à se retirer, quand l’empereur, lui tendant la main, lui répéta :
“Nous nous reverrons bientôt, n’est-ce pas, Monsieur le Curé ?
– Sire, bientôt est le mot, répondit le vieux prêtre ; car, si Votre Majesté daigne me faire l’honneur de m’admettre à sa partie, je n’ai pas de temps à perdre : à mon âge, à soixante-quinze ans, les points sont comptés d’avance, même au jeu d’échecs.”
Ces cinq parties d’échecs furent les seules que jouèrent ensemble l’illustre capitaine et le vieux prêtre. Ils ne devaient plus se revoir.

Et si Napoléon avait gagné à Waterloo? pièce commémorative Waterloo 2015

13 mars 2015
http://portfolio.lesoir.be/main.php?g2_itemId=947457

 

Pierre Kroll

Mieux vaut en rire que 05de médire! Il n’est déjà pas facile d’être belge dans ce petit pays qui sera le théâtre d’une  victoire et d’une défaite! Où seule la commémoration sera à l’honneur et au respect  de nos valeurs respectives…

Jacques JANSSENS

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Voici la pièce commémorative Waterloo 2015 http://www.monnaieroyaledebelgique.be/

monnaiemonnaie argentpièce boite

Aigle blesséL’Aigle blessé prend son dernier envol et tel l’albatros se rit de l’archer! “Exilé sur le sol au milieu des huées, ses ailes de géant l’empêchait de marcher”… Tel le phénix, il renaît de ses cendres et porté par sa légende et ses idées, il marche à nouveau tel un vainqueur parmi ceux qui n’avaient plus espérer!

Un mot de trop, des maux en moins… Dommage que les hommes d’actions ne lisent plus… Dommage que les penseurs ne soient plus des hommes d’actions… Des mots perdus sur une page qui ne sera pas porteuse de “création” ne servent finalement que l’Ego démesuré de la plume… A quoi sert la conquête si les plumes ne sont conquises! Acquises! La plume est un élément d’un ensemble qui doit se créer, se souder, s’harmoniser pour former un plumage qui puisse permettre à l’humanité de prendre son envol!

L’impératif n’est plus de mise, le conditionnel ou l’imparfait voire le conditionnel passé…Mais le présent, le “Je” créatif, imaginatif qui se concrétise dans des actes est plus important à mes yeux qui prennent en compte les inégalités factuelles et le mérite pour tendre vers un équilibre imparfait mais possible! Je suis partisan du possible, du concret, de l’acte, dans le respect des lois et des valeurs identitaires, culturelles, religieuses,….

Belge et Bonapartiste! J’estime pour ma part qu’il est possible d’être belge dans une Monarchie Constitutionnelle et Bonapartiste! Ce n’est pas incompatible. L’un se référant à l’identité Nationale,et au respect des Lois belges; l’autre à l’idéologie et aux respect des valeurs du Mouvement Bonapartiste, de ses traditions s’y afférentes. Les résidents de  Belgique (toute nationalités confondues et sympatisants externes) qui désirent réfléchir ensemble sur les idées et valeurs du Mouvement Bonapartiste en Belgique peuvent me rejoindre sur le groupe facebook : Mouvement Bonapartiste Belgique – Jacques JANSSENS

aigle et papillonNous y sommes enfin arrivés, voici le Bicentenaire de notre Défaite totale, celle qui signa la relegation diplomatique de la France dans le giron impérial de son ennemi constant depuis nos glorieux rois & sainte Jeanne, j’ai nommé la perfide Albion.

La France avait perdu le Monde sous Louis XV avec le traité de Paris actant notre défaite thalassocratique, Waterloo est son match retour continental.

La France a été terrassé, contre toute attente, l’Empereur abdiqua laissant ainsi le Peuple livré aux mains de l’ennemi et des intrigants pour partir vers l’Amérique et accessoirement fuir les assassins appâtés par sa renonciation au pouvoir et donc à la protection de sa personne, et il a surtout faillit, certes malgré lui, à son Serment au Peuple Français:

l’Intégrité du Territoire National a bien été violée par la perte des Frontières Naturelles de la France, outre la perte de la Souveraineté, l’Indépendance politico-militaire du à la défaite, ce sont des territoires du Sol de France qui ont été arrachés à la Patrie, et à ce jour, depuis ce terrible Diktat de Vienne où participèrent les corrompus autrefois enrichis par les Guerres gagnées par le sang du Peuple, ces régions, encore souvent francophones par résistance culturelle, par idéal aussi peut être sont toujours attentives à la possible réunification le jour où se produira le miracle d’un pouvoir fort, stable & démocratique en France.

Aigles de France, sachez que vous n’êtes pas morts pour rien dans cette terrible “Morne Plaine” qui n’a rien d’une plaine bien sur, c’est l’image d’Epinal nécessaire au roman national tissé par Hugo.

Vous n’êtes pas mort pour rien, vous ne vous êtes pas battus pour rien car même si la France s’est écroulée derrière vos charges dantesques lors de cette défaite cuisante, votre rage au combat à mourir pour la Patrie lave le déshonneur d’une Nation certes fatiguée mais qui s’est livrée à l’ennemi via les intrigants oligarques de Paris et d’autres places aristo-financières.

Personne n’a oublié votre Gloire & votre Honneur dans l’adversité, d’ailleurs ce souffle vous l’avez transmis, car si c’est aujourd’hui les 200 ans de la Bataille ‪#‎Waterloo‬ ou plutôt du Mont Saint-Jean, c’est aussi les 75 ans de l’Appel du 18 juin 1940 en pleine obscurité, dans la nuit de la terreur nazie qui venait de s’abbatre sur la France..

C’est aussi a titre personnel, aujourd’hui le 32ème anniversaire du jour où je me suis levé sur mes deux jambes pour marcher sur ce Sol de France.
Il n’y a jamais de hasard dans cette date et je suis sur que je ne suis pas le seul prêt à se lever pour rendre à la France sa Dignité Nationale.

C’est pourquoi nous vous proposons cette date, le 18 juin 2015, comme le Départ d’une Nouvelle ère française, celle où la Nation ne disparaît pas dans l’Empire qui nous a battus, mais au contraire renaît de ces cendres pluri-millénaires pour faire ce qu’aucune civilisation n’a jamais réalisé, renaître pour aller encore plus haut dans son développement au lieu de sombrer de façon classique et terrifiante dans la chute inexorable.

Ty Civis – Fondateur de France Frontières Naturelles Projet 1815-2015

Voir aussi :

Petite anecdote intéressante rapportée par Gordon Corrigan dans son livre sur Waterloo. Le 18 Juin 1965, l’armée Anglaise a réalisé une spectaculaire parade dans la Ferme d’Hougoumont pour le 150° anniversaire de la Bataille de Waterloo. Les nombreux alliés des Anglais en 1815 avaient été également invités. Des contingents d’Autriche, d’Allemagne de l’Ouest, de Hollande, de Belgique, d’Espagne et du Portugal participaient à la parade. Même les Russes étaient également présents malgré la crise aïgue de la Guerre Froide. Cette occasion étant plus une commémoration qu’une célébration les Français avaient été également invités mais ils avaient décliné l’invitation.  Ils avaient fait savoir que leur président, le Général De Gaulle avait refusé en raison du fait qu’il était trop occupé à préparer le 900° anniversaire de la Bataille de Hastings l’année suivante! (Waterloo: A New History of the Battle and its Armies Gordon Corrigan Atlantic Books)

  • Et si Napoléon avait gagné à Waterloo ?
Et si Napoléon avait gagné à Waterloo ? 7sur7

Mais admettons que Bonaparte ait fini par vaincre ses ennemis directs. “Si Napoléon avait réalisé ses projets originaux de 1810, il aurait encore une …
Et si Napoléon avait gagné à Waterloo ? Une Route Napoléon en Belgique! L’Empereur débarque à dos d’homme! Napoléon, empereur du business! Toutes les places pour assister aux reconstitutions de la bataille de Waterloo ont été vendues! Sur les traces de Napoléon: La chambre rouge où Joséphine est morte ! À Waterloo, des soldats de 2015 cherchent ceux de 1815!

Le 18 juin 1815, Napoléon a été battu à Waterloo et a perdu définitivement le pouvoir! Mais s’il avait gagné, aurait-il bâti un empire s’étendant jusqu’à la Chine? La Seconde guerre mondiale aurait-elle eu lieu ? Ces questions fascinent de longue date les romanciers, mais aussi les historiens les plus sérieux.
Départements de Chine
S’il avait renversé les Anglais de Wellington et les Prussiens de Blücher sur la plaine de Waterloo, au sud de Bruxelles, l’empereur aurait sans doute repris sa marche jusqu’au nord de l’Allemagne, estime l’historien Helmut Stubbe da Luz. “Brême, Hambourg et Lübeck seraient devenues françaises à nouveau”, soutient l’historien de Hambourg, la puissante ville portuaire incorporée dans l’empire français fin 1810. Le scénario est toutefois à prendre avec des réserves, reconnaît Helmut Stubbe da Luz. Car même si Napoléon avait battu la coalition le soir du 18 juin, les monarchies européennes ne se seraient sans doute pas avouées vaincues.

Waterloo “fut une victoire totale pour les Alliés, mais ça n’aurait pas été une victoire totale pour Napoléon”, abonde l’historien belge Philippe Raxhon, spécialiste de la bataille de Waterloo. Mais admettons que Bonaparte ait fini par vaincre ses ennemis directs. “Si Napoléon avait réalisé ses projets originaux de 1810, il aurait encore une fois envahi la Russie et potentiellement étendu son empire jusqu’aux frontières de la Chine”, avance Helmut Stubbe da Luz.

Dès le XIXe siècle, un scénario encore plus radical a été imaginé par l’écrivain français Louis Geoffroy. Dans son roman “Napoléon et la conquête du monde, 1812-1832”, il décrit comment Napoléon parvient, entre autres, à assujettir la Chine, ramenée au rang de simple “province de l’Asie”. Dans son roman uchronique — genre littéraire qui imagine ce qu’il serait arrivé si un événement historique ne s’était pas passé comme le racontent les livres d’histoire — écrit en 1836, Geoffroy remonte le temps jusqu’à trois années avant Waterloo. “J’ai écrit l’histoire de Napoléon depuis 1812 jusqu’en 1832, depuis Moscou en flammes jusqu’à sa monarchie universelle et sa mort. Vingt années d’une grandeur incessamment grandissante et qui l’éleva au faîte d’une toute-puissance au-dessus de laquelle il n’y plus que Dieu”, écrit en introduction à son roman l’auteur, Louis-Napoléon Geoffroy-Château de son vrai nom.

Toute-puissance, vraiment? Pour M. Stubbe da Luz, “Napoléon était un dictateur, mais pas un dictateur réactionnaire comme le tsar de Russie”. Un règne napoléonien sur l’Europe continentale, équilibré par la suprématie maritime anglaise, n’aurait pas forcément signifié un recul pour l’humanité, estime l’historien.
Une Allemagne moins forte

“La dictature de développement que Napoléon a exportée aux pays sous sa domination a été une régression en comparaison aux progrès de la Révolution française, mais n’a pas été un mal pour les nouveaux sujets en Allemagne, en Hollande, en Italie et en Espagne”, estime-t-il. Et de citer “l’égalité de droits pour les minorités religieuses et la population rurale, le droit de vote pour les hommes, un système juridique hors pair ou encore un espace économique étendu”.

Avec beaucoup de prudence, l’historien va plus loin, imaginant une “Europe continentale dominée par la France” pendant tout le XIXe siècle. L’Allemagne ne serait pas devenue aussi forte. Et donc “l’Allemagne n’aurait probablement pas été en mesure de provoquer une Première et une Seconde guerre mondiale”.

Imaginer une histoire parallèle est, pour les historiens, un exercice de haut vol. “Les causes des événements sont innombrables”, rappelle Philippe Raxhon, de l’Université de Liège. Qui se limite à élaborer des scénarios en lien direct avec les projets des protagonistes. Par exemple, Wellington, battu à Waterloo, aurait sans doute repris la mer à Ostende pour rallier l’Angleterre, — parce que Wellington avait lui-même “envisagé d’éventuellement perdre la bataille”, juge-t-il.

Les romanciers, eux, n’ont pas ces contraintes. Dans son best-seller “Fatherland”, paru en 1992, le Britannique Robert Harris imagine une Allemagne se préparant, en 1964, à une visite du “président américain Joseph Peter Kennedy” (le père de “JFK”) à Adolf Hitler, vainqueur de la Seconde guerre mondiale. Une guerre, qui selon d’autres scénarios, n’aurait pas eu lieu si Napoléon avait gagné à Waterloo.
Paul-Napoléon Pierre Calland – Président du Mouvement Bonapartiste 

Manque de tact de la part des anglais! Après la pièce belge commémorative du bicentenaire de la défaite de Waterloo… (Personnellement, ils auraient pu en faire également une sur la dernière victoire de Napoléon, à Ligny!). Un certain journal anglais et un historien publient un article demandant aux français d’arrêter d’admirer aveuglément Napoléon! L’admiration aveugle dépasse et de loin un seul pays mais des milliers d’admirateurs de par le monde et il est trop simpliste que de lier Napoléon Le Grand à un seul pays… Il suffit de suivre l’actualité des commémorations pour se rendre compte que ce n’est pas tant la défaite qui relie les peuples à la personne, mais sa victoire sur le temps et l’immortalité de ses idées révolutionnaires, toujours actuelles dans une société où le mérite n’a plus de place et où les valeurs d’humanité se délitent pour tomber en une fine poussière dans le vide nauséabond d’une Europe financière qui n’a d’humanité, que ces lois qui creusent le fossé entre les peuples! Jacques JANSSENS

Qu’ils fêtent Waterloo, nous fêterons Austerlitz!

http://renouveaubonapartiste.blogspot.fr/2015/03/quils-fetent-waterloo-nous-feterons.html

L’anecdote a fait le tour du continent, révélée par des journaux anglais toujours amusés de se moquer de leurs cousins français et de leur patriotisme. La Belgique avait pour projet d’émettre une pièce commémorative de 2€ figurant le bicentenaire de la bataille de Waterloo. La France s’est opposée au projet et celui-ci a avorté.On entend déjà certains tomber en pâmoison d’horreur et d’indignation, accusant l’Europe d’un complot anti-français et l’Angleterre (enfin, pour eux, toujours la “Perfide Albion”) de nourrir des rêves d’abaissement de notre Nation.Personnellement, nous ne sommes sûrs que d’une chose : l’affaire n’est pas le scandale du siècle. Et surtout,nous ne sommes plus en 1815 (et ce, depuis belle lurette).Si la mémoire de l’Empereur mérite d’être défendue avec vigueur, ce n’est pas en niant la liberté des autres Nations qu’il faut le faire ou en sombrant dans l’outrance anglophobe, mais bel et bien en affirmant plus que nous ne l’avons fait par le passé notre liberté, si ce n’est notre devoir, de commémorer la mémoire impériale.En effet, dans un premier temps, ne peut-on pas, avec dignité, reconnaître que le monde entier n’est pas forcément obligé de révérer l’Empereur ? Peut-on accepter la pluralité des opinions ? Les défenseurs des libertés françaises ne devraient-ils pas reconnaitre les libertés des autres Nations ?
Mais surtout, est-ce si grave ? Ne peut-on pas être bonapartiste et admirer Trafalgar Square? Nous est-il interdit de prendre le train à Waterloo Station ? Dans ses projets, Napoléon s’est heurté à des Nations pour qui il ne fut qu’un adversaire et un ennemi. C’est ainsi que se fait l’Histoire.Les autres Nations sont libres et souveraines. On doit d’autant le reconnaître quand on est soi-même attaché à la souveraineté française. Dans cette liberté souveraine réside l’attachement à son Histoire. Alors que la Belgique fête la victoire de Waterloo si telle est sa volonté. Nous, nous fêterons Austerlitz, Iéna, Wagram.Quelle incroyable incohérence que ces adversaires de l’euro qui se retrouvent bien heureux que les mécanismes européens permettent à la France de retirer à la Belgique le droit souverain (sacré à leurs yeux) de battre librement monnaie …Plutôt que de chercher “discrètement” à faire avorter les volontés “monétaires” de ses voisins, la France ferait mieux de reconnaître et de promouvoir son héritage napoléonien. La Belgique commémore la bataille de Waterloo ? Commémorons le retour de l’Aigle. Ou, avec plus de noblesse, commémorons le souvenir de la fin de l’épopée impériale. Waterloo a deux siècles d’âge, ne peut-on pas envisager cette époque avec un peu de recul?Laissons les autres Nations libres de leur rapport à leur Histoire. Le seul et unique scandale qui soit c’est que la France ait toujours tant de réticence à célébrer la sienne, où, au rayon de nos gloires nationales, Napoléon occupe une place de premier choix.

http://www.lesechos.fr/monde/europe/0204221999978-ca-se-passe-en-europe-a-waterloo-la-france-perd-la-bataille-du-ridicule-pour-une-piece-de-deux-euros-1101759.php

Anne Bauer / Correspondante à Bruxelles |

http://waterloo.1410.be/wp-content/uploads/Waterloo-1815-2015-piece-commemorative-coin.jpgDeux cents ans après la défaite de Waterloo, Paris perd cette fois-ci la bataille du ridicule face à la Belgique.

L’affaire est savoureuse et déchaîne l’hilarité de la presse britannique. Deux cent ans après la défaite de Waterloo, la « grande nation » française vient d’empêcher la Belgique d’émettre une jolie pièce commémorative pour le bicentenaire de cette illustre bataille, qui s’est déroulée sur une colline située dans la banlieue sud de Bruxelles.

Chaque année, la Monnaie Royale de Belgique en charge de frapper les monnaies officielles du Royaume, émet deux pièces commémoratives de deux euros. Celles-ci sont très prisées par les collectionneurs. En 2014, une pièce de 2 euros avait ainsi célébré le bicentenaire de la Croix Rouge. Cette année, la Monnaie pensait tout à fait logique d’honorer le bicentenaire de la bataille de Waterloo, en illustrant une face de la pièce par la statue du lion qui domine la colline de Waterloo où 12.000 soldats sont morts le 18 juin 1815. « Cette bataille appartient à l’histoire mondiale », explique-t-on à la Monnaie, où l’on n’avait pas imaginé un instant qu’après 200 ans, la France pleurait toujours la défaite de Napoléon.

Or, toute pièce mise en circulation, même si elle n’est éditée que pour les accrocs de la numismatique, doit obtenir un feu vert des pays membres de l’euro. Une simple procédure entre administrateurs du « Comité des pièces métalliques ». Cette fois, pourtant, et à la surprise générale, la France a déposé un recours contre la pièce « Waterloo 1815-2015 » ! « La bataille de Waterloo est un événement avec une résonance particulière dans la conscience collective, qui va au-delà du simple conflit militaire. La circulation de pièces portant des symboles négatifs pour une fraction de la population européenne nous semble préjudiciable, dans un contexte où les gouvernements de l’Eurozone tentent de renforcer l’unité et la coopération au sein de l’union monétaire », explique l’argumentaire français.

Craignant que le ridicule d’un vote en conseil des ministres des Finances, où du fait de son poids, la France avait toutes les chances de remporter une majorité qualifiée contre cette pièce, la Belgique a renoncé à l’éditer. Mais comme elle n’aime pas non plus se faire marcher sur les pieds, elle éditera un « Waterloo 1815-2015 » de trois ou cinq euros, chaque émetteur de monnaie nationale étant libre de faire ce qu’il veut pour des valeurs qui ne sont pas en circulation.

Le ministre belge des Finances, Johan Van Overtveldt, s’est déclaré « quelque peu surpris par toute cette agitation. L’Europe a bien d’autres dossiers à traiter et de défis importants à relever pour perdre son temps et son énergie dans cette affaire ».

L’affaire ne serait cependant jamais sortie du « comité des pièces métalliques » sans les « fuites » organisées par la perfide Albion, qui se réjouit de transformer la « victoire » du ministères des Finances français en une ridicule défaite.

Commémoration de la bataille de Waterloo : la Belgique fait un pied de nez à la France

La France, soutenue par un certain nombre de grands pays européens, avait marqué son opposition à la création d’une pièce de deux euros frappée par la Monnaie royale de Belgique à l’occasion du bicentenaire de la bataille de Waterloo. Notre pays a décidé de frapper une pièce spéciale de… 2,50 euros.

Les Français voyaient en fait d’un mauvais œil la création de cette pièce ayant cours légal qui permettrait de se souvenir d’une défaite française face à une coalition européenne, précipitant dans la mort 55.000 personnes en une journée. “La bataille de Waterloo est un événement avec une résonance particulière dans la conscience collective, qui va au-delà du simple conflit militaire. La circulation de pièces portant des symboles négatifs pour une fraction de la population européenne nous semble préjudiciable, dans un contexte où les gouvernements de l’Eurozone tentent de renforcer l’unité et la coopération au sein de l’union monétaire”, défend la France.

Quelque 175.000 pièces commémoratives de deux euros avaient déjà été frappées par la Monnaie royale de Belgique, selon le SPF Finances. Le coût pour le budget fédéral est estimé à 50.000 euros.

En frappant des pièces de 2,50 euros, la Belgique peut se passer de l’aval des autres pays membres de l’Union européenne. “Je suis quelque peu surpris de toute cette agitation. L’Europe a bien d’autres dossiers à traiter et des défis importants à relever pour perdre son temps et son énergie dans cette affaire”, a réagi jeudi le ministre belge des Finances, Johan Van Overtveldt, qui précise que ce dossier date déjà de la législature précédente.

La commémoration de la bataille de Waterloo est prévue durant quatre jours à partir du 18 juin prochain et devrait attirer environ 200.000 personnes, d’après les organisateurs.

La Belgique a annoncé aujourd’hui qu’elle retirait son projet”, nous a déclaré le service de presse du Conseil européen dans :

Le Huffington Post

NAPOLON BONAPARTE

http://www.huffingtonpost.fr/2015/03/11/euro-napoleon-waterloo-france_n_6845184.html

EURO – Selon une information du journal anglais The Telegraph, la France se démène pour empêcher la création d’une pièce de deux euros imaginée pour commémorer les 200 ans de la bataille de Waterloo.

Waterloo ? Cela ne vous dit rien ? La dernière bataille à laquelle Napoléon Bonaparte a participé, le 18 juin 1815 dans l’actuelle Belgique. Elle s’est soldée par une défaite française face à une coalition européenne et la mort de 55.000 personnes en une journée. Bref, la fin d’une des plus grandes épopées de l’histoire de France doublée d’une véritable boucherie.

Alors quand la Belgique a soumis en février un projet de pièce de deux euros pour marquer le coup, la France a vu rouge. Dans les jours qui ont suivi, elle a même déposé un recours. Selon le Telegraph, qui s’est procuré le document, elle argumente en craignant des “réactions hostiles en France”. “La Belgique avait présenté son projet et les Etats membre en ont été informés le 26 février dernier. (…) La Belgique a annoncé aujourd’hui qu’elle retirait son projet”, nous a déclaré le service de presse du Conseil européen.

“La bataille de Waterloo est un événement avec une résonance particulière dans la conscience collective, qui va au-delà du simple conflit militaire. (…) La circulation de pièces portant des symboles négatifs pour une fraction de la population européenne nous semble préjudiciable, dans un contexte où les gouvernements de l’Eurozone tentent de renforcer l’unité et la coopération au sein de l’union monétaire.”

Ce genre de recours est prévu par les règlements, mais rares. En tout cas, l’affaire fait bien rire les Anglais. Pas en tant que membre de la zone euro, mais comme grand artisan de la chute de Napoléon.

“Je suis ravi que la zone euro veuille célébrer l’échec de la France à créer un super-état européen”, a déclaré au Telegraph Sir Peter Luff, membre du parlement britannique. La sensibilité des Français est décevante et ils devraient vraiment reconnaître qu’il s’agit d’un grand moment dans l’histoire de l’Europe de la liberté et de la démocratie.”

A quand une pièce commémorative pour la bataille d’Hastings en 1066? Et pourquoi pas aussi pour le 8 mai 1945?

http://waterloo.1410.be/bataille-de-waterloo-la-france-tente-de-bloquer-une-piece-commemorative-creee-par-la-belgique/

La-bataille-de-Waterloo-1815Selon une information du journal anglais The Telegraph, la France se démène pour empêcher la création d’une pièce de deux euros imaginée pour commémorer les 200 ans de la bataille de Waterloo.

La dernière bataille à laquelle Napoléon Bonaparte a participé, le 18 juin 1815 dans l’actuelle Belgique s’est soldée par une défaite française face à une coalition européenne et la mort de 55.000 personnes en une journée. Bref, la fin d’une des plus grandes épopées de l’histoire de France doublée d’une véritable boucherie.

Alors quand la Belgique a soumis en février un projet de pièce de deux euros pour marquer le coup, la France a vu rouge. Dans les jours qui ont suivi, elle a même déposé un recours. Selon le Telegraph, qui s’est procuré le document, elle argumente en craignant des « réactions hostiles en France ».

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« La bataille de Waterloo est un événement avec une résonance particulière dans la conscience collective, qui va au-delà du simple conflit militaire. (…) La circulation de pièces portant des symboles négatifs pour une fraction de la population européenne nous semble préjudiciable, dans un contexte où les gouvernements de l’Eurozone tentent de renforcer l’unité et la coopération au sein de l’union monétaire. »

La demande officielle a été déposée le 5 mars. Un recours prévu par les règlements, mais rares. Et cela a bien fait rire les Anglais. Pas en tant que membre de la zone euro, mais comme grand artisan de la chute de Napoléon.

« Je suis ravi que la zone euro veuille célébrer l’échec de la France à créer un super-état européen », a déclaré au Telegraph Sir Peter Luff, membre du parlement britannique. La sensibilité des Français est décevante et ils devraient vraiment reconnaître qu’il s’agit d’un grand moment,dans l’histoire de l’Europe de la liberté et de la démocratie. »

Article de Jean-Baptiste Duval pour le Huffington Post

http://www.lavenir.net/cnt/dmf20150311_00614759

La France ne veut pas d’une pièce de deux euros pour commémorer Waterloo.

La France ne veut pas d’une pièce de deux euros pour commémorer Waterloo.

La dernière défaite de Napoléon divise la France et la Belgique. Selon une information du journal anglais The Telegraph, relayée par le Huffington Post, la France se démène pour empêcher la création d’une pièce de deux euros imaginée par la Belgique pour commémorer les 200 ans de la bataille de Waterloo.

La commémoration des 200 ans de la bataille de Waterloo approche. La Belgique a soumis un projet de pièce de deux euros pour marquer le coup, mais la France a vu rouge. Dans les jours qui ont suivi, elle a même déposé un recours, chose assez rare. Selon le Telegraph, qui s’est procuré le document, elle argumente en craignant des «réactions hostiles en France».

Pensez, la dernière bataille livrée par Napoléon Bonaparte, le 18 juin 1815, s’est soldée par une cuisante défaite de la République face à une coalition européenne et la mort de 55 000 personnes en une journée. Une boucherie. Pour la France: la fin d’une des plus glorieuses périodes de son histoire. Mais pour l’Angleterre et les nations alliées, Waterloo reste synonyme d’une grande victoire. Tout dépend du côté où l’on se situe, même deux siècles plus tard.

Une pièce «préjudiciable»

«La bataille de Waterloo est un événement avec une résonance particulière dans la conscience collective, qui va au-delà du simple conflit militaire. La circulation de pièces portant des symboles négatifs pour une fraction de la population européenne nous semble préjudiciable, dans un contexte où les gouvernements de l’Eurozone tentent de renforcer l’unité et la coopération au sein de l’union monétaire», explique l’argumentaire français pour s’opposer à la création de cette pièce avant tout commémorative (mais souvent frappées à 1 million d’exemplaires).

Etienne Claude, le directeur général de l’ASBL Bataille de Waterloo 1815, en charge des commémorations sur le site, s’étonne de la réaction française. «Je vois mal le gouvernement français réagir ainsi», réagit-il. «Waterloo n’est pas une défaite française, c’est la défaite de Napoléon, c’est différent.» L’ABSL n’est pas à l’origine de cette demande de pièce commémorative de 2 euros, qui relève du gouvernement fédéral, tout pays européen ayant le droit de frapper deux pièces par an (l’autre thème choisi pour 2015 étant l’année européenne du développement). La demande doit être adressée six mois à l’avance auprès du comité d’avis de la Comission européenne. Pour Waterloo, ce fut fait en novembre dernier. Mais le dossier traîne. Alors que la pièce 2015 de la France (consacrée aux 70 ans de la paix en Eupope) est, comme la plupart des pièces de 2 euros commémoratives des autres pays d’Europe, déjà tout à fait officielle.

Etienne Claude ignorait même l’existence du projet de pièce. Son ABSL travaille, de son côté, au layout d’une médaille qui fera partie du marchandising de l’événement. Mais l’homme se dit consterné par l’argumentaire cité par le The Telegraph. «La volonté de la Belgique, au travers des commémorations du bicentenaire de Waterloo, c’est justement de porter cette image d’unité et de coopération. On commémore la paix des peuples, et non d’une bataille», dit-il, rappelant que l’asbl travaille en parfaite collaboration avec la Fondation Napoléon, «une association officielle, qui a pignon sur rue» et que «près de soixante événements relatifs à la bataille de Waterloo se tiendront en France». «Franchement, cela fait des années que nous préparons la commémoration, même avec les ambassadeurs, et il n’y a eu aucun problème de ce côté-là. Je n’ai jamais rencontré une telle réaction.»

Côté anglais, on ricane. Déjà que qu’ils ne sont pas membres de la zone euro, mais qu’en plus l’Europe puisse les célébrer pour avoir causé la chute de Napoléon. «Je suis ravi que la zone euro veuille célébrer l’échec de la France à créer un super-état européen», a ainsi déclaré au Telegraph Sir Peter Luff, membre du parlement britannique. «La sensibilité des Français est décevante et ils devraient vraiment reconnaître qu’il s’agit d’un grand moment dans l’histoire de l’Europe de la liberté et de la démocratie.»

 

Dialogue entre Napoléon le Grand et Asmodée…, dit le Diable Boiteux.

L’histoire qui suit date de 1831 et est signée d’un certain Guillon…dont je ne trouve pas d’autres traces…Etant écrit en 1831, ce dialogue entre Napoléon et Asmodée est intéressant à plus d’un titre, ne fusse-ce que pour la contribution à la légende. L’auteur y dépeint en 10 pages les pensées de l’Empereur qui découvre Paris transformée.Dans la mythologie grecque, les champs Élysées ou simplement l’Élysée sont le lieu des Enfers grecs où les héros et les gens vertueux goûtent le repos après leur mort…

Jacques JANSSENS.

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Jérôme Bosch – Le jardin des délices

Bien que l’emplacement n’en soit pas connu avec précision, les auteurs s’accordent à dire que les Champs Elysées (appelés aussi « îles des Bienheureux ») représentent le lieu des Enfers (le royaume des morts) où les héros et les vertueux goûtent le repos après leur mort.

L’Arrivée de Napoléon à Paris sous la conduite d’Asmodée, dit le Diable Boiteux. – Dialogue entre Napoléon le Grand et Asmodée

Asmodée dépeint dans le Dictionnaire Infernal de Collin de Plancy.

SOMMAIRE.

Les Champs-Elysées. — Le Diable Boîteux. —La Béquille. — Napoléon en croupe. —La queue du diable.— 1500 lieues en dix minutes. —L’Arc de triomphe. —Le nouveau roi et le bonheur. —La garde nationale. — La colonne. — Une belle tête et rien dedans. — Le Musée et les cagots. — Le tombeau des braves de juillet. —La sainte kirielle. — Trois religions à Paris. — Le cholera-sanctus. — Les invalides. — La Pologne et la Belgique. — La gloire et la victoire. — Le départ. — Tout disparaît.

PARIS,MALDAN, EDITEUR-LIBRAIRE, Passage Brady, n. 75, Entrée par les faubourgs Saint-Martin et Saint-Denis. 1831.

L’ARRIVEE DE NAPOLEON A PARIS.

Napoléon se promenant tranquillement les bras croisés derrière le dos, dans les bosquets des Champs-Elysées, aperçut le Diable-Boiteux qui s’était arrêté auprès d’un arbre , appuyé sur sa béquille. Il avait l’air de réfléchir en souriant d’un air malin. Le grand homme s’aborde et lui dit : Le seigneur Asmodée rêve sans doute à quelque malice.

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Faïence fine – Bataillon Napoléon – Exposition Nivelles

Asmodée. —Non, grand empereur, lui répondit le diable, depuis sept à huit jours je me suis mis en vacances et je laisse reposer les humains en attendant que je travaille sur nouveaux frais, et je leur en garde de bonnes. J’ai l’esprit créateur.

Napoléon. — Je le sais, cependant vous êtes quelquefois un très-bon diable, vous l’avez prouvé clans plus d’une circonstance, et j’ai souvent envié le sort de l’écolier don Cléophas, Léandro , Pérès, Zambulo auquel vous fîtes voir pendant une belle nuit tout ce qui se passait dans les diverses maisons publiques ou particulières de Madrid, en le transportant sur les toits qui s’élevaient à votre volonté et d’après votre ordre: car vous autres diables vous commandez à tout, même aux éléments.

Asmodée. — Sire, si vous désirez jouir du même plaisir, je puis vous le procurer. Il n’est rien que, je ne fasse pour vous, et en montant à califourchon sur ma béquille , je vais vous transporter dans un instant où vous voudrez. Parlez et vous allez être obéi. Je trouve une douce jouissance à vous être soumis. Nous nous entretenions souvent de vous, tandis que vous vous couvriez de gloire sur la terre, et si nous n’eussions pas été retenus par une puissance supérieure, plus d’un diable vous eut secondé et le destin eut été obligé de s’enchaîner au char de la victoire. Nous nous serions même relevés les uns après les autres pour prendre tous part à la fête, car les diables aiment la gloire. Mais, sire, permettez-moi de vous observer que nous perdons du temps, que le jour va bientôt cesser sur la terre et que si vous voulez accepter ma proposition il est temps de partir.

Napoléon. —J’y consens. Mettons-nous en route.

Asmodée.—Où allons-nous?

Napoléon. — A Paris. Je veux revoir mes bons Français-, la capitale du grand empire, le chef-lieu de la grande nation !

Asmodée. — En ce cas, sire, à cheval: pardonnez si je vous prends en croupe , mais vous ne sauriez diriger ma béquille. Elle est plus difficile à gouverner que les hommes. Je sonne le bout-selle ( il allonge sa béquille; l’enjambe). Sire, prenez place derrière moi et tenez vous ferme sur les étriers.

Napoléon. — M’y voilà. Vous pouvez donner le coup de fouet du départ.

Asmodée, — Et vous, sire, tirer le diable par la queue, c’est un peu violent pour un empereur comme le grand Napoléon. Et les voilà qui s’enlèvent dans les airs avec la rapidité de l’éclair et parcourent l’immensité sur les ailes du dieu des vents.

Napoléon. — Nous allons ma foi plus vite que le télégraphe.

Asmodée. — Sire, lorsque le diable se mêle de quelque chose vous savez ce qu’il en arrive, soit en bien soit en mal. Nous avions quinze cents lieues à faire, nous touchons au terme de notre voyage ; j’aperçois la lanterne du Panthéon. Où voulez-vous arrêter.

Napoléon. — Aux Tuileries, sur l’arc de triomphe.

Asmodée. — Nous y voilà ( ils arrivent, descendent sur la plate forme). Nous pouvons mettre pied à terre.

Napoléon.— C’est à faire à vous , seigneur Asmodée

Asmodée. — Sire, si vous êtes content de ma voiture, vous vous en servirez.

Napoléon. — Je ne dis pas non…. Que vois-je ? le drapeau tricolore. Les Français sont revenus à ces glorieuses couleurs, je les en félicite; c’est avec elles qu’ils se sont immortalisés dans les quatre parties du monde. Elles ressemblent au phénix et renaissent de leurs cendres, qu’ils sachent les conserver, qu’ils soient unis, ils seront invincibles. Il n’y a personne dans le palais.

Asmodée. — Non , lorsque la trahison vous en fit sortir, d’autres y vinrent, ils ont eu leur tour. Le nouveau roi est au Palais-Royal.

Napoléon. — Je le félicite d’être à la tête des Français; il en est digne, il les rendra heureux. Mais qu’il sache profiter des fautes des autres et des leçons de l’expérience.

Asmodée. — Il voyage maintenant, ainsi nous n’irons point voir ce qui se passe chez lui. Jetons donc un coup-d’oeil sur cet Arc dé triomphe. On y a replace les bas reliefs qui le décoraient à sa naissance.

Napoléon, — Oui, on rend justice aux hommes lorsqu’ils sont dans la tombe ; mais je pardonne aux Français, je les aime toujours et je sais que ma mémoire leur est chère.

Asmodée. — Vous êtes immortel et votre statue brillera sur cet Arc de triomphe.

Napoléon — C’était celle de la paix qui devait y figurer. Je l’avais décidé, et cette auguste inauguration aurait eu lieu pour rendre hommage à la France, lorsque j’aurais eu réduit tous ses ennemis ou l’impossibilité de reprendre les armes. Cette gloire est réservée à l’un de mes successeurs, pourvu qu’il soit fidèle au drapeau tricolore et qu’il maintienne la garde nationale; elle est et sera toujours le palladium et l’honneur de la France. Allons à la place Vendôme.

Asmodée. — Sire, vous êtes obéi.

Napoléon. — Noble colonne, combien tu es chère à mon coeur, je revois tous mes braves, je me retrouve au milieu d’eux.

Asmodée. — C’est le cas de dire que vous êtes en famille et je ne suis pas flatteur.

Napoléon, — Et cet Alexandre qui voulait faire le pointilleux et qui disait que la tête lui eut tournée s’il se fut trouvé en haut à ma place.

Asmodée. — Je le crois bien, les cajoleries de cour l’avaient gâté. Une belle figure est un don du hasard, mais une grande âme , un noble coeur, c’est autre chose.

Napoléon. — Asmodée, voilà de la philosophie. Asmodée. — Les diables la connaissent. D’ailleurs c’est un bon mot de Voltaire.

Napoléon. —Oui, pour bien exprimer une pensée il faut avoir le diable au corps. Continuons notre course.

Asmodée. — Voilà le Musée.

Napoléon —Les Vandales y ont passé. Les cagots ont fait le reste. Ces gens là n’aimaient pas les arts.

Asmodée. — Nous passons devant les colonnades du Louvre. J’aperçois le tombeau des braves de juillet.

Napoléon. — Honneur au courage malheureux , ce sont encore des héros morts pour la Liberté !

Asmodée. — Marchons , je veux que vous voyez ce qui s’est passé du côté de Notre-Dame.

Napoléon. — Telles sont les suites de l’intolérance et d’un zèle aveugle qui dirige l’esprit de parti quoiqu’on mette le ciel de la partie.

Asmodée.— Oui, ces Messieurs lui font jouer un très-grand rôle pouf servir leurs petites passions , et nous y figurons aussi nous autres diables, et ce n’est pas sous le costume le plus brillant.

Napoléon. — Une telle scène ne se fut passée sous Maury, encore moins sous le vertueux Dubelloy.

Asmodée. — A coup sûr celui qui en a été la cause n’était pas même possédé de notre esprit. C’était quelque chose de pis

Napoléon. — Mon cher Asmodée, plus j’ai fait pour ces gens-là , tandis que j’étais au fait de la puissance sur la terre, plus j’ai eu à m’en plaindre, et ses hommes, dont le plus audacieux n’eut pas osé tenir tête au plus jeune de mes conscrits, osait lutter contre moi, lorsque je faisais trembler l’Europe et que je l’avais vaincue.

Asmodée.— Voilà le cagotisme, le fanatisme, le jensinisme, le molinisme, le quiétisme, le papisme, etc., etc. Je vous fais grâce du reste de la kirielle.

Napoléon. — Ils me devaient leurs emplois, leurs dignités, leurs rangs, leurs fortunes. Eh bien ! ils obéissaient à un autre homme qu’ils regardaient comme infaillible, et qui le faisait journellement mille et une bévues et même qui détruisait ce qu’avaient fait ses prédécesseurs) et le tout pour prouver leur infaillibilité et la sienne. Cela fait pitié.

Asmodée. — Que voulez-vous, sire, les hommes sont fait ainsi.

Napoléon. — Ce sont toutes ces diverses sectes qui ont désolé la terre et l’ont abreuvée de sang au nom d’un dieu de paix et de bonté.

Asmodée. — Les diables n’eussent fait pis : cependant nous allons assez bien lorsque nous nous en mêlons. Mais les hommes et surtout ces messieurs dont nous parlons, mériteraient,souvent un Brevet d’invention.

Napoléon. — (Souriant. ) Pas mal , Asmodée. Bravissimo , l’idée est heureuse. On devrait établir une promenade à la place de ces ruines.

Asmodée. — Cela purifiera le terrain… Mais un instant, nous avons deux nouveaux temples et deux nouvelles sectes en France.

Napoléon. — Qui sont ? Répondez,

Asmodée. — Nous voilà rue Taitbout, jetez les yeux en bas. Voyez ces hommes, ces femmes, ces jeunes gens, ces vieillards, ces niais de toutes les couleurs qui déraisonnent à qui mieux mieux pour faire des dupes, attraper de l’argent aux gens trop crédules, le tout pour s’amuser, donner des soirées. et (il lui parle bas à l’oreille) vous m’entendez. Napoléon. — Parbleu, certainement.

Asmodée. — Eh bien ! ce sont les Saints-Simoniens. Leur patron, leur fondateur s’est brûlé la cervelle. Ne désespérons de rien on fera un martyr.

Napoléon. — Et même un saint ; il ne faut que de l’argent, ensuite on allongera le calendrier ou l’on mettra en retraite un de ceux dont le crédit est usé. Allons plus loin , cela me fait mal (il hausse les épaules ).

Asmodée. — J’ai encore à vous conduire dans un autre temple. Nous sommes rue de Cléry. Baisses les yeux sur ce vitrage ; reconnaissez-vous cet emplacement.

Napoléon. — Oui, on y donnait des bals, des concerts, on y vendait des tableaux.

Asmodée. — Eh bien ! c’est maintenant l’Eglise Catholique Française ; l’office se dit dans la langue des Racine, des Molière et des Voltaire, maison y radote comme si on parlait latin.

Napoléon. — Encore une folie , ces sont les variétés amusantes. Ce que j’y trouve de mieux, ce sont les draperies et l’ensemble des couleurs. Un de ces jours on verra dans cette enceinte se réaliser les tableaux si bien décrits par l’aimable Parny, les anciens et les modernes donneront une soirée..

Asmodée, — L’autre jour la veuve d’un de vos anciens tribuns récalcitrant est venue y montrer sa face surannée. Elle voulait peut-être y tenir lieu de Notre Dame de Lorette.

Napoléon. —Mon cher Asmodée, nous allons répandre une odeur de beauté une lieue à la ronde. Changeons d’air, je vous en supplie, je crains le cholerasanctus. Manoeuvrons du côte des invalides; une visite à mes vieux camarades, à mes vieux grognards.

Asmodée. — Sire, vous êtes obéi, j’exécute comme vous voyez à la parole les ordres de mon général. Regardez… écoutez… et jouissez!.,.

Napoléon. — Oui, je suis heureux, les larmes m’en viennent aux yeux. Que ne puis-je presser sur mon coeur tous ces braves ! Tous ces monuments illustres de la gloire française. En voilà de Rivoli, d’Arcole, du Pont-de-Lodi, d’Aboukir , de Wagram, d’Essling, d’Iéna, de Friedland , de Smolensk, de la Moskova, de l’Eipsig, de Waterloo, et sans les traîtres, ô mes vieux amis, mes vieux amis….

Asmodée. — Sire, rappelez-vous que vous êtes toujours pour eux le Grand Napoléon. . Consolez vous, vous vivrez éternellement d’âge en âge dans le coeur des braves. C’est l’héritage que les vieux lèguent à leurs enfants, lorsqu’ils descendent dans la tombe.

Napoléon. — Asmodée, vos paroles sont pour moi un baume salutaire… mais que disent-ils de la Pologne et de la Belgique ?

Asmodée. — Que ces deux contrées ont combattu depuis peu pour la liberté, et qu’ils ont repoussé leurs oppresseurs

Napoléon. — Ces peuples ont bien fait, si le ciel est juste ils triompheront

Asmodée. — Oui, mais il faudrait que…

Napoléon — Asmodée, silence, ne cherchez point a pénétrer des secrets qui doivent vous être inconnus, il serait imprudent d’en parler. Si je vivais encore, je réfléchirais à ce qu’il faudrait faire, et si la grande nation devait prendre fait et cause dans la lutte qui a eu lieu, je dirais à ceux de mes sujets qui s’y opposeraient, dans le cas d’une injuste agression :Français , n’êtes vous plus les enfants de la gloire. Eh quoi! de vos exploits perdez vous la mémoire; Les barbares du nord vous donneraient des fers., A vous les conquérants de ce vaste Univers, guerriers, ne restez point au sein de vos murailles, Teniez au champ d’honneur le destin des batailles. Que vos fiers ennemis retrouvent leurs vainqueurs , Le triomphe toujours suivit les trois couleurs. La sainte Liberté, cette vierge immortelle , Ouvre à votre votre valeur une route nouvelle. Elle veut vous guider, se plaît sous vos drapeaux ; Vous le savez , Soldats, elle aime les héros! Laissez-donc avancer ces hordes hyper bornées , Que leur chef orgueilleux appelle des armées? Et vous pourrez compter leurs nombreux bataillons Lorsque leurs corps sanglants couvriront nos sillons. La paix, présent du ciel, descendra sur la terre Pour lui faire oublier les horreurs de la guerre, Et cent peuples divers répéteront en choeur : Aux enfants des héros nous devons ce bonheur! ! !

Asmodée — Sire, je reconnais le Grand Napoléon à cet élan généreux, à ces nobles sentiments……Mais le jour va paraitre, il ne faut pas qu’il nous retrouve sur la terre.

Napoléon — Je vous entends , remontons sur notre coursier , et fouette postillon.

( Les deux voyageurs disparurent. On rechercha en vain leurs traces. )

GUILLON.

Fleuriot – mémoires de Vidocq

S’il est un personnage “plein de rosée” qui traverse l’Empire et nous laisse des traces importantes et non-négligeables sur la vie quotidienne de cette période qu’il a enjambé à pas de géant et qu’il dépeint avec un réalisme que peu de livres d’histoire écrit à l’époque peuvent se targuer d’en posséder ; c’est Vidocq qu’il ne m’est pas utile de présenter….(bibliographie en fin d’article). Afin de vous donner l’envie de pénétrer dans son univers réel ou romanesque, je vous invite à consulter la page qui y est consacrée : http://napoleonbonaparte.be/vidocq/ ainsi que l’excellent site de Defosse Philippe

Le témoignage de Fleuriot repris par Vidocq nous donne de précieuses informations sur la “condition” du soldat de l’époque… Bonne découverte….

             Site de Defosse Philippe

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Après la Sureté Théatre      

…Le lieutenant de Paulet était un des êtres les plus singuliers que j’eusse rencontrés: doué d’une constitution des plus robustes, très jeune encore, il l’avait usée dans des excès de tous genres; c’était un de ces libertins qui, à force de prendre par anticipation des à-compte sur la vie, dévorent leur capital en herbe. Une tête ardente, des passions vives, une imagination exaltée l’avaient de bonne heure poussé en avant. Il ne touchait pas à sa vingtième année et le délabrement de sa poitrine, accompagné d’un dépérissement général, l’avaient contraint de quitter l’arme de l’artillerie dans laquelle il était entré à dix-huit ans; maintenant, ce pauvre garçon n’avait plus que le souffle, il était effrayant de maigreur; deux grands yeux, dont la noirceur faisait ressortir la pâleur mélancolique de son teint, étaient en apparence tout ce qui avait survécu dans ce cadavre, où respirait cependant une âme de feu. Fleuriot n’ignorait pas que ses jours étaient comptés. Les oracles de la faculté lui avaient annoncé son arrêt de mort, et la certitude de sa fin prochaine lui avait suggéré une étrange résolution: voici ce qu’il me conta à ce sujet:

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Vidocq

…. «Je servais, me dit-il, dans le cinquième d’artillerie légère, où j’étais entré comme enrôlé volontaire. Le régiment tenait garnison à Metz: les femmes, le manège, les travaux de nuit au polygone m’avaient mis sur les dents; j’étais sec comme un parchemin. Un matin on sonne le bouteselle; nous partons; je tombe malade en route, on me donne un billet d’hôpital, et, peu de jours après, les médecins voyant que je crache le sang en abondance, déclarant que mes poumons sont hors d’état de s’accommoder plus longtemps des mouvements du cheval: en conséquence, on décide que je serai envoyé dans l’artillerie à pied; et à peine suis-je rétabli, que la mutation proposée par les docteurs est effectuée. Je quitte un calibre pour l’autre, le petit pour le gros, le six pour le douze, l’éperon pour la guêtre; je n’avais plus à panser le poulet dinde, mais il fallait faire valser la demoiselle sur la plate-forme, embarrer, débarrer à la chèvre, rouler la brouette, piocher à l’épaulement, endosser la bricole, et, pis que cela, me coller sur l’échine la valise de La Ramée, cette éternelle peau de veau, qui a tué à elle seule plus de conscrits que le canon de Marengo. La peau de veau me donna comme on dit, le coup de bas; il n’y avait plus moyen d’y résister. Je me présente à la réforme, je suis admis; il ne s’agissait plus que de passer l’inspection du général; c’était ce gueusard de Sarrazin; il vint à moi:—je parie qu’il est encore poitrinaire celui-là, n’est-ce pas que tu es poitrinaire?—Phtysiaque du second degré, répond le major.—c’est ça, je m’en doutais; je le disais, ils le seront tous, épaules rapprochées, poitrine étroite, taille effilée, visage émacié. Voyons tes jambes; il y a quatre campagnes là dedans, continua le général, en me frappant sur le mollet: maintenant que veux-tu? Ton congé? Tu ne l’auras pas. D’ailleurs, ajouta-t-il, il n’y a de mort que celui qui s’arrête: vas ton train… à un autre… Je voulus parler… À un autre, répéta le général, et tais-toi.

»L’inspection terminée, j’allai me jeter sur le lit de camp. Pendant que j’étais étendu sur la plume de cinq pieds, réfléchissant à la dureté du général, il me vint à la pensée que peut-être je le trouverais plus traitable, si je lui étais recommandé par un de ses confrères. Mon père avait été lié avec le général Legrand; ce dernier était au camp d’Ambleteuse; je songeai à m’en faire un protecteur. Je le vis. Il me reçut comme le fils d’un ancien ami, et me donna une lettre pour Sarrazin, chez qui il me fit accompagner par un de ses aides de camp. La recommandation était pressante; je me croyais certain du succès. Nous arrivons ensemble au camp de gauche, nous nous informons de la demeure du général, un soldat nous l’enseigne, et nous voici à la porte d’une baraque délabrée, que rien ne signale comme la résidence du chef; point de sentinelle, point d’inscription, pas même de guérite. Je heurte avec la monture de mon sabre: entrez, nous crie-t-on, avec l’accent et le ton de la mauvaise humeur; une ficelle que je tire soulève un loquet de bois, et le premier objet qui frappe nos regards en pénétrant dans cet asile, c’est une couverture de laine dans laquelle, couchés côte à côte sur un peu de paille, sont enveloppés le général et son nègre. Ce fut dans cette situation qu’ils nous donnèrent audience. Sarrazin prit la lettre, et, après l’avoir lue sans se déranger, il dit à l’aide de camp:—le général Legrand s’intéresse à ce jeune homme, eh bien! que désire-t-il? Que je le réforme? Il n’y pense pas.—puis, s’adressant à moi:—Tu en seras bien plus gras quand je t’aurai réformé! oh! tu as une belle perspective dans tes foyers: si tu es riche, mourir à petit feu par le supplice des petits soins; si tu es pauvre, ajouter à la misère de tes parents, et finir dans un hospice: je suis médecin, moi, c’est un boulet qu’il te faut, la guérison au bout; si tu ne l’attrapes pas, le sac sera ton affaire, ou bien la marche et l’exercice te remettront, c’est encore une chance. Au surplus, fait comme moi, bois du chenic, cela vaut mieux que des juleps ou du petit-lait. En même temps il étendit le bras, saisit par le cou une énorme dame-jeanne qui était auprès de lui, et emplit une canette qu’il me présenta; j’eus beau m’en défendre, il me fallut avaler une grande partie du liquide qu’elle contenait; l’aide de camp ne put pas non plus se dérober à cette étrange politesse: le général but après nous, son nègre, à qui il passa la canette, acheva ce qui restait.

»Il n’y avait plus d’espoir de faire révoquer la décision de laquelle j’avais appelé; nous nous retirâmes très mécontents. L’aide de camp regagna Ambleteuse, et moi le fort Châtillon, où je rentrai plus mort que vif. Dès ce moment, je fus en proie à cette tristesse apathique qui absorbe toutes les facultés; alors j’obtins une exemption de service; nuit et jour je restais couché sur le ventre, indifférent à tout ce qui se passait autour de moi, et je crois que je serais encore dans cette position, si, par une nuit d’hiver, les Anglais ne se fussent avisés de vouloir incendier la flottille. Une fatigue inconcevable, quoique je ne fisse rien, m’avait conduit à un pénible sommeil. Tout à coup je suis réveillé en sursaut par une détonation; je me lève, et, à travers les carreaux d’une petite fenêtre, j’aperçois mille feux qui se croisent dans les airs. Ici ce sont des traînées immenses comme l’arc-en-ciel; ailleurs des étoiles qui semblent bondir en rugissant: l’idée qui me vint d’abord fut celle d’un feu d’artifice. Cependant un bruit pareil à celui des torrents qui se précipitent en cascades du haut des rochers, me causa une sorte de frémissement; par intervalles, les ténèbres faisaient place à cette lumière rougeâtre, qui doit être le jour des enfers; la terre était comme embrasée. J’étais déjà agité par la fièvre, je m’imagine que mon cerveau grossit. On bat la générale; j’entends crier aux armes! et de la plante des pieds aux cheveux, la terreur me galope; un véritable délire s’empare de moi. Je saute sur mes bottes, j’essaie de les mettre; impossible, elles sont trop étroites; mes jambes sont engagées dans les tiges, je veux les retirer, je ne puis pas en venir à bout. Durant ces efforts, chaque seconde accroît ma peur: enfin tous les camarades sont habillés; le silence qui règne autour de moi m’avertit que je suis seul, et tandis que de toutes parts on court aux pièces, sans m’inquiéter de l’incommodité de ma chaussure, je fuis en toute hâte à travers la campagne, emportant mes vêtements sous mon bras.

»Le lendemain, je reparus au milieu de tout mon monde, que je retrouvai vivant. Honteux d’une poltronnerie dont je m’étonnais moi-même, j’avais fabriqué un conte qui, si on eût pu le croire, m’aurait fait la réputation d’un intrépide. Malheureusement on ne donna pas dans le paquet aussi facilement que je l’avais imaginé; personne ne fut la dupe de mon mensonge; c’était à qui me lancerait des sarcasmes et des brocards; je crevais dans ma peau, de dépit et de rage; dans toute autre circonstance, je me serais battu contre toute la compagnie; mais j’étais dans l’abattement, et ce ne fut que la nuit suivante que je recouvrai un peu d’énergie.

»Les Anglais avaient recommencé à bombarder la ville; ils étaient très près de terre, leurs paroles venaient jusqu’à nous, et les projectiles des mille bouches de la côte, lancés de trop haut, ne pouvaient plus que les dépasser. On envoya sur la grève des batteries mobiles, qui, pour se rapprocher d’eux le plus possible, devaient suivre le flux et reflux. J’étais premier servant d’une pièce de douze; parvenus à la dernière limite des flots, nous nous arrêtons. Au même instant, on dirige sur nous une grêle de boulets; des obus éclatent sous nos caissons, d’autres sous le ventre des chevaux. Il est évident que malgré l’obscurité, nous sommes devenus un point de mire des Anglais. Il s’agit de riposter, on ordonne de changer d’encastrement, la manœuvre s’exécute; le caporal de ma pièce, presque aussi troublé que je l’étais la veille, veut s’assurer si les tourillons sont passés dans l’encastrement de tir, il y pose une main; soudain il jette un cri de douleur que répètent tous les échos du rivage; ses doigts se sont aplatis sous vingt quintaux de bronze; on s’efforce de les dégager, la masse qui les comprime ne pèse plus sur eux, qu’il se sent encore retenu; il s’évanouit, quelques gouttes de chenaps me servent à le ranimer, et je m’offre à le ramener au camp; sans doute on crut que c’était un prétexte pour m’éloigner.

»Le caporal et moi nous cheminions ensemble: au moment d’entrer dans le parc, que nous devions traverser, une fusée incendiaire tombe entre deux caissons pleins de poudre; le péril est imminent; quelques secondes encore, le parc va sauter. En gagnant au large, je puis trouver un abri; mais je ne sais quel changement s’est opéré en moi, la mort n’a plus rien qui m’effraie; plus prompt que l’éclair, je m’élance sur le tube de métal, d’où s’échappent le bitume et la roche enflammés: je veux étouffer le projectile, mais, ne pouvant y parvenir, je le saisis, l’emporte au loin, et le dépose à terre, dans l’instant même où les grenades qu’il renferme éclatent et déchirent la tôle avec fracas.

»Il existait un témoin de cette action: mes mains, mon visage, mes vêtements brûlés, les flancs déjà charbonnés d’un caisson, tout déposait de mon courage. J’aurais été fier sans un souvenir; je n’étais que satisfait: mes camarades ne m’accableraient plus de leurs grossières plaisanteries. Nous nous remettons en route. À peine avons-nous fait quelques pas, l’atmosphère est en feu, sept incendies sont allumés à la fois, le foyer de cette vive et terrible lumière est sur le port; les ardoises pétillent à mesure que les toits sont embrasés; on croirait entendre la fusillade; des détachements, trompés par cet effet, dont ils ignorent la cause, circulent dans tous les sens pour chercher l’ennemi. Plus près de nous, à quelque distance des chantiers de la marine, des tourbillons de fumée et de flamme s’élèvent d’un chaume, dont les ardents débris se dispersent au gré des vents; des cris plaintifs viennent jusqu’à nous, c’est la voix d’un enfant; je frémis; il n’est plus temps peut-être; je me dévoue, l’enfant est sauvé, et je le rends à sa mère, qui, s’étant écartée un moment, accourait éplorée pour le secourir.

»Mon honneur était suffisamment réparé: on n’eût plus osé me taxer de lâcheté; je revins à la batterie, où je reçus les félicitations de tout le monde. Un chef de bataillon qui nous commandait alla jusqu’à me promettre la croix, qu’il n’avait pu obtenir pour lui-même, parce que, depuis trente ans qu’il servait, il avait eu le malheur de se trouver toujours derrière le canon, et jamais en face. Je me doutais bien que je ne serais pas décoré avant lui, et grâce à ses recommandations, je ne le fus pas non plus. Quoi qu’il en soit, j’étais en train de m’illustrer, toutes les occasions étaient pour moi. Il y avait entre la France et l’Angleterre des pourparlers pour la paix. Lord Lauderdale était à Paris en qualité de plénipotentiaire, quand le télégraphe y annonça le bombardement de Boulogne; c’était le second acte de celui de Copenhague. À cette nouvelle, l’Empereur, indigné d’un redoublement d’hostilités sans motif, mande le lord, lui reproche la perfidie de son cabinet, et lui enjoint de partir sur-le-champ. Quinze heures après, Lauderdale descend ici au Canon d’Or. C’est un Anglais, le peuple exaspéré veut se venger sur lui; on s’attroupe, on s’ameute, on se presse sur son passage, et quand il paraît, sans respect pour l’uniforme des deux officiers qui sont sa sauvegarde, de toutes parts on fait pleuvoir sur lui des pierres et de la boue. Pâle, tremblant, défait, le lord s’attend à être sacrifié; mais, le sabre au poing, je me fais jour jusqu’à lui: malheur à qui le frapperait! m’écriai-je alors. Je harangue, j’écarte la foule, et nous arrivons sur le port, où, sans être exposé à d’autres insultes, il s’embarque sur un bâtiment parlementaire. Il fut bientôt à bord de l’escadre anglaise, qui, le soir même, continua de bombarder la ville. La nuit suivante, nous étions encore sur le sable. À une heure du matin, les Anglais, après avoir lancé quelques congrèves, suspendent leur feu: j’étais excédé de fatigue, je m’étends sur un affût, et je m’endors. J’ignore combien de temps se prolongea mon sommeil, mais quand je m’éveillai, j’étais dans l’eau jusqu’au cou, tout mon sang était glacé; mes membres engourdis, ma vue, comme ma mémoire, s’était égarée. Boulogne avait changé de place, et je prenais les feux de la flottille pour ceux de l’ennemi. C’était là le commencement d’une maladie fort longue, pendant laquelle je refusai opiniâtrement d’entrer à l’hôpital. Enfin l’époque de la convalescence arriva; mais comme j’étais trop lent à me rétablir, on me proposa de nouveau pour la réforme, et cette fois je fus congédié malgré moi, car j’étais maintenant de l’avis du général Sarrazin.

»Je ne voulais plus mourir dans mon lit, et m’appliquant le sens de ces paroles, il n’y a de mort que celui qui s’arrête, pour ne pas m’arrêter, je me jetai dans une carrière où, sans travaux trop pénibles, il y a de l’activité de toute espèce. Persuadé qu’il me restait peu de temps à vivre, je pris la résolution de bien l’employer: je me fis corsaire; que risquais-je? je ne pouvais qu’être tué, et alors je perdais peu de chose; en attendant, je ne manque de rien, émotions de tous les genres, périls, plaisirs, enfin je ne m’arrête pas.»….

Bibliographie :

Oraison funèbre de l’empereur Napoléon, par l’abbé Auzou – 1834

Un livre curieux serait “modestement”celui que je n’aurais pas encore écrit! Heureusement qu’il est des plumes d’antan qui pallie ce travers et qui me donnent envie de les découvrir; ces livres-là; de les feuilleter, d’en soutirer ces mots d’un autre temps où ces derniers étaient les armes redoutables et redoutées. Y puiser la substantifique moelle et profiter des émotions que les pages tournées suscitent en mon esprit, en soutirer les émotions qui me feront éventuellement vibrer! L’Abbé Auzou est un de ces auteur oublié qui mérite un petit hommage en publiant son ouvrage qui n’est pas trop long! Bonne lecture….Jacques JANSSENS

Oraison funèbre de l’empereur Napoléon sur BNF Gallica

Auteur : Auzou, Louis-Napoléon (1806-1881)

Date d’édition : 1834

Discours prononcé dans l’autre monde pour la réception de Napoléon Bonaparte, le 28 juin 1821

Napoléon Bonaparte
Napoléon Bonaparte

http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k61216486/f1.textePage.langFR

Le discours qui suit a été prononcé le 28/06/1821, l’entièreté du discours se trouve sur le lien de la Bibliothèque Nationale de France! En ces temps de trouble où l’image de ce grand est ternie dans des articles de “presse” dignes des plus mauvais feuilletons, il est bon de rappeler la grandeur et les fondements de nos valeurs qui semblent ce jour mis en question par la lâcheté la plus barbare qui soit!  L’Europe financière a montré ses limites et ce système qui détruit les peuples ne pourra tenir sur la durée, là où nos valeurs perdureront malgré les tempêtes auxquelles nous devront faire face! Il est bon de rappeler que les citoyens européens ne souhaitent pas participer à cette mascarade des banquiers et les dettes des états ne peuvent être les dettes des citoyens! Jacques JANSSENS

DISCOURS PRONONCÉ DANS L’AUTRE MONDE POUR LA RÉCEPTION DE NAPOLÉON BONAPARTE, LE 5 MAI 1821 , PAR LOUIS FONTANES,Ex-Comte de l’Empire , ex-Président du Corps Législatif, ex-Sénateur, ex-Grand-Maître de l’Université impériale, ex – Grand – Officier de la Légion d’Honneur, etc. Pour servir de supplément aux Discours prononcés à l’Académie Française, le 28 juin 1821, par MM. VILLEMAIN et ROGER , en l’honneur de M. LE MARQUIS DE FONTANES, Pair de France, ex-Grand-Maître de l’Université royale, Membre du conseil privé, Grand-Cordon de l’Ordre royal de la Légion d’Honneur.

A PARIS, CHEZ LES MARCHANDS DE NOUVEAUTÉS». JUILLET 1021,

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DISCOURS.

M. DE FONTANES, appelé à raconter aux habitants de l’autre monde ce qu’il avait dit autrefois de NAPOLÉON BONAPARTE, est venu à sa rencontre le 5 mai 1821, et, le Moniteur à la main, a prononcé le discours qui suit :

MESSIEURS,

MA voix est trop faible sans doute pour se faire entendre au milieu d’une solennité si imposante et si nouvelle pour moi. Mais du moins cette voix est pure ; et comme elle n’a jamais flatté aucune espèce de tyrannie, elle ne s’est pas rendue indigne de célébrer un moment l’héroïsme et la vertu. Il est des hommes prodigieux qui apparaissent d’intervalle en intervalle sur la scène du monde avec le caractère de la grandeur et de la domination. Une cause inconnue et supérieure les envoie, quand il en est temps, pour fonder le berceau ou pour réparer les ruines des Empires. C’est en vain que ces hommes désignés d’avance se tiennent à l’écart ou se confondent dans la foule : la main de la fortune les soulève tout à coup, et les porte rapidement d’obstacle en obstacle et de triomphe en triomphe jusqu’au sommet de la puissance. Une sorte d’inspiration naturelle anime toutes leurs pensées : un mouvement irrésistible est donné à toutes leurs entreprises. La multitude les cherche encore au milieu d’elle, et ne les trouve plus ; elle lève les yeux en haut, et voit, dans une sphère éclatante de gloire et de lumière, celui qui ne semblait qu’un téméraire aux yeux de l’ignorance et de l’envie . Il faut ordinairement qu’à la suite des grandes crises politiques survienne un personnage extraordinaire qui, par le seul ascendant de sa gloire, comprime l’audace de tous les partis, et ramène l’ordre au sein de la confusion. Il faut, si j’ose le dire, qu’il ressemble à ce dieu de la fable, à ce souverain des vents et des mers, qui, lorsqu’il élevait son front sur les flots , tenait en silence toutes les tempêtes soulevées. Du fond de L’Égypte un homme revient seul avec sa fortune et son génie. Il débarque, et tout est changé. Dès que son nom est à la tête des conseils et des armées, cette monarchie couverte de ses ruines en sort plus glorieuse et plus redoutable que jamais; et voilà comme la vie d’un seul homme est le salut de tous.La première place était vacante, le plus digne a dû la remplir ; en y montant il n’a détrôné que l’anarchie. O Washington!… celui qui jeune encore te surpassa dans les batailles fermera comme toi de ses  mains triomphantes les blessures de la patrie. Déjà les opprimés oublient leurs maux en se confiant à l’avenir, et les acclamations de tous les siècles accompagnent le héros qui donne ce bienfait à la France et au monde qu’elle ébranle depuis longtemps. Tel est le privilège des grands caractères; ils semblent si peu appartenir aux âges modernes, qu’ils impriment, dès leur vivant même, je ne sais quoi d’auguste et d’antique à tout ce qu’ils osent exécuter. Un tel caractère est digne des plus beaux jours de l’antiquité. On doute, en rassemblant les traits qui le composent, qu’il ait paru dans notre siècle . L’homme devant qui l’univers se tait, est aussi l’homme en qui l’univers se confie. Il est à la fois la terreur et l’espérance des peuples; il n’est pas venu pour détruire, mais pour réparer. Au milieu de tant d’états où la vigueur manquait à tous les conseils et la prévoyance à tous les desseins, il a montré tout à coup ce que peut un grand caractère; il a rendu à l’histoire moderne l’intérêt de l’histoire ancienne , et ces spectacles extraordinaires que notre faiblesse ne pouvait plus concevoir. Dès que les sages le virent paraître sur la scène du Monde , ils reconnurent en lui tous les signes de la domination , et prévirent que son nom marquerait une nouvelle époque de la société. Ils se gardèrent bien d’attribuer à la seule fortune cette élévation préparée par tant de victoires, et soutenue par une si haute politique. La fortune est d’ordinaire plus capricieuse; elle n’obéit si longtemps qu’aux génies supérieurs. Qui ne reconnaît l’ascendant de celui qui nous gouverne ? Puissent les exemples qu’il donne à l’Europe n’être pas perdus, et que tout ce qu’il y a de gouvernements éclairés sur leurs véritables intérêts se réunisse autour du sien, comme autour du centre nécessaire à l’équilibre et au repos général!

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apotheeosePACIFICATEUR DU MONDE, un Empire immense repose sous l’abri de votre puissante administration. La sage uniformité de vos mesures, (ici l’orateur se reprend) la sage uniformité de vos lois  en va réunir de plus en plus tous les habitants. Le Corps Législatif veut consacrer cette époque mémorable ; il a décrété que votre statue, placée au milieu de la salle de ses délibérations, lui rappellerait éternellement vos bienfaits, les devoirs et les espérances du peuple français. Le double droit de conquérant et de législateur a toujours fait taire tous les autres ; vous l’avez vu confirmé dans votre personne par le suffrage national. Dans cette enceinte si quelques avis différent, toutes les intentions se ressemblent. J’ose ajouter que cette différence d’opinions, sagement manifestée, est quelquefois le plus bel hommage que l’on puisse rendre au pouvoir monarchique. Elle prouve que la liberté, loin de se cacher devant vous, se montre avec confiance et qu’elle a cessé d’être dangereuse. Des esclaves tremblants, des nations enchaînées ne s’humilient point aux pieds de cette statue, mais une nation généreuse y voit avec plaisir les traits de son libérateur. Périssent les monuments élevés par l’orgueil et la flatterie ! mais que la reconnaissance honore toujours ceux qui sont le prix de l’héroïsme et des bienfaits. Victorieux dans trois parties du monde, pacificateur de l’Europe , législateur de la France , des trônes donnés, des provinces ajoutées à l’Empire, est-ce assez de tant de gloire pour mériter à la fois , et ce titre auguste d’Empereur des Français , et ce monument érigé dans le temple des lois. (Ici l’orateur emprunte les paroles de M. Vaublanc.).

Les trophées guerriers, les arcs de triomphe, en conservant des souvenirs glorieux, rappellent les malheurs des peuples vaincus; mais dans cette solennité d’un genre nouveau tout est consolant, tout est paisible, tout est digne du lieu qui nous rassemble. L’image du vainqueur de L’Égypte et de l’Italie est sous nos regards, mais elle ne paraît point environnée des attributs de la force et de la victoire. Malheur à celui qui voudrait affaiblir l’admiration et la reconnaissance que méritent les vertus militaires ! loin de moi une telle pensée ! Pourrais-je la concevoir devant cette statue? Mais le législateur est venu, et nous n’avons respiré que sous son Empire.

Que d’autres vantent ces hauts faits d’armes ; que toutes les voix de la renommée se fatiguent à dénombrer ses conquêtes ! je ne veux célébrer aujourd’hui que les travaux de sa sagesse. Son plus beau triomphe dans la postérité sera d’avoir défendu, contre toutes les révoltes de l’esprit humain, le système social prêt à se dissoudre. (L’orateur est interrompu par les applaudissements de l’assemblée).

Mais sitôt que votre main a relevé les signaux de la patrie , tous les bons Français les ont reconnus et suivis; tous ont passé du côté de votre gloire. Ceux qui conspirèrent au sein d’une terre ennemie, renoncèrent irrévocablement à la terre natale ; et que pouvaient-ils opposer à votre ascendant ? Vous aviez des armées invincibles; ils n’eurent que des libelles et des assassins, et tandis que toutes les voix de la religion s’élevèrent en votre faveur au pied de ces autels que vous avez relevés, ils vous ont fait outrager par quelques organes obscurs de la révolte et de la superstition. L’impuissance de leurs complots est prouvée. Ils rendent tous les jours la destinée plus rigoureuse en luttant contre ses décrets. Qu’ils cèdent enfin à ce mouvement irrésistible qui emporte l’univers, et qu’ils méditent en silence sur les causes de la ruine et de l’élévation des Empires.

Telle, sur un moindre théâtre , parut autrefois cette race de grands hommes qui eut l’honneur de donner son nom au troisième siècle des arts, et qui, produisant tout à coup d’illustres amis des lettres , d’habiles politiques, de grands capitaines , prit une place glorieuse entre les maisons souveraines de l’Europe. L’un des princes de cette famille obtint le titre d’invincible, un autre fut appelé le Père des muses , un autre enfin mérita le nom de Père du peuple, et de Libérateur de la patrie. Tous ces titres deviendront héréditaires dans les successeurs du héros qui nous gouverne. Il leur transmettra ses leçons et ses exemples. Les années, sous son règne, ont été plus fécondes en grands événements glorieux que les siècles sous d’autres dynasties ! Le monde se crut revenu à un temps où, comme l’a dit le plus brillant et le plus profond des écrivains politiques, la marche du vainqueur était si rapide, que l’univers semblait plutôt le prix de la course que celui de la victoire (Montesquieu, Esprit des Lois, chap. d’Alexandre. ).

Déjà les plus anciennes maisons souveraines brillent d’un nouvel éclat en se rapprochant des rayons de votre couronne. Le repos du continent est le fruit de vos conquêtes. Le Corps Législatif peut donc applaudir sans regret la gloire militaire ; il aime à louer surtout ce DÉSIR D’ÉPARGNER LE SANG DES HOMMES; que vous avez si souvent manifesté, jusque dans la première ivresse du triomphe. C’est la victoire la moins sanglante qui est la plus honorable à vos yeux!! C’est à ces traits qu’on reconnaît un monarque digne de régner sur le peuple français. Il ne suffit pas à VOTRE MAJESTÉ de l’avoir rendu le plus puissant de tous les peuples, elle veut encore qu’il soit le plus heureux : qu’on redise partout qu’une si noble ambition vous occupe sans cesse , et que pour la satisfaire vos jours sont aussi remplis dans vos palais que dans vos camps. SIRE , toutes vos pensées sont empreintes de ce caractère qui seul attire la vénération et l’amour. Après avoir fait et défait les rois, vous avez vengé leurs tombeaux. Le lieu qui fut le berceau de la France chrétienne voit se relever le temple célèbre où depuis douze siècles la mort confondit les cendres de trois races royales dont TOUTES LES GRANDEURS ÉGALAIENT A PEINE LA VÔTRE.

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napoléon pacificateurNAPOLÉON n’a jamais VOULU QUE LA PAIX DU MONDE : il a toujours présenté la branche d’olivier à ses provocateurs qui l’ont forcé d’accumuler les lauriers. Nous engageons les lecteurs curieux de connaître quelques paroles remarquables de dignes prélats, d’hommes de tous les côtés, à recourir à l’écrit le plus piquant , qui ait paru depuis la chute de l’affamé conquérant qui voulait avaler la terre. (BEAUMARCHAIS, Mariage de Figaro). Il a voulu, il VEUT ENCORE LA PAIX ; il la demanda au moment de vaincre ; il l’a redemande après avoir vaincu. Quoique tous les champs de bataille qu’il a parcourus dans trois parties du monde, aient été les théâtres constants de sa gloire, il a toujours GÉMI des désastres de la guerre. C’est parce qu’il en connaît tous les fléaux, qu’il a soin de les porter loin de nous. Cette grande vue de son génie militaire est un grand bienfait. Il faut payer la guerre avec les subsides étrangers, pour ne pas trop aggraver les charges nationales. Il fait vivre chez l’ennemi, pour ne point affamer le peuple qu’on gouverne . Ni les trophées accumulés autour de lui, ni l’éclat de vingt sceptres qu’il tient d’un bras si ferme, et que n’a point réunis Charlemagne lui-même, ne peuvent détourner ses pensées du bonheur de son peuple. Le premier des capitaines a donc vu quelque chose de plus héroïque et de plus élevé que la victoire! C’était assez pour le premier des héros, ce n’était pas assez pour le premier des Rois ! Il lui fut donné de retrouver l’ordre social sous les débris d’un vaste empire, et de rétablir la fortune de l’état au milieu des ravages de la guerre. Nos yeux ont vu les plus grandes choses. Quelques années ont suffit pour renouveler la face du Monde. Un homme a parcouru l’Europe en ôtant et donnant les diadèmes. Il déplace, il renverse , il étend à son choix les frontières des Empires, tout est entraîné par son ascendant. Eh bien ! cet homme, couvert de tant de gloire, nous promet plus encore ; paisible et désarmé, il a prouvé que cette force invincible , qui renverse en courant les trônes et les empires, est au-dessous de cette sagesse vraiment royale qui les conserve par la paix.

aigle et papillon

SIRE , tous nos coeurs se sont émus aux témoignages de votre affection pour les Français ; et les paroles bienfaisantes que vous avez fait entendre du haut du trône , ont déjà réjoui les hameaux.  Un jour on dira, et ce sera le plus beau trait d’une histoire si merveilleuse , on dira que la destinée du pauvre occupait celui qui fait la destinée de tant de rois. Nous jurons, SIRE, de ne jamais démentir ces sentiments que vous approuvez, devant ce trône affermi sur tant de trophées et qui domine l’Europe entière. Et comment, n’accueilleriez -vous pas ce langage aussi éloigné de la servitude, qu’il le fût de l’anarchie. Quand vous immolez votre propre bonheur, celui du peuple occupe seul toute votre âme. Elle s’est émue à l’aspect de la grande famille (c’est ainsi que vous nommez la France), et quoique sûr de tous les dévouements , vous offrez la paix à la tête d’un million de guerriers invincibles… Vous partez, et je ne sais quelle crainte, inspirée par l’amour et tempérée par l’espérance, a troublé toutes les âmes. Nous savons bien pourtant que partout où vous êtes, vous transportez avec vous la fortune et la victoire : la patrie vous accompagne de ses regrets et de ses voeux ; elle vous recommande à ses braves enfants qui forment vos légions fidèles. Ses voeux seront exaucés ; tous vos soldats lui jurent sur leurs épées de veiller autour d’une tête si chère et si glorieuse où reposent tant de destinées. SIRE, la main qui vous conduit de merveille en merveille au sommet des grandeurs humaines, n’abandonnera ni la France, ni l’Europe , qui, si long-temps encore, ont besoin de vous. Vous partez, et le plus brave de tous les peuples est tenté de se plaindre qu’il a trop de gloire en songeant qu’il reste séparé du monarque dont cette gloire est l’ouvrage. Malheur au souverain qui n’est grand qu’à la tête des armées ! Heureux celui qui sait gouverner comme il sait vaincre ! C’est lui qui rouvrit les temples de la religion désolée , et qui sauva la morale et les lois d’une ruine presque inévitable. En un mot, il a plus fondé qu’on n’avait détruit. Voilà ce qui recommande éternellement sa mémoire. De tous les coeurs sortira sans efforts le plus bel éloge du grand homme, auteur de tant de biens. N’en doutons point, grâce à tout ce qu’il a entrepris pour la félicité nationale, sa renommée de conquérant ne sera, dans l’avenir, que la plus faible partie de sa gloire. (L’assemblée renouvelle ses applaudissements. )

Autrefois, après quelques années de guerre, l’épuisement du trésor contraignait le vainqueur lui-même à demander la paix. Aujourd’hui l’entretien de tant d’armées n’a point interrompu l’amélioration successive des finances. Enfin la guerre a, dans tous les temps, affaibli la force des lois et de la police. Aujourd’hui la police , la plus sage et la plus vigilante, maintient la sûreté publique. On voit disparaître avec le fléau de la mendicité, tous les fléaux et tous les désordres qu’il traîne à sa suite. On dirait que ce peuple, si terrible au dehors, ne s’occupe, au-dedans, qu’à préparer le siècle de la paix, des arts et des fêtes. La France a montré tout ce qu’elle peut sous la main toute puissante qui la précipite ou la modère à son gré . Et l’honneur français ! que de prodiges on peut faire avec ce seul mot ! L’honneur français dirigé par un grand homme est un assez puissant ressort pour changer la face de l’univers! (applaudissements).

Que peut ajouter ma voix à l’émotion générale? Comment exprimer tout ce qu’on éprouve de grand et de doux au milieu de cette imposante cérémonie? Ils ne sont plus ces temps où les maîtres du monde s’arrogeaient seuls l’honneur des triomphes payés par les travaux et quelquefois par la vie de leurs sujets. Un grand prince appelle aujourd’hui son peuple au partage de sa gloire ; et quel prince a plus que lui le droit de croire qu’il entraîne seul la fortune à sa suite ? Mais sûr de sa grandeur personnelle, il ne craint point de la communiquer ; il n’ignore pas que le monarque accroît les honneurs de son trône de tous ceux qu’il accorde à sa nation. Mais sur le champ de bataille, sa première pensée est pour nous. C’est Alexandre qui part de la Macédoine avec son génie et l’espérance, et qui, dès sa première victoire au-delà du Granique , envoie les dépouilles des nations vaincues au temple des dieux de sa patrie.

Ces drapeaux furent conquis sur un peuple égaré par les factions. Non, ce n’est point ce héros que l’Espagnol devait craindre. Ses armes ne le soumettront que pour le sauver. On a souvent nommés les rois d’ILLUSTRES INGRATS. On a dit, non sans quelque raison, qu’ils mettaient trop tôt en oubli le dévouement de leurs sujets, près du trône il était plus utile de flatter que de servir. Combien le maître à qui nous sommes attachés mérite peu ce reproche ! Du haut point d’élévation qu’il occupe, il jette un regard équitable sur les talents qui sont au-dessous de lui ; car il est trop élevé au dessus d’eux tous pour ne pas les juger tous avec impartialité. Ses bienfaits préviennent à chaque instant ses serviteurs de toutes les classes.

Transportons-nous par la pensée dans l’avenir. Voyons ce héros, comme la postérité doit le voir un jour, à travers les nuages du temps. C’est alors que sa grandeur paraîtra, pour ainsi dire, fabuleuse ; mais trop de monuments attesteront les merveilles de sa vie pour que le doute soit permis. Si nos descendants veulent savoir quel est celui qui, seul, depuis l’Empire romain réunit l’Italie dans un seul corps, l’histoire leur dira : C’est NAPOLÉON. S’ils demandent quel est celui qui, vers la même époque, dissipa les hordes Arabes et Musulmanes au pied des Pyramides et sur les bords du Jourdain ? l’histoire leur dira : C’est NAPOLÉON. Mais d’autres surprises les attendent. Ils apprendront qu’un homme, en quelque sorte désigné d’en haut, partit du fond de l’Égypte au moment où toutes les voix de la France l’appelaient à leur secours, et qu’il y vint rétablir lés lois, la religion et l’ordre social menacés d’une ruine prochaine; cet homme est encore NAPOLÉON. Ils verront dans dix années trente états changeant de forme, des trônes fondés, des trônes détruits, Vienne deux fois conquise, et les successeurs du grand Frédéric perdant la moitié de leur héritage. Ils croiront que tant de révolutions, de victoires, sont l’ouvrage de plusieurs conquérants !

L’histoire, appuyée sur le témoignage unanime des contemporains, dissipera toutes les méprises ; elle montrera toujours le même NAPOLÉON fondant de l’Autriche sur la Prusse ; poussant sa marche victorieuse jusqu’aux dernières limites de la Pologne , s’élançant tout à coup du fond de la Sarmatie vers ces monts qui séparent la France des Espagnols , et triomphant près de ces régions où l’antiquité plaçait les bornes du monde. Et cependant les prodiges ne seront pas épuisés! il faudra peindre tous les arts rappelant à Paris la magnificence de Rome antique, car il est juste que la ville où réside un si grand homme devienne aussi la ville éternelle !

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napoléon

L’EMPEREUR A DÉSIRÉ LA PAIX , et dès que l’espérance d’une négociation a paru possible, il s’est empressé de la saisir. Mais ce n’est plus aux Rois comme eux que les alliés développent leurs griefs, et qu’ils envoient leurs manifestes; c’est aux peuples qu’ils les adressent. Et par quel motif adopte-t-on cette marche si nouvelle? Cet exemple ne peut-il pas être funeste ? Faut-il le donner surtout à cette époque où les esprits, travaillés de toutes les maladies de l’orgueil, ont tant de peine à fléchir sous l’autorité QUI LES PROTÈGE , en RÉPRIMANT leur audace ? Et contre qui cette attaque indirecte est-elle dirigée ! Contre le grand homme qui mérita la reconnaissance de tous les rois ; car, en établissant le trône de la France, il a fermé le foyer de ce volcan qui les menaçait tous. Ce n’est point ici qu’on outragera les gouvernements qui se permettraient même de nous outrager ; mais il est permis d’apprécier à leur juste valeur ces reproches si anciens et si connus, prodigués à toutes les puissances qui ont joué un grand rôle depuis Charles-Quint jusqu’à Louis XIV, et depuis Louis XIV jusqu’à I’EMPEREUR. Ce système d’ENVAHISSEMENT, de PRÉPONDÉRANCE, de MONARCHIE UNIVERSELLE , fut toujours un cri de ralliement pour toutes les coalitions ; et du sein même de ces coalitions étonnées de leur imprudence, s’éleva souvent une puissance plus ambitieuse que celle dont on dénonçait l’ambition. L’EMPEREUR voulut LA PAIX ; il voulut l’acheter par des sacrifices où sa grande âme semblait négliger sa gloire personnelle, pour ne s’occuper que des besoins de la nation. Quand on jette les yeux sur cette coalition formée d’éléments qui se repoussent; quand on voit le mélange fortuit et bizarre de tant de peuples que la nature a faits rivaux ; quand on songe que plusieurs, par des alliances peu réfléchies, s’exposent à des dangers qui ne sont point une chimère, on ne peut croire qu’un pareil assemblage d’intérêts si divers ait une longue durée. On a dit depuis long-temps aux orateurs, qu’il n’y avait rien de plus grand que ses actions simplement racontées. On doit ajouter qu’il n’y a rien de plus éloquent que ses paroles. C’est en les répétant avec fidélité qu’on peut le montrer dans toute sa gloire. Combien nous étions émus en l’écoutant la dernière fois, quand il désirait de vivre trente ans pour servir trente ans ses sujets! » Jamais parole plus royale n’est sortie du coeur d’un grand roi. Heureux le prince qui connaît si bien ses devoirs et sa dignité, et les exprime avec tant de noblesse. Quel français ne formait le même voeu que le sien? Oui, qu’il vive trente ans, disions-nous, qu’il vive plus encore ! Une vie si précieuse ne peut trop se prolonger; et puisque tous les prodiges semblent réservés à lui seul, espérons qu’un règne si mémorable surpassera tous les autres par la durée, COMME IL LES SURPASSE TOUS PAR LA PUISSANCE ET LA GRANDEUR.

(Les applaudissements se renouvellent de toutes parts) . L’orateur ému ne peut continuer…

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