Bulletins de la Grande Arméee


18-768x1024Bulletins officiels de la Grande Armée , recueillis et publiés par Alexandre Goujon,… 1820-1821

AVIS DE L ÉDITEUR.

Les livres qui traitent de l’art ou de l’histoire militaire, sont d’un prix si élevé et tellement chargés de détails stratégiques, que leur lecture est en quelque sorte interdite à la plus grande partie des soldats et des officiers. J’ai donc pensé qu’il serait utile de publier un recueil des Bulletins officiels des armées françaises, sans notes, sans commentaires, sans changements, et à un prix tellement modique que ce livre pût être la consolation du soldat en retraite, et le vade-mecum du jeune conscrit.

Tels sont les motifs qui m’ont déterminé : une considération non moins forte m’a fait hâter l’exécution de mon dessein. Maintenant que l’on vient de rendre aux régiments des numéros illustrés par vingt ans de travaux, j’ai cru qu’il fallait, pour l’honneur et pour l’exemple des soldats français, rappeler les titres authentiques qui ont valu de si glorieux surnoms aux 16e, 28e, 56e, 48e 53e, 57e, 88e 100e, etc., de ligne; aux 16e et 17e, etc., d’infanterie légère, et à tant ; d’autres dont les noms sont graves dans nos annales militaires.

J’ai conservé partout le texte et la forme des Bulletins, et je pense ne pouvoir pour cela encourir aucune espèce de blâme. Les braves aiment les braves de quelque pays qu’ils soient : on sait que le Grand Henri aimait à voir parmi ses gardes ce soldat qui lui avait porté de si rudes coups à la journée d’Aumale.

A. GOUJON. pour le texte et Jacques JANSSENS pour la mise en ligne!

  1. La Campagne d’Austerlitz
  2. La Campagne d’Italie
  3. La Campagne de Prusse et de Pologne
  4. La Campagne d’Autriche
  5. La Campagne de Russie
  6. La Campagne de Saxe

Wikipédia : Le Bulletin de la Grande Armée est le nom d’un périodique paru sous le Premier Empire. Il était publié dans l’organe officiel du régime, Le Moniteur universel, appelé aussi Le Moniteur. Des copies étaient également envoyées aux autorités locales et étaient apposées sur les murs des bâtiments publics. Julien Sorel, le héros du Rouge et le Noir de Stendhal lit fanatiquement ce Bulletin, au même titre que le Mémorial de Sainte-Hélène.

Quatre séries ayant chacun leur numérotation sont sorties de presse, chacune correspondant a une campagne de Napoléon.

Ces Bulletins décrivent presque exclusivement l’activité militaire et les plans de la Grande Armée et de ses opposants – actuels ou potentiels. Ici et la on trouve des commentaires élogieux sur des soldats, des officiers et les unités pour telle ou telle action. Ils s’adressent non seulement aux militaires de la Grande Armée, à qui elle permet de mieux appréhender la globalité de l’action à laquelle ils participent, mais aussi au public et aux cours étrangères. C’est à ce titre un prodigieux outil de communication de Napoléon, ce qui a fait naître parmi les grognards l’expression « menteur comme un Bulletin ».

38 Bulletins sont parus en 18051806, 87 en 18061807, 30 en 1809 et 29 en 1812. À ceux-ci, on peut aussi assimiler les rapports officiels qui remplacent formellement les Bulletins, en 1813 et 1814.