Bonapartiana VI : Bulletin du Dimanche du Octidi : 18 Prairial 223


france frontières ulraBonapartiana  VI : Bulletin du Dimanche du Octidi  : 18 Prairial 223

“L’actualité” de Napoléon le Grandjacques JANSSENS

napoleon bonaparte belgiqueLe 19 juin 1790, suppression de la noblesse héréditaire et des titres honorifiques en France. L’assemblée constituante, dans la séance du 19 juin 1790, compléta l’oeuvre qu’elle avait commencée dans celle du 04 août 1789. Dans l’une, elle avait aboli le régime féodal, détruit les privilèges, établi l’égalité des impôts; dans l’autre, elle supprima la noblesse héréditaire et toutes les qualifications qui en dérivent. Voici un fragment du décret qui fut rendu : “L’assemblée nationale décrète que la noblesse héréditaire est pour toujours abolie en France; qu’en conséquence les tires de marquis, chevalier, comte, vicomte, prince, baron, duc et tous autres titres semblables, ne seront pris par qui que ce soit, ni donner à personne; qu’aucun citoyen français ne pourra prendre que le vrai nom de sa famille; qu’il ne pourra non plus porter, ni faire porter livrée, ni avoir d’armoiries; que l’encens ne sera brûlé dans les temples que pour honorer la Divinité, et ne sera offert à qui que ce soit; que les titres de monseigneur et messeigneurs ne seront donnés à aucun corps ni à aucun individu, ainsi que les titres  d’excellence, d’éminence, de grandeur, etc.”  La suppression des mots fut plus sensible à l’aristocratie que ne l’avait été celle des choses : la séance du 19 juin détermina plus que toute autre son émigration et ses attaques. Dix-huit ans après l’abolition de l’ancienne noblesse, Bonaparte en créait une nouvelle, le 1er mars 1808, et six ans plus tard, la Charte les consacrait toutes les deux, chez ce même peuple qui avait déclaré n’en plus vouloir aucune.

DSC05386-1Le messager de Strasbourg – 1868 – page 14    ___________________________________________________________

Cela se déroule dans un hôtel de Paris après-guerre : …Mais Winston est soudain devenu sourd. L’homme sert dans ses bras une bouteille langée de paille; il la dénude avec précaution, souffle sur l’étiquette à demi effacée, puis il l’offre à Winston. “Lisez, s’il-vous-plaît. – Well! … Fine Champagne Napoléon, Roi de Rome 1811, Maison Sazerac & Fils, Cognac… Ben mon colon!  Venez que je vous embrasse! On m’a interdit le cognac, vous savez, mais je crois que je vais faire une exception. Et vive  l’Entente cordiale!”   Cette nuit-là, Winston s’endort, grisé de songes… Le Roi de Rome… encore un qui avait du mal à parler avec Papa! (Frédéric Fernay – Churchill et son père – “Tu seras un raté, mon fils!”chez Albin Michel – page 229)

0005353_cognac-1811-sazerac-de-forge-filsLa bouteille est à vendre pour la modique somme de 12.917.480 euros sur la page suivante : http://www.oldliquors.com/cognac-1811-sazerac-de-forge-fils-4717

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Appel aux  investisseurs : Aidez-nous à clôturer notre crowdfunding… le jeu va sortir, c’est sûr à 100%… En participant au crowdfunding, vous paierez le jeu moins cher, vous le recevrez un peu plus tôt et il sera accompagné d’une foule de surprises… Il ne reste que 10 jours…Les Wallons ont des idées et sont solidaires entre eux! J’ai été contacté par l’agence de communication Dico Games qui a décidé de créer un « Trivial Pursuit » spécial pour le bicentenaire de la bataille de Waterloo… Il s’agit d’un financement participatif où les citoyens peuvent participer en s’inscrivant sur le site https://crowdin.be/projets/trivial-pursuit-waterloo/.http://napoleonbonaparte.be/2015/05/waterloo-et-la-route-napoleon-trivial-pursuit/

Photo de DicoGames.

Evénements

mons expoUne expérience de visite inédite !

Le principe fondamental de cette exposition consiste à faire ressentir aux visiteurs l’impact majeur de la conscription sur la vie des habitants de l’époque. Chaque visiteur tirera un numéro au sort et sera sélectionné comme conscrit ou non, déterminant son parcours de visite : découvrir le quotidien du conscrit sous la bannière française ou la vie des civils restés au pays.  Le visiteur désigné comme conscrit découvrira, à travers des lettres poignantes et des objets,… la vie des soldats, au destin souvent funeste, partis à l’autre bout de l’Europe pour combattre les ennemis de la France. Les autres visiteurs, ayant échappés à la conscription, constateront comment les personnes restées à Mons verront leur quotidien bouleversé suite aux nombreuses réformes instaurées sous les régimes français. Quel que soit le tirage au sort initial, le visiteur sera amené à s’immerger dans l’autre volet de l’exposition afin de comprendre toutes les facettes de la réalité de l’époque.

JUIN : Événements (44) : http://www.napoleon.org/fr/magazine/agenda/index.asp

Actualités

  1. Napoléon, Jeanne d’Arc, Louis XIV, de Gaulle et… Coluche : pourquoi sont-ils aussi populaires?Le Figaro –Napoléon, Jeanne d’Arc, Louis XIV, de Gaulle et. … Dans un sondage du Figaro, les internautes ont plébiscite la figure de Napoléon Bonaparte.
  2. “Rendez-vous napoléoniens d’Ajaccio” : Napoléon honoré en juin par sa ville natale – Francetv infoLe souvenir de l’empereur et de la famille Bonaparte et la mise en valeur … Napoléon, Jacques Garnier, et le conservateur de la Maison Bonaparte, …
  3. Napoléon : dictateur ou visionnaire ? la question divise les Français – 24matins.fr Cette année de nombreuses commémoration autour de Napoléon ont lieu. … En France, il est un peu Docteur Napoléon et Mister Bonaparte.
  4. Le dernier quartier général de Napoléon remis à neuf – RTBF – Alors Napoléon Bonaparte et ses officiers y ont installé leur état major. Un peu de restauration, quelques heures de repos mais surtout de longs …
  5. Le Code civil comme héritage de Napoléon – lavenir.net -Napoléon Bonaparte a laissé des traces en Belgique.Et pas seulement à Waterloo. Notre vie   influencée par ce qui restera sa plus …
  6. Napoléon, dictateur ou visionnaire? – 7sur7 – “Pour moi, Napoléon c’est tout le bien et le mal à la fois”, explique Alaume … place ou boulevard Napoléon, seulement une modeste rue Bonaparte.
  7. Marches folkloriques : d es costumes du Premier… et Second Empire – lavenir.net – Les costumes des marches folkloriques de l’Entre-Sambre-et-Meuse sont issus de la période de Napoléon Bonaparte…et de celle de Napoléon III.
  8. Les géants de l’histoire reviennent au domaine – Le Parisien – C’est gratuit Napoléon Bonaparte, le Général de Gaulle… Ne vous étonnez pas de croiser l’une de ces figures de l’histoire de France au détour d’un …
  9. Les cinq personnalités historiques préférées de nos internautes – Le Figaro – À la fois empereur, militaire et consul, Napoléon Bonaparte est LE héros de nos internautes. «Je l’ai choisi pour la grandeur de son empire, son …
  10. Napoléon revient à Waterloo… en briques Lego – Canoë Présentée en 2014 à Rueil-Malmaison, près de Paris, où Joséphine de Beauharnais, l’épouse de Bonaparte, avait acquis un château, l’exposition y …

 LIVRES

aigle et papillon
Les dessous du désastre, raconté à hauteur d’homme, heure par heure. À Waterloo, rien ne s’est passé comme prévu. L’issue de la bataille fut une surprise pour les vainqueurs comme pour les vaincus. Pourquoi Napoléon a-t-il cette fois failli ? A-t-il eu tort de confier une partie du commandement à son frère Jérôme ? Avait-il suffisamment reconnu le terrain ? Comment expliquer que les Anglo-Prussiens, en dépit de leur recul initial, aient finalement pris le dessus ? Pourquoi Grouchy n’arriva-t-il jamais en renfort ? La pluie eut-elle vraiment un rôle déterminant ? Si des générations d’historiens ont donné leur interprétation de la défaite et participé à la construction du mythe, Jacques Garnier se penche ici sur les mille et un détails qui ont fait basculer l’Histoire. Son récit aussi précis que vivant de la bataille, éclairée par ses à-côtés et par des témoignages d’acteurs de premier plan, nous plonge au coeur de la fureur des combats et décrypte les raisons de la grande déroute. Il nous montre que, le 18 juin 1815, le sort de l’Europe s’est joué à bien peu de choses.

aigle et papillon

La défaite de Waterloo continue d’opposer les historiens. Pourquoi cette bataille légendaire a-t-elle été perdue par les Français ? Pour la majorité des auteurs, il ne fait aucun doute que le maréchal Grouchy est coupable. Si seulement il était arrivé à temps, il aurait pu renverser la situation et changer le cours des évènements, donc de l’histoire. Mais pendant que Napoléon était aux prises avec Wellington, nous le savons tous, Grouchy refusait de «marcher au canon» et mangeait des fraises à 30 km au sud-est des combats. La cause est donc entendue. Mais la réponse est-elle satisfaisante ? Rien n’est moins sûr. À partir d’une nouvelle lecture des documents d’époque, ce fascicule tente de faire la lumière sur les responsabilités de chacun.

aigle et papillon

À la faveur du débat sur la réforme territoriale, les Français seraient bien aise de tulard-centralisationse rappeler l’origine de leur administration. Lentement modelée par l’Ancien Régime, elle a été rationalisée par Napoléon 1er avec la même efficacité et la même impétuosité que celui-ci mettait dans ses plans de bataille. Dans Napoléon et 40 millions de sujets, l’historien Jean Tulard décrit la centralisation napoléonienne et son évolution jusqu’à nos jours avec son épouse Marie-José, qui a dirigé le service des collectivités territoriales au Sénat. L’ouvrage se lit avec facilité… en dépit d’un sous-titre austère : La centralisation et le Premier Empire. Il nous amène au plus près des réalités quotidiennes, des passions et des misères humaines et, last but not least, présente plusieurs cartes et une description détaillée des 134 départements de 1811.

 aigle et papillon
 

“Avons nous besoin de Napoléon en 2015 ?                                                 

Qui a gagné Waterloo ?” Qui a gagné WaterlooFlammarion sur Atlantico. Oui pour les 4 valeurs qu’il incarne: Mérite, Intégration, Honneur et France dans le monde. À l’exact opposé des nouveaux programmes d’Histoire qui respirent la haine de la France, l’incapacité à dire où va le pays et donc à dire d’où il vient, ainsi que la honte d’être français…

 

Préface : “Pourquoi, de toutes les batailles que Napoléon a livrées, la plus célèbre est-elle celle qu’il a perdue ? «Waterloo! Waterloo! Morne plaine! Comme une onde qui bout dans une urne trop pleine. » Certes, Victor Hugo et les poètes romantiques ont contribué à forger cette renommée internationale, mais Waterloo reste dans notre mémoire collective comme une glorieuse défaite, sans conteste la plus spectaculaire bataille de toute l’épopée napoléonienne. Les exploits héroïques des derniers carrés de la Garde impériale, combattant jusqu’à leur dernier souffle, sinon pour la victoire du moins pour l’honneur, y sont pour beaucoup. Mais 1815, c’est aussi la fin d’un monde, le moment où s’achève le rêve tricolore d’hégémonie européenne inauguré sous le règne de Louis XIV. Depuis 1643 et la victoire de Rocroi, la France occupait le premier rang des puissances mondiales. Et, dans la boue de Waterloo, au coeur d’un ultime combat, la « Grande Nation » passe la main. C’est un tournant historique majeur. Les raisons de la défaite sont généralement attribuées à l’infériorité numérique des Français, aux erreurs des lieutenants de Napoléon, au maréchal Grouchy notamment, voire aux circonstances ou à la malchance. Pour autant, le nom de la débâcle est devenu emblématique.  N’est-ce pas le lieu, l’endroit, l’heure où Napoléon a rendez-vous avec son destin ? Ce désastre ultime, l’Empereur le porte en lui comme un héros de tragédie. Condamné à la guerre, un engrenage fatal le conduit ici, à 20 kilomètres au sud de Bruxelles, endroit où la fortune l’abandonne définitivement, à deux pas de Fleurus où, le 26 juin 1794, les armées de la Révolution avaient remporté une victoire décisive sur les forces coalisées de la vieille Europe monarchique. Waterloo signe la fin d’une tragédie en trois actes qui se joue depuis vingt ans, la lutte à mort entre le vieux monde et le nouveau. Napoléon, héritier de la Révolution, devenu l’Empereur avait enivré la France de ses victoires, comme Victor Hugo le dit si bien dans le vers : « Cet homme étrange avait comme enivré l’histoire. » Si les Français l’ont longtemps suivi – car jamais un homme ne fait de grandes choses sans le consentement tacite de la majorité du peuple –, cette fois ils sont épuisés. Car Napoléon ne s’arrête jamais. Une ambition plus forte que lui le dévore. Il brûle en lui comme un défi perpétuel au passé, à l’Ancien Régime. Et là, l’Empereur s’écroule. Mais sa gloire en ressortira grandie. Car la tragédie de Waterloo contribue à faire taire toutes les haines ; même celles de ces anciens ennemis, tel Wellington qui, vieillissant, fera installer un musée dans sa propre maison et passera des heures silencieux devant le buste de l’Empereur. Depuis l’Antiquité,comme il arrive parfois sur les champs de bataille, la tragédie transforme l’Histoire en légende. Dans son cas, le mécanisme joue à plein. Tout peuple, en Europe, considère Napoléon à la fois comme son tyran et son libérateur. Son destin fulgurant fait toujours rêver les hommes, qu’ils soient amis ou ennemis. Et son mythe finit par appartenir à tout le monde et sa gloire par être universelle. Paradoxalement, dans la mémoire collective, cette bataille de Titans n’entame en rien le prestige de Napoléon. Bien au contraire même, elle contribue à grandir sa légende. Napoléon est clairement le héros de cette journée et le triomphe final – sa défaite – est le sien. Victor Hugo affirme : « Le nom grandit quand l’homme tombe. » C’est sa chute qui le fait grand ; elle est sa rédemption. La défaite ne détruit pas le mythe, au contraire elle le sanctifie. Par quel miracle ? Comment a-t‑il fait pour, après ce désastre fatal, devenir plus populaire que lors de ses innombrables victoires ? Qui se souvient aujourd’hui d’Ulm ou de Friedland alors que tout un chacun connaît Waterloo ? Ce nom qui sonne comme un coup de tonnerre est devenu un enjeu de mémoire. Le champ de bataille, haut lieu du tourisme belge, est visité autant pour les actions d’éclat qui s’y sont déroulées que pour les monuments qui les commémorent. Deux cents ans exactement après la victoire des troupes coalisées contre la France, une majorité des 180 000 touristes qui viennent voir ce site (et c’est bien le plus étonnant) est persuadée que c’est Napoléon qui a remporté Waterloo…Idem pour les enfants de Grande-Bretagne convaincus – ce qui désole leurs enseignants – que ce fut une défaite pour leur pays… comme nous l’a confirmé un professeur de l’université de Reading. En étudiant au plus près la genèse, le déroulement de cette « mère de toutes les batailles », et en m’interrogeant sur ses conséquences, j’ai été amené à me poser la question : Mais qui a vraiment gagné à Waterloo ?