Henri Guillemin racontant sa légende et sa vérité…à tort ou à raison?


henry guilleminNapoléon – légende et vérité ! En cette période où des combattants de deux camps se sont battus pour des idées certes différentes mais avec un courage exemplaire qui devrait faire taire toutes les mauvaises langues, je constate que  des articles sont régulièrement publiés pour narrer les heures sombres, les minutes voire les secondes qui devraient par de nombreux documents conforter la thèse du mensonge de la “légende napoléonienne” et des écrits sur Napoléon Le Grand.« Un livre curieux serait celui dans lequel on ne trouverait pas de mensonge. » aurait dit Napoléon Bonaparte ; Maximes et pensées (1769-1821). Napoléon Le Grand aurait pu dire qu’ “Une vie curieuse serait celle dans laquelle on ne trouverait pas de mensonge“. Je trouve néanmoins intéressant par “soucis d’éducation” d’écouter le pourfendeur du “mythe”, le Don Quichotte de ses propres moulins, qui en 1968, avait lui aussi un courage et un talent certain pour raconter “sa légende et sa vérité” en Suisse Romande, terre d’accueil de Napoléon III en 1937 Mes respects posthumes, Monsieur Guillemin! – Jacques JANSSENS

Henry guillemin 2 ” Il est parfaitement vrai que je n’aime pas Napoléon Bonaparte “, nous prévient Henri Guillemin,

Henri Guillemin  – http://fr.wikipedia.org/wiki/Henri_Guillemin

Narrateur hors pair et passionné, Henri Guillemin excellait dans l’art de la conférence et a enregistré plusieurs conférences historiques pour la Télévision suisse romande notamment Napoléon Bonaparte (en 18 clips dont 3 ont été perdus) en 1968… qu’il taille en pièce! Toutes les vidéos de ce brillant polémiste se trouve sur http://gillemin.blogspot.be/

target=”_blank”>http://www.rts.ch/archives/dossiers/3477989-les-dossiers-de-l-histoire-napoleon.html

Intégralité des 15 épisodes :

Épisodes : Les épisodes  :

http://www.rts.ch/archives/tv/culture/dossiers-de-l-histoire/3448731-le-faux-depart-1.html
http://www.rts.ch/archives/tv/culture/dossiers-de-l-histoire/3448793-l-escalade-2.html
http://www.rts.ch/archives/tv/culture/dossiers-de-l-histoire/3448802-le-militaire-abusif-3.html
http://www.rts.ch/archives/tv/culture/dossiers-de-l-histoire/3448811-les-sphinx-4.html
http://www.rts.ch/archives/tv/culture/dossiers-de-l-histoire/3448820-brumaire-5.html
http://www.rts.ch/archives/tv/culture/dossiers-de-l-histoire/3448829-caid-respectueux-6.html
http://www.rts.ch/archives/tv/culture/dossiers-de-l-histoire/3448838-l-eglise-annexee-7.html
http://www.rts.ch/archives/tv/culture/dossiers-de-l-histoire/3448853-le-prenom-suffira-8.html
http://www.rts.ch/archives/tv/culture/dossiers-de-l-histoire/3448740-la-grande-parade-10.html
http://www.rts.ch/archives/tv/culture/dossiers-de-l-histoire/3448749-napoleon-11.html
http://www.rts.ch/archives/tv/divers/3448758-chanson-de-geste-12.html
http://www.rts.ch/archives/tv/culture/dossiers-de-l-histoire/3448767-la-debacle-13.html
http://www.rts.ch/archives/tv/culture/dossiers-de-l-histoire/3448775-le-recidiviste-14.html
http://www.rts.ch/archives/tv/culture/dossiers-de-l-histoire/3448784-le-bilan-15.html

Henri Guillemin est avant tout un spécialiste du XIXe siècle, qu’il aborde au départ par la littérature (sa thèse sur Lamartine en 1936, puis ses travaux sur Flaubert, Victor Hugo, Zola ou Jules Vallès). Il poursuit ensuite ses recherches sur l’histoire du XIXe siècle, notamment sur

la question sociale sous la IIe République et les relations entre l’Église et l’État (Histoire des catholiques français au XIXe siècle, 1947). Pour Guillemin, l’histoire doit être au service du peuple.

Dans la plupart de ses livres (sa trilogie sur la Guerre de 1870 ou encore son analyse de l’affaire Pétain), il affirme la responsabilité des élites politiques (gauche et droite) et financières (« les gens de bien »), qui à deux reprises, en 1870 et en 1940, selon lui auraient fait le « choix de la défaite » (en préférant l’ennemi extérieur) pour mieux écraser l’ennemi intérieur : le peuple. Prenant le contre-pied de ce qu’il appelle « l’histoire bien-pensante », il n’hésite pas à écorner les mythes (comme Napoléon).

Radicalement homme de gauche, patriote (mais pas nationaliste) et gaulliste entre 1940 et 1947, il racontera dans ses interviews que ce besoin de « démystification » vient de sa colère à l’égard de l’histoire enseignée à l’école qu’il considère comme « bien pensante » et trop éloignée de la vérité.

Très éclectique, son œuvre s’intéresse autant à des grandes figures révolutionnaires qu’à des grands noms de la littérature qu’il n’hésite pas à malmener (Benjamin Constant, Alfred de Vigny, André Gide). De ses coups de cœur, ressort le portrait d’un Guillemin anticlérical, chrétien de gauche, exigeant dans ses admirations, mais, comme tout polémiste, parfois âprement contesté pour ses approximations et ses erreurs. Ainsi la médiéviste Régine Pernoud, dans Jeanne devant les Cauchons, parle-t-elle, à propos de son ouvrage sur Jeanne d’Arc, d’« anti-Histoire »…

 http://www.rts.ch/archives/dossiers/henri-guillemin/3477989-napoleon.html

Napoléon Bonaparte (1769-1821) par Henri Guillemin – 1/8

Henri Guillemin nous raconte Napoléon Bonaparte dit Napoléon Ier.

 

Napoléon Bonaparte (1769-1821) par Henri Guillemin – 2/8

Henri Guillemin nous raconte Napoléon Bonaparte dit Napoléon Ier.

 

Napoléon Bonaparte (1769-1821) par Henri Guillemin – 3/8

Henri Guillemin nous raconte Napoléon Bonaparte dit Napoléon Ier.

 

Napoléon Bonaparte (1769-1821) par Henri Guillemin – 4/8

Henri Guillemin nous raconte Napoléon Bonaparte dit Napoléon Ier.

Napoléon Bonaparte (1769-1821) par Henri Guillemin – 5/8

Henri Guillemin nous raconte Napoléon Bonaparte dit Napoléon Ier.

Napoléon Bonaparte (1769-1821) par Henri Guillemin – 6/8

Henri Guillemin nous raconte Napoléon Bonaparte dit Napoléon Ier.

Napoléon Bonaparte (1769-1821) par Henri Guillemin – 7/8

Henri Guillemin nous raconte Napoléon Bonaparte dit Napoléon Ier.

Napoléon Bonaparte (1769-1821) par Henri Guillemin – 8/8

Henri Guillemin nous raconte Napoléon Bonaparte dit Napoléon Ier.

Maximilien Robespierre (1758-1794) par Henri Guillemin – 1/3

Henri Guillemin nous raconte la Révolution Française.

Maximilien Robespierre (1758-1794) par Henri Guillemin – 2/3

Henri Guillemin nous raconte la Révolution Française.

Maximilien Robespierre (1758-1794) par Henri Guillemin – 3/3

Henri Guillemin nous raconte la Révolution Française.

Napoléon III en Suisse : http://fr.wikipedia.org/wiki/Napol%C3%A9on_III#Tentative_de_soul.C3.A8vement_.C3.A0_Strasbourg

En août 1837, c’est finalement muni d’un faux passeport américain qu’il parvient à se rendre en Suisse auprès de sa mère mourante37. Maintenue en vie sous opium, elle décède le 5 octobre 183738.En juin 1838, l’un des conjurés de Strasbourg, l’ex-lieutenant Armand Laity, apparenté par alliance à la famille de Beauharnais, publie à 10 000 exemplaires une brochure, financée par Louis-Napoléon39, intitulée Relation historique des événements du 30 octobre 1836. Cette publication est un brûlot destiné à provoquer le régime en faisant l’apologie du bonapartisme, centré autour du triptyque nation, peuple et autorité. Dans la propagande bonapartiste ainsi présentée, la démocratie, définie comme « le gouvernement d’un seul par la volonté de tous », s’oppose à la république supposée être, pour Louis-Napoléon, « le gouvernement de plusieurs obéissant à un système »40. En réaction, la brochure est saisie par les autorités alors que Laity est arrêté, traduit devant la Cour des pairs pour attentat contre la sûreté de l’État et condamné à 5 ans de détention et 10 000 francs d’amende le 11 juillet 183841.

À la suite de cet incident, le gouvernement français demande à la Suisse, au début du mois d’août 1838, l’expulsion du prince Louis-Napoléon et, sûr de l’appui de l’Autriche, menace la confédération d’une rupture des relations diplomatiques et même d’une guerre, allant jusqu’à concentrer dans le Jura une armée de 25 000 hommes. Le gouvernement suisse, indigné, invoque la qualité de bourgeois de Thurgovie du prince. En définitive, celui-ci annonce, le 22 août, son intention de s’installer en Angleterre42 ce qui permet au gouvernement de Berne de déclarer l’incident clos sans avoir eu à céder aux exigences françaises43.

Ayant hérité de sa mère, Louis-Napoléon a les moyens d’imprimer à 50 000 exemplaires une brochure détaillant son programme politique, Les Idées napoléoniennes, dans laquelle il fait de Napoléon Ier le précurseur de la liberté. Au début de 1840, l’un de ses partisans les plus fidèles, Fialin, lance à son tour ses Lettres de Londres, qui exaltent ce prince qui « ose seul et sans appui, entreprendre la grande mission de continuer l’œuvre de son oncle »44.