Archives mensuelles : août 2015

Bonapartiana VIII : Bulletin du Dimanche du Octidi 28 Messidor 223

france frontières ulraBonapartiana  VIII : Bulletin du Dimanche du Octidi 28 Messidor 223

“L’actualité” de Napoléon le Grandjacques JANSSENS

Mouvement Bonapartiste Belgique
Création : Antoine Richard

“Un livre curieux serait celui dans lequel on ne trouverait pas de mensonge.”
Napoléon Bonaparte ; Maximes et pensées (1769-1821)

J’ai fait le choix de partager gratuitement des livres qui relèvent du “domaine public” sur Napoléon Le Grand dont la liste se trouve sur la page suivante : http://napoleonbonaparte.be/lectures/livres-sur-napoleon-le-grand-format-pdf/  pour la recherche historique ou pour la simple curiosité. En effet, les sites traditionnels de recherches de livres proposent des outils qui ne sont plus adaptés aux technologies actuelles. Il est impossible de lire confortablement et de traiter un ouvrage sans le télécharger, ce qui est une démarche lente et laborieuse dans certains cas. J’invite donc les responsables d’ouvrages qui relève du domaine public  à partager les ouvrages en leur possessions dans un dossier distinct de façon à ce que les chercheurs puissent directement accéder aux ouvrages qui traitent de près ou de loin de la “thèse Napoléonienne” dans la mesure du possible qui est “Français”.   JACQUES JANSSENS

aigle et papillon

SUR LE NORTHUMBERLAND :

Mardi 15 août 1815.

FAVEUR BIZARRE DE LA FORTUNE

Dans la matinée nous avons demandé à être admis près de l’Empereur ; nous sommes entrés tous à la fois chez lui ; il n’en devinait pas la cause : c’était sa fête, il n’y avait pas pensé. Nous avions l’habitude de le voir ce jour-là dans des lieux plus vastes et tout remplis de sa puissance ; mais nous n’avions jamais apporté de vœux plus sincères et des cœurs plus pleins de lui.

Nos journées se ressemblaient toutes : le soir nous jouions constamment au vingt-et-un ; l’amiral et quelques Anglais étaient parfois de la partie. L’Empereur se retirait après avoir perdu d’habitude ses dix ou douze napoléons ; cela lui était arrivé tous les jours, parce qu’il s’obstinait à laisser son napoléon jusqu’à ce qu’il en eût produit un grand nombre. Aujourd’hui il en avait produit jusqu’à quatre-vingts ou cent ; l’amiral tenait la main, l’Empereur voulait laisser encore pour connaître jusqu’à quel point il pourrait atteindre ; mais il crut voir qu’il serait tout aussi agréable à l’amiral qu’il n’en fit rien : il eût gagné seize fois, et eût pu atteindre au-delà de soixante mille napoléons. Comme on s’extasiait sur cette faveur singulière de la fortune en faveur de l’Empereur, un des Anglais fit la remarque qu’aujourd’hui c’était le 15 août, jour de sa naissance et de sa fête….

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Titre : Napoléon à bord du “Northumberland” : témoignages réunis et traduits par Henry Borjane…
Auteur : Warden, William (médecin)  – Auteur : Lyttelton, William Henry Lord – Auteur : Glover, John R
Auteur : Ross, C B H (Captain)
Éditeur : Impr.-édit. Plon (Paris)
Date d’édition : 1936
Contributeur : Borjane, Henry. Éditeur scientifique. Traducteur
Droits : domaine public

Je vous invite également à lire le témoignage du journal  DE DENZIL IBBETSON

aigle et papillon

 ACTUALITES

Lors de sa première visite en 1798, Napoléon se serait longuement arrêté devant la statue de Manneken-Pis. Lors de son dernier voyage en 1810, l’Empereur est une fois de plus séduit par le petit pisseur. L’histoire raconte qu’il l’aurait fait chambellan et l’aurait doté dans la foulée d’une somme de 2000 francs or. Le lendemain, notre petit Julien portait les plumes et l’uniforme coloré des chambellans de l’Empire.

  1. 15 août 1769 : naissance de Napoléon Bonaparte
  2. Une exposition d’objets pour l’anniversaire de Napoléon
  3. La banque où fut célébré le mariage de Napoléon et Joséphine de Beauharnais
  4. A Ajaccio, les touristes se passionnent pour Napoléon
  5. “Le Sacre de Napoléon” : Une exposition de Dumé Susini à Ajaccio
  6. Empereur des Français et prince du marketing
  7. ” Napoléon ” repose à Courçay
  8. Le coup de feu salvateur de Napoléon à Gap
  9. Mouscron: Serge a une impressionnante collection de figurines sur l’époque napoléonienne
  10. A Fouchères, le domaine de Vaux invite à enquêter pendant tout l’été
  11. 8 août 1815 : Napoléon part pour Sainte-Hélène
  12. Le Bivouac de Napoléon à la Galerie des Gobelins
  13. L’Homme providentiel, une figure de la vie politique française
  14. En avril 1814, Napoléon 1er fait une halte savoureuse au Pin Bouchain
  15. Insolite. Michel, passionné par Napoléon
  16. Banque de France, banque de l’empereur | Contrepoints

Bilan général de l’opération « Sauver la Maison de Napoléon à Sainte Hélène »

Débutée à la fin de l’année 2010, l’opération « Sauver la Maison de Napoléon à Sainte-Hélène », touche presque à sa fin, après presque cinq ans de travaux. La souscription internationale a rencontré un très grand succès et les travaux sur place ont été réalisés dans les délais et le respect du devis. La générosité du public nous a permis d’élargir notre intervention à d’autres besoins d’urgence des Domaines nationaux de Sainte-Hélène. Une délégation comptant un représentant de M. le ministre des Affaires étrangères, participera à l’inauguration des Domaines restaurés, en octobre prochain. Pour clôturer cet immense projet, s’ouvrira en avril 2016, au Musée de l’Armée une exposition « Napoléon à Sainte-Hélène » qui permettra de faire découvrir au public les meubles de Longwood restaurés ainsi que d’autres souvenirs, rarement montrés, de l’exil de l’Empereur. Cette opération est une franche réussite, dont nous pouvons tous être satisfait. Voir le Bilan complet de l’opération « Sauver la Maison de Napoléon à Sainte-Hélène », établi par l’équipe de suivi.

Cette opération a été conduite par le ministère des Affaires étrangères et la Fondation Napoléon:

 http://fondationnapoleon.org/activites-et-services/patrimoine/operation-sainte-helene/

Répartition géographique des dons
Les dons sont venus de 28 pays différents.
Les plus gros contributeurs ont été la Belgique, avec 703 988 €, suivie de la France (675 944 €), de l’île de Sainte -Hélène (81 122 €),du Canada (11 889 €) et de la Suisse (11 481 €).

donation

LIVRES

Au début des années 1850, le 15 août devient la fête nationale en France. Cette célébration permet au président Louis-Napoléon d’amorcer la transition vers le second Empire, et d’imposer avec succès un modèle de fête nationale populaire qui sera largement repris par la République. S’appuyant sur une documentation inédite aux Archives nationales et départementales, Sudhir Hazareesingh fait revivre cette fête riche et multiforme. Moment d’exaltation de la mémoire napoléonienne, la fête impériale est aussi le théâtre de tensions créatives : entre la solennité pieuse des croyants et la jubilation carnavalesque du peuple, entre la glorification de la Nation et le culte des traditions locales, et entre la célébration du soutien populaire au régime et la peur de la foule. L’ouvrage renouvelle notre vision de la tradition napoléonienne sous le second Empire. Hazareesingh insiste particulièrement sur la dimension locale des fêtes, qui permet aux notables de célébrer les travaux publics et l’action caritative des associations, et donne l’occasion aux municipalités de se mettre en valeur. La Saint-Napoléon met également en scène des moments de liesse collective, comme lors des remises des médailles de Sainte-Hélène aux anciens vétérans des guerres de l’Empire. Mais cette harmonie fragile peut aussi prendre une fâcheuse tournure : au sein même de l’État bonapartiste, entre le clergé et les autorités civiles, et entre les représentants de l’État et les forces de l’opposition républicaine, qui utilisent sciemment le décor de la fête nationale pour subvertir l’ordre bonapartiste. Écrit avec humour et humanité, et fourmillant d’anecdotes savoureuses, cette étude originale apporte des éclairages nouveaux sur la sociabilité et la culture politique française, et souligne le poids de la tradition napoléonienne dans la mémoire collective nationale. Traduit de l’anglais par Guillaume Villeneuve.

  • Uniformes napoléoniens Carle Vernet

Des lointaines steppes de Russie où il s’était imprudemment aventuré, Napoléon envoya l’ordre à Paris en 1812 d’étudier de nouveaux uniformes pour la Grande Armée dont on espérait un retour victorieux, et voulait remettre à neuf les parements usés par tant de campagnes : c’est le colonel Bardin qui en fut chargé. Bardin se mit promptement au travail et commença par choisir, en la personne du peintre Carle Vernet, le collaborateur qui devait dessiner les nouveaux costumes. Napoléon revint des steppes, seul, porteur d’une tragédie inattendue : la Grande Armée s’était évanouie dans les neiges. Les élégants uniformes peints par Vernet ne furent réalisés qu’en partie pour habiller les conscrits de 1813. Les planches d’uniformes reproduites ici sont extraites d’un recueil de deux cent quarante cinq aquarelles originales peintes par Carle Vernet. La qualité du dessin et de l’aquarelle, la fraîcheur des couleurs, parfaitement conservées en font la plus belle source de documentation sur l’uniforme du premier empire.

  • Waterloo : La Chute de l’Aigle – Une étude originale sur une des plus grandes batailles (Kees Schulten)

Pour la première fois, un ouvrage présente une analyse des différentes stratégies des protagonistes de cette terrible bataille, aspect jusqu’ici négligé. Il va de l’étude des personnages et des stratèges que furent Wellington, Napoléon et Blücher, jusqu’à la révélation d’un élément que les Anglais ont longtemps occulté par chauvinisme : c’est l’armée des Pays-Bas et le prince d’Orange qui décidèrent réellement du sort de la bataille. Kees Schulten étudie les événements les plus marquants d’une partie du front, qui fut certainement la plus importante. Il nous explique pourquoi ces épisodes, sans les Belgo-Hollandais, auraient pu précipiter les Anglais, en nombre insuffisant, dans la défaite. La plupart du temps, les unités belgo-hollandaises sont englobées dans celles des Britanniques. Ce qui était loin d’être le cas lors de la bataille de Waterloo. Ce livre présente une étude totalement originale d’un historien spécialisé en stratégie militaire, membre du Comité d’accompagnement scientifique international de Waterloo, dont les écrits font référence. 

  • « Sacré Napoléon » de Jean Pierre Colignon paru aux éditions Guy Trédanielhttp://www.francenetinfos.com/wp-content/uploads/2015/08/978_2_8132_0838_5_UNE_494_594_1434025077.jpg

Nous connaissons tous l’illustre personne qu’est Napoléon Bonaparte. Cet homme politique hors du commun et administrateur remarquable devenu empereur était un être complexe. Mais le connaissons-nous réellement si bien ? Dans le livre « Sacré Napoléon » de Jean Pierre Colignon paru aux éditions Guy Trédaniel, vous connaitrez ainsi 101 anecdotes, énigmes et facéties de Napoléon Bonaparte. Vous voulez un petit échantillon ? Allez, parce que je suis sympa je vais vous en donner quelques unes et vous allez voir, Napoléon n’a pas fini de vous étonner !Savez-vous que Napoléon pouvait être très sarcastique (ou alors ingénu, à vous de donner votre avis sur cette petite anecdote) :

« Aristocrate piémontais, sénateur, le marquis de Barolle profita d’un passage de Napoléon Bonaparte à Turin pour exprimer vivement son ressentiment au sujet des impots qu’on lui faisait payer : 120 000 francs !– vraiment, fit l’empereur, vous payez 120 000 francs ? – Oui, sire. Pas un sol de moins, et je suis en mesure de le prouver à votre Majesté, en lui montrant tous les papiers ! – Non, non : c’est inutile. Je vous crois… et je vous en fais bien mon compliment » 

Vous voulez une petite boutade de Napoléon ? Un jour, un soldat mécontent montra à Napoléon son uniforme usé, dont les lambeaux le recouvraient à peine, il lui en réclama un neuf. Savez-vous ce que Napoléon lui a répondu ? « Un habit neuf, tu n’y songes même pas, on ne verrait pas tes blessures ! » Quel comique ! Non ? Savez-vous aussi que Napoléon Bonaparte était très fort en mathématiques (réputé le plus fort en mathématique de son école) ou encore qu’il emportait systématiquement en campagne sa bibliothèque portative (seulement constituée de 1000 livres … je n’aimerais pas partir avec lui et tout cet attirail littéraire) ou savez vous qu’il prenait très grand soin de ses dents (oui je sais cela change votre journée de le savoir, mais tout fait est intéressant !) ou encore que c’était un ami très fidèle, une de ses grandes qualités ! Vous découvrirez aussi quelques jeux dans ce livre (anagramme, charade, anaphrase …) afin de vous divertir un peu avec Napo ! Au travers du livre « Sacré Napoléon » vous découvrirez ainsi plusieurs facettes de Napoléon Bonaparte jusque là bien cachées. Ce livre n’aura pas fini de vous étonner mais aussi de vous faire sourire. Vous découvrirez un Napoléon comme jamais vous ne l’avez vu ! Un livre riche d’anecdotes !

Qui était Schulmeister, l’espion de l’empereur Napoléon 1er ? Fut-il un James Gérald Arboit - Schulmeister, l'espion de Napoléon - Le renseignement en Allemagne et en Autriche sous Napoléon.Bond avant l’heure ? Fort des avancées bibliographiques, qui ont permis d’exhumer des documents méconnus plutôt qu’inconnus, parfois inédits sur l’homme, l’objet de ce livre est de faire apparaître Schulmeister comme un homme de réseau, l’organisateur, parmi d’autres, de l’espionnage de Napoléon en Allemagne. Du coup, la renommée dont il jouissait, tant dans le camp français que dans celui de l’ennemi, devenait l’illustration du danger qu’il représentait.

  • Mon oncle Napoléon – Iradj PEZECHKZAD

« Et si Napoléon n’était pas mort à Sainte Hélène… », dit la chanson… assurément, la face du monde en aurait été changée ! Mais pas uniquement sur les mornes plaines de Waterloo. Le mythe « Napo » transcende les siècles et les cultures. Au Moyen Orient, on garde une trace persistante du grand homme, comme l’ombre inconvenante d’un mégalomane immortel. Si les asiles occidentaux sont peuplés de fous qui portent le tricorne et gardent une main dans le gilet, l’oncle Napoléon hante en Iran comme en Turquie les bureaux des hautes sphères politiques…Les présentations ne sont plus à faire : tout le monde, en Europe, peut se targuer d’avoir un grand-oncle un peu gâteux et passionné d’histoire qui, à chaque repas de famille, refait les campagnes napoléoniennes comme s’il y avait fait son service militaire. De là est né « l’oncle Napoléon », devenu pilier de la culture… iranienne. Cet oncle conquérant est invoqué toute les fois que se présente l’occasion de crier au complot international, fomenté de préférence par les Anglais, à l’origine bien sûr de toute la misère du monde. Une sorte « d’oncle Sam » revisité dont la face sombre présiderait aux manigances politiques les plus basses. Du mythe populaire est née la littérature : en 1973, Iraj Pezeshkzad s’est emparé du personnage pour cristalliser cette peur satirique en un roman burlesque. La paranoïa devient une fiction dont on rit lorsque l’on apprend à connaître, au fil d’une grande fresque de plus de 500 pages, l’oncle tyrannique et fou, qui se prend pour Napoléon et impose ce modèle impérial à toute sa famille. Un véritable carton en Iran : bien que la satire demeure un genre littéraire mineur, le livre s’est vendu à plusieurs millions d’exemplaires, et a donné lieu à une série télévisée, avant que la révolution islamique n’interdise de rire de tout. Malgré le silence qui étouffe le tonton tabou, la pathologie décrite continue de frapper sournoisement – et pas seulement en Iran. En Turquie, où persiste un sentiment anti-américain et antibritannique assez prononcé, le syndrome du tonton est récurrent et fait de nombreuses victimes inavouées. Les complots secrets abondent, et les médias de tous bords ne manquent jamais de faire appel aux théories de la conspiration pour éclairer ces sombres secrets. Sachez-le : le tonton Napoléon est à la direction de bons nombre de postes de haut rang des pays du Moyen-Orient. napoleon_3Le roman est ponctué d’exagérations grotesques, narrées sur un ton burlesque. Les actions dispersées et confuses se recentrent autour d’une histoire d’amour, décrivant les efforts désespérés du narrateur pour séduire la fille de son oncle, Layli. Dans la plus pure tradition romantique, la romance prend fin dans l’amertume et le regret. Le roman connait quelques longueurs, et l’on peine parfois au long des quelques 500 pages, mais le tout est relevé par ces scènes où le génie du rire l’emporte. Jalonnée de trahisons, manipulations et intimidations, la bataille homérique rappelle les meilleurs passages d’un Molière à l’oriental. L’oncle Napoléon est derrière toute la trame d’amour déçu entre le narrateur et Layli, mais il n’est pas toujours au cœur du roman. Il apparait toujours comme un personnage pathétique : un patriarche étroit d’esprit et incompétent, qui répond aux échecs et aux lacunes de la vie réelle par le fantasme d’être Napoléon. Il se rend indispensable, s’affirmant tout-puissant : plus grand est son ennemi, plus forte est sa propre importance. Despotique et absurde, l’oncle Napoléon apparait aussi vulnérable et un brin tragique, ce qui le rend, comme toute figure emblématique d’une bonne satire, poignant et attachant. Une sorte d’histoire drôle du fou occidental, dont l’action aurait dépassé les hauts murs de l’asile pour accaparer au grand jour la scène politique internationale. Certes, toutes ces accusations ne sont pas sans fondements : depuis le début du XIXe siècle, l’Iran a été une zone de conflit ouvert entre Anglais et Russes et, depuis la fin du siècle, la Grande Bretagne a établi un contrôle sur de larges domaines de l’économie iranienne. En 1907, les Anglais et les Russes concluaient un accord selon lequel l’Iran serait divisé en trois « sphères d’influence », et le XXe siècle n’aura pas manqué d’exemples de la défiance envers Grande-Bretagne et Etats-Unis. Cependant, en Iran comme en Turquie, la paranoïa à propos des complots britanniques implique des conséquences exagérées. Le traumatisme historique est tenace, persistant bien au-delà de la blessure infligée, alors que tout pourrait déjà être oublié. Cette année marque le 200e anniversaire de la bataille de Waterloo, et les hostilités ouvertes qui régnaient entre Napoléon Bonaparte et le Duc de Wellington sont maintenant de l’histoire passée. Pour l’Iran, il faudra plus de temps… En cette période troublée, n’hésitons pas à nous laisser porter par les effets bénéfiques d’un humour décapant : à travers le regard un peu fou du tonton Napoléon, ce sont des siècles de satire qui nous contemplent et appellent à se rire des grandeurs et décadences des relations géopolitiques. Relisons L’oncle Napoléon : ça ne peut pas faire grand mal. Et comme le burlesque goldonien transcende les cultures pour le plaisir de tous, vous trouverez la traduction française chez Acte Sud. Elisabeth Raynal

Napoléon a parlé, écrit, dicté, tout au long de sa vie, abordant tous les sujets de son temps. Ses jugements et ses opinions ont été soigneusement recueillis par les contemporains. Ils conservent encore une brûlante actualité : le droit du sol, la femme, Dieu, l’emprunt, la guerre, le Coran…Il lui arrive même de se contredire, notamment sur l’esclavage. Ce recueil fournit une masse de citations dont l’origine a été soigneusement contrôlée et dont l’authenticité ne semble pas douteuse. On ne sera pas étonné par la hauteur de vue et par le bon sens dont fait preuve Napoléon.Ses réflexions pourraient inspirer stratèges et hommes politiques d’aujourd’hui.

 

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  • CHARLES BELL, CHIRURGIEN À WATERLOO – Martine Devillers-Argouarc’h
Waterloo est une bataille perdue. Waterloo est une bataille achevée. Waterloo, croit-on savoir – on croit toujours savoir tant de choses et avec tellement de certitude plus ou moins franche – est une bataille terminée par une défaite pour Napoléon. Les spécialistes des chiffres et des faits assurent depuis deux siècles que tout s’est tragiquement joué au terme d’une journée et d’une soirée entamées à coups de sabre et de fusil, puis dans des charges ardentes et dans d’ultimes canonnades et dans un frémissement affolé, un « finale » peuplé de chevaux nus et de soldats hébétés par l’effort et par la poudre. Tout fut fini, nous assène-t-on, le 18 juin 1815, par une soirée sinistre. Laquelle fut liquidée par les Prussiens, l’Empereur des Français n’ayant pu lui entamer, casser, rompre et faire plier ou liquider totalement les carrés défensifs peuplés d’hommes massifs et formés, sans génie mais efficacement, par l’Anglais Wellington. Tout cela est vrai, tout cela est beau et terrible, tout cela, aussi : « est triste, comme la grandeur ! »
Waterloo, un drame fini, à cette date-là ? On peut en fait en douter, largement. Réussir à faire comprendre le prix valable de ce doute-là, c’est le mérite plein et vibrant, qui revient à un livre sensible et grave, rempli d’intelligence tragique et forte. Ce récit, qui se lit comme le meilleur des romans stendhaliens, vient d’être publié chez l’éditeur Michalon. Ne croyez pas, cependant, qu’il s’agisse d’un roman ; ou bien considérez le roman comme étant forcément rempli et tissé de petits faits vrais, et voyez-le comme un galop libre mais exact, comme un trot profond et inspiré, comme un Te Deum équestre et aussi dédié aux hommes, ceux qui tombent, blessés et mourants, abandonnés avec leur effroi ou leur ferveur, avec leurs plaies et leurs brisures, sur la morne plaine. Ce récit de mort et de vie, d’élan scientifique dévoué et de guérisons, cet éloge des « gueules cassées » de 1815 prouve avec mesure, avec clarté, avec sûreté, que Waterloo restait une bataille inachevée. Et c’est aussi le portrait d’un Anglais, en fait Ecossais, et de grand cœur, sir Charles Bell. Ce livre discret et énergique à la fois est dû au talent net de Martine Devillers-Argouarc’h. Son héros fut un homme véritable, ambitieux chirurgien et anatomiste, presque exact contemporain du peintre Turner et qui mourut la même année que Stendhal. Il faut lire avec le respect et la tendresse que mérite cette tragédie vieille de deux siècles mais universelle, il faut lire sans hâte et avec sérieux, avec le sens de sentiments clairs mais délicats, ce récit passionné où les hommes hurlent et qu’un médecin écoutait, comprenait et dessinait. Ce livre fabuleux, tendre, lucide et précis, ce livre ému et plein de justice, c’est donc ‘Charles Bell, chirurgien à Waterloo. Dévoué aux blessés français, qui furent les derniers ramassés sur le champ de bataille, Charles Bell se mit à la besogne en Belgique, dix jours après la bataille de Waterloo, devenue, avec lui et quelques autres, une lutte médicale constante, inachevée et courageuse…Charles Bell, chirurgien à Waterloo, c’est une course contre l’horreur, une course pour la survie et la sauvegarde, c’est une valse triste et vaillante, aux instruments aigus, et livrée entre la mort et la vie… Le récit est aussi vrai et précis, lucide et âpre qu’il est absolu, résolu et simple. Charles Bell, que nous présente avec enthousiasme et franchise Martine Devillers-Argouarc’h, ne s’est pas intéressé qu’aux pathologies. Avec la rencontre qu’il fit du médecin-baron Larrey, l’Anglais trouvant que son illustre confrère français ressemblait à Cromwellla cruauté en moins, un homme neuf, différent, va surgir : et cet homme-là va s’efforcer de comprendre les blessés français, leur pensée, en guettant leurs paroles, en scrutant les expressions de leurs visages. On sort de ce récit magistral et fin, rapide et hanté par les êtres et les dessins qu’ils inspiraient à Charles Bell, avec une sorte de fascination qui inquiète un peu. On s’en dégage difficilement, et l’on y mesure qu’entre fin juin et une grosse dizaine de jours et de nuits de juillet 1815, une bataille totale s’est jouée, entre Charles Bell et ses patients, ses opérés, ses amputés. Cette bataille eut au moins une conclusion heureuse : elle fit de Charles Bell, tel qu’il est vu avec vérité par Martine Devillers-Argouarc’h, au gré de ses conversations, de ses dessins et de ses confidences ou confessions épistolaires, un être non plus seulement ambitieux mais devenu définitivement d’une grande compassion. D’un homme à principes et à scalpel, elle fit un être vivant aux sentiments chaleureux et nuancés, pétri de bonté pour tant d’autres hommes brisés, ceux si seuls dont il rafistolait les corps, voulait comprendre l’esprit pour le soulager, voire même, avec son scalpel ou sa scie, donc, aussi avec sa science des nerfs et des chairs rompus, pour guérir les âmes. Oubliez Wellington et Blücher, mais saluez la mémoire retrouvée, dans des pages superbes et de belle justice, chez l’éditeur Michalon donc, de Charles Bell, chirurgien à Waterloo. C’est un homme inoubliable, que Martine Devillers-Argouarc’h, décidément, a bien fait de faire revenir parmi nous et revivre, avec son sang d’encre mais généreux et son caractère bien imprimé : et c’est toujours ce qui fait l’offrande d’un livre réussi!
Raphael Lahlou

Les objets liés à Napoléon vont devenir de plus en plus rares

argent.boursier.com/passion/interviews/les-objets-lies-a-napoleon-vont-devenir-de-plus-en-plus-rares-635.html
Collections Interview 1

Laurent Jacob, collectionneur

Vous collectionnez les objets liés à Napoléon. Comment est née cette idée de collection ?

J’ai acheté ma première pièce vers 13 ou 14 ans. Il s’agissait de l’avis de recherche des conjurés de l’attentat de la rue Saint Nicaise. Toutefois, je n’ai décidé de me lancer dans une collection qu’après avoir reçu un sabre en cadeau il y a 6 ou 7 ans.

Quel est aujourd’hui le volume de cette collection ?

Cela est très difficile à estimer car des armes aux autographes de personnages célèbres, le champ est très vaste. Je détiens probablement plus d’un millier de pièces mais certaines ont surtout une valeur sentimentale. Concernant les pièces d’importance, j’en dénombrerais plutôt une cinquantaine. Je détiens par exemple une partie des mémoires de Napoléon à Saint-Hélène.

Existe-t-il une forte concurrence sur ce thème napoléonien ?

Outre certains passionnés que j’ai l’occasion de croiser dans les ventes aux enchères, on voit arriver depuis quelques années de nouveaux acheteurs américains, russes et même chinois. Il ne faut pas oublier que Napoléon est l’un des Français et l’un des hommes en général les plus connus au monde.

Cela se ressent-il sur les prix ?

On peut effectivement atteindre dans certains cas des niveaux astronomiques. L’hiver dernier, un ordre de Napoléon destiné à faire sauter le Kremlin a donné lieu à une bataille d’enchères et a été vendu 6 à 7 fois les estimations. Autre exemple, un bonnet à poils de grenadier estimé à 15.000 euros a été vendu il y a un mois pour 78.000 euros. Les pièces exceptionnelles peuvent même se chiffrer en millions d’euros. Il y a quelques années, le sabre de Bonaparte à Marengo est monté jusqu’à 4,8 millions d’euros.

Globalement les collections ont donc pris de la valeur dans le temps…

Elles se sont effectivement appréciées. A titre personnel, j’ai réalisé quelques transactions bien meilleures que celles que j’aurais pu faire sur les marchés financiers. Mais comme en Bourse, il faut être sélectif. La période a aussi une influence importante : Saint-Hélène ou encore la campagne d’Egypte sont particulièrement bien valorisées. Un collectionneur doit aussi garder à l’esprit que ces objets ne bénéficient pas d’un marché liquide. J’ai en mémoire l’exemple d’un sabre de maréchal d’empire qui n’a trouvé preneur qu’à sa troisième vente.

A cet égard, quels conseils donneriez-vous aux personnes tentées par une collection ?

Si l’on vise des objets peu liquides, mieux vaut s’assurer à l’avance de ne pas avoir besoin à court terme de l’argent qu’on investit. Une collection réclame aussi qu’on lui consacre du temps. Pour savoir ce que l’on achète et dénicher les bonnes affaires, il faut sans cesse se documenter, s’informer, et se rapprocher d’experts. Comme en Bourse, il faut savoir se montrer sélectif. Ma collection Napoléon me prend en tout cas plusieurs heures par semaine.

Je dirai enfin qu’il faut savoir garder la tête froide car contrairement à un investissement financier, la collection comporte une forte dimension affective, voire passionnelle. J’achète ce que j’aime mais je n’achète pas ce que j’aime à tout prix.

On a coutume de dire qu’en matière de placements financiers, il ne faut pas mettre plus de 10% sur une ligne. Quelles est selon vous la limite pour une collection ?

Effectivement, il paraît sage de ne pas aller au-delà d’un certain pourcentage de son patrimoine, peut-être 5%. Ma collection ne doit pas représenter plus de 3% à 4% de mes actifs. Pour acheter de nouvelles pièces, j’en revends d’autres afin de limiter le poids global. De toute façon, une collection doit évoluer au gré du temps et des centres d’intérêt.

Diriez-vous aujourd’hui que Napoléon reste un placement intéressant ?

C’est un thème qui va faire l’actualité. On entre dans une période riche avec le bicentenaire de Waterloo en 2015 et celui de la mort de l’empereur en 2021. Le focus va nécessairement être mis sur cette période. Tout cela va sans aucun doute accroître l’intérêt des collectionneurs, peut-être même susciter des vocations. N’oublions pas non plus que nous parlons d’un univers fini. Contrairement à d’autres objets de collections qui bénéficient encore d’une production, les objets liés à Napoléon vont devenir de plus en plus rares.

Le grand Messager Boiteux de Strasbourg – De retour en France 1814

“…Le 27 septembre 1868, le couple Walewsky arrive à Strasbourg avec leur fille Elise…Leur premier plaisir est de se promener et de se procurer  “le grand messager boiteux“, un almanach qui parait en automne. Sur sa couverture, on peut voir un ancien invalide des guerres napoléoniennes qui avait obtenu le privilège de distribuer ce petit livre. Alexandre apprécie beaucoup cet ouvrage qui lui fournit un calendrier des fêtes, des prévisions météorologiques, des nouvelles, des contes, et pour son épouse, des recettes de cuisine… Ce même jour, Alexandre sera terrassé par une crise par une crise cardiaque à l’âge de 58 ans… http://napoleonbonaparte.be/2015/05/la-famille-polonaise-et-le-premier-aiglon/

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Le Grand Messager boiteux de Strasbourg

J’ai eu la chance de me procurer ce précieux almanach qui est introuvable sauf en livre d’occasion. Pouvoir consulter une revue d’époque qui fut lue par Alexandre Walewsky représente à mes yeux ce que pourrait ressentir un archéologue des vieux mots qui trouve un nouvel élément qui prolonge l’émotion d’une rencontre avec une personnalité du passé. Cette écriture d’antan me charme et me plonge dans ces années où la lecture était à son apogée ! Je souhaitais partager avec vous cette historiette parmi d’autres afin de vous permettre à votre tour d’engager ce voyage dans le temps, ce temps immortellement figé dans des mots. Bonne lecture! Jacques JANSSENS (Autre historiette : 1. La Commune des aliénés!)

French_retreat_in_1812_by_PryanishnikovLa retraite des Français en 1812 – Tableau d’Illarion Pryanishnikov

De retour en France 1814

Dans les premiers jours du mois de janvier 1814, trois officiers français, d’armes différentes, revenant de la Russie où ils avaient été en captivité depuis la lamentable expédition de 1812, arrivaient à Berlin par la poste de Koenigsberg. http://www.cosmovisions.com/cartes/VL/038a.htm

Là, livrés par les autorités russes à un agent du gouvernement français, ils en reçurent quelque argent pour pouvoir continuer leur route vers la France ; mais, harassés des fatigues d’un si long voyage, par un froid intense, ils résolurent de se donner quelques heures de repos dans la capitale de la Prusse. Ils se logèrent dans une auberge dont les prix étaient en rapport avec l’exiguïté de leurs bourses, et ne se permirent de visiter que les monuments ouverts gratuitement au public.

mini-Gardens of Charlottenburg, Berlin, plan of the grounds 1708

Le Parc de Charlottenbourg se trouvant dans ces conditions, ils s’y rendirent l’après-midi de leur arrivée et furent reçus par un concierge en livrée de cour qui leur remit une espèce d’ordre du jour, auquel il leur recommanda d’obéir strictement. L’un des officiers connaissait assez l’allemand pour en déchiffrer le contenu. Il y était défendu de cueillir des fleurs, des fruits ; d’effaroucher les poissons, les oiseaux, etc. ; il était surtout défendu, en cas de rencontre, d’accoster, de suivre un certain personnage dont l’imprimé donnait le signalement : on devait même, dans ce cas, chercher à l’éviter. Comme on le pense bien, nos trois français portaient des habits civils en harmonie avec leur fortune et personne, en les voyant, ne se seraient douté que c’était là trois officiers de ces vaillantes armées qui, peu de temps auparavant, , avaient conquis l’Europe entière.

En questionnant le concierge sur la qualité de ce personnage, il leur répondit qu’il ne le connaissait pas lui-même, que ses instructions, d’ailleurs, ne l’obligeaient pas à donner de plus longues explications au public.

charlottenbourgLes étrangers se promenaient déjà depuis quelques temps dans le parc, s’arrêtant chacun devant l’objet qui l’intéressait davantage, lorsqu’en tournant brusquement une allée, l’un d’eux, le capitaine d’artillerie Macogny, heurta si violemment un individu venant dans une direction opposée, qu’il fit rouler son chapeau par terre. Le capitaine allait se confondre en excuses avec cette politesse innée aux gens de sa nation, lorsqu’il reconnut en lui l’homme qu’on devait éviter. Il se contenta de ramasser et de lui rendre son chapeau avec un grand salut, puis il continua froidement son chemin.

En arrivant à l’endroit où avait eu lieu le choc, l’officier marchant le dernier trouva un petit portefeuille qu’il s’empressa de montrer à ses camarades.

– Bravo! s’écria l’un deux, il appartient sans doute au mystérieux inconnu et nous allons soulever le voile qui le couvre.
– Respectons, au contraire, son incognito, et rendons-lui sa propriété sans commettre d’indiscrétion, répondit l’officier d’artillerie.
– Mais pour pouvoir le faire, il faudrait connaître son nom et nous ne l’apprendrons qu’en ouvrant le portefeuille.
– Il fera les démarches nécessaires pour le retrouver, dès qu’il s’apercevra l’avoir perdu.
En discutant ainsi, les officiers s’étaient dirigés vers la sortie du parc, lorsqu’ils virent l’inconnu revenir en hâte sur ses pas et s’approcher d’eux.
– Messieurs, leur dit-il, si je ne me trompe, vous êtes des officiers français, revenus de captivité et rentrant en France. – Ils répondirent affirmativement.
– Me connaissez-vous? – Non, Monsieur?
– Le concierge vous aura cependant dit…
– Que nous ne devons vous accoster et nous avons obéi à la consigne. C’est vous, Monsieur, qui nous obligez à l’enfreindre.
– Qu’à cela ne tienne! J’en prends la responsabilité sur moi. Je viens de perdre, en me promenant, un objet qui est pour moi d’une grande valeur ; ne l’auriez-vous pas trouvé par hasard?
– Si vous voulez parler de ce portefeuille, et que vous en êtes le propriétaire, le voici, Monsieur, dit le capitaine Macogny, en le lui présentant.
– Oh! Merci, Monsieur ; est-il depuis longtemps entre vos mains?
– Quelques minutes à peine. Notre camarade l’a ramassé au tournant de cette allée.
– Et vous en connaissez, sans doute, le contenu? fit-il en jetant un regard inquisiteur sur les trois étrangers.
– Non, Monsieur ; nous vous en donnons notre parole d’honneur. Qui vous autorise d’ailleurs à nous croire capables d’une pareille indiscrétion?
Pardon, Messieurs la parole d’honneur d’officiers français me suffit et me rassure complètement. Je n’ose vous offrir un témoignage de ma reconnaissance, sans craindre de vous blesser.

– Et nous n’en n’accepterions aucun, répondirent-ils à l’unisson.

– Il est cependant mon devoir de vous connaître la valeur du service que vous venez de me rendre ; cela vous expliquera en même temps la raison de ma méfiance. Ce portefeuille renferme des papiers que personne au monde, hors moi, ne doit connaître. Votre discrétion m’a rendu un service que j’aurais volontiers payé cent mille thalers (375,000 fr.), il n’y a qu’un instant. Recevez donc encore une fois mes sincères remerciements et comme vous rentrer dans votre chère patrie, je n’ai d’autre bonheur à vous souhaiter que celui d’un prompt et agréable voyage. Adieu, Messieurs, ajouta-t-il, en les saluant gracieusement et à plusieurs reprises de la main.

 Lorsque les Français retournèrent le soir dans leur modeste demeure, l’aubergiste leur apprit qu’un chef de la police s’était informé de l’heure de leur départ qui devait avoir lieu le lendemain matin.

berline de voyage 1840A l’Heure dite, une berline de voyage, attelée de quatre chevaux de poste, s’arrêtait à la porte de l’auberge. La curiosité ayant attiré les trois officiers à le fenêtre, ils en virent sortir un militaire prussien en grande tenue. Il se fit aussitôt annoncer et se présenta chez eux sous le nom  de comte M., capitaine de la garde royale, se disant chargé par Sa Majesté de les accompagner jusqu’à la frontière française, aux frais de l’Etat, et de leur rendre le voyage aussi agréable que possible. ” J’ai ordre d’employer même la force, ajouta-t-il en souriant, en cas d’opposition de votre part.”

La clef de l’énigme était enfin trouvée. C’était bien au roi lui-même que nos officiers avaient eu affaire la veille dans le parc. Un somptueux déjeuner leur fut alors servi ; ils burent à la santé du monarque qui savait récompenser si délicatement un service rendu. Ils arrivèrent en France, après un voyage aussi prompt que rapide, où, grâce aux démarches de leur puissant protecteur, ils entrèrent dans l’armée de Louis XVIII avec leurs anciens grades.

AduC_236_Frédéric-Guillaume_III_(roi_de_Prusse,_1770-1840)

                                      Frédéric-Guillaume III, par Anton Graff

Armorial des communes de l’Empire

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Livres provenant de https://archive.org/search.php?query=Armorial%20du%20premier%20empire

86.Armorial du premier empire : titres, majorats et armoiries concédés par Napoléon Ier (1894)1
87.Armorial du premier empire : titres, majorats et armoiries concédés par Napoléon Ier (1894)2
88.Armorial du premier empire; titres, majorats et armoiries concédés par Napoléon Ier (1894)3
89.Armorial du premier empire; titres, majorats et armoiries concédés par Napoléon Ier (1894)4

Pour la Belgique : http://herald-dick-magazine.blogspot.be/2012/10/blasons-napoleoniens-des-villes-de.html 

Sous l’Ancien Régime, il existait en France quarante villes qui jouissaient du privilège exclusif d’être représentées officiellement par leurs maires au sacre du roi. Ces villes portaient le titre de bonne ville, et avaient pour marque distinctive, dans leur écu, le chef de France. La Révolution française abolit cette coutume, de même de nombreuses villes perdirent leur blason qui arborait les signes de la royauté.

Le décret du 17 mai 1809 qui rendit aux villes le droit d’obtenir des armoiries et dont les détails d’application furent réglés par une circulaire ministérielle du 4 juillet 1809, précisa qu’à l’avenir aucune ville ou corporation ne pourrait prendre d’armoiries qu’après en avoir obtenu l’autorisation de l’Empereur. Il précisa le partage des communes en trois ordres, et fixa, par rapport aux armoiries, la marque distinctive de chacune1.

Premier Empire (1804-1814)

Grandes Armes Impériales (1804-1815)Blason vide bonne ville d'empire avec ornement.svg

Bonnes villes du Premier Empire

  • Les bonnes villes (duchesses), que leurs maires représentaient au sacre, porteraient un chef de gueules chargé de trois abeilles d’or posées en fasce et portant pour ornements extérieurs une couronne murale à sept créneaux sommée d’une aigle naissante d’or pour cimier, soutenue d’un caducée de même auquel sont suspendus deux festons servant de lambrequins, l’un à dextre de chêne, l’autre à senestre d’olivier aussi d’or, noués et rattachés par des bandelettes de gueule.
Image Nom de la ville, du département, du blasonnement et du nom du BaronMaire
Blason Aachen Empire sans ornements.svgBlason Aachen Empire avec ornements.svg Aix-la-Chapelle (Roer) (BaronMaire)Flag of France.svg D’or au globe d’azur cerclé et croiseté du champ, cantonné de quatre alérions de sable, allumé de gueules, au chef de gueules à trois abeilles d’or2.Flag of Germany.svg Unter rotem, mit drei goldenen Bienen belegten Schildhaupt, in Gold eine blaue Weltkugel mit goldenem Tatzenkreuz, begleitet von vier (2:2) gestümmelten schwarzen einwärts gewendeten Adlern.
Blason ville fr Alexandria-Empire.svg Alexandrie (Marengo) (BaronMaire : Giulio Baciocchi)Flag of France.svg Écartelé, au premier et quatrième d’azur au château sommé d’une tour crénelée de trois pièces, d’argent, chargé d’un M de sable; au deuxième et troisième d’or au griffon de sable armé et lampassé de gueules, sur le tout d’argent à la Croix alaisée de gueules, au chef des bonnes villes de l’Empire qui est de gueules chargé de trois abeilles d’or3.Flag of Italy.svg Inquartato: nel 1º e 4º d’azzurro al castello cimato da una torre a tre merli d’argento e caricato da una M [=Marengo] di nero; nel 2º e 3º d’oro al grifone di nero, armato e linguato di rosso; sul tutto d’argento alla croce scorciata di rosso. Capo delle Bonnes Villes dell’Impero che è di rosso a tre api d’oro poste in fascia. Corona cimata da un’aquila nascente d’oro.
Blason ville fr Amiens-Empire.svg Amiens (Somme) (BaronMaire : Augustin Debray)Flag of France.svg D’azur au lierre d’argent, au chef de gueules chargé de trois abeilles d’or4.
Blason Amsterdam Empire sans ornements.svgBlason Amsterdam Empire.svg Amsterdam (Zuyderzée) (BaronMaire : Willem Joseph van Brienen van de Groote Lindt)Flag of France.svg De gueules au pal cousu de sable chargé de trois flanchis d’argent, au chef de gueules chargé de trois abeilles d’or5.* Il y a là non-respect de la règle de contrariété des couleurs : ces armes sont fautives (pal de sable sur champ de gueules).Flag of the Netherlands.svg In keel een pal van sabel, beladen met 3 verkorte St. Andrieskruisjes van zilver; paalsgewijze gerangschikt; in een schildhoofd van keel drie bijen van goud.
Blason ville fr Angers-Empire.svg Angers (Maine-et-Loire) (BaronMaire : Joseph François Joubert-Bonnaire)Flag of France.svgDe gueules a la clef d’argent, au chef de gueules chargé de trois abeilles d’or6.
Blason ville fr Anvers2-Empire.svgBlason ville fr Anvers-Empire avec orn.svg Anvers (Deux-Nèthes) (BaronMaire : Jan Steven Werbrouck)Flag of France.svg De gueules au château a trois tours d’argent de cinq pièces, ouvert, ajouré et maçonné de sable, surmonté de deux mains appaumées, celle a dextre en bande, celle a senestre en barre d’argent, soutenu d’une rivière en fasce alaisée du même, au chef de gueules chargé de trois abeilles d’or7.Flag of the Netherlands.svg In keel een burcht met drie geopende, gekanteelde torens van zilver, verlicht en gemetseld van sabel, de middelste toren in het schildhoofd vergezeld rechts van een schuingeplaatste rechterhand en links van een linksschuingeplaatste linkerhand, beide van zilver, ondersteund door een rivier van hetzelfde, een schildhoofd van keel, beladen met drie bijen van goud.
Blason ville fr Besançon (empire).svgBlason ville fr Besançon (empire) avec orn.svg Besançon (Doubs) (BaronMaire : Antoine Louis Daclin)Flag of France.svg D’or au lion de sable, adextré et senestré d’une colonne de gueules, surmonté d’une croisette de sable, au chef de gueules chargé de trois abeilles d’or8.
Blason ville fr Bordeaux-Empire.svg Bordeaux (Gironde) (BaronMaire : Jean-Baptiste Lynch)Flag of France.svgDe gueules, au château à cinq tourelles d’argent, pavillonnées et girouettées d’or, ajourées de sable; le château la porte ouverte du champ et surmontée d’une cloche de sable ; le tout surmonté d’un lion passant d’or et soutenu d’une terrasse de sinople, chargée d’un croissant d’argent, au chef de gueules chargé de trois abeilles d’or9.
Blason ville fr Bourges-Empire.svg Bourges (Cher) (BaronMaire : Antoine Callande de Clamecy)Flag of France.svgCoupé au 1er de gueules, au dextrochère d’argent tenant une épée haute d’or, parti de sinople, à la gerbe d’or; au 2e d’azur, au bélier d’argent, passant sur une terrasse de sinople, au chef de gueules chargé de trois abeilles d’or10.
Blason ville fr Brême-Empire.svg Brême (Bouches-du-Weser) (BaronMaire : Heinrich Lampe)Flag of France.svgD’or à la clef de sable posée en bande, le pennon vers le chef, au chef de gueules chargé de trois abeilles d’or11.Flag of Germany.svgUnter rotem, mit drei goldenen Bienen belegten Schildhaupt, in Gold einen schräg nach rechts aufgerichteten, mit dem Bart nach links gewandten, schwarzen Schlüssel.
Blason ville fr Bruxelles-Empire2.svgBlason ville fr Bruxelles-Empire et ornement.svg Bruxelles (Dyle) (BaronMaire : Charles de Merode)Flag of France.svgDe gueules au saint Michel d’or terrassant le démon de même, armé et allumé de sable, au chef de gueules chargé de trois abeilles d’or2.Flag of the Netherlands.svgIn keel de heilige Michaël van goud, de duivel van hetzelfde neerslaande, voorzien van een schildhoofd van keel, beladen met drie bijen van goud.
Blason ville fr Caen-Empire.svgBlason ville fr Caen (Calvados) Empire (Orn ext).svg Caen (Calvados) (BaronMaire : Jean-Baptiste d’Aigremont de Saint-Manvieu)Flag of France.svgDe gueules au château donjonné d’une tour crénelée d’or, au chef de gueules chargé de trois abeilles d’or12.En 1809, la Ville de Caen demande l’octroi du blason suivant : Coupé d’azur et de gueules à l’Aigle d’or Brochant sur le tout, au chef de gueules a trois abeilles d’or qui est des bonnes villes de l’Empire.

Blason Caen 1809.svg

13.* Ces armes sont fautives.

Blason ville fr Clermont-Ferrand-Empire.svg Clermont-Ferrand (Puy-de-Dôme) (BaronMaire : Martial de Solagniat)Flag of France.svg D’azur à une croix cousue de gueules cantonnée : aux I et IV d’un fer de lance d’or ; aux II et III d’un écu d’or chargé d’un gonfanon de gueules franché de sinople, qui est d’Auvergne au chef de gueules chargé de trois abeilles d’or14.
Blason ville fr Cologne-Empire.svg Cologne (Roer) (BaronMaire : Johann Jakob von Wittgenstein)Flag of France.svg D’argent et de gueules de trois pièces, au chef de gueules chargé de trois abeilles d’or, qui est des bonnes villes de l’Empire.Flag of Germany.svg Unter rotem, mit drei goldenen Bienen belegten Schildhaupt, in Weiß und Rot durch drei Spitzen geteilt.
Blason ville fr Dijon-Empire.svg Dijon (Côte-d’Or) (BaronMaire : Pierre Bernard Ranfer de Bretenières)Flag of France.svg Parti, au 1er d’azur, au cep de vigne d’or, à la bordure componée d’argent et de gueules; au 2, bandé d’or et d’azur, à la bordure de gueules, au chef de gueules chargé de trois abeilles d’or15.
Blason ville fr Florence-Empire.svg Florence (Arno) (BaronMaire : Emilio Pucci)Flag of France.svgD’argent a la fleur d’iris terrassé au naturel, au chef de gueules chargé de trois abeilles d’or2.Flag of Italy.svgD’argento al fiore di iris terrazzato al naturale, al capo di rosso a tre api in fascia d’oro.
Blason ville fr Gant-Empire.svgBlason ville fr ghent-Empire avec ornement.svg Gand (Escaut) (BaronMaire : Joseph Sébastien della Faille d’Assenede)Flag of France.svgDe sable a un lion d’argent languée et armé de gueules, au chef de gueules chargé de trois abeilles d’or16.Flag of the Netherlands.svg In sabel een leeuw van zilver, geklauwd en getongd van keel; over alles geen een schildhoofd van keel, beladen met drie bijen van goud.
Blason ville fr Gênes-Empire.svgBlason ville fr Gênes-Empire avec orn.svg Gênes (Gênes)Flag of France.svgD’argent a la croix de gueules, au chef de gueules chargé de trois abeilles d’or17.Flag of Italy.svgD’argento alla croce di rosso, al capo di rosso caricato di tre api d’oro.
Blason ville fr Genève-Empire.svg Genève (Léman)Flag of France.svgParti, au 1) d’or à une demi-aigle bicéphale de sable, armée, languée et becquée de gueules mouvant de la partition et au 2) d’azur à une clé d’argent contournée; au chef de gueules chargé de trois abeilles d’or18.Flag of Germany.svgParty im 1) Gold halb Adler-headed Sand Armee languée und Schnabelwale gules bewegen Partition und 2) gules einen Schlüssel oder umgangen, der Chef drei Bienen gules GoldFlag of Italy.svgPartito, il 1º d’oro, a una mezza aquila bicipite di nero, armata, lampassata e rostrata di rosso movente dalla partizione e il 2º di rosso, a una chiave d’oro rivoltata; al capo di rosso caricato di tre api d’oro
Blason ville fr Grenoble-Empire.svg Grenoble (Isère) (BaronMaire : Charles Renauldon)Flag of France.svgD’argent aux trois roses de gueules, au chef de gueules chargé de trois abeilles4.
Blason ville fr Hambourg-Empire.svg Hambourg (Bouches-de-l’Elbe) (BaronMaire : Friedrich von Graffen)Flag of France.svgD’argent à un château crénelé, donjonné de trois tourelles terminées en dôme, le tout de gueule, soutenu de sinople, au chef de gueules chargé de trois abeilles d’or2.Flag of Germany.svgUnter rotem, mit drei goldenen Bienen belegten Schildhaupt, in Silber getragen von Grün, die rote dreitürmige Burg mit geschlossenem Tor.
Blason ville fr La Rochelle-Empire.svg La Rochelle (Charente-Inférieure) (BaronMaire : Paul Garreau)Flag of France.svg D’or au vaisseau à trois mâts de sable, voguant à senestre et soutenu d’une mer de sinople, au chef de gueules chargé de trois abeilles d’or9.
Blason ville fr La Haye-Empire.svgBlason ville fr La Haye-Empire avec orn.svg La Haye (Bouches-de-la-Meuse)Flag of France.svg D’or à la cigogne passante au naturel tenant dans son bec un serpent de sable, au chef de gueules chargé de trois abeilles d’or4.Flag of the Netherlands.svg In goud een stappende ooievaar in natuurlijke kleur met in zijn bek een slang van zilver; in een schildhoofd van keel drie bijen van goud.
Blason ville Liège-Empire.svg Liège (Ourthe)Flag of France.svg De gueules à la colonne haussée de quatre degrés, sommée d’un globe croiseté, adextrée d’un L, sénestrée d’un G et soutenue de trois têtes de lion rangées en fasce, le tout d’or ; au chef des bonnes villes (de gueules chargé de trois abeilles d’or)19.Flag of Wallonia.svgDi gueuyes å peron ôssî, sopoirté på troes liyons so troes degrés, sordjoké d’ene baramete, co sordjoké d’ene croes à pates, li tot d’or, aboirdé d’on grand L et d’on grand G do minme al cabexhe di gueuye kerdjiye di troes moxhes al låme d’or.
Blason ville fr Lille-Empire (Nord).svgBlason et ornements ville fr Lille-Empire (Nord).svg Lille (Nord) (BaronMaire : Louis Marie Joseph de Brigode)Flag of France.svg Coupé d’azur et de gueules, l’azur au drapeau en lance d’argent orlé d’or; la gueule à la ville fortifiée et bombardée, le tout d’argent au chef de gueules chargé de trois abeilles d’or20.
Blason ville fr Livourne-Empire.svg Livourne (Méditerranée) (BaronMaire : Pietro Paolo Strambi)Flag of France.svg D’azur au château d’argent ouvert et maçonné de sable, donjonné de deux tourelles du même, celle à dextre sommée d’un drapeau d’argent chargé du mot FIDES de sable, le tout soutenu d’une mer de sinople ; au chef cousu des bonnes villes de l’Empire21.Flag of Italy.svgDi azzurro, alla fortezza torricellata di due, d’argento, la torre di destra cimata da una banderuola d’argento svolazzante a sinistra con la legenda FIDES; la fortezza movente da un mare di verde. al capo di rosso caricato di tre api d’oro.
Blason ville de Lübeck (Bouches-de-l'Elbe) (1811-1813).svg Lübeck (Bouches-de-l’Elbe) (BaronMaire : Anton Diedrich Gütschow)Flag of France.svg D’argent à un vol de sable chargé en cœur d’un écusson coupé d’argent et de gueules ; au chef de gueules chargé de trois abeilles d’or.Flag of Germany.svg Unter rotem, mit drei goldenen Bienen belegten Schildhaupt, in Silber ein Paar schwarzer Adlerflügel mit einem von Silber und Rot geteilten Brustschild.
Blason ville fr Lyon-Empire.svgBlason ville fr Lyon-Empire avec ornement.svg Lyon (Rhône) (BaronMaire : Comte Nicolas-Marie-Jean-Claude Fay de Sathonay)Flag of France.svg De gueules au lion d’argent au chef de gueules chargé de trois abeilles d’or22.
Blason ville fr Marseille-Empire.svgBlason ville fr Marseille-Empire orn-ext.svg Marseille (Bouches-du-Rhône) (BaronMaire : Antoine-Ignace Anthoine)Flag of France.svg Tranché, au premier d’argent à la croix alésée d’azur, au second d’azur à une trirème antique d’or mouvant de la partition sur une mer de sinople au chef de gueules chargé de trois abeilles d’or23.
Blason ville fr Mayence-Empire.svgBlason ville fr Mayence-Empire (Orn ext).svg Mayence (Mont-Tonnerre) (BaronMaire : Franz Konrad Macké)Flag of France.svg D’argent à deux “roues de Mayence (en) de gueules posées en bande, liées d’une croisette du champ à la bordure cousue d’or, également posée en bande ; au chef de gueules chargé de trois abeilles d’or.
Flag of Germany.svg Unter rotem, mit drei goldenen Bienen belegten Schildhaupt, in Silber zwei durch ein silbernes Kreuz verbundene, schräg gestellte, sechsspeichige, rote Räder.
Blason ville fr Metz Empir1.svg Metz (Moselle) (BaronMaire :(Nicolas Damas Marchant)Flag of France.svg Parti d’argent et de sable, à la demi-figure de femme nue, de carnation, mouvant de la pointe, couronnée de trois tours crénelées d’or, tenant de la dextre une épée haute en barre d’azur, et de la sénestre un étendard tricolore monté et frangé d’or [brochant la partition] au chef de gueules chargé de trois abeilles d’or24.
Blason ville fr Montauban-Empire.svg Montauban (Tarn-et-Garonne) (BaronMaire : )Flag of France.svg De gueules au saule d’or étêté, ayant six branches sans feuilles, trois à dextre, trois à senestre, au chef de gueules chargé de trois abeilles d’or25.
Blason ville fr Montpellier Empire.svg Montpellier (Hérault) (BaronMaire : Pierre-Louis Granier)Flag of France.svg D’azur, au portail antique, sous lequel est assise une Vierge vêtue, tenant l’enfant Jésus le tout d’or et ayant à ses pieds un écu: d’or, au tourteau de gueules, au chef de gueules chargé de trois abeilles d’or26.
Blason ville fr Nancy-Empire.svg Nancy (Meurthe) (Moselle) (BaronMaire 🙁François Antoine Lallemand)Flag of France.svg D’argent au chardon de pourpre tigé arraché et feuillé de sinople, au chef de gueules à trois abeilles d’or27.
Blason ville fr Nantes-Empire.svg Nantes (Loire-Inférieure) (BaronMaire : Jean-Baptiste Bertrand-Geslin)Flag of France.svg De pourpre à la frégate d’argent voguant à senestre sur une mer de sinople, d’argent à cinq mouchetures d’hermine chargé d’un comble de gueules chargé de trois abeilles d’or.’ 4
Blason ville fr Nice-Empire.svgBlason ville fr Nice-Empire avec orn.svg Nice (Alpes-Maritimes) (BaronMaire : Louis Romey)Flag of France.svg D’argent au lion passant de gueules, surmonté d’un soleil rayonnant du même, adextré d’un olivier et sénéstré d’un oranger de sinople, le dernier fruité d’or, au chef de gueules chargé de trois abeilles d’or4.
Blason ville fr Orléans Empire (Loiret).svg Orléans (Loiret) (BaronMaire : Antoine Crignon des Ormeaux)Flag of France.svg Parti d’azur et de gueules ; l’azur à une statue de Jeanne d’Arc, armée de pied en cap, d’or, soutenue d’une terrasse d’argent ; le gueules à trois tierce feuilles, deux et une, d’argent ; au chef de gueules chargé de trois abeilles d’or9.
Blason de Paris 1811.svgBlason et ornements ville fr Paris (Empire).svg Paris (Seine) Suppression de la mairie de Paris de 1794 à 1848.Flag of France.svg Les « lettres patentes » accordées à la ville de Paris par Napoléon Ier le 29 janvier 1811, dans lesquelles le chef (partie supérieure) du blason comporte trois abeilles d’or sur fond de gueules en lieu et place des fleurs de lys sur fond d’azur. On y voit de plus apparaître une étoile d’argent au-dessus de la nef, et la déesse Isis en proue de la nef.
Blason ville fr Parme-Empire.svg Parme (Taro)Flag of France.svg D’or à la croix patée d’azur ; au chef des bonnes villes de l’Empire28.Flag of Italy.svgD’oro alla croce patente di azzurro, al capo di rosso caricato di tre api d’oro.
Blason ville fr Plaisance-Empire.svg Plaisance (Taro) (BaronMaire : Giuseppe Calciati)Flag of France.svg De gueules à la louve arretée et soutenue d’argent, surmontée de deux billettes du même au chef de gueules à trois abeilles d’or29,30.
Flag of Italy.svg Di rosso alla lupa fermata e sostenuta d’argento, sormontata da due biglietti del medesimo; al capo cucito delle buone città dell’Impero che è di rosso a tre api in fascia d’oro.
Blason ville fr Reims-Empire.svg Rheims (Marne) (BaronMaire : Pierre Jobert-Lucas)Flag of France.svgD’argent à deux rinceaux de laurier passés en double sautoir de sinople, au chef de gueules chargé de trois abeilles d’or26.
Blason ville fr Rennes-Empire.svg Rennes (Ille-et-Vilaine) (BaronMaire : Esprit Charles Clair de La Bourdonnaye)Flag of France.svg D’hermine, au chef de gueules chargé de trois abeilles d’or31.
Blason ville Rome-Empire.svg Rome (Rome)Flag of France.svgD’argent à la bande de sable chargée d’une louve couchée allaitant deux jumeaux qu’elle semble regarder avec affection, au chef de gueules chargé de trois abeilles32.
Flag of Italy.svgArgent su una striscia di sabbia adagiata a capo di una lupa che allatta due gemelli che sembra guardare con affetto, il capo di rosso tre api.
Blason ville fr Rotterdam-Empire.svgBlason ville fr Rotterdam-Empire avec ornement.svg Rotterdam (Bouches-de-la-Meuse)Flag of France.svg Coupé, au premier: écartelé d’or à un lion passant de gueules et aussi d’or à un lion passant de sable; au second: de sinople au pal d’argent au chef de gueules chargé de trois abeilles d’or33.Flag of the Netherlands.svg Doorsneden in drieën: het bovenste deel van keel met drie bijen van goud; het middelste deel gevierendeeld: 1 en 4 van goud met een gaande leeuw van keel, 2 en 3 van goud met een gaande leeuw van sabel; het onderste deel van sinopel met een paal van zilver.
Blason ville fr Rouen-Empire.svg Rouen (Seine-Inférieure) (BaronMaire : Pierre Prosper Demadières)Flag of France.svg De gueules au mouton passant, la tête contournée d’argent, portant une croix en barre à laquelle est attachée d’un banderole du même ; au chef de gueules chargé de trois abeilles d’or4.
Blason ville fr Strasbourg2-Empire.svg Strasbourg (Bas-Rhin) (BaronMaire : Louis-François de Wangen de Geroldseck)Flag of France.svg D’azur diapré d’or à la bande d’argent au chef de gueules chargé de trois abeilles d’or34.
Blason ville fr Toulouse-Empire.svg Toulouse (Haute-Garonne) (BaronMaire : Raymond de Bellegarde)Flag of France.svg De gueules à la croix cléchée, vidée, pommetée de douze pièces d’or, sur une vergette du même, accompagnée en pointe d’un agneau passant d’argent, la tête nimbée, contournée, brochant sur la vergette, la croix accostée à dextre d’un château d’argent, et à sénestre d’une basilique du même, au chef de gueules chargé de trois abeilles d’or35.
Blason ville fr Tours-Empire.svgBlason ville fr Tours-Empire avec orn.svg Tours (Indre-et-Loire) (BaronMaire : Paul Deslandes)Flag of France.svg D’or à trois tours crénelées de sable, au chef de gueules chargé de trois abeilles d’or36.
Blason ville fr Troyes-Empire - bonne ville.svg Troyes (Aube) (BaronMaire : Louis Joseph BOURGOIN)Flag of France.svg Tiercé en fasce ; au premier, des bonnes villes, aux deuxième d’azur à trois châteaux flanqués de deux tours crénelées, sommées chacune d’un drapeau, le tout d’or, au troisième d’aeur à la bande d’argent, côtoyée de quatre cotices d’or, deux à dextre, deux à senestre, potencées de l’une à l’autre26.
Blason ville fr Torino-Empire.svgBlason ville fr Torino-Empire avec ornement.svg Turin () (BaronMaire : Ignazio Laugier)Flag of France.svg D’azur à un taureau furieux d’or accorné d’argent, au chef de gueules chargé de trois abeilles d’or37.Flag of Italy.svg D’azzurro al toro furioso d’oro cornato d’argento, al capo di rosso caricato di tre api d’oro.
Blason ville fr Versailles-Empire.svg Versailles (Seine-et-Oise) (BaronMaire : Thomas-Guillaume Pétigny)Flag of France.svg D’azur, au château d’or, surmonté de trois jets d’eau d’argent, au chef de gueules chargé de trois abeilles d’or38.

Les villes de seconde classe

  • Les villes du second ordre (comtesses), c’est-à-dire celles dont les maires étaient, comme ceux des bonnes villes, à la nomination de l’empereur, portaient un franc quartier à dextre, d’azur, chargé d’un N d’or, surmontée d’une étoile rayonnante de même et portant pour ornements extérieurs une couronne murale à sept créneaux d’argent pour cimier, soutenue d’un caducée de même auquel sont suspendus deux festons servant de lambrequins, l’un à dextre d’olivier, l’autre à senestre de chêne aussi d’argent, noués et rattachés par des bandelettes d’azur.
    Blason vide ville 2nd classe d'empire avec ornement.svg
Image Nom de la ville, du département, du blasonnement et du nom du BaronMaire
Blason ville Acqui-Empire.svg Acqui (Montenotte)Flag of France.svg Écartelé, au premier, des villes de seconde classe, au deuxième d’argent à la croix pleine de gueules, au troisième d’or au vautour éployé de sable empiétant un lièvre au naturel, au quatrième d’azur à un rocher d’or, mouvant du flanc senestre, d’où coule une source d’argent, fumante de sable et tombant dans un vase d’argent, mouvant du bas de l’écu39.Flag of Italy.svg Inquartato, nel primo, delle città di seconda classe, nel secondo d’argento alla croce di rosso, nel terzo d’oro a un avvoltoio di nero con una lepre al naturale tra le artigli, nel quarto d’azzurro a una roccia d’oro movente dal lato sinistro, da dove scorre una fonte d’argento fumante di nero e cadente in un vaso d’argento movente dal fondo dello scudo
Blason ville fr Agen-Empire.svg Agen (Lot-et-Garonne)Flag of France.svg De gueules à la tour crénelée de sept pièces chargée d’une roue, donjonnée d’un château de trois tourelles, une et deux, crénelées de trois pièces chacune, couvertes et girouettées, le tout d’or, ouvert, ajouré et maçonné de sable, adextré d’un coq d’argent, tenant dans ses pattes une légende du même, chargée du mot AGEN de sable ; au franc quartier des villes de seconde classe40.
Fichier-Blason ville fr Aix-en-Provence-Empire.svgFichier-Blason ville fr Aix-en-Provence-Empire + orn.svg Aix-en-Provence (Bouches-du-Rhône)Flag of France.svg D’or, à cinq vergettes de gueules, au franc quartier des villes de seconde classe qui est à dextre d’azur à un N d’or, surmonté d’une étoile rayonnante du même41.
Blason ville fr Arles-Empire.svg Arles (Bouches-du-Rhône)Flag of France.svg D’azur au léopard accroupi d’or, la queue remontant entre les jambes, la patte dextre élevée tenant un labarum de Constantin du même chargé d’une inscription de sable CIV.AREL au franc quartier des villes de seconde classe qui est à dextre d’azur à un N d’or, surmonté d’une étoile rayonnante du même42.
Blason ville fr Armentières-Empire.svg Armentières (Nord)Flag of France.svg Coupé au premier, au franc quartier des villes de seconde classe qui est à dextre d’azur à un N d’or, surmonté d’une étoile rayonnante du même, à senestre d’argent chargé à dextre d’un croissant contourné, à senestre d’un soleil rayonnant, surmontés en chef d’une étoile, le tout d’azur ; au second, à un lion rampant d’or43.
Blason ville fr Asti-Empire.svgBlason ville fr Asti-Empire + orn.svg Asti ()Flag of France.svg Coupé, au premier parti, au franc quartier des villes de seconde classe qui est à dextre d’azur à un N d’or, surmonté d’une étoile rayonnante du même, a senestre de sable à trois lances antiques rangées en fasce d’or, au deuxième écartelé d’azur et de gueule, à la croix d’argent brochant sur le tout44.Flag of Italy.svg Troncato, al primo partito, a destra al canton franco delle città di seconda classe che è di azzurro alla lettera N d’oro sormontata da una stella raggiante del medesimo, a sinistra di nero a tre lance antiche disposte in palo d’oro; al secondo inquartato di azzurro e di rosso, alla croce d’argento toccante gli orli.
Blason ville fr Avranches (Manche) Empire.svgBlason ville fr Avranches (Manche) Empire + orn.svg Avranches (Manche)Flag of France.svg D’azur à un château d’argent, flanqué de deux tours crénelées de trois pièces du même, ouvertes ajourées et maçonnées de sable au franc quartier des villes de seconde classe qui est à dextre d’azur à un N d’or, surmonté d’une étoile rayonnante du même45.
Blason ville fr Bayonne-Empire.svg Bayonne (Basses-Pyrénées)Flag of France.svg D’azur, à la tour crénelée de quatre pièces d’argent, ouverte, ajourée et maçonnée de sable, acc. de deux pins arrachés d’or, l’un à dextre, l’autre à senestre, et de deux lions affrontés d’argent, au franc quartier des villes de seconde classe qui est à dextre d’azur à un N d’or, surmonté d’une étoile rayonnante du même46.
Blason ville fr Beauvais Empire.svgBlason ville fr Beauvais Empire avec orn.svg Beauvais (Oise)Flag of France.svg De gueules au pieu posé en pal d’argent, au franc quartier des villes de seconde classe qui est à dextre d’azur à un N d’or, surmonté d’une étoile rayonnante du même47.
Blason ville fr Bois-le-Duc-Empire.svgBlason ville fr Bois-le-Duc-Empire + orn.svg Bois-le-Duc (Bouches-du-Rhin)Flag of France.svg Coupé ; au premier, parti, à dextre des villes de seconde classe, à sénestre contrécartelé, aux premier et quatrième de sable au lion rampant d’or, aux deuxième et troisième d’argent au lion rampant de geules ; au second du coupé, de sable à un arbre arraché d’or4.Flag of the Netherlands.svg Doorsneden: I. Gedeeld: 1. in azuur een Latijnse letter N van goud waarboven een ster van hetzelfde, 2. gevierendeeld: a en d. in sabel een leeuw van goud, b en c. in zilver een leeuw van keel; II. In sabel een ontwortelde boom van goud.
Blason ville fr Borgo-Taro-Empire.svg Borgo-Taro (Apennins)Flag of France.svg D’argent à deux tours crénelées de trois pièces, jointes par une muraille, maçonnées, ouvertes et ajourées de gueules, soutenues d’un fleuve de sinople, et sommées d’une lance de sable, nouée d’azur ; au franc quartier des villes de seconde classe48.Flag of Italy.svgD’argento, a due torri merlate di tre pezzi, unite da una muraglia, murate, aperte e finestrate di rosso, sostenute da un fiume di verde, e sormontate da una lancia di nero nodata di blu ; al quartier franco delle città di seconda classe.
Blason ville fr Bruges-Empire.svg Bruges (Lys (département))Flag of France.svg Burrelé de huit pièces d’argent et de gueules, au lion d’azur langué et griffé de gueules, au franc quartier des villes de seconde classe qui est à dextre d’azur à un N d’or, surmonté d’une étoile rayonnante du même.Flag of the Netherlands.svg Gedwarsbalkt van acht stukken zilver en keel, daaroverheen een leeuw van azuur genageld en getongd van keel, over alles heen een vrijkwartier van azuur waarin een Latijnse letter N van goud, waarboven een ster van hetzelfde.
Blason ville fr Châlons-Empire.svg Chalons-sur-Marne (Marne)Flag of France.svg D’azur à la croix d’argent, cantonnée en chef, à dextre d’une grappe de raisin, à sénestre d’une faulx en bande, en pointe à dextre d’un soc antique, à senestre d’un melon, le tout d’or soutenu d’une champagne de gueules, chargée du mot FIDES d’or ; au franc quartier des villes de seconde classe40.
Blason ville fr Chartres-Empire.svg Chartres (Eure-et-Loir)Flag of France.svg De gueules, à trois besants d’argent, chacun chargé d’une inscription de sable frappé au droit d’un denier du Moyen Âge du type bléso-chartrain; au comble cousu d’azur, chargé d’ue gerbe d’or au franc quartier des villes de seconde classe qui est à dextre d’azur à un N d’or, surmonté d’une étoile rayonnante du même49.
Blason ville fr Castelsarrasin-Empire.svg Castel-Sarrasin (Tarn-et-Garonne)Flag of France.svg D’azur au château donjonné de trois tours crénelées d’or, surmonté d’une tête de maure de sable tortillée d’argent, au comble de gueules, chargé d’une croix cléchée, vidée et pommetée d’or ; au franc quartier des villes de seconde classe40.
Blason ville fr Chaumont-Empire.svg Chaumont (Haute-Marne)Flag of France.svg De gueules à la couronne d’épis d’or, de laquelle sortent cinq tiges de blé, du même, trois pointant vers le chef, et deux vers le bas de l’écu ; au franc quartier des villes de seconde classe qui est à dextre d’azur à un N d’or, surmonté d’une étoile rayonnante du même40.
Blason ville fr Chiavari-Empire.svg Chiavari (Gênes)Flag of France.svg D’azur à un château d’argent ouvert, ajouré et maçonné de sable mouvant de la champagne de sinople chargée d’une clé d’or posée en fasce, au franc quartier des villes de seconde classe qui est à dextre d’azur à un N d’or, surmonté d’une étoile rayonnante du même50.Flag of Italy.svg D’azzurro al castello d’argento aperto, finestrato e mattonato di nero sostenuto dalla campagna di verde caricata da una chiave d’oro posta in fascia, al canton franco delle città di seconda classe che è di azzurro alla lettera N d’oro sormontata da una stella raggiante del medesimo.
Blason ville fr Cherbourg-Empire.svgBlason ville fr Cherbourg-Empire avec orn.svg Cherbourg (Manche)Flag of France.svg D’azur à la fasce d’argent, chargée de trois étoiles en fasce de sable, et accompagnée de trois besants, deux en chef et un en pointe d’or au franc quartier des villes de seconde classe qui est à dextre d’azur à un N d’or, surmonté d’une étoile rayonnante du même51.
Blason ville fr Coutances-Empire.svg Coutances (Manche)Flag of France.svg D’azur à trois colonnes d’ordre toscan posées en pal, rangées en fasce d’argent ; au franc quartier des villes de seconde classe40.
Blason Delft empire.svg Delft (Bouches-de-la-Meuse)Flag of France.svg D’argent au pal de sable ondé d’argent, au franc quartier des villes de seconde classe qui est à dextre d’azur à un N d’or, surmonté d’une étoile rayonnante du même52.Flag of the Netherlands.svg In zilver een gegolfde paal van sabel; in een vrijkwartier van azuur een Latijnse letter N van goud waarboven een ster van hetzelfde.
Blason ville fr Dole-Empire.svg Dole (Jura)Flag of France.svg Coupé d’azur et de gueules, l’azur semé de billettes d’or et chargé d’un lion issant du même, armé et lampassé de gueules, le gueules à la montagne d’argent mouvante de la pointe ; au franc quartier des villes de seconde classe40.
Blason Granville 50 1811.svgBlason Granville 50 1811 + orn.svg Granville (Manche)Flag of France.svg D’azur à la fasce nuagée d’argent, accompagné de trois étoiles d’or, deux en chef et une en pointe, chargée d’un dextrochère armé, de sable, mouvant du flanc senestre de l’écu et tenant une épée haute d’or franc au franc quartier des villes de seconde classe qui est à dextre d’azur à un N d’or, surmonté d’une étoile rayonnante du même53.
Blason ville fr Grasse-Empire.svg Grasse (Alpes-Maritimes)Flag of France.svg D’azur à un agneau pascal ; à la champagne d’or chargée de deux rameaux au naturel passés en sautoir, à dextre d’olivier, à senestre de jasmin au franc quartier des villes de seconde classe qui est à dextre d’azur à un N d’or, surmonté d’une étoile rayonnante du même54.
Blason ville fr Haguenau Empire (Bas-Rhin).svg Haguenau (Bas-Rhin)Flag of France.svg D’azur à la quintefeuille en abîme d’argent, boutonnée de gueules ; franc quartier des villes de seconde classe55.
Blason ville Le Havre Empire.svg Le Havre (Seine-Inférieure)Flag of France.svg De gueules à la salamandre d’argent dans des flammes d’or, au comble cousu d’azur chargé de trois étoiles d’or ; au franc quartier des villes de seconde classe qui est à dextre d’azur à un N d’or, surmonté d’une étoile rayonnante du même56
Blason ville fr Hyères-Empire.svgBlason ville fr Hyères-Empire + orn.svg Hyères (Var)Flag of France.svg D’Azur à la tour d’argent, maçonnée de sable, ouverte et ajourée du Champ, crénelée de quatre pièces, donjonnée de trois tourelles, crénelée chacune de trois pièces du même, et accompagnée en pointe de trois besants, deux et un, d’or au franc quartier des villes de seconde classe qui est à dextre d’azur à un N d’or, surmonté d’une étoile rayonnante du même57.
Blason ville fr LeMans Empire.svgBlason ville fr LeMans Empire avec orn.svg Le Mans (Sarthe)Flag of France.svg De gueules à la croix d’or chargée d’une clef contournée de sable, cantonnée de quatre chandeliers d’argent, au franc quartier des villes de seconde classe qui est à dextre d’azur à un N d’or, surmonté d’une étoile rayonnante du même58.
Blason LEIDEN empire.svg Leyde (Bouches-de-la-Meuse)Flag of France.svg D’argent aux deux clefs de gueules passées en sautoir, au franc quartier des villes de seconde classe qui est à dextre d’azur à un N d’or, surmonté d’une étoile rayonnante du même59.Flag of the Netherlands.svg In zilver twee schuingekruiste sleutels van keel met de baarden naar boven; in een vrijkwartier van azuur een Latijnse letter N van goud waarboven een ster van hetzelfde.
Blason ville fr Lierre-Empire.svgBlason ville fr Lierre-Empire + orn.svg Lierre (Deux-Nèthes)Flag of France.svg D’argent aux trois chevrons de gueules, au franc quartier des villes de seconde classe qui est à dextre d’azur à un N d’or, surmonté d’une étoile rayonnante du même60.Flag of the Netherlands.svg In zilver drie kepers van keel; in een vrijkwartier van azuur een Romeinse letter N van goud waarboven een ster van hetzelfde.
Blason ville fr Lons-le-Saunier-Empire.svg Lons-le-Saunier (Jura)Flag of France.svg Écartelé ; au premier, des villes de seconde classe, au deuxième, d’azur à la bande d’or, au troisième, de gueules au cor enguiché d’argent, au quatrième d’or plein61.
Blason ville fr Loudun-Empire.svg Loudun (Vienne)Flag of France.svg De gueules à la tour d’argent crénelée de cinq pièces, ouverte, ajourée et maçonnée de sable ; au franc quartier des villes de seconde classe62.
Blason ville fr Louvain-Empire.svg Louvain (Dyle)Flag of France.svg De gueules à la fasce d’argent, au franc quartier des villes de seconde classe qui est à dextre d’azur à un N d’or, surmonté d’une étoile rayonnante du même63.Flag of the Netherlands.svg Van keel met een dwarsbalk van zilver; in een vrijkwartier van azuur een Romeinse letter N van goud, van boven vergezeld van een ster van hetzelfde.
Blason ville Malines-Empire.svg Malines (Deux-Nèthes)Flag of France.svg D’or à trois pals de gueules ; au franc quartier des villes de seconde classe qui est à dextre d’azur à un N d’or, surmonté d’une étoile rayonnante du même64.Flag of the Netherlands.svg In goud drie palen van keel; in een vrijkwartier van azuur een Romeinse letter N van goud waarboven een ster van hetzelfde.
Blason ville fr Moissac-Empire.svg Moissac (Tarn-et-Garonne)Flag of France.svg De sinople à la colonne d’or embrassée par une vigne d’argent fruitée de pourpre ; au franc quartier des villes de seconde classe qui est à dextre d’azur à un N d’or, surmonté d’une étoile rayonnante du même26.
Blason ville fr La Roche-sur-Yon (Vendée) avec étoile.svgBlason ville fr La Roche-sur-Yon (Vendée) avec orn.svg Napoléon-Vendée (Vendée)Flag of France.svg De gueules à une ville d’argent sur un rocher de sinople accompagnée en chef d’une foix d’or, au franc quartier des villes de seconde classe qui est à dextre d’azur à un N d’or, surmonté d’une étoile rayonnante du même65.
Blason ville fr Niort-Empire.svg Niort (Deux-Sèvres)Flag of France.svgD’azur à la tour d’argent flanquée de deux gants d’or ; au franc quartier des villes de seconde classe qui est à dextre d’azur à un N d’or, surmonté d’une étoile rayonnante du même66.
Blason ville fr Pau-Empire.svg Pau (Basses-Pyrénées)Flag of France.svg d’azur à la barrière de trois palis au pied fiché d’argent, sommée d’un paon rouant d’or et accompagnée en pointe de deux vaches affrontées du même, accolées et clarinées de gueules ; au franc quartier des villes de seconde classe qui est à dextre d’azur chargé d’un N d’or surmonté d’une étoile rayonnante du même67.
Blason ville fr Rochefort-Empire.svgBlason ville fr Rochefort-Empire + orn.svg Rochefort (Charente-Inférieure)Flag of France.svg Coupé, au premier parti d’azur à un N d’or surmonté d’une étoile rayonnante du même, qui est des villes de seconde ordre; et d’or à un fort crénelé posé sur un rocher, le tout de sable ; au second de sable à un navire d’or, voguant sur une mer d’argent mouvant de la pointe32.
Blason ville fr Saint-Lo-Empire.svg Saint-Lô (Manche)Flag of France.svg De gueules, à la licorne furieuse, à l’écusson cantonné des villes de seconde classe32.
Blason ville fr Savone-Empire.svgBlason ville fr Savone-Empire+ orn.svg Savone (Montenotte (département))Flag of France.svg De gueules au pal d’argent, au chef d’azur chargé d’un palmier terrasé sur un mont d’or, au franc quartier des villes de seconde classe qui est à dextre d’azur à un N d’or, surmonté d’une étoile rayonnante du même68.Flag of Italy.svg Di rosso al palo d’argento, al capo d’azzurro caricato di una palma terrazzata su una montagna d’oro, al canton franco delle città di seconda classe che è di azzurro alla lettera N d’oro sormontata da una stella raggiante del medesimo.
Blason ville fr Thionville-Empire.svg. Thionville (Moselle)Flag of France.svg D’azur a deux drapeaux d’argent aux fûts d’or sommés d’un aigle du même passés en sautoir, celui a dextre à la croix d’azur chargée d’un N d’or, celui de senestre à la fasce d’azur chargé d’un P aussi d’or, accompagnés de trois tours mal ordonnées crenelées chacune de cinq pièces d’argent, ouvertes, ajourés et maçonnées de sable, soutenues de sinople, et surmontées au point du chef d’un couronne de chêne de sinople, au franc quartier des villes de seconde classe qui est à dextre d’azur à un N d’or, surmonté d’une étoile rayonnante du même4.
Blason ville fr Tirlemont-Empire.svg Tirlemont (Dyle)Flag of France.svg D’argent à la fasce d’azur, au franc quartier des villes de seconde classe qui est à dextre d’azur à un N d’or, surmonté d’une étoile rayonnante du même69.Flag of the Netherlands.svg In zilver een dwarsbalk van azuur; in een vrijkwartier van azuur een Romeinse letter N van goud, waarboven een ster van hetzelfde.
Blason ville fr Toulon-Empire.svg Toulon (Var)Flag of France.svgD’azur à la croix d’or, au franc quartier des villes de seconde classe qui est à dextre d’azur à un N d’or, surmonté d’une étoile rayonnante du même70.
Blason ville fr Troyes-Empire 2e classe.svg Troyes (Aube) (BaronMaire : Louis Joseph BOURGOIN) Ville de Seconde classe de 1811 à 1813.Flag of France.svg D’azur à la bande d’argent côtoyée de quatre cotices d’or, deux à dextre, deux à senestre potencées l’une en l’autre, le tout surmonté d’un comble d’azur chargé de trois châteaux flanqués de deux tours crénelées, sommées chacune d’un drapeau, le tout d’or, au franc quartier des villes de seconde classe qui est à dextre d’azur à un N d’or, surmonté d’une étoile rayonnante du même26.
Blason ville fr Valognes-Empire.svg Valognes (Manche)Flag of France.svgD’azur au lynx courant d’argent, accompagné de deux épis de blé, un à dextre, un à senestre, en pal, d’or, et surmonté de deux autres épis de blé, en sautoir, du même, au franc quartier des villes de seconde classe4.
Blason ville Verceil-Empire.svg Verceil (Sesia)Flag of France.svg Coupé ; au premier, parti à dextre des villes de seconde classe, à sénestre d’or à deux palmes en sautoir de sinople, au deuxième d’argent à la croix de gueules71.Flag of Italy.svgTroncato, nel primo partito, a dextra al quartier franco delle città di seconda classe che è d’azzurro a una lettera N d’oro sormontata da una stella raggiante dello stesso, a sinistra d’oro a due palme di verde poste in decusse, nel secondo d’argento alla croce di rosso.
Blason ville fr Vesoul-Empire.svg Vesoul (Haute-Saône)Flag of France.svgCoupé : au premier, parti, à dextre des villes de seconde classe, à sénestre de gueules semé de billettes d’or sans nombre, au lion naissant d’argent, brochant sur le tout, au deuxième d’azur au croissant d’argent26.
Blason ville Vlaardingen-Empire.svg Flardingue (Bouches-de-la-Meuse)Flag of France.svg D’or au lion de gueules, au franc quartier des villes de seconde classe qui est à dextre d’azur à un N d’or, surmonté d’une étoile rayonnante du même72.Flag of the Netherlands.svg In goud een leeuw van keel; in een vrijkwartier van azuur een Romeinse letter N van goud waarboven een ster van hetzelfde.

Les villes de troisième classe

  • Les villes du troisième ordre (baronnes), c’est-à-dire celles dont les maires étaient à la nomination des préfets, auront un franc quartier à senestre, de gueules, chargé des mêmes pièces d’argent écu sommé d’une corbeille remplie de gerbes d’or, à laquelle sont suspendus deux festons servant de lambrequins, l’un à dextre, d’olivier, l’autre à senestre, de chênes, noués et rattachés par des bandelettes de gueules.
    Blason vide ville 3eme classe d'empire avec ornement.svg
Image Nom de la ville, du département, du blasonnement et du nom du BaronMaire
Blason ville fr Brionne-Empire.svgBlason ville fr Brionne (Eure) Empire (Orn ext).svg Brionne (Eure)Flag of France.svgDe gueules à la tour d’argent mouvant de la pointe d’une rivière du même, accostée de deux navettes d’or et chargée en abîme d’un B d’azur au franc quartier des villes de troisième classe, qui est à senestre une N d’argent surmontée d’une étoile rayonnant de même.
Blason ville fr Bruyères Empire (Vosges).svg Bruyères (Vosges)Flag of France.svg D’azur à la tour d’argent crénelée de trois pièces ouverte, ajourée et maçonnée de sable, adextrée d’une maison à trois panonceaux et sénestrée d’une église, aussi d’argent ; l’une et l’autre, ouvertes, ajourées et maçonnées de sable, le tout surmonté de trois étoiles en fasce d’argent et soutenu des mots DÉPARTEMENT DES VOSGES, du même, au franc quartier des villes de troisième classe73.
Blason ville fr Epernay Empire.svg Épernay (Marne)Flag of France.svgDe gueules chargé en abîme d’une main dextre de carnation, pressant une grappe de raisin, d’or accompagnée en chef de deux roses d’argent et pointée d’une lampe antique du même, allumée d’or, le tout soutenu d’une champagne d’or, chargée d’une rose de gueules ; au franc quartier des villes de troisième classe, qui est à senestre une N d’argent surmontée d’une étoile rayonnant de même74.
Blason ville fr Fontenoy-le-Château-Empire.svgBlason Fontenoy-le-Chateau 2 (Empire).svg Fontenoy-le-Château (Vosges)Flag of France.svgD’azur à la cotice d’argent au franc quartier des villes de troisième classe, qui est à senestre une N d’argent surmontée d’une étoile rayonnant de même75.
Blason ville fr Lamballe-Empire.svg Lamballe (Côtes-du-Nord)Flag of France.svg D’azur à trois gerbes d’or ; au franc quartier des villes de troisième classe, qui est de gueules à senestre à une lettre capitale N d’argent surmontée d’une étoile rayonnant du même40.
Blason ville fr Mirecourt-Empire.svgBlason ville fr Mirecourt (Vosges) Empire (Orn ext).svg Mirecourt (Vosges)Flag of France.svgD’azur, à la bande d’or au franc quartier des villes de troisième classe, qui est à senestre une N d’argent surmontée d’une étoile rayonnant de même40.
Blason ville fr Neufchâteau-Empire.svgBlason ville fr Neufchâteau (Vosges) Empire Orn ext.svg Neufchâteau (Vosges)Flag of France.svgD’argent à la bande de gueules, chargée de trois tours crenelées d’or, au franc quartier des villes de troisième classe, qui est à senestre une N d’argent surmontée d’une étoile rayonnant de même40.
Blason ville fr Paimbeuf-Empire.svgBlason ville fr Paimboeuf Empire + ornts ext.svg Paimbeuf (Loire-Inférieure)Flag of France.svgD’azur à un navire d’or, voguant sur une mer d’argent; au franc quartier des villes de troisième classe, qui est à senestre de gueules à une lettre N d’argent surmontée d’une étoile rayonnant de même76.
Blason ville fr Pons-Empire.svgBlason ville fr Pons (Charente-Maritime) Empire (Orn ext).svg Pons (Charente-Inférieure)Flag of France.svgDe sinople à trois ponts de trois arches, l’un sur l’autre, d’or, maçonnés de sable et soutenus chacun d’une rivière d’argent; franc-quartier des villes de troisième classe, qui est à senestre de gueules chargé d’un N d’argent surmonté d’une étoile rayonnante du même77.
Blason ville fr Tournus-Empire.svg Tournus (Saône-et-Loire)Flag of France.svgDe gueules au château de trois tours crénelées d’argent, maçonne de sable, ouvert et ajouré du champ, accompagné en pointe de la Croix de la Légion d’Honneur au naturel, au franc quartier des villes de troisième classe, Qui est à senestre de gueules a un N d’argent surmontée d’une étoile rayonnant de même78.

Notes et références

  1. http://www.lillempire.fr/index.php/Lille-une-bonne-ville-et-ses-armes.html [archive]
  2. a, b, c et d http://books.google.fr/books?id=ZHcOAAAAQAAJ&pg=PA218&dq=heraldique+villes+premier+empire&as_brr=3#PPA218,M1 [archive]
  3. Umberto de Ferrari di Brignano, Napoleone concede uno stemma ad Alessandria in Rivista di storia, arte, archeologia della provincia di Alessandria, XLIII, 1934
  4. a, b, c, d, e, f, g, h et i couleurs et symbolique des armoiries des villes sous le 1er Empire Michel Pastoureau
  5. http://www.ngw.nl/a/amsterda.htm [archive]
  6. http://www.angers.fr/typo3temp/pics/9e7bd34834.jpg [archive]
  7. http://books.google.fr/books?id=ZHcOAAAAQAAJ&pg=PA218&dq=heraldique+villes+premier+empire&as_brr=3#PPA217,M1 [archive]
  8. Société d’maulation du Doubs et Archives de la Ville de Besançon
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Les carnets de Basil Jackson… Retour à Waterloo

logohttp://www.belgique-tourisme.be/contenus/serie-les-carnets-de-basil-jackson-retour-a-waterloo/fr/8153.html#menu

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http://www.tvcom.be/templates/rhuk_milkyway/images/header1.jpg

Napoléon Bonaparte
Napoléon Bonaparte

http://www.tvcom.be/index.php?option=com_content&view=category&layout=blog&id=236&Itemid=5042

 

 

32 Les Carnets Secrets de Basil Jacskon

 

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05 Les Carnets Secrets de Basil Jacskon

 

02 Les Carnets Secrets de Basil Jacskon

 

Revivez les Cent jours qui ont précédé la Bataille de Waterloo en vous plongeant dans les Carnets de Basil Jackson.

A l’approche du Bicentenaire de Waterloo, Wallonie-Bruxelles Tourisme présente, en collaboration avec la RTBF et TV Com, une série de 33 vidéos historiques inédites. 50 ans après les affrontements de juin 1815, Basil Jackson revient à Waterloo et y découvre un champ de bataille bien différent de celui qu’il avait connu…
Au travers de souvenirs et d’anecdotes rassemblés dans les carnets du lieutenant-colonel Basil Jackson, mais également avec les nombreuses interventions d’historiens spécialistes de l’époque venant de toute l’Europe, nous vous proposons de revivre les grandes heures qui ont précédé l’importante bataille, mais aussi de mettre un terme aux nombreuses légendes qui circulent encore autour de la morne plaine de Waterloo.

A l’occasion du bicentenaire de la bataille de Waterloo, les éditions Jourdan rééditent en français les Mémoires de Basile Jackson, témoin de la bataille aux côtés de Wellington qui a ensuite accompagné Napoléon à Sainte-Hélène. Ces mémoires, traduites en français en 1912, étaient pratiquement introuvables bien que quelques extraits plus connus continuaient à circuler. Elles ont été retrouvées par Yves Vander Cruysen, qui en a tiré le scénario de capsules historiques réalisées par TV Com (Brabant wallon), actuellement diffusées sur la RTBF et qui vont être reprises sur TV5 Monde en juin. Basile Jackson, mort en 1889 alors qu’il avait 94 ans, s’était engagé dans l’armée anglaise à 18 ans et a intégré l’état major de Wellington un an plus tard. Il a notamment assisté à Waterloo à la rencontre entre Wellington et Blücher, et a été chargé du nettoyage du champ de bataille côté anglais. Il était aussi à Paris lors de l’arrivée des occupants prussiens, puis s’est rendu à Sainte-Hélène lorsque Napoléon y a été envoyé en exil.http://www.sudinfo.be/1264646/article/2015-04-16/les-memoires-de-basil-jackson-reeditees-pour-le-bicentenaire-de-la-bataille-de-w

basil jackson

La route Napoléon en Wallonie ou 150 monuments, stèles, musées!

http://www.belgique-tourisme.be/contenus/villes-et-sites-a-decouvrir-sur-la-route-napoleon-en-wallonie/fr/7615.html#Waterloo

La route Napoléon en Wallonie, c’est près de 90 kilomètres chargés d’histoire, parsemés de quelque 150 monuments, stèles, musées évoquant le passage de l’Empereur des Français sur la route menant à Waterloo.

Dotée d’une signalisation adéquate et d’applications pour GPS et Smartphones, elle vous invite à vivre la campagne de 1815, dite de Belgique, du début à la fin, et de ressentir, à chaque étape, la montée en puissance d’une bataille qui marquera l’histoire de l’Europe.

Consultez, ci-dessous, la carte interactive, vous y trouverez les villes et villages qui ont marqué cette fabuleuse épopée (points rouges), ainsi que des sites incontournables à visiter en Wallonie (points verts).

Une route Napoléon en Wallonie – Le Vif.be

http://www.levif.be/actualite/belgique/une-route-napoleon-en-wallonie/article-normal-65279.html

Le balisage de “La Route Napoléon en Wallonie”, un parcours touristique retraçant celui de l’Empereur en Belgique dans le cadre de la campagne des 100 jours en 1815, a été
présenté lundi par le cabinet du ministre wallon du Tourisme, Paul Furlan. Le circuit est
accompagné d’un guide Michelin, qui détaille entre autres les lieux à visiter et les différentes anecdotes historiques.

Le parcours de la route Napoléon, qui s’étend sur 94 kilomètres de Beaumont à Waterloo, a été élaboré avec l’aide d’historiens et reprend l’itinéraire emprunté par l’Empereur en 1815.

La route sera balisée dès lundi à l’aide de 200 panneaux indiquant les points d’intérêts du parcours, “comme un lieu de bataille, l’endroit où Napoléon a dormi ou des anecdotes”, précise Jean Fassiaux, attaché de presse de Paul Furlan.

Un circuit GPS pour voitures et vélos est également en phase de finalisation, qui permettra aux visiteurs de suivre l’itinéraire sur le GPS ou sur smartphones et tablettes, grâce à des applications. Le guide Michelin “Route Napoléon en Wallonie et Waterloo 2015”, co-écrit avec l’historien belge Philippe Raxhon, reprend dans ses 96 pages des éléments historiques, des événements, des circuits à parcourir en vélo ainsi qu’une sélection de lieux où se restaurer et d’hébergements. L’ouvrage est en vente depuis lundi.

Parallèlement à cette route Napoléon, sept capsules vidéo ont été réalisées et un documentaire d’une quinzaine de minutes est en cours de doublage http://www.belgique-tourisme.be/contenus/videos-de-la-route-napoleon-en-wallonie/fr/7716.html#menu

Le but de ce dispositif, lancé pour commémorer le bicentenaire de la bataille de Waterloo en 2015, “est aussi d’inciter les visiteurs à venir en Wallonie” et leur offrir “de nouvelles manières de découvrir notre patrimoine”.

Sainte-Hélène : Dans les pas de Napoléon, une série sur TF1 (5/5)

Pour ceux et celles qui n’auraient pas eu l’opportunité ou le temps de visionner la série de cette semaine sur TF1, voici donc la série et quelques livres :

Dans les pas de Napoléon à Sainte-Hélène

Sainte-Hélène
Gravure de Miguel Moutoy

Un document exceptionnel dans le Journal de 13 Heures et sur Mytf1news. Un voyage vers un lieu mythique que nous connaissons tous depuis l’enfance : Sainte-Hélène. Nous l’avons appris sur les bancs de l’école: Napoléon est mort à Sainte-Hélène. Mais qui peut dire où elle se trouve et à quoi elle ressemble? C’est ce que nous allons découvrir un Carnet de Route de Michel Izard et Bertrand Lachat.

Livre : Complément du Mémorial de Sainte-Hélène : Napoléon en exil : relation contenant les opinions et les réflexions de Napoléon sur les événements les plus importants de sa vie, durant trois ans de sa captivité (1897)1
Livre : omplément du Mémorial de Saint-Hélene : Napoléon en exil : relation contenant les opinions et les réflexions de Napoléon sur les évènemens les plus importans de sa vie, durant trois ans de sa captivité (1897)2
Une façon de célébrer 1815-2015. Bicentenaire napoléonien par excellence avec Waterloo et arrivée à Sainte-Hélène. Sainte-Hélène est une toute petite île perdue dans l’Atlantique Sud. Un des endroits les plus isolés du monde où aujourd’hui encore on ne peut aller qu’en bateau après 5 jours de mer. L’équipe de TF1 est partie du Cap en Afrique du Sud le 24 janvier en bateau sur le RMS Saint Helena. Le seul moyen d’aller à Sainte-Hélène. 2700 kilomètres de navigation. 5 jours de mer.
Nous avons fait le voyage avec Michel Dancoisne-Martineau, le consul de France, directeur des domaines nationaux de Sainte-Hélène qui rentre chez lui. Depuis 1857 la France a acheté la maison et la tombe de Napoléon et maintient une présence officielle sur cette île anglaise. Très peu d’équipes de la télévision française y sont allées. C‘est une première pour TF1.

Un caillou au milieu de l’eau. Un caillou qui demande cinq jours de bateau pour être atteint. Pour rejoindre l’île qui a accueilli l’exil de Napoléon, il faut passer par l’Afrique du Sud, puis prendre le bateau, afin de prétendre à la douceur des tropiques.

Livre : Relation concernant l’embarquement et le séjour de Napoléon sur le Bellerophon

A Jamestown, ville composée de deux rues seulement, Napoléon n’est pas mort. “Je veux que l’on reconnaisse toute son importance dans l’histoire de l’île”, explique une hôtelière dont les portraits de l’empereur tapissent les murs de son établissement.

Le journal de 13h – Série (3/5) : Que reste-t-il de Napoléon à Sainte-Hélène ?

Sur l’île de Sainte-Hélène, le lit de camp dans lequel Napoléon est mort, en 1821, est toujours en place. La chambre a été conservée en l’état, comme l’ensemble de la maison où l’Empereur en exil a passé les dernières années de sa vie. Il y a notamment dicté ses mémoires.

Sur l’île de Sainte-Hélène, Jonathan a la belle vie. Cette tortue reçoit chaque jour un petit complément alimentaire, et beaucoup d’attention. Normal, puisque c’est le plus vieil animal sur Terre. La tortue a été offerte au gouverneur de l’île en 1882. Il avait déjà sa taille adulte, donc au moins 50 ans.

Sur Sainte-Hélène, la communauté française se résume à trois personnes, dont Rémi, un “gentleman farmer”. Il travaille sur un chantier qui va révolutionner la vie des habitants de Sainte-Hélène : l’aéroport. “Une bonne chose pour l’emploi”, convient-il. Mais les touristes ne risquent-ils pas de troubler le calme ambiant sur l’île qui a accueilli l’exil de Napoléon ?

Napoléon à Bruxelles, sauveur de Laeken et de la Monnaie

http://www.lalibre.be/actu/belgique/napoleon-sauveur-de-laeken-et-de-la-monnaie-55073abf3570c8b952a72e0d

musée royal de l’Armée et d’Histoire militaire

 

Un canon à fût court et, juste derrière, l’effigie de Napoléon accueillent les visiteurs du musée royal de l’Armée et d’Histoire militaire, dans le parc du Cinquantenaire.

musée royal de l’Armée et d’Histoire militaire

Ici, la visite commence par la période française, à partir de 1794, et Waterloo y occupe une large place : uniformes, armes, lunettes optiques… Et une vitrine “archéologique” qui a cette saveur du vrai : des objets rouillés ramenés directement du champ de bataille (épées, pistolets…). Il y a bien sûr des tableaux évoquant la bataille et un portrait géant du commandant prussien Blücher parmi ses officiers.

Mais l’histoire de Napoléon à Bruxelles est loin de se limiter à Waterloo. Il y a fait quatre séjours.

Le premier est souvent oublié des historiens. En 1798, après ses victoires d’Italie, le général Bonaparte est chargé par le Directoire d’étudier la possibilité d’une invasion de l’Angleterre. Entre le 8 et le 17 février, il visite Boulogne, Calais, Dunkerque, Ostende, Furnes et Anvers. Avant de rentrer à Paris, il fait un crochet par Bruxelles.

http://napoleonbonaparte.be/WordPress3/wp-content/uploads/Porte_Napoleon-Bruxelles.jpg
Porte Napoléon à Bruxelles

Il y reviendra en Premier consul, accompagné par Joséphine, du 21 au 30 juillet 1803. Puis il passera à Bruxelles la nuit du 1er au 2 septembre 1804. Enfin, l’Empereur reviendra présenter à la Belgique sa nouvelle épouse, Marie-Louise, et il passera à Bruxelles la nuit du 29 au 30 avril 1810. A chaque fois, il a dormi au palais de Laeken. On ignore souvent que Napoléon a été le sauveur du palais de nos rois d’aujourd’hui.

Engraving of the Royal Palace from Pierre-Jacques Goetghebuer (1827)

 

De nos jours….

Sa construction était pourtant récente. Elle avait été commanditée par Marie-Christine d’Autriche et son époux, le duc Albert de Saxe-Teschen, nommés gouverneurs des Pays-Bas en 1781, sous le régime autrichien. Première pierre le 14 décembre 1782. Inauguration en 1785. En 1794, les Autrichiens sont chassés par les Français. Les propriétés de la famille impériale sont revendues. Quand Laeken est acheté par un médecin, Jean-Baptiste Terrade, le palais avait été pillé et abîmé. Terrade envisageait sa démolition, mais Bonaparte le lui racheta pour 507 861 francs et le réaménagea somptueusement.

A son divorce, il laissera Laeken à Joséphine, qui n’est guère intéressée. Alors, en 1812, il l’échange contre le palais Bourbon. Et il y revient avec Marie-Louise.

Les journaux de 1803 racontent par le détail le séjour du Premier consul et de son épouse. Ils étaient arrivés, en cortège somptueux, par l’Allée verte, qui est si banale aujourd’hui mais qui était alors la promenade de prestige des Bruxellois. On y avait dressé un arc de triomphe avec deux statues : “Bonaparte Victorieux” et “Bonaparte Législateur”. Il y avait foule. Au pont de Laeken, le cortège s’arrêta et Bonaparte fut invité à monter un superbe cheval blanc. Le couple fut reçu à l’hôtel de ville (qu’on appelait alors la maison de la ville), il y eut un Te Deum en la cathédrale, une démonstration de manœuvres de troupes, des illuminations tous les soirs, mais aussi un concours de tir à l’arc doté “de trois cafetières en argent” et des parties de jeu de balle.

Bruxelles1 Bruxelles2 Bruxelles3 Bruxelles 4 Bruxelles5
Bruxelles6 Bruxelles7 Bruxelles8 Bruxelles9 Bruxelles10

Histoire de Bonaparte, premier consul da la République Française …, Volume 4 page 137 et suivantes

Le couple assista également, au Théâtre de la Monnaie, à des représentations de “Cinna” et de “Britannicus”, jouées par leur ami, le grand acteur parisien Talma.

Théâtre de la Monnaie -1810
place de la Monnaie - Bruxelles Pentagone
Théâtre Royal de la Monnaie 1290-1930

Le théâtre, inauguré en 1700, était réellement vétuste. Napoléon estima que Bruxelles méritait “un lieu plus digne des représentations qu’on y donnait”. Immédiatement, un architecte français, Louis-Emmanuel Damesne, traça les plans du Théâtre de la Monnaie tel que nous le connaissons. Mais les événements retardèrent les travaux et le premier coup de pioche ne fut donné que sous le régime hollandais, en 1818.

Eddy PrzybylskiLa Libre Belgique

HS – “Godaille et Godasse – L’Empire de Sandron et Cauvin”

HS. L’Empire de Sandron et Cauvin -Un ouvrage sur la Bande dessinée “Godaille et Godasse” de Raoul Cauvin et Jacques Sandron chez Bibliothèque centrale du Brabant wallon2015 – 10 euros

La Bande dessinée a la cote! Il suffit de rechercher sur les sites de “seconde main” une bande dessinée de la série “Godaille et Godasse” pour s’en rendre compte! Ce qui parait bien paradoxal parce que cette série fut arrêtée faute de rentabilité. Une édition complète en 1 volume fut rééditée en 2012 et obtint un tel succès qu’il n’est plus possible de le commander sauf à des prix inabordables!
Godaille et Godasse -L’Empire de Sandron et Cauvin” est une opportunité pour mieux comprendre les personnages de ce 9ème art et sensibiliser notre entourage à notre passion!  L’humour et la bonne humeur transforment vite le passionné d’histoires Napoléoniennes en lecteur avide de découvrir l’univers si particulier de  Jacques Sandron et Raoul Cauvin…. Espérons que la sortie de ce Livre Hors-Série à petit prix sera l’occasion d’une réédition des albums! La bande dessinée étant un moyen de transmettre aux plus jeunes notre passion avec une touche d’humour en plus! En attendant la réédition, il est toujours possible de les emprunter à votre Bibliothèque…Un petit concours est organisé en fin d’article en partenariat avec Walking Waterloo sur Godaille et Godasse –  Bon amusement et bonnes lectures !Jacques JANSSENS

Christian JasmesUne double exposition consacrée, d’une part à Napoléon dans la bande dessinée, et d’autre part à la série humoristique napoléonienne de Jacques Sandron et Raoul Cauvin parue dans l’hebdomadaire Spirou entre 1975 et 1986 : « Godaille et Godasse » tournera bientôt dans toutes les bibliothèques publiques belges ou autres institutions qui en feront la demande. A cette occasion,la Bibliothèque centrale du Brabant wallon, en collaboration avec les éditions Dupuis, vient d’éditer un ouvrage de 80 pages en couleurs, vendu au prix de 10 € et intitulé :

Godasse et Godaille“Godaille et Godasse – L’Empire de Sandron et Cauvin”par Christian Jasmes

Les personnes ou associations intéressées par ce livre non diffusé en librairie, peuvent le commander directement chez l’éditeur, auprès de la personne suivante :
M. Jean-Luc CAPELLE – Bibliothécaire
 
Bibliothèque publique Centrale du Brabant wallon (FWB)
Place Albert 1er, 1
1400 – Nivelles
Tél. : 067/89.35.94
Fax : 067/21.35.03
 

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  1. Madame Sans-Gêne (1er trimestre 1982, ISBN 2-8001-0881-9)
  2. Sacré Sacre (1er trimestre 1983, ISBN 2-8001-0957-2)
  3. Hussard à la mer (2e trimestre 1985, ISBN 2-8001-1132-1)
  4. Révolte en Espagne (1er trimestre 1986, ISBN 2-8001-1261-1)
  5. Des chariots dans la steppe (, ISBN 2-90714-307-7)

“La série se passe à l’époque de Napoléon Bonaparte. La grande armée combat les Prussiens. Un hussard, Godaille, aime raconter ses exploits militaires (imaginaires). Le sort (ou la jalousie ou le ras le bol) s’acharne sur lui car il est toujours choisi comme volontaire pour les missions les plus périlleuses (tout en étant, généralement, les plus futiles). En fait de héros, “c‘est au départ un soldat qui rêve de se couvrir de gloire, mais qui se fait piéger par sa vantardise, qui en fait le volontaire désigné pour toutes les missions dangereuses. Il râle, mais quand il est mis devant le fait accompli, il assume et se révèle redoutable et courageux au combat. Le goût du panache, bien dans la mentalité de l’époque,  reprend vite le dessus“. Christian Jasmes

Publiée dans Spirou entre 1975 et 1986, « Godaille et Godasse » est une série humoristique ayant pour cadre l’époque napoléonienne. Ancrée dans un contexte précis, mais dégagée de toute préoccupation réaliste, elle ne se prive pas d’emprunter à l’Histoire tout ce qui peut servir l’action et susciter le rire….lire la suite…..

Pour donner le ton :

godailleetgodasseplGilles Ratier : C’est aussi un autre établissement appartenant à une collectivité locale (la bibliothèque publique centrale du Brabant wallon) qui est l’éditeur d’un très intéressant opus sur les auteurs de « Godaille et Godasse » (Jacques Sandron et Raoul Cauvin), bande dessinée d’aventures humoristiques qui fit les beaux jours du journal Spirou, entre 1975 et 1990 : « L’Empire de Sandron et Cauvin » par Christian Jasmes, bibliothécaire très actif qui multiplie, depuis des années, les actions pour valoriser la bande dessinée dans les milieux dits respectables.En quatre-vingts pages proposant une introduction érudite de l’encyclopédiste Patrick Gaumer, une étude sur le cadre historique de ces amusantes histoires situées sous le règne de Napoléon 1er, un petit dictionnaire des personnages et, surtout,des entretiens passionnants avec le dessinateur et le scénariste, Christian Jasmes fait le tour de cette série dont l’intégralité a été rééditée en 2012 par les éditions Hématine : malgré son prix élevé, cet album a été épuisé au bout de quelques mois, à peine !Les éditions Dupuis seraient donc bien inspirées de nous en proposer une nouvelle version, en confiant, par exemple, le dossier de présentation de cette intégrale à Christian Jasmes.

« Godaille et Godasse : l’empire de Sandron et Cauvin » par Christian Jasmes

Éditions Bibliothèque publique centrale du Brabant wallon (10 €)

Concours en partenariat avec Walking waterloo qui offre les tickets d’entrée: http://www.walkingwaterloo.com/

A gagner : 6 places pour le spectacle 3D du 13/06/2015 + 2 places pour la reconstitution du14/06/2015 à Ligny.

Capture d'écran - 090515 - 22:14:07Capture d'écran - 090515 - 22:18:27Godaille et Godasse, Sacré Sacre, Cauvin et Sandron

  1. Retrouver :l’empereur,sa femme,sa mère,le pape et les généraux de son armée
  2.  Napoléon est caricaturé, on se moque de lui. Comment le voit-on ?
  3. Envoyez les réponses à napoleonbonapartebe@gmail.com
  4. Les gagnants seront avertis par courrier électroniquele sacre de l'empereur

Les bandes dessinées sur cette page : http://napoleonbonaparte.be/lectures/napoleon-bonaparte-et-la-bande-dessinee/

Les demi-soldes!

OLYMPUS DIGITAL CAMERANe voyez, dans le texte qui suit aucune similitude avec vos salaires de misère, vos pensions rabotées, votre honneur s’il vous en reste ; ceux-ci sont désormais bafoués par les règles indifférentes du marché! Les Grecs sont les cobayes d’une Europe désabusée où seuls les plus futés y trouvent à se repaître et satisfaire leurs égos démesurés dans l’ignorance la plus complète du citoyen affamé. Nous sommes désormais inéluctablement à la demi-solde et tel ce Chevalier, capitaine en expectative, nous pouvons ce jour pleurer cet empire que fut l’Europe d’hier qui nous laisse et le fruit et les vers, croyant nous combler de servitudes à peine voilées! Jacques JANSSENS

demi-solde SimpletCollection privée : le demi-solde Simplet : 1 grenadier, 2 cul de singe, 3 bonnet à poil de face, 4 ornement de retroussis, 5 sabre briquet de la garde, 6 tenue de demi solde attribuer à Mr Simplet en 1830, 7 autre profil de grenadier, 8 tenue de demi solde possible de monsieur Simplet

1. LA DEMI-SOLDE. http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k6439124j.r=La+demi-solde+%2C+par+le+chevalier+L-G-D-T.langFR

DE L’IMPRIMERIE DE FAIN, PLACE DE L’ODÉON, LA DEMI-SOLDE, PAR LE CHEVALIER L.-G.-D.-T. D.-T. CAPITAINE EN EXPECTATIVE. – PARIS, A LA LIBRAIRIE UNIVERSELLE DE P. MONGIE AINÉ, BOULEVART POISSONNIÈRE ; N*.18. -AOUT 1819,

AUX OFFICIERS A DEMI-SOLDE.

C’est à vous, mes nobles et vaillants compagnons de gloire et de malheurs, que je dédie ce faible essai sur la demi-solde ; j’ose me flatter qu’à défaut de talent, mes anciens camarades y trouveront au moins les mêmes sentiments d’honneur qui nous animaient tous dans nos temps plus heureux. Je dois m’excuser de n’avoir parlé de la légion-d’honneur qu’en passant ; mais outre qu’elle est comprise implicitement dans la demi-solde, un pareil sujet mérite bien d’être traité à part et pour lui-même. En effet, si, contraint dans ses intentions bienfaisantes, le ministre citoyen, chargé de notre destinée, a peu fait pour nous, au moins nous apercevons-nous combien on a contrarié sa sollicitude, et voyons-nous avec reconnaissance que, quelque bien qu’il puisse nous faire, il en voudrait encore faire davantage. Tandis que la persécution semble avoir gravé sur la porte de la légion-d’honneur la terrible inscription du Dante, on a renié la loi du 15 mars, et la chancellerie qui nous a dépouillé par ordonnance, qui arrière ses paiements de dix-huit mois (du moins dans mon département), ose, en rendant compte de sa gestion, apprendre à la France étonnée qu’elle vient de renouveler son ameublement, pour une somme qui eût couvert un grand nombre de légionnaires, si l’on avait daigné penser que la plupart sont nus et meurent de faim. C’est à vous, mes braves compagnons, à redresser ces injustices ; il est temps que vos mains, armées du fouet de Juvénal et d’Horace, repoussent et châtient les persécutions sous lesquelles nous avons manqué de succomber ; c’est à vous à montrer à la France qui nous méconnut, que nos tentes couvraient autant de talent que de valeur, autant d’instruction que de générosité. Je réclame votre indulgence pour un croquis, où l’indignation m’a plus servi que le talent ; mon intention seule est louable, et je serai trop heureux, si j’ai pu inspirer le désir d’entrer dans la carrière, à quelques-uns du nombre innombrable de ceux d’entre vous qui peuvent faire mieux que moi.

N6954603_JPEG_1_1DMLA DEMI-SOLDE.

TRAHIS, mais invaincus, et toujours redoutables, ces généreux Français, si longtemps indomptables, en achetant la paix, recevaient à la fois leurs anciens souverains et de nouvelles lois : alors que, loin des bords de ma chère patrie, contre la foi jurée, au fond de la Hongrie ( Violation de la capitulation de Dresde ), j’expiais, dans l’horreur de la captivité, mon amour pour la gloire et pour la liberté. Ramené par la paix dans notre belle France, de mes travaux guerriers j’obtins la récompense! Contre la demi-solde échangeant mes lauriers, à ce prix généreux je revis mes foyers!

Au champêtre séjour, où ma tendre jeunesse prépara par l’étude un charme à ma vieillesse, je retourne en pleurant, loin des sanglants hasards, reprendre les doux soins, de l’étude et des arts. De mes jeûnes travaux retrouvant l’habitude, j’espère pour longtemps, loin de ma solitude, repousser les ennuis, et peut-être oublier la guerre et ses honneurs, et son art meurtrier, les grades que j’obtins, ceux où je pus prétendre. Ce fer que je quittai, tout prêt à le reprendre, et jusqu’au vil prix qui paya nos exploits!

De l’honneur à seize ans n’écoutant que la voix, j’ai paru dans nos rangs à peine à mon aurore, et reviens vieux soldat, quoique bien jeune encore. Oh! que de changements aux lieux où je naquis me rendent étranger à mon propre pays! Que d’enfants ont grandi que je n’ai pas vus naître! Et quels vieillards encore pourront me reconnaître? Mais un père, une sœur, objets de mon amour, et quelques vrais amis ont fêté mon retour ; heureux comme le sage, à l’abri de l’envie, désormais comme lui je vais cacher ma vie.

Crédule, je pensais avec sincérité me sauver à couvert de mon obscurité ; quand voilà tout à coup, dans ce temps déplorable, que du fond de l’enfer un monstre épouvantable, par le ciel en courroux est tiré tout exprès pour finir d’accabler les malheureux Français. Perfide scélérat, faussaire abominable, d’obscures trahisons, agent impénétrable, effroi des gens de bien que poursuit sa fureur, sans foi, sans probité, sans âme, sans honneur, détestable anonyme, exécrable parjure, diffamant avec art la vertu la plus pure, souriant à celui qu’il va percer au cœur, pour tout dire en un mot, un dénonciateur.

Oh! qui pourra nombrer ses innombrables crimes. Oh! qui pourra compter ses sanglantes victimes ! L’humble habitant des champs et celui des palais sont indistinctement poursuivis par ses traits ; nul n’en est à couvert, et sa bouche perfide répand sur tous les rangs son venin homicide. De la dernière place au plus illustre emploi, le monstre souille tout, jusqu’au palais du roi.

Notre gloire l’irrite, et de notre patrie il veut surtout bannir tous ceux qui l’ont servie. Cependant jusqu’alors, la fureur des partis en déchirant la France, épargna mon pays ; en proie aux alliés, nos provinces fertiles hébergeaient des amis destructeurs de nos villes, tandis que, protégés par leurs monts escarpés, les champs de l’Aquitaine étaient inoccupés. Pour la première fois bénissant sa misère, qui ferme à l’étranger sa paisible chaumière, le pauvre paysan écrasé sous l’impôt, payant sans murmurer, pleurait encore Turgot.

Quand la délation, qui d’abord incertaine marchait d’un pas timide et se glissait à peine, au crime s’enhardit par ses premiers succès, et dévoile à nos yeux ses coupables projets. Elle ourdissait dans l’ombre une trame honteuse, tout à coup au grand jour elle court furieuse ; et ses nombreux agents dans le crime exercés souvent sont délateurs ensemble et dénoncés. Bientôt on voit partout de zélés commissaires, d’une ignoble police, empressés émissaires, suspendre ou déposer quiconque eut le malheur d’occuper une place au gré du délateur.

Mais c’était nous surtout, restes de cette armée qui fatigua trente ans l’agile renommée, qu’il fallait, pour calmer une lâche terreur, punir d’avoir osé perdre tout, hors l’honneur. C’étaient nos vieux soldats que les listes fatales offraient en holocauste à ces cours prevôtales, qui, dans les jours sanglants de nos proscriptions, Provoquaient et jugeaient les conspirations! D’infâmes gazetiers, lâches et vils esclaves, quotidiennement insultaient tous les braves.

Je suis à demi-solde ? Eloignez-vous de moi ; quiconque est malheureux doit être hors la loi. On ne reconnaît plus les fils de la Victoire, que sous l’indigne nom de brigands de la Loire. Un ami, soupçonné de m’avoir salué, occupait une place? il est destitué. Je vis seul, retiré? je conspire dans l’ombre. Je reçois mes amis? on augmente leur nombre, et la police accourt à ce rassemblement, qui doit faire insurger tout le département.

3092625663_2_3_90tJ5PrGOn prépare bientôt la fête anniversaire du retour de ce roi qu’on chérit comme un père ; et l’on a très-grand soin de ne pas m’inviter, pour m’accuser plus tard de n’y pas assister. Pour nous persécuter tout devient légitime ; nous existons encore, et c’est là notre crime : on ne veut plus d’armée et surtout de Français, la France par la Suisse est gardée à grands frais.

Enfin, pour couronner toutes ces perfidies, l’enfer s’est surpassé dans les catégories! L’horizon politique, encore tout nébuleux, cependant par degrés s’éclaircit à nos yeux : dans le cours de septembre, une heureuse ordonnance vient, en séchant nos pleurs, rasséréner la France ; un nouveau ministère, appelé par nos vœux, doit nous faire espérer un destin plus heureux. Sans doute que bientôt notre noble indigence, seul fruit de nos travaux, aura sa récompense ; et sans doute bientôt le malheureux soldat obtiendra quelque part des bienfaits de l’état ?

Non , mon cœur s’est trop tôt ouvert à l’espérance! On nous oublie encore, lorsque toute la France jouit de voir enfin les décrets rapportés, Les étrangers partis et les prêtres dotés. Qui songerait à nous? nous souffrons en silence ; et ce n’est pas pour nous que renait l’abondance ; on a bien d’autres gens avant nous a payer, et l’argent de l’état se peut mieux employer. Mais, en attendant mieux, une belle ordonnance, pour nous dédommager sans surcroît de dépense, par un sublime effort de générosité, change la demi-solde en non-activité ( Il y a deux ans qu’on a remplacé sur nos revues mensuelle., par le titre de demi-activité, celui de demi-solde).

C’est en vain qu’au milieu d’une chambre orageuse, un loyal député d’une voix courageuse vote en notre faveur un seul amendement : on le rappelle à l’ordre, on force l’imprudent à quitter la tribune au milieu du murmure, et la droite et le centre obtiennent la clôture. Mais enfin le temps vole, et de l’an qui s’enfuit Le budget est fixé, et la session finit. Par de bons citoyens la chambre recrutée, remplace des sortants la part peu regrettée ; plus éclairés enfin sur leurs vrais intérêts. Plusieurs départements ont élu des Français. Ils ont éliminé les demandeurs de places, on ne veut plus savoir le prix de leurs grimaces ; et cette fois enfin, grâce à nos électeurs, nous allons voir un terme à nos longues douleurs.

Vain espoir! ce guerrier, ce héros intrépide, qu’honore de sa haine un courtisan avide, le vainqueur de Palosk, en travaillant pour nous, voit sa sollicitude allumer le courroux. De ceux qui , dès longtemps ardents à nous poursuivre, frémissaient qu’on voulût nous donner de quoi vivre. En vain le côté gauche a soutenu nos droits ; à la majorité, pour la seconde fois l’ordre du jour fatal, repoussant nos services, nous déshérite encore pour enrichir les Suisses.

Hé! payez donc au moins la légion-d’honneur! La loi au quinze mars fut faite par la peur ( Discours de S. Exc. le ministre de l’intérieur ou du garde des sceaux, je ne sais plus lequel ). Vous n’avez point de droits. Dans la même séance Il a pourtant suffi d’une simple ordonnance, aux mêmes contempteurs de droits si bien acquis pour doter amplement l’ordre de Saint-Louis! Nous n’avons point de droits! ô France ! ô ma patrie !. Mais c’est à tort pourtant qu’ici je me récrie quand pour nous consoler la non-activité devient, au même prix, disponibilité ( Il y a ici un léger anachronisme : la disponibilité existait avant cette session ; de plus, il est juste d’avouer qu’elle n’est pas au même prix pour les officiers d’état-major, à qui elle donne presque le double de la demi-solde, ce qui ne fait pourtant pas les deux tiers de leur traitement d’activité, ni même la moitié de ce même traitement avec les indemnités accoutumées ).

Mais ils sont en petit nombre, et forment un corps spécial ; et il n’est pas moins vrai que tous les autres officiers en expectative jouissent encore de la demi-solde telle qu’elle a été tarifée lors de son ingénieuse création, mais encore diminuée de la retenue proportionnelle non moins ingénieusement inventée depuis ; ce qui, avec la retenue pour les invalides, réduit de près d’un quinzième leur misérable demi-solde. Frappé de tant de coups sans perdre l’espérance, opposant aux revers une noble constance, Il est encore bien doux pour nos cœurs généreux que la France n’ait plus que nous de malheureux!

Les crimes poursuivis et la presse affranchie assurent désormais le sort de la patrie ; les délateurs jurés et leurs hideux suppôts sont tombés, grâce au ciel, ainsi que les prévôts. Et si des exilés, dispersés par l’orage, gémissent encore loin de notre heureux rivage, si l’on a refusé leur retour aux Français, notre bon roi l’a dit : ce n’est pas pour jamais. Oui, du fils de Henri nous devons tout attendre, au repos, au bonheur, lui seul saura nous rendre ; au mal qu’on nous a fait son cœur est étranger : lui seul ne faillit point, il veut tout réparer. Encore quelques efforts et la lutte est finie ; que la charte surtout soit enfin garantie et du mépris des grands et du courroux des sots, et rien ne pourra plus troubler notre repos.

Nommons des députés qui respectent la charte ; que pour l’interpréter aucun ne s’en écarte ; nommons des gens sans place et qui n’en veuillent pas ; surtout n’envoyons plus de mauvais avocats près du garde des sceaux courre des bénéfices ; nommons des gens enfin plus Français que les Suisses ! Et qu’avec Manuel, Lafayette et Bignon, Dupont et Chauvelin, Constant et d’Argenson, rivalisant toujours de zèle et de courage, Les nouveaux députés couronnent leur ouvrage ! Et bientôt nous aurons, avec la liberté, plus d’argent, point de Suisses et de l’activité.

FIN. – chevalier L.-G.-D.-T. D.-T.,…

2. Roman d’Honoré de Balzac sur les demi-soldes : La Rabouilleuse  LE CAFE LEMBLIN ( ou bien Lambelin) – Par Bernard Vassor

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medium_cafe_LEMBLIN.jpgC’était au Palais Royal, le café des bonapartistes, puis sous la restauration, les demi-soldes fréquentèrent cet endroit. Balzac, dans :  Les Célibataires, un ménage de Garçon, en parlant de Philippe Bridau :
“Philippe fut un des bonapartistes les plus assidus du café Lemblin, véritable Béotie constitutionnelle ; il y prit les habitudes, les manières, le style et la vie des officiers à demi-solde ; et, comme eût fait tout jeune homme de vingt et un ans, il les outra, voua sérieusement une haine mortelle aux Bourbons, ne se rallia point, il refusa même les occasions qui se présentèrent d’être employé dans la Ligne avec son grade de lieutenant-colonel. Aux yeux de sa mère, Philippe parut déployer un grand caractère.” 
(…)”Le parti constitutionnel, soutenu surtout par les officiers en demi-solde et par le parti bonapartiste, fit alors des émeutes autour de la chambre au nom de la charte, de laquelle personne ne voulait, et ourdit plusieurs conspirations. Philippe, qui s’y fourra, fut arrêté, puis relâché faute de preuves ; mais le Ministre de la Guerre lui supprima sa demi-solde en le mettant dans un cadre qu’on pourrait appeler de discipline. La France n’était plus tenable, Philippe finirait par donner dans quelque piège tendu par les agents provocateurs. On parlait beaucoup alors des agents provocateurs. Pendant que Philippe jouait au billard dans les cafés suspects, y perdait son temps, et s’y habituait à humer des petits verres de différentes liqueurs, Agathe était dans des transes mortelles sur le grand homme de la famille.”
4. Le bonapartisme : aux origines de la droite autoritaire (1800-1850) – Par Frédéric Bluche (page 130 – 136)

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Napoléon et l’Islam

En cette période de grandes polémiques ou la “religion” est prétexte à toutes les atrocités et au cautionnement de celles-ci, à des dérives d’idées extrêmes; j’ai personnellement été sensibilisé par un article récemment publié et mes recherches sur internet m’ont démontré que ce n’est pas la première ni la dernière fois que Napoléon Le Grand sera utilisé pour ou contre l’intime, la croyance, qui est parfois tellement profonde qu’elle ne peut plus être exprimée sans susciter le débat. Afin de replacer l’Église, la Mosquée, la Synagogue ou le Temple,… au milieu du village d’une humanité imparfaite, je souhaite par respect de la liberté des cultes et des différences qu’elles sous-tendent compléter l’article publié . Jacques JANSSENS

napoleon_and_his_general_staff_1867

En complément à un article récemment  publié sur http://www.zamanfrance.fr/article/napoleon-etait-il-musulman-15601.html dont le titre en lui-même est éloquent : Napoléon était-il musulman?   Je me permets de poser  le côté pragmatique de l’Empereur puisqu’il déclare dans ces mémoires :

“qu’ «Il fallait […] se concilier les idées religieuses […] ; il fallait convaincre, gagner les muphtis, les ulémas, les shérifs, les imams, pour qu’ils interprétassent le Coran en faveur de l’armée», lit-on dans ses Mémoires dictés au général Bertrand. L’auteur de l’article précise également que c’est dans ce contexte stratégique qu’il faut replacer les nombreuses citations liées à l’islam”Ce qui n’est pas un élément qui puisse permettre d’écrire que “Napoléon Bonaparte se serait converti à l’islam au crépuscule de sa vie”. Je convie l’auteur de l’article à lire l’excellent ouvrage de Monsieur Benhamou Albert l’Autre Sainte-Hélène : La captivité, la maladie, la mort et les médecins de Napoléon….

L'autre Sainte-Hélène - The other St Helena

Napoléon humaniste a sa propre interprétation de Dieu, qui se base sur sa propre expérience de vie; il réfléchit avec une âme passionnée sur la relation entre la foi chrétienne et la religion islamique. Mais il reste avant tout humaniste et ouvert à toutes les religions!

Houellebecq, polémiste devant l’éternel, déclare : «En arrivant en Égypte, Napoléon, s’il avait pensé que cela pouvait servir ses intérêts, il n’aurait pas hésité à se convertir à l’islam».

En ce qui concerne la proclamation de foi dictée par Napoléon Bonaparte, Cette dernière est juste adaptée à ses interlocuteurs!  :Je remercie Jean-Baptiste Muiron qui suite à une discussion dont le sujet était Napoléon Bonaparte et l’Islam a su retrouver la-dite proclamation :

La proclamation  de Terraneh, le 29 messidor an 7 (17 juillet 1799).

PROCLAMATION.

Il n’y a d’autre dieu que Dieu, et Mahomet est son prophète.

Aux scheicks, ulémas, schérifs, imans et fellahs de la province de
Bahhireh.

Tous les habitans de la province de Bahhireh mériteraient d’être châtiés; car les gens éclairés et sages sont coupables lorsqu’ils ne contiennent pas les ignorans et les méchans. Mais Dieu est clément et miséricordieux, le prophète a ordonné, dans presque tous les chapitres du Koran, aux hommes sages et bons d’être clément et miséricordieux: je le suis envers vous. J’accorde par le présent firman un pardon général à tous les habitans de la province de Bahhireh qui se seront mal comportés, et je donne des ordres pour qu’il ne soit formé contre eux aucune recherche. J’espère que désormais le peuple de la province de Bahhireh me fera sentir par sa conduite qu’il est digne de pardon.

BONAPARTE.

Rien de plus qu’une proclamation se voulant être comprises par les destinataires musulmans….

Waterloo autrement – De Waterloo à Sainte-Hélène – Basil Jackson

YVC

Les éditions Jourdan viennent de rééditer les notes et souvenirs d’un officier d’état-major “Basil Jackson”, préfacé par Yves VANDER Cruysen sous le titre De Waterloo…à Sainte-Hélène.

Jourdan: bicentenaire de Waterloo “De Waterloo à Sainte-Hélène”

couverture

Basil Jackson ou le “Young polisson” selon le Major Gorrequer Gidéon(ce dernier fait preuve d’un humour si féroce que ses descendants tiendront son journal secret jusqu’en en 1969 ). A côté de ce “polisson” se cache une autre facette, celle d’un témoin direct de la bataille de Waterloo et de ces terribles scènes des lendemains de guerre. Ce qui est déjà une contribution appréciable à l’histoire de Waterloo (VANDER CRUYSEN). Sa connaissance de la Belgique sera certainement un atout dans la transmission des ordres aux divers corps alliés. D’une rare humilité, son témoignage bouleversant sur la bataille de Waterloo est digne d’être lu et est construit d’une façon tellement réaliste qu’il est difficile de ne pas s’y attacher. Waterloo….Autrement! Par Yves VANDER CRUYSEN – éditions Jourdan

Jacques JANSSENS

Autres ouvrages de Basil Jackson en anglais :

Présentation du livre par Yves VANDER CRUYSEN : https://www.youtube.com/watch?v=CRbn8lhZaHc

Vidéos en épisodes :  http://napoleonbonaparte.be/2015/03/les-carnets-de-basil-jackson-retour-a-waterloo/ A l’occasion du bicentenaire de la bataille de Waterloo, les éditions Jourdan rééditent en français les Mémoires de Basile Jackson, témoin de la bataille aux côtés de Wellington qui a ensuite accompagné Napoléon à Sainte-Hélène. Ces mémoires, traduites en français en 1912, étaient pratiquement introuvables bien que quelques extraits plus connus continuaient à circuler. Elles ont été retrouvées par Yves Vander Cruysen, qui en a tiré le scénario de capsules historiques réalisées par TV Com (Brabant wallon), actuellement diffusées sur la RTBF et qui vont être reprises sur TV5 Monde en juin. Basile Jackson, mort en 1889 alors qu’il avait 94 ans, s’était engagé dans l’armée anglaise à 18 ans et a intégré l’état major de Wellington un an plus tard. Il a notamment assisté à Waterloo à la rencontre entre Wellington et Blücher, et a été chargé du nettoyage du champ de bataille côté anglais. Il était aussi à Paris lors de l’arrivée des occupants prussiens, puis s’est rendu à Sainte-Hélène lorsque Napoléon y a été envoyé en exil.http://www.sudinfo.be/1264646/article/2015-04-16/les-memoires-de-basil-jackson-reeditees-pour-le-bicentenaire-de-la-bataille-de-w

Joli garçon, très bon dessinateur, cultivé et brillant causeur (Dictionnaire historique de Sainte-Hélène de Jacques MACE). Bien qu’il n’ait vu l’Empereur qu’une seule fois, il est néanmoins l’espion de Hudson Lowe auquel il transmet tous ses jugements construits en grande partie de ragots recueillis auprès des proches de l’Empereur sans vérifications… et dont il fait l’éloge à Sainte-Hélène…et il restera néanmoins un thuriféraire de Lowe! (Napoléon prisonnier – Joseph Mougins-Roquefort – p 263 et suivantes). L’empereur dira de lui qu’il est un mirliflore et un mouchard! (Napoléon prisonnier – page 271).

File:Lieutenant Colonel Basil Jackson.jpg
Basil Jackson

 

 

Napoléon, protecteur des arts – Musée François Duesberg -7000 Mons

mons muséeL’Exposition  a un tel succès qu’elle sera prolongée jusqu’à la fin de l’année 2015! Cette institution culturelle de premier plan détient très probablement le record pour une collection privée: 3 x 2 = 6 étoiles ! Un musée incontournable! il est le seul lieu touristique de la ville à compter 3 X 2 étoiles au prestigieux Guide Michelin(

Musée François Duesberg – Square F. Roosevelt, 12 – 7000 Mons

Ouvert ma., jeu., sam. et dim., 14h > 19h

Visites guidées sur demande auprès du baron F. Duesberg

Contacter par mail  T. 0032(0)65.36.31.64

Une invitation au voyage et à l’exotisme

  • Un lieu unique !

Face à la collégiale Sainte-Waudru, découvrez un exceptionnel musée d’arts décoratifs (1775-1825) à vocation multiculturelle, humaniste et didactique avec non seulement une prestigieuse collection de pendules, unique au monde, mais également de majestueux bronzes dorés français, superbes porcelaines (surtout de Paris et Bruxelles), somptueuses orfèvreries (dont le réputé poinçon montois), rares bijoux (dont un précieux ensemble de camées) et innombrables objets de haute curiosité.

Un écrin de la vie de la haute société française à la fin du XVIIIe et au début du XIXe siècle, au départ de la célèbre thématique du “Bon Sauvage”, illustrée notamment par le roman “Paul et Virginie” de Bernardin de Saint-Pierre (1788) et par celui d'”Atala” (1801) de René de Chateaubriand.

Le Musée François Duesberg est incontestablement l’un des fleurons touristiques montois. Pour preuve, il est le seul lieu touristique de la ville à compter 3 X 2 étoiles au prestigieux Guide Michelin, LA référence en la matière. Deux 2 étoiles lui ont été décernées pour l’extraordinaire collection de pendules, deux autres étoiles pour la qualité du musée, et les deux nouvelles pour sa merveilleuse collection de porcelaines.

Cette institution culturelle de premier plan détient très probablement le record pour une collection privée: 3 x 2 = 6 étoiles !

http://www.duesberg.mons.be/galerie-photos

  •  Les Arts décoratifs dans toutes leurs splendeurs

A l’instar du célèbre roman « Paul et Virginie », c’est une invitation au voyage vers un ailleurs idyllique nimbé d’exotisme que nous lance le baron François Duesberg lorsqu’il nous ouvre les lourdes portes de son musée. Derrière les grilles massives et ouvragées – vestiges de l’ancienne Banque Nationale de Belgique qu’abritait d’abord le superbe immeuble situé Square Roosevelt – s’offre aux visiteurs l’instantané fugace et précieux d’un aménagement délicat et parfait, subtilement agencé par les époux Duesberg.

Photos : C. Carpentier

Le Musée François Duesberg, musée d’arts décoratifs à Mons, vient de voir son importance encore une fois soulignée, puisqu’il a été très récemment auréolé d’une nouvelle série d’étoiles dans l’édition 2013 de l’incontournable « Guide vert Michelin ». En effet, le musée s’y voit gratifié de deux étoiles. Mais, fait rarissime, la célèbre collection de pendules anciennes, que nous envient et convoitent les plus grands musées du monde, reçoit spécifiquement deux étoiles également.

Cette collection de pendules anciennes forme le cœur d’une exposition permanente, unique et inédite, mélangeant objets de bronze dorés, d’argent et de porcelaine, où s’allient, dans un raffinement feutré et subtil, l’art d’un temps révolu et l’art de la table.

Accessibles à tous types de publics

Ces deux thèmes s’égrènent au gré des nombreuses vitrines conçues par le couple Duesberg à la manière d’un cabinet de curiosité… ou plutôt d’un cabinet des merveilles, où chaque objet ravit la vue et stimule l’imagination.
L’intelligence de la muséographie appliquée par François et Betty Duesberg rend chaque visite variée et passionnante : littérature française de l’époque des Lumières, histoire sociale et des mœurs, histoire des techniques et de leurs inventions, création artistique, muséologie et décoration intérieure, etc.  Leur approche muséale s’adapte d’ailleurs à tous les publics, notamment aux plus jeunes.

« C’est la passion le seul moteur qui donne un sens à l’existence »

La collection qu’il nous présente, François Duesberg la qualifie de presque pathologique: « C’est la passion, le seul moteur qui donne un sens à l’existence. La passion, qui marie en son sein la joie la plus vive et l’angoisse la plus terrible ». Que cette collection soit l’œuvre d’une vie d’un seul couple lui ajoute une plus-value importante. Et celle-ci, particulièrement, est indissociable de l’âme de ses auteurs.

Baron F. Duesberg et son épouse

Pour toutes ces raisons, la collection rassemblée par Betty et François Duesberg fait référence: les plus grands experts, les plus grands musées étrangers et les représentants du marché de l’art la considèrent en effet comme tout à fait avant-gardiste et originale, de par sa conception et par le fil rouge qui la sous-tend.

En ce qui concerne plus particulièrement les pendules, la plupart des musées d’autres pays européens ne parviennent d’ailleurs pas à exposer des pièces d’une variété et d’une qualité comparables. Cela n’est d’ailleurs pas étonnant au vu de la perfection de la collection d’horlogerie, principalement parisienne, au même niveau que celles du Musée du Louvre, du Musée des Arts Décoratifs et du Mobilier National à Paris.
C’est dire l’importance de ce lieu qui incarne la réflexion sur les liens intimes entre culture et technologie, tels que conçus au Siècle des Lumières dans le cadre d’un évènement tel que Mons 2015.

Des pendules, des orfèvreries, des porcelaines…

Les collections du Musée François Duesberg s’inscrivent magnifiquement dans une mise en valeur d’une des époques de gloire de la ville de Mons, le XVIIIe siècle, au même titre que son patrimoine immobilier riche, varié et étonnamment bien conservé.

Le Musée François Duesberg présente de façon détaillée un aspect vivifiant du Siècle des Lumières, sur la base de collections rassemblées par un couple de mécènes, qui vous invite à découvrir ou à redécouvrir les pendules, les bronzes dorés et/ou patinés, les porcelaines, les orfèvreries et les camées dans ce temple sublime de l’Art néo-classique.

Monumentale pendule de Paul et Virginie entourée de bustes de Bonaparte et Napoléon
Photo : C. Carpentier

L’intrigante dotation du Duc de Wellington en Brabant wallon

http://waterloo.1410.be/lintrigante-dotation-du-duc-de-wellington-en-brabant-wallon/

http://waterloo.1410.be/wp-content/uploads/Duc-de-Wellington-Waterloo.jpg

Deux cents ans après la bataille de Waterloo, l’actuel duc de Wellington dispose toujours de mille hectares de terres en région nivelloise. Anachronisme ou vestige salutaire? C’est l’histoire d’une dotation controversée mêlant noblesse britannique et agriculteurs satisfaits.

Le 18 juin 1815, le duc de Wellington signe la retentissante victoire contre l’armée de Napoléon lors de la bataille de Waterloo. Le mois suivant, Guillaume Ier lui octroie le titre de prince de Waterloo, transmissible à chaque premier descendant masculin des générations suivantes – on parle d’un ordre de primogéniture. Dans un arrêté royal du 29 septembre 1815, le Roi des Pays-Bas y assortit un « gage de la reconnaissance nationale »: un majorat « napoléonien » de 1083 hectares, répartis dans trois zones boisées en périphérie nivelloise. La dotation sera « possédée irrévocablement et à perpétuité par le prince de Waterloo et ses descendants légitimes ».

Le duc ne peut ni vendre les terres ni les produits que génèrent les hectares qui lui sont cédés. De 1817 à 1870, il obtient le droit de défricher intégralement les parcelles boisées pour les convertir en terres agricoles, sans pouvoir bénéficier du produit de la vente du bois. Celui-ci est dès lors inscrit au Grand livre de la dette publique, pour un montant de 2,3 millions de francs-or. Cette disposition, qui constitue à l’époque une forme de prêt à l’Etat belge, aboutit sur la souscription d’une rente: l’Etat ne remboursera pas le capital mais en paiera perpétuellement les intérêts au duc de Wellington.

En 1988, l’Etat belge passe discrètement une convention avec le huitième duc afin de mettre fin à la rente. En contrepartie, ce dernier obtient la pleine propriété sur 25 hectares de la dotation. Si l’accord vise à éteindre la polémique liée à la rente, les terres cédées aux Wellington continuent pourtant à alimenter la controverse, consacrée en 2001 dans le livreWellington et l’argent des Belges ou la seconde bataille de Waterloo (éd. Luc Pire), sous la signature de l’ancien sénateur Jean-Emile Humblet.

lion-de-waterloo« La dotation est inattaquable et incontestable », assène Serge de Meeûs, dont la famille gère le patrimoine foncier des Wellington depuis 1937. C’est notamment vers lui que convergent, chaque année, les revenus liés au fermage à verser au duc – environ 125 000 euros par an. « Le montant des baux est régi par le ministère de l’Agriculture. Quant au duc, il s’acquitte évidemment de l’impôt foncier. Pour l’Etat belge, cette dotation constitue une rentrée d’argent et non une dépense. Pour les agriculteurs, c’est de l’or. Ils disposent de baux de très longue durée avec l’assurance que les terres ne seront jamais revendues. »

Aujourd’hui âgé de 99 ans, le duc n’est plus en mesure d’effectuer le déplacement jusqu’en Belgique. Mais la famille est toujours bien représentée par Arthur Charles Wellesley (69 ans), marquis du Douro et désigné comme le futur neuvième duc de Wellington. Cet ancien parlementaire européen du Parti conservateur s’est reconverti en homme d’affaires depuis quelques années. Administrateur de plusieurs sociétés cotées en Bourse, c’est désormais lui qui rend visite aux fermiers du territoire régi par la dotation. Les agriculteurs qui l’ont accueilli dans un timing parfaitement maîtrisé le décrivent comme un homme simple et avenant.

Il n’existe, en Belgique, aucune autre dotation similaire attachée à un titre nobiliaire.

Article de Chritophe Leroy pour Le Vif

Précision sur la rente : http://www.lachambre.be/kvvcr/showpage.cfm?section=qrva&language=fr&cfm=qrvaXml.cfm?legislat=52&dossierID=52-B061-321-0396-2008200908192.xml

Auteur Bruno Stevenheydens, VB
Département Vice-premier ministre et ministre des Finances et des Réformes institutionnelles
Sous-département Finances
Titre Rente annuelle versée aux héritiers du duc de Wellington.
Date de dépôt 27/03/2009

À la suite de la victoire de 1815 à Waterloo, le titre de prince de Waterloo avait été conféré, à l’époque, au duc de Wellington. Selon mes informations, le duc de Wellington et ses successeurs ont reçu l’usufruit de quelque 1.100 hectares de terrain dans la région de Nivelles et de Genappe, converti par la suite en terrain agricole plus rentable et en bons d’État. Jusqu’en 1988, l’État belge aurait continué à payer une rente de 100.000 francs aux successeurs du duc de Wellington. Cette année-là, la rente a été échangée contre 24 hectares de terrain donnés au duc en pleine propriété. Le duc de Wellington a aussi  perçu les revenus des baux à ferme des agriculteurs installés sur ces terrains  agricoles. Selon mes sources, en 2000, les revenus de ces baux s’élevaient à environ 5 millions de francs par an. La Constitution stipule que le Roi a le droit de conférer les titres de noblesse. La perception du fermage des terrains agricoles découle de cette disposition et est explicitement attachée au titre de duc de Wellington dont la transmission ne peut se produire qu’en ligne directe. Il semblerait néanmoins que la dévolution en ligne directe a déjà été enfreinte à trois reprises. 1. Êtes-vous informé de cette situation ? 2. Quelle est votre position ? 3. Quelles mesures ont-elles été prises au cours des années écoulées pour y remédier ?

Statut 1 réponse normale – normaal antwoord
Publication réponse     B066
Date publication 22/06/2009, 20082009

1. Je suis au courant par mon administration de cette affaire. A l’exposé repris dans la question, il convient cependant d’apporter les précisions suivantes. – La dotation du prince de Waterloo, transmissible à sa descendance masculine par ordre de primogéniture, a été reprise par la Belgique en vertu des dispositions du traité signé à Londres le 15 novembre 1831 et ratifié par arrêté royal du 22 novembre 1831 sur base de la loi du 7 novembre 1831 ainsi que du traité définitif de paix conclu à Londres le 19 avril 1839 et approuvé par la loi du 3 février 1843. Cette reprise était une conséquence de l’application du droit international coutumier qui régit la succession d’Etats, notamment quand un Etat nouveau prend naissance sur une portion de territoire de l’Etat prédécesseur qui ne disparaît pas pour autant. Les règles de ce droit international tendent essentiellement à protéger les intérêts des tiers et plus particulièrement les droits acquis par les étrangers. – Initialement, cette dotation d’environ 20.000 florins, créée par arrêté-loi du 29 septembre 1815 pour être possédée irrévocablement ainsi qu’à perpétuité et attachée au titre de prince de Waterloo conféré par arrêté royal du 8 juillet 1815 du Roi Guillaume des Pays-Bas, portait alors à la fois sur des immeubles (environ 1.083 hectares) et sur une rente annuelle. Seul le capital assurant le paiement de cette rente annuelle a été ultérieurement annulé par convention du 7 juin 1872 passée entre l’Etat belge et le deuxième duc de Wellington, prince de Waterloo, pour mieux faire ressortir l’inaliénabilité de cette rente en l’affranchissant d’un remboursement du capital et de l’action normale de l’amortissement. – Suite à diverses expropriations, les immeubles affectés à cette dotation ont vu leur superficie réduite à environ 986 hectares et le montant de la rente annuelle porté à 81.128 francs. – Par convention conclue le 26 janvier 1988 entre l’Etat belge et le huitième duc de Wellington, prince de Waterloo, ce dernier a renoncé définitivement et irrévocablement à cette rente. En contrepartie, l’Etat belge qui, en l’absence de descendance masculine par ordre de primogéniture du prince de Waterloo, dispose d’un droit de retour sur les immeubles de la dotation, a renoncé de son côté à son droit de retour sur 25 hectares affectés à la dotation. – Au regard des dispositions constitutives du titre de prince de Waterloo et de la dotation attachée à ce titre, il est inexact d’affirmer que la transmission de ceux-ci ne peuvent seulement se faire que par succession directe et que le lien direct par succession n’aurait, par trois fois, pas été respecté. – Les princes successifs ont toujours respecté leurs obligations, notamment en matière de droits de succession calculés après chaque décès sur la valeur de l’usufruit des immeubles de la dotation. En matière de bail à ferme, les princes, en tant que bailleur, s’en tiennent au fermage légal, ne se sont jamais désintéressés de la gestion des immeubles de la dotation et se sont toujours montrés, aux dernières informations en possession de mon administration, bons gestionnaires à la grande satisfaction de leurs locataires ou emphytéotes qui cultivent les terres. 2. Eu égard à ce qui précède, il n’y a pas de raison de déroger à l’attitude de mes prédécesseurs dont le souci, lors des conventions intervenues, semble d’avoir été d’éviter que la dotation ne grève encore le budget de l’Etat belge, tout en veillant à conserver à l’Etat belge son droit de retour sur la presque totalité des biens de la dotation. 3. La réponse à la troisième question de l’honorable membre trouve sa réponse dans ce qui précède.

ROUTE de l’ARMÉE GROUCHY – Campagne de Belgique – Juin 1815

En marge des routes traditionnelles Napoléoniennes, une nouvelle route plus “touristique” vient compléter les routes historiques et nous ne pouvons que nous féliciter de participer au souvenir et à la mémoire du Maréchal Grouchy qui, bien que fortement  controversé à tort ou à raison, réussit à sauver toutes ses troupes et à traverser les territoires occupés au “nez et à la barbe” d’un ennemi trop content d’une victoire qui n’a de mérite que le nom tant l’issue en était incertaine! Voir aussi: Les fraises de Grouchy

Il s’agissait du sauvetage de 32.000 hommes et il en recevra le compliment ainsi libellé : «Vous avez rendu à la France un service qui sera apprécié de tout le monde» : tel fut l’éloge que le maréchal reçut, quelques jours plus tard du ministère de la Guerre.

Un site dédié se trouve sous l’onglet Routes Napoléon de mon blog.

http://www.napoleon-grouchy-1815.com/

Jacques JANSSENS

Au-delà des manifestations programmées en 2015, directement liées à l’Histoire napoléonienne, ce projet est celui de la valorisation d’un itinéraire touristique complet, s’insérant dans les campagnes de promotion des atouts des Maisons du Tourisme concernées. Elle offre et vise une belle complémentarité à la « Route Napoléon en Wallonie », qui s’égrène, elle, de Beaumont à Waterloo. En effet, outre l’histoire de la retraite des armées du maréchal Grouchy et les événements liés aux commémorations de 2015, elle met en valeur le patrimoine historique de chaque commune traversée.

De Namur à Givet, la Route se fond avec la vallée de la Meuse, itinéraire touristique d’exception et de toute beauté, par excellence.

route grouchy avec flèches
En gris, route de Grouchy

Au lendemain de la défaite de Napoléon le 18 juin 1815, le maréchal Grouchy, qui combattait près de Wavre, organise la retraite de ses troupes vers la France en passant par Namur, Dinant et Givet,  entre le 19 et le 21 juin. Personnalité hautement polémique, injustement parfois désigné comme responsable de la défaite de l’Empereur, à cause de son absence à Waterloo ou de son manque d’initiative, Grouchy mène pourtant le dernier combat victorieux de l’armée napoléonienne à Wavre. Il assure en outre le retour en France de la quasi-totalité des corps d’armée sous son commandement dans une situation pourtant difficile tout en protégeant, de la sorte, le reflux chaotique et en pleine débandade d’éléments français fuyant Waterloo. 2015 est donc l’occasion de réhabiliter le souvenir de cette bataille de Wavre ainsi que la mémoire du maréchal Grouchy qui, loin d’être un traître, puisqu’il s’applique scrupuleusement à appliquer les ordres reçus de l’Empereur, a eu une conduite plutôt remarquable comme en témoigne sa retraite qui a ramené au pays plus d’un tiers de l’Armée napoléonienne du Nord défaite.

http://www.1789-1815.com/grouchy1.htm

Le rapport de Grouchy à l’Empereur, rédigé à Dinant le 20 juin 1815, est paru dans le Moniteur du 24 juin. Il est à remarquer (et je ne connais pas d’historien qui l’ait fait jusqu’à présent) que Grouchy, dans le 3e §, en parlant de la bataille livrée par l’Empereur le 18 juin, parle de “bataille de Waterloo“, et ce doit être la première fois que la bataille est ainsi désignée par un Français : le rapport de Wellington, daté de Waterloo, n’est paru dans le Moniteur que le 27 juin.

Rapport à l’Empereur, Dinant, le 20 juin 1815
Sire,
 Ce n’est qu’à près de sept heures du soir, le 18 juin, que j’ai reçu la lettre du duc de Dalmatie, qui me prescrivait de marcher sur Saint-Lambert, et d’attaquer le général Bulow. J’avais rencontré l’ennemi en me portant sur Wavres, à hauteur de la baraque. Sur-le-champ il avait été abordé, poussé jusques dans Wavres, et le corps Vandamme attaquait cette ville et était fortement engagé. La portion de Wavres, sur la droite de la Dyle, était emportée, mais on éprouvait de grandes difficultés à déboucher de l’autre côté. Le général Gérard essayait d’enlever le moulin de Bielge, et d’y passer la rivière ; il ne pouvait y réussir : il y avait été blessé d’une balle dans la poitrine, blessure qui heureusement n’est pas mortelle. Le lieutenant-général Alix avait été tué à l’attaque de Wavres ; dans cet état de choses, impatient de pouvoir déboucher sur le mont Saint-Lambert, et coopérer aux succès des armes de V.M……  Dans cette journée si importante, je dirigeai sur Limale la cavalerie de Pajol, la division Teste, et deux des divisions du général Gérard, afin de forcer le passage de la Dyle, et de marcher contre le général Bulow. Le corps du général Vandamme entretint l’attaque de Wavres et du moulin de Bielge, d’où l’ennemi faisait mine de vouloir déboucher ; ce que je jugeai qu’il ne pourrait effectuer, la position et le courage de nos troupes répondant qu’il n’y parviendrait pas. Mon mouvement sur Limale prit du temps, à raison de la distance ; cependant j’arrivai, j’effectuai le passage, et les hauteurs furent enlevées par la division Vichery et la cavalerie. La nuit ne permit pas d’aller loin, et je n’entendais plus le canon du côté où V.M. se battait.
Dans cette position, j’attendis le jour : Wavres et Bielge étaient occupés par les Prussiens. Le 19 à trois heures du matin, ils attaquèrent à leur tour, voulant profiter de la mauvaise position où j’étais, et prétendant me rejeter dans le défilé, enlever l’artillerie qui avait débouché et me faire repasser la Dyle. Leurs efforts furent inutiles ; l’intrépidité des troupes mit à même de repousser toutes les attaques, de culbuter les Prussiens et de faire enlever par le division Teste le village de Bielge ; le brave général Penne y fut tué.
wavre 1815 - 2
Le général Vandamme faisant alors passer par Bielge une de ses divisions, enleva sans peine les hauteurs de Wavres, et sur toute ma  ligne le succès fut complet. J’étais en avant de Rozierne, me disposant à marcher sur Bruxelles, lorsque j’ai reçu la douloureuse nouvelle de la perte de la bataille de Waterloo. L’officier qui me l’apporta me dit que V.M.. se retirait sur la Sambre, sans pouvoir préciser sur quel point il entrait dans ses vues que je me dirigeasse. Engagé sur toute ma ligne, je cessai de poursuivre, et préparai mon mouvement rétrograde. L’ennemi en retraite ne songea pas à me suivre. Je marchai jusqu’à Temploux et Gembloux ; ayant ma cavalerie légère à Mari de Saint-Denis et mes dragons sur Namur. Apprenant que l’ennemi avait déjà passé la Sambre et se trouvait sur mon flanc ; n’étant pas assez fort pour opérer une diversion utile pour l’armée de V.M.. sans compromettre celle que je commandais, je marchai sur Namur ; le 4e corps par la route de Namur à Charleroi, et le 3e par celle directe qui y conduit de Temploux. Dans ce moment les queues des deux colonnes furent attaquées ; celle de droite ayant fait son mouvement rétrograde plus tôt qu’on ne s’y attendait compromit un instant la retraite de celle de gauche. De bonnes dispositions réparèrent tout ; deux pièces qui avaient été prises furent reprises par le brave 20e de dragons, sous les ordres du colonel Briqueville, qui enleva en outre un obusier à l’ennemi. Les faibles carrés du ….. régiment, chargés par une cavalerie nombreuse, l’attendirent à bout portant, lui firent essuyer une perte énorme, et prouvèrent ce que peuvent de bonnes dispositions, jointes à une attitude calme et un feu bien dirigé. La cavalerie ennemie, chargée à son tour par le 1er de hussards aux ordres du maréchal-de-camp Clary, laissa en nos mains nombre de prisonniers. Tout rentra donc sans perte dans Namur. Le long défilé qui règne depuis cette place jusqu’à Dinan, défilé où l’on ne peut marcher que sur une seule colonne, et les embarras résultant des nombreux transports de blessés que je conduisais avec moi, rendaient nécessaire de tenir longtemps la ville, où je ne trouvai pas les moyens de faire sauter le pont. Je chargeai de la défense de Namur le général Vandamme, qui, avec son intrépidité ordinaire, s’y maintint jusqu’à huit heures du soir ; de sorte que rien ne resta en arrière, et que j’occupai Dinan.
L’ennemi a perdu des milliers d’hommes à l’attaque de Namur, on s’est battu avec un acharnement rare, et les troupes ont fait leur devoir d’une manière bien digne d’éloge.
Je suis avec respect,
Sire,
De Votre Majesté
Le très-fidèle sujet,
Le maréchal comte de Grouchy
  •  OPPORTUNITE D’UNE TELLE ROUTE

2015 est l’année de commémoration du bicentenaire de la bataille de Waterloo, et plus généralement de la Campagne de Belgique. Outre les combats et les lieux où ils se sont déroulés, il est important de valoriser les épisodes militaires liés aux batailles menées en Wallonie, offrant ainsi un aperçu complet des événements et du déroulement de cette Campagne de Belgique. Dans ce cadre, la création d’une « Route de l’Armée Grouchy », qui reprend l’itinéraire de retraite du maréchal, de Wavre à Givet, invite les touristes et les amateurs d’histoire à découvrir des villes et des lieux remarquables de notre patrimoine wallon. wavre 1815 Ferraris

La retraite, par Namur et Charleroi http://www.afew.be/Bataille/retraite.html

Quand, sur le point de marcher sur Bruxelles, Grouchy, victorieux à Wavre, avait appris la défaite de l’Empereur, sa situation est dramatique : il doit gagner Givet par Namur et Dînant mais il est isolé derrière les armées ennemies qui, à tout moment, pourraient lui couper la route et anéantir ses 32.000 hommes !D’abord, il envoie la brigade des dragons d’Exelmans se saisir de Namur et il divise ses autres forces en deux colonnes : celle de droite – le 4e Corps – il la dirige vers Gembloux; celle de gauche -le 3e Corps – vers Grand-Leez, la cavalerie de Pajol étant chargée de les protéger et de garder le contact avec les Prussiens.

Une poursuite tardive

Ceux-ci n’engagent que tardivement la poursuite. Le 2e Corps de Pirch, 1er et 2e Corps de von Thielmann ne quittent leurs bivouacs que le 20 juin dans la matinée alors qu’Exelmans a déjà gagné Namur et occupé les ponts de la Sambre et de la Meuse, Vandamme, avec le 3ème Corps reçoit l’ordre de protéger la retraite du 4e Corps. Il prend ainsi position dans les faubourgs et tient tête aux Prussiens.   Dans «Waterloo 1815», Houssaye écrit à ce sujet : «La cavalerie, tout le 3ème Corps, les convois entrent dans Namur. Les Prussiens y étaient exécrés. Les Français en retraite y apportent les risques terribles de la guerre. Ils n’en sont pas moins reçus en amis. La municipalité fait distribuer 100.000 rations de pain et 100.000 rations d’eau de vie. Les femmes apportent, jusque sous les balles, des vivres aux soldats et des secours aux blessés.

Des vétérans des campagnes napoléoniennes en voyant arriver cavaliers et fantassins français se joignent à eux pour reprendre le combat..

Protégés par la division Treste, les 3e et 4e Corps réussissent à passer la Sambre avant la nuit et à s’engager le long de la Meuse en direction de Dinant. Avec huit pièces de campagne et quelque 2.000 hommes répartis sur les remparts aux trois portes de l’est : les portes Saint-Nicolas, de Louvain et de Fer, le général Teste repousse deux attaques prussiennes et parvient à s’échapper par la porte de France. Les colonels von Bismarck et von Zastrow furent tués dans l’engagement. Le lieutenant Fauville, natif de Patignies, de la division Teste est tué dans l’arrière-garde dont les morts reposent au cimetière de Namur (Belgrade).

Pirch n’osa pas poursuivre les Français, bien que ceux-ci n’avaient pu, faute de moyens, détruire le pont de la Sambre.

Toutes les troupes de Grouchy se trouvaient ainsi réunies.

«Vous avez rendu à la France un service qui sera apprécié de tout le monde» : tel fut l’éloge que le maréchal reçut, quelques jours plus tard du ministère de la Guerre.

Mais il est toujours sans ordre quant à la direction à prendre. Après avoir consulté ses chefs de corps, il décide de marcher sur Reims par Rocroi…. http://www.afew.be/Bataille/retraite.html

Autre témoignage : http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k6365566m.r=marie+curie.langFR – page 205 et suivantes :

Titre : Journal du général Fantin Des Odoards, étapes d’un officier de la Grande Armée, 1800-1830 – Auteur : Fantin des Odoards, Louis Florimond (1778-1866) – Éditeur : E. Plon, Nourrit et Cie (Paris) – Date d’édition : 1895

…Je continue le récit commencé hier.

Le feld-maréchal Blücher, si maltraité la veille, était en pleine retraite, immédiatement après la revue passée à la hâte par l’Empereur, les 3me et 4me corps, la division Teste du 6me corps et la cavalerie Excelmans et Pajol eurent ordre de suivre les Prussiens, tandis qu’avec le gros de l’armée S. M. marchait elle-même vers la gauche pour en finir avec Wellington. De cette séparation ont résulté nos désastres. Le maréchal Grouchy, qui avait le commandement de cette aile droite, laquelle était forte de 32 mille hommes et de plus de 100 bouches à feu, mit une telle lenteur dans son mouvement, qui demandait une grande célérité, qu’à Gembloux, petite ville belge, à 2 lieues [ca. 9 km] seulement du champ de bataille de la veille, il fallut s’arrêter parce qu’on avait perdu les traces de l’armée prussienne, et qu’on ne savait si elle se dirigeait sur Bruxelles ou sur Liège. On bivouaqua en avant de Gembloux, dont la population nous accueillit au son de toutes ses cloches, et aux cris de vive l’Empereur! ce qui, par parenthèse, n’empêcha pas nos pillards d’y commettre mille désordres.

Dans la nuit, des renseignements certains ayant enfin appris que c’était vers Bruxelles qu’avaient marché les Prussiens, nous primes cette direction au point du jour. Parvenus à Wavre, ville sur la Dyle, nous les y trouvâmes en position et aussitôt on en vint aux mains. Au lieu de passer la Dyle au-dessus ou au dessous de Wavre, où elle est guéable en maint endroit, le général Vandamme, chargé de la franchir pour débusquer l’ennemi, voulut, dans la ville même, emporter un pont soigneusement barricadé et protégé par des milliers de tirailleurs postés dans les maisons de l’autre rive. Il fallait tourner cette forte position; mais ce général s’entêta à l’aborder de front avec des masses qui, engagées dans une longue rue perpendiculaire au pont, recevaient tout le feu des Prussiens sans pouvoir utiliser le leur. Nous perdîmes là beaucoup de monde infructueusement. Le 70me régiment, le même qui avait été déconfit deux jours auparavant, ayant été chargé de déblayer le pont sous une grêle de balles, y fut mis en déroute. Ramené par son colonel, il hésitait encore quand ce brave Maury, saisissant son aigle, s’écria: « Comment, canaille, vous m’avez déshonoré avant-hier, et vous récidivez aujourd’hui! En avant. Suivez-moi! » – Son aigle à la main, il se précipite sur le pont, la charge bat, le régiment le suit; mais à peine est-il aux barricades que ce digne chef tombe mort, et le 70me fuit de plus belle, et si rapidement que sans le secours d’hommes de mon 22me l’aigle qui était à terre, au milieu du pont, à côté de mon pauvre camarade étendu sans vie, allait devenir la proie des tirailleurs ennemis qui déjà cherchaient à s’en saisir.

Sur d’autres points, nos attaques d’une rive à l’autre de la Dyle n’eurent pas plus de succès, parce qu’elles furent mal combinées, mollement exécutées et le terrain mal étudié. Vers la nuit, cependant, on parvint à passer la rivière au dessus de Wavre. Il était trop tard.

Le général Vandamme convint, le lendemain, qu’il avait commis là une faute; mais le mal était fait. Il est d’autant plus à déplorer qu’on ait aussi mal employé un temps précieux que la perte de la bataille de Waterloo n’a pas d’autre cause. Pendant que les Prussiens nous amusaient ainsi par un rideau de tirailleurs et nous tenaient en échec, leurs masses principales, favorisées par un terrain montueux et boisé qui les dérobait à nos yeux, marchaient au secours des Anglais, et leur brusque apparition sur le flanc droit de notre armée, aux prises avec Wellington, changea en une inconcevable déroute une victoire déjà certaine. Il eût encore été temps, à midi, de faire un mouvement général dans la direction de Waterloo. En opérant ainsi avec rapidité, les Prussiens, pris entre deux feux, eussent été anéantis, et la Belgique entière était à nous. Si cette manœuvre n’a pas été exécutée, ce n’est pas la faute des officiers généraux qui environnaient le maréchal Grouchy, lesquels jugeaient bien, à l’épouvantable canonnade qui retentissait comme un roulement de tonnerre non interrompu, que notre coopération était là nécessaire. A toutes leurs instances, le maréchal a constamment répondu: l’Empereur m’a donné ordre de pousser jusqu’à Wavre et d’y attendre ses instructions, et je ne bougerai pas d’ici. Comme si, à la guerre, il n’y avait pas des circonstances non prévues qui veulent un changement subit de résolution; comme si le premier devoir d’un général n’était pas de ne jamais perdre de vue l’ennemi qu’il est chargé de poursuivre. D’ailleurs n’était-il pas évident que les Prussiens ne cherchaient qu’à se réunir à leurs alliés? C’est cette jonction qu’on devait avant tout empêcher, car c’est elle qui devait tout perdre, l’Empereur n’étant plus assez fort pour soutenir les efforts réunis de ses adversaires, depuis qu’il avait fait la faute de séparer de lui 32 mille hommes et la plus grande faute d’en confier le commandement à M. le marquis de Grouchy.

Cette sotte et molle attaque sur Wavre et la longue fusillade qui l’a suivie nous ont au reste coûté assez de monde. Mon 22me y a perdu 146 hommes, d’autres régiments bien davantage. Les généraux Alix et Penne y ont été tués; les généraux Gérard et Habert, blessés.

Mécontents de nous-mêmes, et fort inquiets sur le résultat de la vive et longue canonnade entendue, pendant la journée, du coté de Mont-Saint-Jean, laquelle n’avait cessé que vers le soir, nous avons passé la nuit suivante au bivouac aux portes de cette malheureuse ville de Wavre, que dévorait l’incendie allumé pendant le combat.

En marchant ainsi vers Mont-Saint-Jean à notre insu et à notre barbe, manœuvre hasardeuse mais habile, qui nous a fait battre à Waterloo, les Prussiens avaient laissé un faible corps devant nous pour nous donner le change. Le 19, au matin, nous eûmes encore à échanger avec lui quelques coups de fusil; mais bientôt il disparut tout à fait et un sinistre silence s’établit sur ces campagnes, dont le sol tremblait la veille au bruit des détonations de l’artillerie. Nous en étions là lorsque, vers onze heures, notre commandant en chef, ayant appris enfin la fatale nouvelle par un officier d’état-major miraculeusement échappé aux coureurs de l’ennemi, maîtres de tout le pays, jugea convenable d’opérer au plus vite sa retraite sur notre frontière. Ce mouvement, devant une armée victorieuse qui pouvait à chaque instant nous tomber sur les bras, était aussi indispensable que dangereux. Le maréchal avait sous la main des forces imposantes et une nombreuse artillerie; mais il était en l’air, sans appui, et on sait ce que sont trop souvent les Français en retraite et le lendemain d’une défaite. Cette marche rétrograde, quoique précipitée, se fit avec ordre, sur deux colonnes, dans la direction de Namur. L’ennemi ne parut nullement dans la journée, et, à la nuit, nous étions à un quart de lieue [ca. 1 km] de Gembloux, où nous fîmes une halte de peu d’heures, sans feux, et dans le même ordre que nous avions en mouvement.

Le lendemain, vers une heure du matin, sans bruit aucun, notre armée se remit en route, triste et silencieuse. Quelque bonne volonté que nous eussions de hâter le pas, nous ne le pouvions. La cavalerie et l’artillerie, qui suivaient nécessairement les chaussées, cheminaient encore à peu près à l’aise; mais la pauvre infanterie, allant à travers champs par une nuit sombre et rencontrant à chaque pas des haies et des fossés, n’avançait qu’en désordre et très péniblement. A pied même et empêtré dans mes grandes bottes à l’écuyère, car il n’y avait pas moyen de rester à cheval, je marchais avec une peine infinie dans des terres labourées, et j’avais fait ainsi mainte culbute, quand enfin le jour vint à poindre. Si, dans ce moment, l’ennemi se fût montré, il n’y avait nulle résistance possible. L’infanterie s’était tellement mêlée, non seulement de compagnie à compagnie, mais de régiment à régiment, qu’il fallut perdre plus d’une heure à y mettre quelque ordre. Il était grand jour quand, les rangs à peu près rétablis, on put se remettre en mouvement. Déjà nous apercevions les hauteurs de Namur qui allaient nous offrir un bon point d’appui, quand tout à coup deux coups de canon se firent entendre à notre arrière-garde. Ce bruit plait au soldat quand il va à l’ennemi; il déride toutes les physionomies; mais en retraite, et dans la situation d’esprit où nous avait mis le revers inouï de Waterloo, qui n’était plus un mystère pour nos subordonnés, quelque soin qu’on eût pris de le leur cacher, il produisit un effet tout contraire: Les voilà! disaient avec anxiété ces mêmes hommes qui trois jours auparavant affrontaient les Prussiens avec ardeur. Chargée avec impétuosité, l’arrière-garde, sur laquelle ces deux coups avaient été tirés, fut d’abord mise en désordre et se vit enlever deux pièces de canon qu’elle avait avec elle. Heureusement le mal ne se propagea pas et fut bientôt réparé. La partie de notre colonne qui était en tête atteint Namur au pas de course; les troupes qui sont en queue font volte-face; une charge brillante de notre cavalerie sur l’avant-garde prussienne culbute celle-ci et lui enlève non seulement les pièces que nous venions de perdre, mais encore un de ses obusiers. Ce début était d’un heureux présage. Etonnés d’une résistance inattendue, les Prussiens se sont arrêtés pour se renforcer de ceux qui les suivaient, et nous avons mis à profit leur hésitation pour occuper en force Namur, placer de l’artillerie partout où elle pouvait servir, barricader les ponts, les portes, les issues, enfin faire tout pour arrêter l’ennemi. Namur, autrefois place de guerre prise et reprise pendant nos vieilles guerres avec les maîtres des Pays-Bas, est aujourd’hui démantelée; mais sa position au confluent de la Sambre et de la Meuse, entre deux montagnes et à l’entrée d’un long défilé qui conduit en France, en fera toujours un point stratégique de la plus grande importance. Enhardis par leur récente victoire, ivres d’eau-de-vie et pensant avoir affaire à des troupes démoralisées, les Prussiens, en colonnes nombreuses, ne tardèrent pas à nous attaquer. Repoussés, ils revinrent plusieurs fois à la charge, toujours sans le moindre succès. Dans ces tentatives, ils ont fait une perte énorme par le feu de notre artillerie qui les prenait de front et d’écharpe et par celui de l’infanterie. Leurs morts et leurs blessés couvraient au loin le terrain devant nous. Lorsqu’il fut bien démontré que nous ne pouvions être forcés et que les Prussiens n’auraient Namur que si nous voulions bien en sortir, nos troupes commencèrent à passer la Sambre et à remonter le défilé de la Meuse pour opérer leur rentrée en France. Le 3me corps, chargé de l’arrière-garde, tint dans la ville jusqu’au soir, afin de donner le temps de s’éloigner à cette énorme colonne embarrassée d’artillerie, de bagages et de blessés. A la nuit fermée, tout étant en sûreté, les dernières troupes françaises quittèrent Namur, où l’ennemi n’entra qu’après notre abandon volontaire.

Pendant cette longue journée d’hostilités, les habitants de Namur, sans paraître effrayés du vacarme, nous ont prodigué tous les soins imaginables. Dans chaque maison, on recevait nos blessés; des provisions étaient livrées en profusion aux soldats comme aux officiers, pas une cave n’était fermée. C’était à qui nous apporterait son offrande en vivres, en vin, en linge pour les pansements. Les femmes les plus élégantes, la plupart jolies, se montraient tout aussi empressées que celles du peuple. On entendait de tous côtés des paroles d’intérêt pour nous et des imprécations contre les Prussiens, démonstrations d’autant plus sincères que cette bonne population, si française, voyait bien que nous allions la quitter. Je ne saurais exprimer ce qu’il y avait de fraternel et de touchant dans cette manifestation si générale. Oh! souvenons-nous en, si, plus heureux un jour, nous reportons nos armes en Belgique. Nous avons trouvé là une sympathie qui fait honte à la France.

Au delà de Namur, le défilé protecteur dont je viens de parler est flanqué à gauche par la Meuse et à droite par une chaîne de hautes collines boisées. Dès le matin, notre matériel y était engagé. Nous l’avons remonté pendant toute la nuit du 20 au 21 sans être inquiétés.

Poursuivant au jour paisiblement notre retraite, nous avons atteint Dinant, petite ville dominée de tout côté, où l’on passe sur la rive droite de la Meuse.

Depuis Namur, une pluie continuelle était venue ajouter aux ennuis et aux fatigues de la retraite et gâter la route que nous suivions. Harassés, manquant de vivres, tourmentés do notre avenir, nous sommes rentrés tristement en France par ce Givet où j’ai passé jadis des jours de bonheur et d’insouciance. La population de cette ville n’a pas été peu surprise de voir passer tant de troupes si intactes et une aussi formidable artillerie, elle à qui la renommée avait persuadé que tout avait péri à Waterloo ou était resté entre les mains du vainqueur. Ces bruits exagérés, répandus bientôt parmi nos soldats, ont achevé de les abattre. Il n’y avait alors que 9 jours qu’ils étaient entrés en campagne, dans les meilleures dispositions, et à voir leur tenue négligée, leur mine allongée, leur affaiblissement physique et moral, ils semblaient succomber sous les fatigues et les privations d’une longue guerre. Il faut des succès aux Français: ils sont moins que des femmes dans les revers. L’armée, il faut le dire, n’a pas tenu ce qu’elle promettait. Nombre d’officiers ont manqué de résolution et d’énergie. A peine en France, nous avons été assaillis par des malveillants se faisant un plaisir de débiter les plus fâcheuses nouvelles et ne trouvant que trop de crédulité. Lorsqu’il fallait s’unir et se raidir contre l’adversité, on a tout fait pour annuler ce qu’il nous restait de vigueur et donner des facilités à l’invasion. Pauvre France! ton heure était sonnée…

Napoléon et le jeu d’échecs….

france frontières ulradu Primidi 11 Floréal 223

Napoléon était ” infiniment peu fort [aux échecs] ” mais son prestige semblait restreindre les velléités offensives de ses adversaires. Parmi les témoignages des acteurs, nous avons sélectionné celui de Bourrienne : ” Bonaparte jouait aussi aux échecs, mais très rarement, et cela parce qu’il n’était que de troisième force et qu’il n’aimait point à être battu à ce jeu (…). Il aimait bien à jouer avec moi parce que, bien qu’un peu plus fort que lui, je ne l’étais pas assez pour le gagner toujours. Dès qu’une partie était à lui, il cessait le jeu pour rester sur ses lauriers ” .
Maret précise la ” stratégie ” impériale : ” L’Empereur ne commençait pas adroitement une partie d’échecs ; dès le début il perdait souvent pièces et pions, désavantages dont n’osaient profiter ses adversaires. Ce n’était qu’au milieu de la partie que la bonne inspiration arrivait. La mêlée des pièces illuminait son intelligence ; il voyait au-delà de 3 à 4 coups et mettait en oeuvre de belles et savantes combinaisons “.
Et Jean-Paul Kauffmann de conclure : ” Le stratège d’Austerlitz et de Friedland qui tenait le champ de bataille pour un échiquier était un médiocre joueur d’échecs. Il se ruait naïvement sur l’adversaire et se faisait facilement capturer ce qui ne l’empêchait pas de tricher effrontément “. C’est seulement après la création des fédérations nationales de jeux d’échecs et la généralisation des tournois à la fin du XIXe siècle que la notation des parties se répandit. Il n’est guère étonnant que seules trois parties de Napoléon soient connues. :

La première partie date du 20 mars 1804 et fut jouée à la Malmaison contre Mme de Rémusat

La partie a été largement publiée et notamment en France dans le Bréviaire des Echecs de Xavier Tartacover, l’un des plus forts grands maîtres de l’entre-deux-guerres. L’auteur ne peut s’empêcher de terminer son commentaire de la partie par une remarque personnelle : ” Les échecs se glorifient de l’intérêt que leur porta l’empereur “

http://www.napoleon.org/fr/salle_lecture/articles/files/napoleonjeuechecs_libaert_SN424_sept1999.asp#notes

  • La seconde partie eut lieu à Schönbrunn et opposa Napoléon à l’automate de Kempelen.

l’automate imaginé par Kempelen (1734-1804) eut un succès considérable lors de ses tournées en France, aux Pays-Bas ou en Allemagne. Si un grand scepticisme entourait cet automate, ce n’est qu’en 1834 qu’un de ses opérateurs, Mouret, révéla la supercherie et le jeu de glaces et de bras articulés permettant à un joueur de petite taille de jouer de manière invisible à la place de la machine. Faux ancêtre de nos ordinateurs d’échecs, l’automate a néanmoins laissé une trace importante dans l’histoire, il a également défait l’empereur.
Napoléon perd après avoir voulu employer la démarche précédente : un assaut ultrarapide sur le roi noir. Malheureusement pour lui, l’automate repousse facilement l’attaque non coordonnée, développe rapidement ses pièces avant de se lancer vers le monarque blanc. L’absence de réelle défense blanche aura tôt fait de détruire les maigres remparts. Napoléon aurait pu capituler au 15e coup, mais préfère poursuivre son supplice en escomptant une erreur adverse. Son jeu manque totalement de coordination et surtout d’un plan cohérent de développement.

http://www.axolot.info/?p=917

  • La troisième partie qui nous soit parvenue fut jouée lors de l’exil à Sainte-Hélène.

De nombreux témoignages  indiquent que l’Empereur s’adonnait fréquemment aux échecs. Un superbe échiquier lui fut envoyé de Canton par John Elphinstone . Paul Ganière décrit ainsi l’ambiance : ” Au retour de promenade, on s’installe dans le salon. On bavarde, mais plus souvent on joue aux échecs. Mauvais joueur, Napoléon triche sans vergogne, tout en protestant de sa bonne foi ” .
Cette dernière partie fut jouée en 1820 contre le grand-maréchal Bertrand. Elle est la plus intéressante des trois répertoriées. La prise de risque est plus limitée, l’ouverture est orthodoxe (ouverture écossaise, l’une des plus utilisées durant la première moitié du XIXe siècle), le développement plus harmonieux. Un coup comme est excellent en ce qu’il traduit une parfait compréhension du jeu et la nécessité de jouer de simples coups positionnels sans menace directe. Dès le 10e coup, la plupart des pièces blanches sont développées. Quelques constantes se retrouvent, notamment la volonté de sacrifice afin d’ouvrir les lignes, l’absence de tout intérêt porté aux pions, l’effet de surprise permanent au long des parties.

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  • Titre : Les soirées amusantes ; recueil nouveau et varié d’historiettes curieuses, piquantes anecdotes…Éditeur : C. Dillet (Paris) Date d’édition : 1874

Alors que l’empereur Napoléon Ier séjournait au château de Rambouillet, et qu’il n’y avait le soir ni concert ni spectacle, on jouait à différents jeux dans le grand salon carré. Neuf tables, garnies de bougies, de cartes, de dés et de jetons, étaient dressées à droite et à gauche ; au centre, était la table destinée à l’empereur.
Un soir il alla droit à une table sur laquelle était posé un jeu d’échecs, et s’adressant au maréchal Duroc, qui avait le titre de “grand maréchal du palais” :
“Vous devez savoir jouer aux échecs ? demanda-t-il.
– Non, Sire, répondit Duroc.
– Voyez donc, reprit l’empereur, si, parmi ces messieurs, il en est un qui veuille bien faire ma partie.”
Le grand maréchal se mit aussitôt en quête d’un joueur d’échecs ; mais, de toutes les personnes présentes, pas une n’avait la moindre notion de ce jeu difficile.
L’empereur, toujours obstiné dans ses volontés, s’adressa alors au maire de Rambouillet, son hôte, ce soir-là :
“Monsieur le Maire, n’auriez-vous pas dans votre ville, un joueur d’échecs ?
– Je n’en vois qu’un, Sire, c’est le curé de notre église paroissiale. Et encore, je ne sais s’il est un joueur bien habile.
– N’importe : voilà mon affaire !”
Et, sur-le-champ, il donna l’ordre au grand maréchal d’envoyer chercher ce prêtre.
Un quart d’heure après, on vit entrer dans le salon un vieillard à cheveux blanc, à la figure franche et épanouie : c’était le curé de Rambouillet. Présenté aussitôt à l’empereur, qui lui fit le meilleur accueil, il lui répondit par un petit compliment fort bien tourné.
“Monsieur le Curé, dit Napoléon, j’ai appris que vous étiez bon joueur d’échecs, et je ne serais pas fâché d’essayer ma force contre la vôtre. Voyons, mettez-vous là, et conduisez-vous en brave champion ; ne me ménagez pas, si je fais quelque école.”
Le curé prit place vis-à-vis de l’empereur. Napoléon fouilla dans la poche de sa veste, en tira quelques pièces de vingt francs, et en jeta une sur la table en disant :
“Il faut intéresser un peu le jeu… Nous allons seulement jouer vingt francs.”
Le vieux prêtre s’était mis aussi en devoir de tirer de la poche de sa soutane une bourse assez maigre ; mais, quand il vit la pièce de l’empereur, il ouvrit de grands yeux, et dit, sans doute pour s’excuser, car il n’était ni joueur ni riche :Num_riser0021
“Sire, il me semble que c’est beaucoup d’argent ?”
Mais Napoléon alla au-devant des scrupules du vieillard, et lui répondit, de sa voix la plus affectueuse :
“Monsieur le Cué, votre argent est le patrimoine des pauvres, et je ne voudrais pas vous voir en risquer la plus légère partie au jeu. Vous allez, continua-t-il en indiquant du doigt le grand maréchal, vous mettre de moitié avec Duroc, et votre mise sociale sera parfaitement égale, puisque vous apporterez, vous votre talent, votre science, -puisque science il y a,- et lui son argent.
– Mais, Sire, repartit le prêtre, Monseigneur le grand maréchal n’a peut-être pas de mon talent ou de ma science une aussi bonne opinion que Votre Majesté ; lui qui a l’honneur d’être votre compagnon de périls doit savoir mieux que personne que vos adversaires ne triomphent jamais.”
Cette louange, amenée naturellement et débitée avec une bonhomie parfaite, flatta plus Napoléon que tous les éloges possibles.
“Monsieur le Curé, répondit-il en souriant, vous nous gâtez, Duroc et moi.”
Le jeu commença. Le puissant empereur en vint aux mains avec le modeste curé, et ce fut un curieux spectacle de voir le grand capitaine, alors dans tout l’éclat de sa gloire que rien ne semblait obscurcir, en tête-à-tête devant un échiquier, avec un pauvre prêtre. Celui qui pouvait à un signe de son épée, faire marcher un demi-million d’hommes d’une extrémité de l’Europe à l’autre, méditait profondément la marche de quelques pions d’ivoire, et il avait pour rival, sur cet innocent champ de bataille, un humble et respectable vieillard.
Il fut complètement battu par le curé, qui gagna cinq parties de suite, avec une dextérité et un bonheur qui ne laissèrent pas à Napoléon le temps de respirer.
Quand le moment de se séparer fut venu, quand minuit eut sonné à la grosse horloge de Rambouillet, Napoléon, qui venait de perdre sa cinquième partie, se leva en riant et dit à son adversaire :
“Monsieur le Curé, vous venez de me donner une leçon ; j’en profiterai. J’ai plus appris ce soir à jouer ce jeu-là, que depuis vingt ans que je joue. Vous m’avez battu à plate couture.
– Votre Majesté est invincible partout ailleurs, répondit le prêtre, et c’est bien le moins qu’elle soit battue aux échecs. Au surplus, Sire, votre défaite tient à la rapidité de votre manière de jouer ; ce mode réussit quelquefois, mais il n’est pas toujours heureux, surtout quand on a affaire à un ennemi lent et patient.”
Le vieillard, sans s’en douter, donnait encore à Napoléon une leçon de stratégie.
Les hauts personnages qui avaient constamment entouré la table de l’empereur pour le voir jouer avec M. le curé, gardaient le silence.
Le prêtre prit délicatement les cinq pièces d’or que son adversaire avait perdues, et, s’approchant du grand maréchal, lui dit à voix basse :
“Monseigneur, puisque nous étions de compte à demi, il vous revient sur cette somme cinquante francs.
– Gardez-les, je vous en prie, Monsieur le Curé, répliqua le grand maréchal ; vous les distribuerez aux pauvres.
– Votre voeu sera exactement rempli, Monseigneur.”
Cependant Napoléon, qui tâchait d’expliquer à son entourage les causes de sa défaite, revint auprès du vieillard, et lui dit :
“Vous m’avez fait passer une soirée charmante, Monsieur le Curé, je vous en remercie. Mais j’espère bien que vous me ferez l’amitié de venir me revoir ? D’ailleurs, ajouta-t-il gaîment, vous me devez, sinon une visite, du moins une revanche que, mettant à profit vos conseils, j’espère bien prendre la prochaine fois.”
Le curé s’étant incliné en signe de remerciement s’apprêtait à se retirer, quand l’empereur, lui tendant la main, lui répéta :
“Nous nous reverrons bientôt, n’est-ce pas, Monsieur le Curé ?
– Sire, bientôt est le mot, répondit le vieux prêtre ; car, si Votre Majesté daigne me faire l’honneur de m’admettre à sa partie, je n’ai pas de temps à perdre : à mon âge, à soixante-quinze ans, les points sont comptés d’avance, même au jeu d’échecs.”
Ces cinq parties d’échecs furent les seules que jouèrent ensemble l’illustre capitaine et le vieux prêtre. Ils ne devaient plus se revoir.

Waterloo, les belges racontent… par le Général Hre H.J. Couvreur

Je vous convie en cette période de commémoration à lire l’excellent livre du Général Honoraire H.J. Couvreur, Waterloo : les Belges racontent aux éditions Jourdan. Ce livre rend hommage aux grognards de Belgique d’un camp ou d’un autre sans jugements compte-tenu des fausses promesses d’indépendance faites à la Belgique et aux privations excessives et vexatoires de certains alliés étrangers de la coalition durant la période précédant la bataille dite de “Waterloo” et la fin d’un Empire qui fut notre allié de toujours. Jacques JANSSENS

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“Volontaires ou conscrits, des dizaines de milliers de Belges ont servi dans les armées napoléoniennes, dont bon nombre dans la Garde impériale. Quarante-trois années après la fin des guerres de la Révolution et de l’Empire, plus de quatorze mille d’entre eux ne recevaient-ils pas la médaille de Sainte-Hélène, créée d’après le testament de l’Empereur ? Découvrir et analyser ce qu’ils ont ressenti, après l’abdication de Napoléon, en rentrant dans leur patrie submergée par des forces étrangères et écartelée territorialement et moralement ; peindre leur désarroi à l’heure tragique de Waterloo lorsqu’ils se trouvèrent, par suite de circonstances politiques imprévisibles, dans deux camps opposés ; les présenter dans le climat psychologique et le décor où ils ont vécu et combattu, tels ont été les buts de l’auteur. En essayant de faire revivre les grognards comme il les a vus surgir de vieux documents conservés, soit au château de Vincennes, soit dans les différents dépôts d’archives du Royaume et du Musée royal de l’Armée en Belgique, le Général Honoraire H.J. Couvreur a signé un livre révélateur et qui s’imposait….”

Quelques témoignages poignants :

  • “Il nous eut été impossible de sauver nos blessés… sans l’aide et la sympathie des habitants de Namur. Par leurs soins, nos camarades furent placés dans des barques et purent remonter la Meuse….Leur humanité et leurs soins touchants dans un moment aussi critique donnent des droits éternels  à la reconnaissance de tous les Français”  (Général Berthézène)”.

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  • “Dans chaque maison on relevait nos blessés, des provisions étaient livrées à profusion aux soldats comme aux officiers. C’était à qui nous apporterait son offrande en vivres, en vin, en linge pour les pansements… Je ne saurais exprimer ce qu’il y avait de fraternel et de touchant dans cette manifestation si générale. Oh! Souvenons-nous-en si, plus heureux un jour, nous reportons nos armes en Belgique.” (Général Fantin des Odsarts : journal, p. 439)

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  • …J’ai vu des femmes de Namur prendre les blessés des mains de soldats valides qui les transportaient et engager ces derniers à retourner au combat”. (Colonel Biot : souvenirs, p. 263)

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  • …La perte des Français eut été plus considérable sans la généreuse sollicitude  que leur témoignèrent les habitants de la Belgique….Bravant la colère des féroces Prussiens, ils quittèrent leurs foyers pour nous enseigner les issues propices à notre fuite…(Fleury de Chaboulon : Mémoires)

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  • Après la désolation des champs de bataille….”Un hommage unanime sera rendu par les belligérants  au dévouement de la grande majorité des populations belges pour secourir les blessés et les transporter avec les médiocres moyens de l’époque vers les centres hospitaliers des villes  ou  les maisons des communes environnantes”. (Mémoires du Général Lamarque, Bruxelles, 1838)

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  • …Seutin, ancien chirurgien-major de la grande armée, puis des Pays-Bas, se dévoua nuit et jour non seulement pour opérer les blessés, mais encore pour mettre de l’ordre dans les secours improvisés, notamment  à Wavre, Nivelles, Charleroi et surtout Bruxelles ou il sera secondé par son maître fait prisonnier, le baron Larrey…. http://napoleonbonaparte.be/2015/03/wellington-a-nivelles/

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  • …C’est à nos blessés de waterloo et de Ligny,…que la reconnaissance impose surtout le devoir sacré de faire à leurs concitoyens le récit des soins touchants, de la noble hospitalité des Belges; aucun Français ne peut jamais en perdre le souvenir! (Général de Vaudoncourt : Histoire des campagnes de 1814 et 1815 TIII, p.73, Paris)

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Napoléon était-il franc-maçon ?

Rien ne prouve à ce jour que Napoléon Bonaparte était un Franc-Maçon mais néanmoins le sujet semble avoir passionné un grand nombre de personnalités. Est-ce pour autant important d’être Franc-Maçon sous l’Empire? De nombreux témoignages permettent d’établir que nombre de soldats ou d’officiers furent sauvés par leur appartenance à la Franc-Maçonnerie de là à en déduire que l’Empereur lui-même en faisait partie, il n’y a qu’un pas que certains se permettent de franchir… Personnellement,  j’en doute étant donné qu’il n’y a pas de traces écrites dans ce qui contribuera à sa légende… Ses mémoires de Saint-Hélène. Néanmoins, si vous disposez d’une preuve irréfutable de son appartenance à ce mouvement… Je suis preneur! napolepnbonapartebe@gmail.com Jacques JANSSENS

Napoléon était-il franc-maçon ? par Jean Boisson (Ed. J. Boisson, 10 rue Delambre, Paris XIVe, 12 F).
L’auteur d’une histoire monumentale de la Franc-Maçonnerie, Géard Serbanesco, soutient que Bonaparte, en route pour l’Égypte, s’arrêta à Malte en juillet 1798, et se fit initier à cet ordre, auquel seraient dus, en partie tout au moins, ses succès et son élévation au rang suprême. Jean Boisson, devant déclaration si audacieuse : Napoléon « ne pouvait pas ne pas être maçon », a pris sa loupe, examiné cette théorie, plus fragile que toile d’araignée, et en a dispersé tous les fils. Bien des témoignages feraient croire en effet que Napoléon appartint à la Franc-Maçonnerie, mais les auteurs se bornent à des affirmations sans apporter aucune preuve, se référer à aucun document. Or, il faudrait savoir avant tout s’il y eut, dans le cas de Napoléon, initiation aux rites, aux secrets, aux devoirs de cette société fort exigeante envers ses membres. Si l’on peut tenir pour à peu près établi que l’Empereur n’a pas appartenu à la Franc-Maçonnerie, il est impossible de soutenir qu’il fût effectivement franc-maçon. C’est avec beaucoup de talent, une louable économie de mots, une logique imperturbable que l’auteur arrive à sa conclusion.

Napoléon franc-maçon ? La terreur d’une chroniqueuse de Franck Ferrand ! Napoleon était il Franc-Maçon – L’ombre d’un doute

Napoléon franc-maçon ?

Françcouverture du livre : Napoléon franc-maçon ?ois COLLAVERINapoléon était-il franc-maçon ? La question semble avoir moins intéressé les contemporains de l’Empereur que la postérité. Pour certains historiens, l’initiation de Napoléon à la loge du Grand Orient ne fait aucun doute. Pour d’autres, en revanche, il ne s’agit que d’une hypothèse invérifiée car aucun document officiel ne prouve formellement son appartenance à la société secrète. Il est vrai que l’Empereur n’y a jamais fait allusion, même dans sa correspondance, et a toujours semblé éloigné des questions maçonniques, comme il pouvait l’être avec les  … Alors ? Pour trancher cette épineuse question qui divise le monde des napoléoniens, François Collaveri présente et analyse dans Napoléon franc-maçon ? un grand nombre de documents inédits, dont certains sont d’une importance capitale. Fruit de dizaines d’années de recherches dans les archives des principales loges françaises et étrangères, cet ouvrage s’affirme aujourd’hui comme la plus sûre contribution qui puisse être fournie pour éclairer ce débat houleux et prouver que l’initiation maçonnique de Napoléon n’est pas une légende.

Réaction de lecteurs de l’article :

  • Bert de Jong Il n’y a aucune preuve officielle que Napoléon était un franc-maçon. Néanmoins, ses frères Joseph, Louis, Lucien et peut-être Jérôme étaient franc-maçon. On dit aussi que Robespierre, Marat et Danton étaient franc-maçon. Joseph Fouché, duc d’Otrante également!
  • Dom Paul Comme tout grand homme,cet hypothèse ne serai pas a négliger
  • Dominique Timmermans Une preuve irréfutable. Je ne crois pas que vous l’aurez, cela fait des années que des gens la cherchent…
  • Bernard Desablens Durant la Révolution nombre de loges se sont mises en sommeil et le réveil n’aura lieu qu’avec le Directoire et surtout l’Empire. Certains prétendent que si Napoléon a permis la renaissance de la FM c’était pour mieux la contrôler, mais fait est que l’Empire fût une période florissante pour la FM Française. Il y a de nombreux FM parmi les membres de la famille de l’empereur : Jérôme, Joseph, Louis et sa soeur Caroline mais également Joséphine de Beauharnais. CAMBACERES – le numéro 2 du régime – fut Grand Maître et parmi les 26 Maréchaux d’Empire, 16 au moins étaient frères (AUGEREAU, BERNADOTTE – futur Grand Maître de la FM Suédoise -, BESSIERES ?, BRUNE, GROUCHY, KELLERMANN, LANNES, LEFEBVRE, MAC DONALD, MASSENA, MONCEY, MURAT – fondateur du Grand Orient d’Italie -,OUDINOT, PERIGNON, PERRIN dit VICTOR, SERURIER, SOULT et SUCHET ?). Parmi les “puissants” de cette époque, notons également FOUCHÉ et TALLEYRAND !
    Pour Napoléon lui-même, les avis sont partagés … mais on ne peut nier qu’il est plus que baigner dans la FM. Lisez le “” Napoléon Franc-Maçon ? ” de François Collaveri.

Commémoration du cent-cinquantième anniversaire de la bataille de Waterloo

Document publié en 1965 par la :

La Société Belge d’Études Napoléoniennes
http://www.sben.be/

Télécharger le document : 1965 Commémoration des 150 ans de la bataille de Waterloo

Petite anecdote intéressante rapportée par Gordon Corrigan dans son livre sur Waterloo. Le 18 Juin 1965, l’armée Anglaise a réalisé une spectaculaire parade dans la Ferme d’Hougoumont pour le 150° anniversaire de la Bataille de Waterloo. Les nombreux alliés des Anglais en 1815 avaient été également invités. Des contingents d’Autriche, d’Allemagne de l’Ouest, de Hollande, de Belgique, d’Espagne et du Portugal participaient à la parade. Même les Russes étaient également présents malgré la crise aïgue de la Guerre Froide. Cette occasion étant plus une commémoration qu’une célébration les Français avaient été également invités mais ils avaient décliné l’invitation.  Ils avaient fait savoir que leur président, le Général De Gaulle avait refusé en raison du fait qu’il était trop occupé à préparer le 900° anniversaire de la Bataille de Hastings l’année suivante! (Waterloo: A New History of the Battle and its Armies Gordon Corrigan Atlantic Books)

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