Archives mensuelles : juin 2015

Bonapartiana VII : Bulletin du Dimanche du Nonidi 9 Messidor 223

france frontières ulraBonapartiana  VI : Bulletin du Dimanche du Nonidi 9 Messidor 223

“L’actualité” de Napoléon le Grandjacques JANSSENS

ACMN
Photo : D. Timmermans – ACMN

Aux braves tombés ici sous l’uniforme français le 18/06/2015! Cette couronne déposée en-dehors des commémorations festives et lucratives par l’Association pour la Conservation des Monuments Napoléoniens rappelle que les commémorations sont aussi et surtout un rappel à la mémoire des combattants qui se sont certes battus pour des valeurs différentes mais qui avaient le courage de les défendre! Ce courage et l’histoire  sont maintenus par ces monuments qui, manquant cruellement de finances, se détériorent avec le temps au profit de structures plus enrichissantes.  Je lance donc un appel  de soutien selon vos moyens afin de préserver ces monuments et la mémoire! – Jacques JANSSENS

  • Gratuit : Pétition de soutien au projet d’extension de la zone historique protégée du champ de bataille de Waterloo.  https://14388.lapetition.be/                                    Soutien au projet d'extension de la zone historique protégée du champ de bataille de Waterloo

Je soutiens le projet de la Région wallonne d’étendre la zone historique protégée du champ de bataille de Waterloo. Grâce à la loi du 26 mars 1914, la zone des combats entre Français et Alliés hollando-britanniques a pu être protégée et a pu conserver son aspect de 1914. Je soutiens le nouveau projet de la Région wallonne d’agrandir ce périmètre en englobant les zones des combats franco-prussiens, tout aussi importantes pour l’Histoire et essentielles pour la préservation de la mémoire. Si la loi de 1914 protégeait déjà 545 hectares, le projet actuel vise à en protéger presque le double (1.193 ha), principalement à Plancenoit, une zone qui n’est pas protégée.  L’objectif est d’assurer la lisibilité et donc la compréhension des mouvements des armées en présence, en sauvegardant le paysage et en lui conservant autant que possible sa vocation agricole.

aigle et papillon

Au peuple français, du Tridi 3, Messidor 23 (22 juin 1815, 4 heures après-midi)

“En commençant la guerre pour soutenir l’indépendance nationale, je comptais sur la réunion de tous les efforts, de toutes les volontés, et sur le concours de toutes les autorités nationales. J’étais fondé à en espérer le succès. Les circonstances me paraissent changées. Je m’offre en sacrifice à la haine des ennemis de la France. Puissent-ils être sincères dans leurs déclarations et n’en avoir voulu réellement qu’à ma personne. Unissez-vous tous pour le salut public et pour rester une nation indépendante. Je proclame mon fils sous le nom de Napoléon II, empereur des français.”

Napoléon Bonaparte, Empereur des français

Dictées de Sainte-Hélène – Montholon

“Les principes de César ont été les mêmes que ceux d’Alexandre et d’Annibal : tenir les forces réunies, n’être vulnérable sur aucun point, se porter avec rapidité sur les points importants, s’en rapporter aux moyens moraux, à la réputation de ses armes, à la crainte qu’ils inspiraient, et aussi aux moyens politiques, pour maintenir dans la fidélité ses alliés, et dans l’obéissance les peuples conquis.”

Napoléon Bonaparte, Empereur des français

EVENEMENTS

http://www.wavre1815.com/

Voir aussi l’article : Route de l’armée Grouchy

En juin 1815, sur les terrains historiques, le long de la Dyle, les combattants des deux camps se livrent une guerre sans trêve et sans merci. A travers l’implantation de bivouacs alliés et français et la reconstitution d’exercices d’armes et de la bataille, le public voyage au coeur de l’ambiance napoléonienne. La vie militaire et civile de l’époque se décline au travers d’une exposition de panneaux didactiques sur les costumes et de stands offrant aux visiteurs petits soldats, BD, livres et dédicaces d’auteurs, de peintres et dessinateurs spécialistes du sujet

Affichage de image002.jpg en cours...

  • Samedi 4/7 – 10h à 20h : bivouacs – ruelle A l’Buse – 19h30 : reconstitution
  • Dimanche 5/7 – 14h à 16h : bivouacs- ruelle A l’Buse – 11h30 : reconstitution

LA BATAILLE DE WAVRE DES 18 ET 19 JUIN 1815

Walking Waterloo: Wavre

Parking de délestage pour les commémorations de Wavre 2015

trivial pursuitPour petits et grands, cette version « Waterloo et la Route Napoléon » en mini-format se joue comme un Trivial Pursuit traditionnel. Il est composé d’un plateau, de pions et de 330 questions allant du fait historique aux anecdotes alimentaires. Elles sont réparties dans 6 catégories distinctes ce qui nous permet de parcourir le sujet “ Napoléon ” de fond en comble!

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Le Mini Trivial Pursuit, c’est aussi un support génial à l’école, en soirée, à l’apéro, en famille, et même entre collègues ! Pour acheter le jeu : http://tp1815.info/

ACTUALITES

  1. Création officielle du Mouvement Bonapartiste Belgique le 18/06/2015
  2. Vive Waterloo ! La défaite de Napoléon le 18 juin 1815 a ouvert une longue période sans grandes guerres en Europe. N’y avait-il vraiment rien à commémorer, même pour les Français?
  3. Histoire portrait L’aïeul de Robert Hiebel blessé à Waterloo Le Républicain Lorrain
  4. À la découverte de Napoléon à Paris avec Philippe de Carbonnières AMA
  5. L’inventaire Napoléon
  6. Un numéro, un destin. Au service de Napoléon
  7. Après Waterloo, les dernières heures de Napoléon sur le continent
  8. Waterloo : deux-cents ans après, Napoléon remporte la bataille !
  9. Napoléon et la Bérézina de la liberté
  10. Napoléon Bonaparte, ce mauvais génie français…..
  11. Ce que la France d’aujourd’hui doit à Napoléon 1er
  12. Deux cents ans après la bataille de Waterloo, que reste-t-il de Napoléon?
  13. Waterloo, 1815 : les Belges pris entre deux feux

LIVRES

Comment les français ont gagné Waterloo Broché – 29 avril 2015 – de Stephen Clarke (Auteur)

« L’histoire est une suite de mensonges sur lesquels on est d’accord. » Napoléoncomment les français ont gagné waterloo Bonaparte.

Tout le monde sait qui a perdu la bataille de Waterloo. Même les Français doivent bien admettre que, le 18 juin 1815 au soir, sa Grande Armée en lambeaux, Napoléon a capitulé. Il avait misé sur une grande confrontation avec ses ennemis anglais et prussiens et il a tout perdu. Qui peut le contester sérieusement ? Et pourtant…À l’occasion du 200e anniversaire de la bataille de Waterloo, Stephen Clarke, subtil observateur de la France, plonge dans les textes de ces frondeurs d’hier et d’aujourd’hui qui refusent toujours d’admettre l’évidence. Analysant Waterloo du point de vue des grognards, des romanciers, des historiens et même des hommes politiques contemporains, il montre que, pour les Français, comme le dit encore Dominique de Villepin, la défaite française « brille d une aura victorieuse ». Comment expliquer que deux siècles après, Waterloo fasse encore débat ? Déni ? Excès de patriotisme ? Anomalie spécifiquement française ? De son humour décalé, Stephen Clarke fait le tour de cette particularité française qui depuis Victor Hugo tente de négocier à la hausse la vérité historique chaque fois qu’il s’agit de Napoléon. Un livre illustré d un cahier de huit pages qui gagne la bataille du savoir avec le sourire.

Le 18 juin 1815, près de 200 000 hommes s’affrontent sur uwaterloo barberone petite langue de terre d’à peine quatre kilomètres sur quatre : l’année de Wellington, coalition hétéroclite de différentes nationalités, l’armée prussienne de Blücher et celle de l’empereur Napoléon. Des hommes de conditions diverses frottés à la guerre ou non : tel ce vieux prince prussien qui confesse ” puer un peu ” ou ces soldats irlandais qui traquent les femmes et l’eau-de-vie, dînant d’une maigre
soupe assaisonnée de poudre avant de s’endormir clans la boue. Heure après heure, ce livre fait resurgir les interrogations et les doutes des protagonistes de cette journée mythique.
Car la bataille de Waterloo, ” charnière du XIXe siècle ” selon le mot célèbre de Victor Hugo, l’épisode qui détrôna Napoléon et assura la paix en Europe pendant plus de quarante ans eût pu connaître une fin différente. Débusquant l’histoire sous le mythe, Allessandro Barbero nous en restitue le véritable déroulement. Il entremêle avec une extraordinaire maîtrise sources et témoignages, cartes et analyses stratégiques, dialogues hauts en couleur et aperçus historiques, livrant ainsi le roman vrai de cette bataille légendaire.

La défaite de Waterloo continue d’opposer les historiens. Pourquoi cette bataille légendaire a-t-elle été perdue par les Français ? Pour la majorité des auteurs, il ne fait aucun doute que le maréchal Grouchy est coupable. Si seulement il était arrivé à temps, il aurait pu renverser la situation et changer le cours des évènements, donc de l’histoire. Mais pendant que Napoléon était aux prises avec Wellington, nous le savons tous, Grouchy refusait de «marcher au canon» et mangeait des fraises à 30 km au sud-est des combats. La cause est donc entendue. Mais la réponse est-elle satisfaisante ? Rien n’est moins sûr. À partir d’une nouvelle lecture des documents d’époque, ce fascicule tente de faire la lumière sur les responsabilités de chacun.

 aigle et papillon
 

“Avons nous besoin de Napoléon en 2015 ?                                                 

Qui a gagné Waterloo ?” Qui a gagné WaterlooFlammarion sur Atlantico. Oui pour les 4 valeurs qu’il incarne: Mérite, Intégration, Honneur et France dans le monde. À l’exact opposé des nouveaux programmes d’Histoire qui respirent la haine de la France, l’incapacité à dire où va le pays et donc à dire d’où il vient, ainsi que la honte d’être français…

 

Préface : “Pourquoi, de toutes les batailles que Napoléon a livrées, la plus célèbre est-elle celle qu’il a perdue ? «Waterloo! Waterloo! Morne plaine! Comme une onde qui bout dans une urne trop pleine. » Certes, Victor Hugo et les poètes romantiques ont contribué à forger cette renommée internationale, mais Waterloo reste dans notre mémoire collective comme une glorieuse défaite, sans conteste la plus spectaculaire bataille de toute l’épopée napoléonienne. Les exploits héroïques des derniers carrés de la Garde impériale, combattant jusqu’à leur dernier souffle, sinon pour la victoire du moins pour l’honneur, y sont pour beaucoup. Mais 1815, c’est aussi la fin d’un monde, le moment où s’achève le rêve tricolore d’hégémonie européenne inauguré sous le règne de Louis XIV. Depuis 1643 et la victoire de Rocroi, la France occupait le premier rang des puissances mondiales. Et, dans la boue de Waterloo, au coeur d’un ultime combat, la « Grande Nation » passe la main. C’est un tournant historique majeur. Les raisons de la défaite sont généralement attribuées à l’infériorité numérique des Français, aux erreurs des lieutenants de Napoléon, au maréchal Grouchy notamment, voire aux circonstances ou à la malchance. Pour autant, le nom de la débâcle est devenu emblématique.  N’est-ce pas le lieu, l’endroit, l’heure où Napoléon a rendez-vous avec son destin ? Ce désastre ultime, l’Empereur le porte en lui comme un héros de tragédie. Condamné à la guerre, un engrenage fatal le conduit ici, à 20 kilomètres au sud de Bruxelles, endroit où la fortune l’abandonne définitivement, à deux pas de Fleurus où, le 26 juin 1794, les armées de la Révolution avaient remporté une victoire décisive sur les forces coalisées de la vieille Europe monarchique. Waterloo signe la fin d’une tragédie en trois actes qui se joue depuis vingt ans, la lutte à mort entre le vieux monde et le nouveau. Napoléon, héritier de la Révolution, devenu l’Empereur avait enivré la France de ses victoires, comme Victor Hugo le dit si bien dans le vers : « Cet homme étrange avait comme enivré l’histoire. » Si les Français l’ont longtemps suivi – car jamais un homme ne fait de grandes choses sans le consentement tacite de la majorité du peuple –, cette fois ils sont épuisés. Car Napoléon ne s’arrête jamais. Une ambition plus forte que lui le dévore. Il brûle en lui comme un défi perpétuel au passé, à l’Ancien Régime. Et là, l’Empereur s’écroule. Mais sa gloire en ressortira grandie. Car la tragédie de Waterloo contribue à faire taire toutes les haines ; même celles de ces anciens ennemis, tel Wellington qui, vieillissant, fera installer un musée dans sa propre maison et passera des heures silencieux devant le buste de l’Empereur. Depuis l’Antiquité,comme il arrive parfois sur les champs de bataille, la tragédie transforme l’Histoire en légende. Dans son cas, le mécanisme joue à plein. Tout peuple, en Europe, considère Napoléon à la fois comme son tyran et son libérateur. Son destin fulgurant fait toujours rêver les hommes, qu’ils soient amis ou ennemis. Et son mythe finit par appartenir à tout le monde et sa gloire par être universelle. Paradoxalement, dans la mémoire collective, cette bataille de Titans n’entame en rien le prestige de Napoléon. Bien au contraire même, elle contribue à grandir sa légende. Napoléon est clairement le héros de cette journée et le triomphe final – sa défaite – est le sien. Victor Hugo affirme : « Le nom grandit quand l’homme tombe. » C’est sa chute qui le fait grand ; elle est sa rédemption. La défaite ne détruit pas le mythe, au contraire elle le sanctifie. Par quel miracle ? Comment a-t‑il fait pour, après ce désastre fatal, devenir plus populaire que lors de ses innombrables victoires ? Qui se souvient aujourd’hui d’Ulm ou de Friedland alors que tout un chacun connaît Waterloo ? Ce nom qui sonne comme un coup de tonnerre est devenu un enjeu de mémoire. Le champ de bataille, haut lieu du tourisme belge, est visité autant pour les actions d’éclat qui s’y sont déroulées que pour les monuments qui les commémorent. Deux cents ans exactement après la victoire des troupes coalisées contre la France, une majorité des 180 000 touristes qui viennent voir ce site (et c’est bien le plus étonnant) est persuadée que c’est Napoléon qui a remporté Waterloo…Idem pour les enfants de Grande-Bretagne convaincus – ce qui désole leurs enseignants – que ce fut une défaite pour leur pays… comme nous l’a confirmé un professeur de l’université de Reading. En étudiant au plus près la genèse, le déroulement de cette « mère de toutes les batailles », et en m’interrogeant sur ses conséquences, j’ai été amené à me poser la question : Mais qui a vraiment gagné à Waterloo ?

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Bon ANNIVERSAIRE A JEAN-JACQUES ROUSSEAU Et…….. à NOTRE PLUS BELLE REPUBLIQUE : 28 juin 1793 – Jean-Jacques Hébrard

Décret du 21 septembre 1792
La Convention nationale déclare :
1° Qu’il ne peut y avoir de Constitution que celle qui est acceptée par le Peuple ;
2° Que les personnes et les propriétés sont sous la sauvegarde de la Nation.
Décret des 21-22 septembre 1792
La Convention nationale décrète à l’unanimité que la royauté est abolie en France.
Déclaration du 25 septembre 1792
La Convention nationale déclare que la République française est une et indivisible.
Constitution du 24 juin 1793
DECLARATION DES DROITS DE L’HOMME ET DU CITOYEN

Le peuple français, convaincu que l’oubli et le mépris des droits naturels de l’homme, sont les seules causes des malheurs du monde, a résolu d’exposer dans une déclaration solennelle, ces droits sacrés et inaliénables, afin que tous les citoyens pouvant comparer sans cesse les actes du gouvernement avec le but de toute institution sociale, ne se laissent jamais opprimer, avilir par la tyrannie ; afin que le peuple ait toujours devant les yeux les bases de sa liberté et de son bonheur ; le magistrat la règle de ses devoirs ; le législateur l’objet de sa mission. – En conséquence, il proclame, en présence de l’Etre suprême, la déclaration suivante des droits de l’homme et du citoyen.

  • Article 1. – Le but de la société est le bonheur commun. – Le gouvernement est institué pour garantir à l’homme la puissance de ses droits naturels et imprescriptibles.
  • Article 2. – Ces droits sont l’égalité, la liberté, la sûreté, la propriété.
  • Article 3. – Tous les hommes sont égaux par la nature et devant la loi.
  • Article 4. – La loi est l’expression libre et solennelle de la volonté générale ; elle est la même pour tous, soit qu’elle protège, soit qu’elle punisse ; elle ne peut ordonner que ce qui est juste et utile à la société ; elle ne peut défendre que ce qui lui est nuisible.
  • Article 5. – Tous les citoyens sont également admissibles aux emplois publics. Les peuples libres ne connaissent d’autres motifs de préférence, dans leurs élections, que les vertus et les talents.
  • Article 6. – La liberté est le pouvoir qui appartient à l’homme de faire tout ce qui ne nuit pas aux droits d’autrui : elle a pour principe la nature ; pour règle la justice ; pour sauvegarde la loi ; sa limite morale est dans cette maxime : Ne fais pas à un autre ce que tu ne veux pas qu’il te soit fait.
  • Article 7. – Le droit de manifester sa pensée et ses opinions, soit par la voie de la presse, soit de toute autre manière, le droit de s’assembler paisiblement, le libre exercice des cultes, ne peuvent être interdits. – La nécessité d’énoncer ces droits suppose ou la présence ou le souvenir récent du despotisme.
  • Article 8. – La sûreté consiste dans la protection accordée par la société à chacun de ses membres pour la conservation de sa personne, de ses droits et de ses propriétés.
  • Article 9. – La loi doit protéger la liberté publique et individuelle contre l’oppression de ceux qui gouvernent.
  • Article 10. – Nul ne doit être accusé, arrêté ni détenu, que dans les cas déterminés par la loi et selon les formes qu’elle a prescrites. Tout citoyen, appelé ou saisi par l’autorité de la loi, doit obéir à l’instant ; il se rend coupable par la résistance.
  • Article 11. – Tout acte exercé contre un homme hors des cas et sans les formes que la loi détermine, est arbitraire et tyrannique ; celui contre lequel on voudrait l’exécuter par la violence a le droit de le repousser par la force.
  • Article 12. – Ceux qui solliciteraient, expédieraient, signeraient, exécuteraient ou feraient exécuter des actes arbitraires, seraient coupables, et doivent être punis.
  • Article 13. – Tout homme étant présumé innocent jusqu’à ce qu’il ait été déclaré coupable, s’il est jugé indispensable de l’arrêter, toute rigueur qui ne serait pas nécessaire pour s’assurer de sa personne doit être sévèrement réprimée par la loi.
  • Article 14. – Nul ne doit être jugé et puni qu’après avoir été entendu ou légalement appelé, et qu’en vertu d’une loi promulguée antérieurement au délit. La loi qui punirait les délits commis avant qu’elle existât serait une tyrannie ; l’effet rétroactif donné à la loi serait un crime.
  • Article 15. – La loi ne doit décerner que des peines strictement et évidemment nécessaires : les peines doivent être proportionnées au délit et utiles à la société.
  • Article 16. – Le droit de propriété est celui qui appartient à tout citoyen de jouir et de disposer à son gré de ses biens, de ses revenus, du fruit de son travail et de son industrie.
  • Article 17. – Nul genre de travail, de culture, de commerce, ne peut être interdit à l’industrie des citoyens.
  • Article 18. – Tout homme peut engager ses services, son temps ; mais il ne peut se vendre, ni être vendu ; sa personne n’est pas une propriété aliénable. La loi ne reconnaît point de domesticité ; il ne peut exister qu’un engagement de soins et de reconnaissance, entre l’homme qui travaille et celui qui l’emploie.
  • Article 19. – Nul ne peut être privé de la moindre portion de sa propriété sans son consentement, si ce n’est lorsque la nécessité publique légalement constatée l’exige, et sous la condition d’une juste et préalable indemnité.
  • Article 20. – Nulle contribution ne peut être établie que pour l’utilité générale. Tous les citoyens ont le droit de concourir à l’établissement des contributions, d’en surveiller l’emploi, et de s’en faire rendre compte.
  • Article 21. – Les secours publics sont une dette sacrée. La société doit la subsistance aux citoyens malheureux, soit en leur procurant du travail, soit en assurant les moyens d’exister à ceux qui sont hors d’état de travailler.
  • Article 22. – L’instruction est le besoin de tous. La société doit favoriser de tout son pouvoir les progrès de la raison publique, et mettre l’instruction à la portée de tous les citoyens.
  • Article 23. – La garantie sociale consiste dans l’action de tous, pour assurer à chacun la jouissance et la conservation de ses droits ; cette garantie repose sur la souveraineté nationale.
  • Article 24. – Elle ne peut exister, si les limites des fonctions publiques ne sont pas clairement déterminées par la loi, et si la responsabilité de tous les fonctionnaires n’est pas assurée.
  • Article 25. – La souveraineté réside dans le peuple ; elle est une et indivisible, imprescriptible et inaliénable.
  • Article 26. – Aucune portion du peuple ne peut exercer la puissance du peuple entier ; mais chaque section du souverain assemblée doit jouir du droit d’exprimer sa volonté avec une entière liberté.
  • Article 27. – Que tout individu qui usurperait la souveraineté soit à l’instant mis à mort par les hommes libres.
  • Article 28. – Un peuple a toujours le droit de revoir, de réformer et de changer sa Constitution. Une génération ne peut assujettir à ses lois les générations futures.
  • Article 29. – Chaque citoyen a un droit égal de concourir à la formation de la loi et à la nomination de ses mandataires ou de ses agents.
  • Article 30. – Les fonctions publiques sont essentiellement temporaires ; elles ne peuvent être considérées comme des distinctions ni comme des récompenses, mais comme des devoirs.
    Article 31. – Les délits des mandataires du peuple et de ses agents ne doivent jamais être impunis. Nul n’a le droit de se prétendre plus inviolable que les autres citoyens.
  • Article 32. – Le droit de présenter des pétitions aux dépositaires de l’autorité publique ne peut, en aucun cas, être interdit, suspendu ni limité.
  • Article 33. – La résistance à l’oppression est la conséquence des autres Droits de l’homme.
  • Article 34. – Il y a oppression contre le corps social lorsqu’un seul de ses membres est opprimé. Il y a oppression contre chaque membre lorsque le corps social est opprimé.
  • Article 35. – Quand le gouvernement viole les droits du peuple, l’insurrection est, pour le peuple et pour chaque portion du peuple, le plus sacré des droits et le plus indispensable des devoirs.

ACTE CONSTITUTIONNEL
De la République

  • Article 1. – La République française est une et indivisible.
    De la distribution du peuple
  • Article 2. – Le peuple français est distribué, pour l’exercice de sa souveraineté, en Assemblées primaires de canton.
  • Article 3. – Il est distribué, pour l’administration et pour la justice, en départements, districts, municipalités.

De l’état des citoyens

  • Article 4. – Tout homme né et domicilié en France, âgé de vingt et un ans accomplis ; – Tout étranger âgé de vingt et un ans accomplis, qui, domicilié en France depuis une année – Y vit de son travail – Ou acquiert une propriété – Ou épouse une Française – Ou adopte un enfant – Ou nourrit un vieillard ; – Tout étranger enfin, qui sera jugé par le Corps législatif avoir bien mérité de l’humanité – Est admis à l’exercice des Droits de citoyen français.
  • Article 5. – L’exercice des Droits de citoyen se perd – Par la naturalisation en pays étranger – Par l’acceptation de fonctions ou faveurs émanées d’un gouvernement non populaire ; – Par la condamnation à des peines infamantes ou afflictives, jusqu’à réhabilitation.
  • Article 6. – L’exercice des Droits de citoyen est suspendu – Par l’état d’accusation ; – Par un jugement de contumace, tant que le jugement n’est pas anéanti.

De la souveraineté du peuple

  • Article 7. – Le peuple souverain est l’universalité des citoyens français.
  • Article 8. – Il nomme immédiatement ses députés.
  • Article 9. – Il délègue à des électeurs le choix des administrateurs, des arbitres publics, des juges criminels et de cassation.
  • Article 10. – Il délibère sur les lois.

Des Assemblées primaires

  • Article 11. – Les Assemblées primaires se composent des citoyens domiciliés depuis six mois dans chaque canton.
  • Article 12. – Elles sont composées de deux cents citoyens au moins, de six cents au plus, appelés à voter.
  • Article 13. – Elles sont constituées par la nomination d’un président, de secrétaires, de scrutateurs.
  • Article 14. – Leur police leur appartient.
  • Article 15. – Nul n’y peut paraître en armes.
  • Article 16. – Les élections se font au scrutin, ou à haute voix, au choix de chaque votant.
  • Article 17. – Une Assemblée primaire ne peut, en aucun cas, prescrire un mode uniforme de voter.
  • Article 18. – Les scrutateurs constatent le vote des citoyens qui, ne sachant pas écrire, préfèrent de voter au scrutin.
  • Article 19. – Les suffrages sur les lois sont donnés par oui et par non.
  • Article 20. – Le voeu de l’Assemblée primaire est proclamé ainsi : Les citoyens réunis en Assemblée primaire de… au nombre de… votants, votent pour ou votent contre, à la majorité de…

De la Représentation nationale

  • Article 21. – La population est la seule base de la représentation nationale.
  • Article 22. – Il y a un député en raison de quarante mille individus.
  • Article 23. – Chaque réunion d’Assemblées primaires, résultant d’une population de 39 000 à 41 000 âmes, nomme immédiatement un député.
  • Article 24. – La nomination se fait à la majorité absolue des suffrages.
  • Article .25. – Chaque Assemblée fait le dépouillement des suffrages, et envoie un commissaire pour le recensement général au lieu désigné comme le plus central.
  • Article 26. – Si le premier recensement ne donne point de majorité absolue, il est procédé à un second appel, et on vote entre les deux citoyens qui ont réuni le plus de voix.
  • Article 27 – En cas d’égalité de voix, le plus âgé a la préférence, soit pour être ballotté, soit pour être élu. En cas d’égalité d’âge, le sort décide.
  • Article 28. – Tout Français exerçant les droits de citoyen est éligible dans l’étendue de la République.
  • Article 29. – Chaque député appartient à la nation entière.
  • Article 30. – En cas de non-acceptation, démission, déchéance ou mort d’un député, il est pourvu à son remplacement par les Assemblées primaires qui l’ont nommé.
  • Article 31. – Un député qui a donné sa démission ne peut quitter son poste qu’après l’admission de son successeur.
  • Article 32. – Le peuple français s’assemble tous les ans, le 1er mai, pour les élections.
  • Article 33. – Il y procède quel que soit le nombre de citoyens ayant droit d’y voter.
  • Article 34. – Les Assemblées primaires se forment extraordinairement, sur la demande du cinquième des citoyens qui ont droit d’y voter.
  • Article 35. – La convocation se fait, en ce cas, par la municipalité du lieu ordinaire du rassemblement.
  • Article 36. – Ces Assemblées extraordinaires ne délibèrent qu’autant que la moitié, plus un, des citoyens qui ont droit d’y voter, sont présents.

Des Assemblées électorales

  • Article 37. – Les citoyens réunis en Assemblées primaires nomment un électeur à raison de 200 citoyens, présents ou non ; deux depuis 301 jusqu’à 400 ; trois depuis 501 jusqu’à 600.
  • Article 38. – La tenue des Assemblées électorales, et le mode des élections sont les mêmes que dans les Assemblées primaires.

Du Corps législatif

  • Article 39. – Le Corps législatif est un, indivisible et permanent.
  • Article 40. – Sa session est d’un an.
  • Article 41. – Il se réunit le 1er juillet.
  • Article 42.– L’Assemblée nationale ne peut se constituer si elle n’est composée au moins de la moitié des députés, plus un.
  • Article 43. – Les députés ne peuvent être recherchés, accusés ni jugés en aucun temps, pour les opinions qu’ils ont énoncées dans le sein du Corps législatif.
  • Article 44. – Ils peuvent, pour fait criminel, être saisis en flagrant délit : mais le mandat d’arrêt ni le mandat d’amener ne peuvent être décernés contre eux qu’avec l’autorisation du Corps législatif.

Tenue des séances du Corps législatif

  • Article 45. – Les séances de l’Assemblée nationale sont publiques.
  • Article 46. – Les procès-verbaux de ses séances seront imprimés.
  • Article 47. – Elle ne peut délibérer si elle n’est composée de deux cents membres au moins.
  • Article 48. – Elle ne peut refuser la parole à ses membres, dans l’ordre où ils l’ont réclamée.
  • Article 49. – Elle délibère à la majorité des présents.
  • Article 50. – Cinquante membres ont le droit d’exiger l’appel nominal.
  • Article 51. – Elle a le droit de censure sur la conduite de ses membres dans son sein.
  • Article 52. – La police lui appartient dans le lieu de ses séances, et dans l’enceinte extérieure qu’elle a déterminée.

Des fonctions du Corps législatif

  • Article 53. – Le Corps législatif propose des lois et rend des décrets.
  • Article 54. – Sont compris, sous le nom général de loi, les actes du Corps législatif, concernant :
    – La législation civile et criminelle ;
    – L’administration générale des revenus et des dépenses ordinaires de la République ;
    – Les domaines nationaux ;
    – Le titre, le poids, l’empreinte et la dénomination des monnaies ;
    – La nature, le montant et la perception des contributions ;
    – La déclaration de guerre ;
    – Toute nouvelle distribution générale du territoire français ;
    – L’instruction publique ;
    – Les honneurs publics à la mémoire des grands hommes.
  • Article 55. – Sont désignés, sous le nom particulier de décret, les actes du Corps législatif, concernant :
    – L’établissement annuel des forces de terre et de mer ;
    – La permission ou la défense du passage des troupes étrangères sur le territoire français ;
    – L’introduction des forces navales étrangères dans les ports de la République ;
    – Les mesures de sûreté et de tranquillité générales ;
    – La distribution annuelle et momentanée des secours et travaux publics ;
    – Les ordres pour la fabrication des monnaies de toute espèce ;
    – Les dépenses imprévues et extraordinaires ;
    – Les mesures locales et particulières à une administration une commune, à un genre de travaux publics ;
    – La défense du territoire ;
    – La ratification des traités ;
    – La nomination et la destitution des commandants en chef des armées ;
    – La poursuite et la responsabilité des membres du conseil, des fonctionnaires publics ;
    – L’accusation des prévenus de complots contre la sûreté générale de la République ;
    – Tout changement dans la distribution partielle du territoire français ;
    – Les récompenses nationales.

De la formation de la loi

  • Article 56. – Les projets de loi sont précédés d’un rapport.
  • Article 57. – La discussion ne peut s’ouvrir, et la loi ne peut être provisoirement arrêtée que quinze jours après le rapport.
  • Article 58. – Le projet est imprimé et envoyé à toutes les communes de la République, sous ce titre : loi proposée.
  • Article 59. – Quarante jours après l’envoi de la loi proposée, si, dans la moitié des départements, plus un, le dixième des Assemblées primaires de chacun d’eux, régulièrement formées, n’a pas réclamé, le projet est accepté et devient loi.
  • Article 60. – S’il y a réclamation, le Corps législatif convoque les Assemblées primaires.

De l’intitulé des lois et des décrets

  • Article 61. – Les lois, les décrets, les jugements et tous les actes publics sont intitulés : Au nom du peuple français, l’an… de la République française.

Du Conseil exécutif

  • Article 62. – Il y a un Conseil exécutif composé de vingt-quatre membres.
  • Article 63. – L’Assemblée électorale de chaque département nomme un candidat. Le Corps législatif choisit, sur la liste générale, les membres du Conseil.
  • Article 64. – Il est renouvelé par moitié à chaque législature, dans les derniers mois de sa session.
  • Article 65. – Le Conseil est chargé de la direction et de la surveillance de l’administration générale ; il ne peut agir qu’en exécution des lois et des décrets du Corps législatif.
  • Article 66. – Il nomme, hors de son sein, les agents en chef de l’administration générale de la République.
  • Article 67. – Le Corps législatif détermine le nombre et les fonctions de ces agents.
  • Article 68. – Ces agents ne forment point un conseil ; ils sont séparés, sans rapports immédiats entre eux ; ils n’exercent aucune autorité personnelle.
  • Article 69. – Le Conseil nomme, hors de son sein, les agents extérieurs de la République.
  • Article 70. – Il négocie les traités.
  • Article 71. – Les membres du Conseil, en cas de prévarication, sont accusés par le Corps législatif.
  • Article 72. – Le Conseil est responsable de l’inexécution des lois et des décrets, et des abus qu’il ne dénonce pas.
  • Article 73. – Il révoque et remplace les agents à sa nomination.
  • Article 74. – Il est tenu de les dénoncer, s’il y a lieu, devant les autorités judiciaires.

Des relations du Conseil exécutif avec le Corps législatif

  • Article 75. – Le Conseil exécutif réside auprès du Corps législatif ; il a l’entrée et une place séparée dans le lieu de ses séances.
  • Article 76. – Il est entendu toutes les fois qu’il a un compte à rendre.
  • Article 77. – Le Corps législatif l’appelle dans son sein, en tout ou en partie lorsqu’il le juge convenable.

Des corps administratifs et municipaux

  • Article 78. – Il y a dans chaque commune de la République une administration municipale ; – Dans chaque district, une administration intermédiaire ; – Dans clinique département, une administration centrale.
  • Article 79. – Les officiers municipaux sont élus par les Assemblées de commune.
  • Article 80. – Les administrateurs sont nommés par les assemblées électorales de département et de district.
  • Article 81. – Les municipalités et les administrations sont renouvelées tous les ans par moitié.
  • Article 82. – Les administrateurs et officiers municipaux n’ont aucun caractère de représentation. – Ils ne peuvent, en aucun cas, modifier les actes du Corps législatif, ni en suspendre l’exécution.
  • Article 83. – Le Corps législatif détermine les fonctions des officiers municipaux et des administrateurs, les règles de leur subordination, et les peines qu’ils pourront encourir.
  • Article 84. – Les séances de municipalités et des administrations sont publiques.

De la Justice civile

  • Article 85. – Le code des lois civiles et criminelles est uniforme pour toute la République.
  • Article 86. – Il ne peut être porté aucune atteinte au droit qu’ont les citoyens de faire prononcer sur leurs différends par des arbitres de leur choix.
  • Article 87. – La décision de ces arbitres est définitive, si les citoyens ne se sont pas réservé le droit de réclamer.
  • Article 88. – Il y a des juges de paix élus par les citoyens des arrondissements déterminés par la loi.
  • Article 89. – Ils concilient et jugent sans frais.
  • Article 90. – Leur nombre et leur compétence sont réglés par le Corps législatif.
  • Article 91. – Il y a des arbitres publics élus par les Assemblées électorales.
  • Article 92. – Leur nombre et leurs arrondissements sont fixés par le Corps législatif.
  • Article 93. – Ils connaissent des contestations qui n’ont pas été terminées définitivement par les arbitres privés ou par les juges de paix.
  • Article 94. – Ils délibèrent en public. – Ils opinent à haute-voix. – Ils statuent en dernier ressort, sur défenses verbales, ou sur simple mémoire, sans procédures et sans frais. – Ils motivent leurs décisions.
  • Article 95. – Les juges de paix et les arbitres publics sont élus tous les ans.

De la Justice criminelle

  • Article 96. – En matière criminelle, nul citoyen ne peut être jugé que sur une accusation reçue par les jurés ou décrétée par le Corps législatif. – Les accusés ont des conseils choisis par eux, ou nommés d’office. – L’instruction est publique. – Le fait et l’intention sont déclarés par un juré de jugement. – La peine est appliquée par un tribunal criminel.
  • Article 97. – Les juges criminels sont élus tous les ans par les Assemblées électorales.

Du Tribunal de cassation

  • Article 98. – Il y a pour toute la République un Tribunal de cassation.
  • Article 99. – Ce tribunal ne connaît point du fond des affaires. – Il prononce sur la violation des formes et sur les contraventions expresses à la loi.
  • Article 100. – Les membres de ce tribunal sont nommés tous les ans par les Assemblées électorales.

Des Contributions publiques

Article 101. – Nul citoyen n’est dispensé de l’honorable obligation de contribuer aux charges publiques.

De la Trésorerie nationale

  • Article 102. – La trésorerie nationale est le point central des recettes et dépenses de la République.
  • Article 103. – Elle est administrée par des agents comptables, nommés par le Conseil exécutif.
  • Article 104. – Ces agents sont surveillés par des commissaires nommés par le Corps législatif, pris hors de son sein, et responsables des abus qu’ils ne dénoncent pas.

De la Comptabilité

  • Article 105. – Les comptes des agents de la trésorerie nationale et des administrateurs des deniers publics, sont rendus annuellement à des commissaires responsables, nommés par le Conseil exécutif.
  • Article 106. – Ces vérificateurs sont surveillés par des commissaires à la nomination du Corps législatif, pris hors de son sein, et responsables des abus et des erreurs qu’ils ne dénoncent pas. – Le Corps législatif arrête les comptes.

Des Forces de la République

  • Article 107. – La force générale de la République est composée du peuple entier.
  • Article 108. – La République entretient à sa solde, même en temps de paix, une force armée de terre et de mer.
  • Article 109. – Tous les Français sont soldats ; ils sont tous exercés au maniement des armes.
  • Article 110. – Il n’y a point de généralissime.
  • Article 111. – La différence des grades, leurs marques distinctives et la subordination ne subsistent que relativement au service et pendant sa durée.
  • Article 112. – La force publique employée pour maintenir l’ordre et la paix dans l’intérieur, n’agit que sur la réquisition par écrit des autorités constituées.
  • Article 113. – La force publique employée contre les ennemis du dehors, agit sous les ordres du Conseil exécutif.
  • Article 114. – Nul corps armé ne peut délibérer.

Des Conventions nationales

  • Article 115. – Si dans la moitié des départements, plus un, le dixième des Assemblées primaires de chacun d’eux, régulièrement formées, demande la révision de l’acte constitutionnel, ou le changement de quelques-uns de ces articles, le Corps législatif est tenu de convoquer toutes les Assemblées primaires de la République, pour savoir s’il y a lieu à une Convention nationale.
  • Article 116. – La Convention nationale est formée de la même manière que les législatures, et en réunit les pouvoirs.
  • Article 117. – Elle ne s’occupe, relativement à la Constitution, que des objets qui ont motivé sa convocation.

Des rapports de la République française avec les nations étrangères

  • Article 118. – Le Peuple français est l’ami et l’allié naturel des peuples libres.
  • Article 119. – Il ne s’immisce point dans le gouvernement des autres nations ; il ne souffre pas que les autres nations s’immiscent dans le sien.
  • Article 120. – Il donne asile aux étrangers bannis de leur patrie pour la cause de la liberté. – Il le refuse aux tyrans.
  • Article 121. – Il ne fait point la paix avec un ennemi qui occupe son territoire.

De la Garantie des Droits

  • Article 122. – La Constitution garantit à tous les Français l’égalité, la liberté, la sûreté, la propriété, la dette publique, le libre exercice des cultes, une instruction commune, des secours publics, la liberté indéfinie de la presse, le droit de pétition, le droit de se réunir en sociétés populaires, la jouissance de tous les Droits de l’homme.
  • Article 123. – La République française honore la loyauté, le courage, la vieillesse, la piété filiale, le malheur. Elle remet le dépôt de sa Constitution sous la garde de toutes les vertus.
  • Article 124. – La déclaration des Droits et l’acte constitutionnel sont gravés sur des tables au sein du Corps législatif et dans les places publiques.

 

wavre 2015

http://www.wavre1815.com/

Voir aussi l’article : Route de l’armée Grouchy

En juin 1815, sur les terrains historiques, le long de la Dyle, les combattants des deux camps se livrent une guerre sans trêve et sans merci. A travers l’implantation de bivouacs alliés et français et la reconstitution d’exercices d’armes et de la bataille, le public voyage au coeur de l’ambiance napoléonienne. La vie militaire et civile de l’époque se décline au travers d’une exposition de panneaux didactiques sur les costumes et de stands offrant aux visiteurs petits soldats, BD, livres et dédicaces d’auteurs, de peintres et dessinateurs spécialistes du sujet

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  • Samedi 4/7 – 10h à 20h : bivouacs – ruelle A l’Buse – 19h30 : reconstitution
  • Dimanche 5/7 – 14h à 16h : bivouacs- ruelle A l’Buse – 11h30 : reconstitution

LA BATAILLE DE WAVRE DES 18 ET 19 JUIN 1815

Walking Waterloo: Wavre

 

Le dimanche 18 juin 1815 vers 16 heures, alors que la bataille de Waterloo est engagée depuis plusieurs heures, les premières unités françaises appartenant à l’aile droite de l’Armée du Nord, placée sous le commandant du maréchal Grouchy, arrivent aux abords de Wavre. La cité brabançonne, traversée par la Dyle, abrite un corps de l’armée prussienne placée sous le commandant du général Von Thielmann. Les ponts permettant de traverser la Dyle ont été barricadés et des milliers de tirailleurs prussiens ont pris position dans les immeubles et prés situés sur la rive gauche de la rivière, de Basse-Wavre jusqu’au-delà du village de Bierges. L’artillerie française, installée sur les hauteurs d’Aisemont, commence à bombarder la ville vers 16 heures et, sans en référer à son supérieur, le général Vandame lance son infanterie à l’assaut du Pont du Christ, le principal pont de la Ville. Déboulant de la rue de Namur, les soldats français doivent s’avancer sur la place du Sablon avant d’arriver à ses abords. Treize assauts successifs, particulièrement meurtriers, menés jusqu’en fin de soirée, ne permettront pas aux troupes françaises de prendre définitivement pied sur la rive gauche. Pour mieux défendre le pont convoité, les Prussiens ont incendié les immeubles situés sur le Sablon. En fin d’après-midi, une attaque dirigée personnellement par le maréchal Grouchy et le général Gérard échoue devant le moulin de Bierges fortifié par les troupes prussiennes et entouré de prés gorgés d’eau. Le lundi 19 juin, avant même le lever du soleil, l’armée prussienne reprend l’initiative et tente de bouter les Français hors de Limal. La tentative échoue et dans la foulée, dans la matinée, les troupes françaises s’emparent des hauteurs de Bierges. Avertis plus vite que les Français du résultat de la bataille de Waterloo, les Prussiens abandonnent alors le champ de bataille et laissent les troupes françaises occuper les quartiers de Wavre situés sur la rive gauche de la Dyle. En fin de matinée, ayant installé son Quartier-Général au château de la Bawette, le maréchal Grouchy est officiellement informé du revers essuyé par l’Empereur et est chargé par celui-ci de protéger la retraite du gros de l’armée impériale. En conséquence, les dernières troupes françaises se replient sur Namur et quittent Wavre le lundi 19 juin en fin de journée. Finalement, en début de soirée, c’est au  niveau du pont de Limal que le gros de l’armée française arrive à traverser la Dyle. Après d’acharnés combats de rues qui se poursuivent tard dans la nuit, les Français prennent finalement le contrôle de Limal.  Entre 40 000 et 50 000 hommes ont participé à cette campagne de Belgique du mois de juin 1815.

J. Tordoir 

Président du CHAW

– http://www.afew.be/Bataille/wavre.html  (Article de l’Association franco-européenne de Waterloo)

BIVOUACS  ET  RECONSTITUTION

Le samedi 4 juillet 2015, les reconstituants circuleront en centre ville au rythme de la musique des tambours. Cavaliers, fantassins, musiciens, petit peuple et autres cantinières plongeront la ville dans l’ambiance festive des parades militaires et rendront ainsi hommage au courage des combattants de l’époque. A 10h30, le bataillon suisse fleurira la plaque commémorative posée sur le parapet du pont du Christ, endroit mythique des combats wavriens, s’il en est.
Le samedi 4 juillet 2015, les reconstituants circuleront en centre ville au rythme de la musique des tambours. Cavaliers, fantassins, musiciens, petit peuple et autres cantinières plongeront la ville dans l’ambiance festive des parades militaires et rendront ainsi hommage au courage des combattants de l’époque. A 10h30, le bataillon suisse fleurira la plaque commémorative posée sur le parapet du pont du Christ, endroit mythique des combats wavriens, s’il en est.

MARCHÉ  HISTORIQUE ET ANIMATIONS

Une balade sur les sentiers du  bivouac, à la recherche de passionnés d’histoire napoléonienne, à la découverte d’un objet rare, au plaisir de prendre un verre à la taverne des reconstitueurs ou de transformer, le temps d’un instantané, en Napoléon ou Joséphine, à la rencontre de comédiens et de conteurs d’ambiance, autant de bonnes raisons  de passer l’après-midi en compagnie des reconstitueurs civils et militaires de la bataille de Wavre.

Des jeux en bois géants offriront gratuitement aux petits et aux grands l’occasion de jouer comme  il y a 200 ans et un atelier « Au bicorne 2015 » vous permettra de transformer un chapeau de 1815 en un couvre-chef du bicentenaire.  Une série de prix  récompensera les réalisations les plus historiques et les plus déjantées !

Et le hasard fera bien les choses, vous dénicherez le petit soldat qui manquait à votre collection, l’ouvrage précieux pour rêver d’histoire, la BD à faire dédicacer par ses auteurs, la lithographie qui éclairera vos murs ou la copie parfaite de l’épée et de l’uniforme qui feront de vous un « soldat de la Grande Armée » !

INSCRIPTIONS MARCHANDS

Titre : Journal du général Fantin Des Odoards, étapes d’un officier de la Grande Armée, 1800-1830 – Auteur : Fantin des Odoards, Louis Florimond (1778-1866) – Éditeur : E. Plon, Nourrit et Cie (Paris) – Date d’édition : 1895

…Je continue le récit commencé hier.

Le feld-maréchal Blücher, si maltraité la veille, était en pleine retraite, immédiatement après la revue passée à la hâte par l’Empereur, les 3me et 4me corps, la division Teste du 6me corps et la cavalerie Excelmans et Pajol eurent ordre de suivre les Prussiens, tandis qu’avec le gros de l’armée S. M. marchait elle-même vers la gauche pour en finir avec Wellington. De cette séparation ont résulté nos désastres. Le maréchal Grouchy, qui avait le commandement de cette aile droite, laquelle était forte de 32 mille hommes et de plus de 100 bouches à feu, mit une telle lenteur dans son mouvement, qui demandait une grande célérité, qu’à Gembloux, petite ville belge, à 2 lieues [ca. 9 km] seulement du champ de bataille de la veille, il fallut s’arrêter parce qu’on avait perdu les traces de l’armée prussienne, et qu’on ne savait si elle se dirigeait sur Bruxelles ou sur Liège. On bivouaqua en avant de Gembloux, dont la population nous accueillit au son de toutes ses cloches, et aux cris de vive l’Empereur! ce qui, par parenthèse, n’empêcha pas nos pillards d’y commettre mille désordres.

Dans la nuit, des renseignements certains ayant enfin appris que c’était vers Bruxelles qu’avaient marché les Prussiens, nous primes cette direction au point du jour. Parvenus à Wavre, ville sur la Dyle, nous les y trouvâmes en position et aussitôt on en vint aux mains. Au lieu de passer la Dyle au-dessus ou au dessous de Wavre, où elle est guéable en maint endroit, le général Vandamme, chargé de la franchir pour débusquer l’ennemi, voulut, dans la ville même, emporter un pont soigneusement barricadé et protégé par des milliers de tirailleurs postés dans les maisons de l’autre rive. Il fallait tourner cette forte position; mais ce général s’entêta à l’aborder de front avec des masses qui, engagées dans une longue rue perpendiculaire au pont, recevaient tout le feu des Prussiens sans pouvoir utiliser le leur. Nous perdîmes là beaucoup de monde infructueusement. Le 70me régiment, le même qui avait été déconfit deux jours auparavant, ayant été chargé de déblayer le pont sous une grêle de balles, y fut mis en déroute. Ramené par son colonel, il hésitait encore quand ce brave Maury, saisissant son aigle, s’écria: « Comment, canaille, vous m’avez déshonoré avant-hier, et vous récidivez aujourd’hui! En avant. Suivez-moi! » – Son aigle à la main, il se précipite sur le pont, la charge bat, le régiment le suit; mais à peine est-il aux barricades que ce digne chef tombe mort, et le 70me fuit de plus belle, et si rapidement que sans le secours d’hommes de mon 22me l’aigle qui était à terre, au milieu du pont, à côté de mon pauvre camarade étendu sans vie, allait devenir la proie des tirailleurs ennemis qui déjà cherchaient à s’en saisir.

Sur d’autres points, nos attaques d’une rive à l’autre de la Dyle n’eurent pas plus de succès, parce qu’elles furent mal combinées, mollement exécutées et le terrain mal étudié. Vers la nuit, cependant, on parvint à passer la rivière au dessus de Wavre. Il était trop tard.

Le général Vandamme convint, le lendemain, qu’il avait commis là une faute; mais le mal était fait. Il est d’autant plus à déplorer qu’on ait aussi mal employé un temps précieux que la perte de la bataille de Waterloo n’a pas d’autre cause. Pendant que les Prussiens nous amusaient ainsi par un rideau de tirailleurs et nous tenaient en échec, leurs masses principales, favorisées par un terrain montueux et boisé qui les dérobait à nos yeux, marchaient au secours des Anglais, et leur brusque apparition sur le flanc droit de notre armée, aux prises avec Wellington, changea en une inconcevable déroute une victoire déjà certaine. Il eût encore été temps, à midi, de faire un mouvement général dans la direction de Waterloo. En opérant ainsi avec rapidité, les Prussiens, pris entre deux feux, eussent été anéantis, et la Belgique entière était à nous. Si cette manœuvre n’a pas été exécutée, ce n’est pas la faute des officiers généraux qui environnaient le maréchal Grouchy, lesquels jugeaient bien, à l’épouvantable canonnade qui retentissait comme un roulement de tonnerre non interrompu, que notre coopération était là nécessaire. A toutes leurs instances, le maréchal a constamment répondu: l’Empereur m’a donné ordre de pousser jusqu’à Wavre et d’y attendre ses instructions, et je ne bougerai pas d’ici. Comme si, à la guerre, il n’y avait pas des circonstances non prévues qui veulent un changement subit de résolution; comme si le premier devoir d’un général n’était pas de ne jamais perdre de vue l’ennemi qu’il est chargé de poursuivre. D’ailleurs n’était-il pas évident que les Prussiens ne cherchaient qu’à se réunir à leurs alliés? C’est cette jonction qu’on devait avant tout empêcher, car c’est elle qui devait tout perdre, l’Empereur n’étant plus assez fort pour soutenir les efforts réunis de ses adversaires, depuis qu’il avait fait la faute de séparer de lui 32 mille hommes et la plus grande faute d’en confier le commandement à M. le marquis de Grouchy.

Cette sotte et molle attaque sur Wavre et la longue fusillade qui l’a suivie nous ont au reste coûté assez de monde. Mon 22me y a perdu 146 hommes, d’autres régiments bien davantage. Les généraux Alix et Penne y ont été tués; les généraux Gérard et Habert, blessés.

Mécontents de nous-mêmes, et fort inquiets sur le résultat de la vive et longue canonnade entendue, pendant la journée, du coté de Mont-Saint-Jean, laquelle n’avait cessé que vers le soir, nous avons passé la nuit suivante au bivouac aux portes de cette malheureuse ville de Wavre, que dévorait l’incendie allumé pendant le combat.

En marchant ainsi vers Mont-Saint-Jean à notre insu et à notre barbe, manœuvre hasardeuse mais habile, qui nous a fait battre à Waterloo, les Prussiens avaient laissé un faible corps devant nous pour nous donner le change. Le 19, au matin, nous eûmes encore à échanger avec lui quelques coups de fusil; mais bientôt il disparut tout à fait et un sinistre silence s’établit sur ces campagnes, dont le sol tremblait la veille au bruit des détonations de l’artillerie. Nous en étions là lorsque, vers onze heures, notre commandant en chef, ayant appris enfin la fatale nouvelle par un officier d’état-major miraculeusement échappé aux coureurs de l’ennemi, maîtres de tout le pays, jugea convenable d’opérer au plus vite sa retraite sur notre frontière. Ce mouvement, devant une armée victorieuse qui pouvait à chaque instant nous tomber sur les bras, était aussi indispensable que dangereux. Le maréchal avait sous la main des forces imposantes et une nombreuse artillerie; mais il était en l’air, sans appui, et on sait ce que sont trop souvent les Français en retraite et le lendemain d’une défaite. Cette marche rétrograde, quoique précipitée, se fit avec ordre, sur deux colonnes, dans la direction de Namur. L’ennemi ne parut nullement dans la journée, et, à la nuit, nous étions à un quart de lieue [ca. 1 km] de Gembloux, où nous fîmes une halte de peu d’heures, sans feux, et dans le même ordre que nous avions en mouvement.

Le lendemain, vers une heure du matin, sans bruit aucun, notre armée se remit en route, triste et silencieuse. Quelque bonne volonté que nous eussions de hâter le pas, nous ne le pouvions. La cavalerie et l’artillerie, qui suivaient nécessairement les chaussées, cheminaient encore à peu près à l’aise; mais la pauvre infanterie, allant à travers champs par une nuit sombre et rencontrant à chaque pas des haies et des fossés, n’avançait qu’en désordre et très péniblement. A pied même et empêtré dans mes grandes bottes à l’écuyère, car il n’y avait pas moyen de rester à cheval, je marchais avec une peine infinie dans des terres labourées, et j’avais fait ainsi mainte culbute, quand enfin le jour vint à poindre. Si, dans ce moment, l’ennemi se fût montré, il n’y avait nulle résistance possible. L’infanterie s’était tellement mêlée, non seulement de compagnie à compagnie, mais de régiment à régiment, qu’il fallut perdre plus d’une heure à y mettre quelque ordre. Il était grand jour quand, les rangs à peu près rétablis, on put se remettre en mouvement. Déjà nous apercevions les hauteurs de Namur qui allaient nous offrir un bon point d’appui, quand tout à coup deux coups de canon se firent entendre à notre arrière-garde. Ce bruit plait au soldat quand il va à l’ennemi; il déride toutes les physionomies; mais en retraite, et dans la situation d’esprit où nous avait mis le revers inouï de Waterloo, qui n’était plus un mystère pour nos subordonnés, quelque soin qu’on eût pris de le leur cacher, il produisit un effet tout contraire: Les voilà! disaient avec anxiété ces mêmes hommes qui trois jours auparavant affrontaient les Prussiens avec ardeur. Chargée avec impétuosité, l’arrière-garde, sur laquelle ces deux coups avaient été tirés, fut d’abord mise en désordre et se vit enlever deux pièces de canon qu’elle avait avec elle. Heureusement le mal ne se propagea pas et fut bientôt réparé. La partie de notre colonne qui était en tête atteint Namur au pas de course; les troupes qui sont en queue font volte-face; une charge brillante de notre cavalerie sur l’avant-garde prussienne culbute celle-ci et lui enlève non seulement les pièces que nous venions de perdre, mais encore un de ses obusiers. Ce début était d’un heureux présage. Etonnés d’une résistance inattendue, les Prussiens se sont arrêtés pour se renforcer de ceux qui les suivaient, et nous avons mis à profit leur hésitation pour occuper en force Namur, placer de l’artillerie partout où elle pouvait servir, barricader les ponts, les portes, les issues, enfin faire tout pour arrêter l’ennemi. Namur, autrefois place de guerre prise et reprise pendant nos vieilles guerres avec les maîtres des Pays-Bas, est aujourd’hui démantelée; mais sa position au confluent de la Sambre et de la Meuse, entre deux montagnes et à l’entrée d’un long défilé qui conduit en France, en fera toujours un point stratégique de la plus grande importance. Enhardis par leur récente victoire, ivres d’eau-de-vie et pensant avoir affaire à des troupes démoralisées, les Prussiens, en colonnes nombreuses, ne tardèrent pas à nous attaquer. Repoussés, ils revinrent plusieurs fois à la charge, toujours sans le moindre succès. Dans ces tentatives, ils ont fait une perte énorme par le feu de notre artillerie qui les prenait de front et d’écharpe et par celui de l’infanterie. Leurs morts et leurs blessés couvraient au loin le terrain devant nous. Lorsqu’il fut bien démontré que nous ne pouvions être forcés et que les Prussiens n’auraient Namur que si nous voulions bien en sortir, nos troupes commencèrent à passer la Sambre et à remonter le défilé de la Meuse pour opérer leur rentrée en France. Le 3me corps, chargé de l’arrière-garde, tint dans la ville jusqu’au soir, afin de donner le temps de s’éloigner à cette énorme colonne embarrassée d’artillerie, de bagages et de blessés. A la nuit fermée, tout étant en sûreté, les dernières troupes françaises quittèrent Namur, où l’ennemi n’entra qu’après notre abandon volontaire.

Pendant cette longue journée d’hostilités, les habitants de Namur, sans paraître effrayés du vacarme, nous ont prodigué tous les soins imaginables. Dans chaque maison, on recevait nos blessés; des provisions étaient livrées en profusion aux soldats comme aux officiers, pas une cave n’était fermée. C’était à qui nous apporterait son offrande en vivres, en vin, en linge pour les pansements. Les femmes les plus élégantes, la plupart jolies, se montraient tout aussi empressées que celles du peuple. On entendait de tous côtés des paroles d’intérêt pour nous et des imprécations contre les Prussiens, démonstrations d’autant plus sincères que cette bonne population, si française, voyait bien que nous allions la quitter. Je ne saurais exprimer ce qu’il y avait de fraternel et de touchant dans cette manifestation si générale. Oh! souvenons-nous en, si, plus heureux un jour, nous reportons nos armes en Belgique. Nous avons trouvé là une sympathie qui fait honte à la France.

Au delà de Namur, le défilé protecteur dont je viens de parler est flanqué à gauche par la Meuse et à droite par une chaîne de hautes collines boisées. Dès le matin, notre matériel y était engagé. Nous l’avons remonté pendant toute la nuit du 20 au 21 sans être inquiétés.

Poursuivant au jour paisiblement notre retraite, nous avons atteint Dinant, petite ville dominée de tout côté, où l’on passe sur la rive droite de la Meuse.

Depuis Namur, une pluie continuelle était venue ajouter aux ennuis et aux fatigues de la retraite et gâter la route que nous suivions. Harassés, manquant de vivres, tourmentés do notre avenir, nous sommes rentrés tristement en France par ce Givet où j’ai passé jadis des jours de bonheur et d’insouciance. La population de cette ville n’a pas été peu surprise de voir passer tant de troupes si intactes et une aussi formidable artillerie, elle à qui la renommée avait persuadé que tout avait péri à Waterloo ou était resté entre les mains du vainqueur. Ces bruits exagérés, répandus bientôt parmi nos soldats, ont achevé de les abattre. Il n’y avait alors que 9 jours qu’ils étaient entrés en campagne, dans les meilleures dispositions, et à voir leur tenue négligée, leur mine allongée, leur affaiblissement physique et moral, ils semblaient succomber sous les fatigues et les privations d’une longue guerre. Il faut des succès aux Français: ils sont moins que des femmes dans les revers. L’armée, il faut le dire, n’a pas tenu ce qu’elle promettait. Nombre d’officiers ont manqué de résolution et d’énergie. A peine en France, nous avons été assaillis par des malveillants se faisant un plaisir de débiter les plus fâcheuses nouvelles et ne trouvant que trop de crédulité. Lorsqu’il fallait s’unir et se raidir contre l’adversité, on a tout fait pour annuler ce qu’il nous restait de vigueur et donner des facilités à l’invasion. Pauvre France! ton heure était sonnée…

PROCLAMATION A L’ARMEE DU NORD, LE 14 JUIN 1815, AVESNES

Publié le juin 14, 2015 par

DRAPEAU DU MOUVEMENT BONAPARTISTEMOUVEMENT BONAPARTISTE

TOUT POUR ET PAR LE PEUPLE
« Pour l’Honneur de la France, pour les intérêts sacrés de l’Humanité »
(Napoléon le Grand, 17 ventôse an VIII – samedi 8 mars 1800)

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Aigle_Empire_MOUVEMENT BONAPARTISTESOLDATS !

C’est aujourd’hui l’anniversaire de Marengo et de Friedland qui décidèrent deux fois du destin de l’Europe.

Alors, comme après Austerlitz, comme après Wagram, nous fûmes trop généreux. Nous crûmes aux protestations et aux serments des Princes que nous laissâmes sur le trône. Aujourd’hui cependant, coalisés entre eux, ils en veulent à l’indépendance et aux droits les plus sacrés de la France. Ils ont commencé la plus injuste des agressions : marchons donc à leur rencontre ! Eux et nous ne sommes nous plus les mêmes hommes ?

Soldats ! A Iéna contre ses mêmes Prussiens, aujourd’hui si arrogants, vous étiez un contre deux, et à Montmirail un contre six. Que ceux d’entre vous qui ont été prisonniers des Anglais, vous fassent le récit de leurs pontons et des maux qu’ils ont soufferts !

Les Saxons, les Belges, les Hanovriens, les soldats de la Confédération du Rhin, gémissent d’être obligés de prêter leurs bras à la cause des princes ennemis de la justice et des droits de tous les peuples; ils savent que cette coalition est insatiable ! Après avoir dévoré douze millions de Polonais, douze millions d’Italiens, un million de Saxons, six millions de Belges, elle devra dévorer les états du deuxième ordre de l’Allemagne.

Les insensés ! un moment de prospérité les aveugle ; l’offensive, l’humiliation du peuple français sont hors de leur pouvoir. S’ils entrent en France ils y trouveront leur tombeau !

Soldats ! Nous avons des marches forcées à faire, des batailles à livrer, des périls à courir, mais, avec de la consistance, la victoire sera à nous.

Les droits, l’honneur et la bonheur de la Patrie seront reconquis ; pour tout Français qui a du coeur, le moment est arrivée de vaincre ou de périr !

NAPOLEON

http://napoleonbonaparte.be/mouvement-bonapartiste/

Devenir Membre du Mouvement Bonapartiste

J’estime pour ma part qu’il est possible d’être belge dans une Monarchie Constitutionnelle et Bonapartiste! Ce n’est pas incompatible. L’un se référant à l’identité Nationale,et au respect des Lois belges; l’autre à l’idéologie et aux respect des valeurs du Mouvement Bonapartiste, de ses traditions s’y afférentes. Les belges qui désirent réfléchir ensemble sur les idées et valeurs du Mouvement Bonapartiste en Belgique peuvent me rejoindre sur le groupe  facebook   : https://www.facebook.com/groups/napoleonbonaparte.be/ –  Jacques Janssens

drapeau-du-mouvement-bonapartisteBNelgiqueN

Mémorial 1815 – Journal d’un visiteur – de la Démesure à la Déception

Je me permets de publier à mon tour ce “journal” d’un visiteur du nouveau mémorial 1815. Ce dernier à déjà été diffusé sur le forum  suivant http://www.napoleon1er.org/forum/viewtopic.php?f=5&t=28087&sid=261c805db36adf9844399a08290157a4 (de nombreux commentaires y sont déjà postés). Pour ma part,  j’en ai demandé préalablement l’autorisation au rédacteur. Il est important de diffuser ces informations afin que les organisateurs puissent mettre tout en oeuvre afin d’améliorer l’accès au mémorial et tiennent compte des “critiques constructives”  qui semblent nécessaires voire obligatoires afin de préserver les peintures de 1912 du monument original entre autres! J’ai laissé volontairement les commentaires ouverts afin que ceux et celles qui souhaitent apporter leur point de vue puissent librement s’exprimer. J’ai bon espoir que les organisateurs seront sensibilisés par ces remarques et mettront tout en oeuvre pour l’amélioration de ce Mémorial 1815 qui devrait refléter notre savoir-faire! N’hésitez-pas à m’écrire pour me signaler les éventuelles améliorations effectuées au Mémorial 1815

Jacques JANSSENS

Journal d’un visiteur du Mémorial 1815

Samedi 23 mai 2015, enfin le fameux mémorial de Waterloo est ouvert et nous allons pouvoir visiter ce lieu dont on parle depuis plus de 15 ans! Encore imprégné de l’ambiance que j’ai connue sur le site pendant tant d’années, j’avoue avoir eu une certaine dose de scepticisme avant d’y aller mais les différents articles et reportages dans la presse écrite et dans les journaux télévisés m’ont un peu rassuré. Je débarque donc sur le site de la bataille avec beaucoup de curiosité.

Une fois notre véhicule garé, je me dirige vers le fameux “trou” et j’avoue être très agréablement surpris par le décor qui s’offre à mes yeux; un tout nouveau pavage de la route, plus de bulldozers, plus de tas de terre… en effet, le fameux “open view” sur le champ de bataille tant plébiscité pour faire passer la pilule de la démolition des anciens bâtiments classés est assez réussi.

Quelques touristes sont encore un peu perdus sur ce tout nouveau site, j’ai même aidé une famille venant d’un pays de l’Est qui cherchait désespérément le moyen de rentrer dans l’ancien centre du visiteur aujourd’hui vide et à l’abandon. C’est vrai que le mémorial n’est pas encore indiqué et se trouvant  sous terre, fatalement, on ne le voit pas en arrivant par la direction du côté de la chaussée de Charleroi.

Le nouveau bâtiment qui remplace l’ancien hôtel Cotton et l’établissement             “Le Bivouac de L’empereur” n’est pas encore ouvert mais à déjà l’aspect terminé définitif qu’il est censé avoir.

restauranthttp://waterloolionrenovation.weebly.com/

Là, petite déception, c’était censé être reconstruit à l’identique de l’ancien hôtel …identique, il faut soit de l’imagination, soit des pertes de mémoire pour le trouver identique à la maison classée qui se dressait à cet endroit depuis le 19è siècle. Très agréable surprise, les deux aigles majestueux qui trônaient devant les deux estaminets ont retrouvé une place de choix sur le site.

bivouac de l'empereurttp://www.wiki-braine-lalleud.be/index.php5?title=Bivouac

Nous arrivons devant le “trou” …ZE mémorial est enfin là, devant nous, et nous allons y pénétrer.
Deux accès sont disponibles pour y accéder; du côté “Panorama”, un escalier, et du côté parking, une rampe en pente relativement douce pour les personnes à mobilité réduite. C’est la moindre des choses me direz-vous mais il y a encore beaucoup de sites qui ne sont malheureusement pas accessibles pour les personnes souffrant de handicap moteur.

Les travaux : http://napoleon-monuments.eu/Napoleon1er/1815-2015.htm

Mais là, mauvaise surprise, le pavement, tant de l’escalier que de la rampe est faire en pierres inégales et il n’y a pas de rampe pour se tenir ..enfin si, il y a bien une sorte de vitrage avec une fine latte métallique sur la tranche supérieure mais est-ce une rampe ?, de toute façon, elle est fort haute et difficilement utilisable par les enfants ou par des personnes de petite taille. Pour mon 1m75, c’est déjà juste.
Bref, je sais déjà que la prochaine fois, je mettrai des bottines de rando car ce pavement inégal est très pénible quand on porte des simple chaussures de ville. Je suis également content d’être venu un jour ou il ne pleut pas car je crains que une fois mouillé, ce pavement ne soit extrêmement glissant.

http://www.rtbf.be/video/detail_bicentenaire-bataille-de-waterloo-inauguration-du-nouveau-memorial-au-pied-de-la-butte-du-lion?id=2017750

Nous pénétrons dans le grand, très grand hall d’accueil du mémorial. Ils ont vu grand, la capacité d’accueil est bien prévue pour un très grand nombre de visiteurs.
“Bonjour, deux places s’il vous plaît”, … “voilà monsieur, ça fera 32 euros “…Gosh, 16 euros par personne , 13 euros pour les jeunes de 7 à 17 ans, là je remercie tous les saints du paradis de ne pas avoir composé une famille nombreuse., sur un billet de 100€ il resterait de quoi acheter un porte-clés  souvenir, et encore. ça change un peu des 7 euros d’entrée d’avant. Mais soit, c’est beau, c’est grand, c’est moderne, c’est high- tech, donc c’est cher … logique. Je m’acquitte du montant et me voilà prêt à pénétrer dans le saint du saint, dans l’endroit ou tous les secrets de la bataille de Waterloo vont m’être révélés.

“Stooooop !!!! ..Monsieur, avec le ticket, vous devez aller chercher l’appareil audio-guide OBLIGATOIRE sinon vous ne pourrez pas visiter le mémorial !!!” me dit la jeune préposée aux tickets sur un ton plus martial qu’aimable. Ok! ok!, je vais donc faire la file pour obtenir ce précieux sésame qu’est l’audio-guide sans lequel je ne pourrai pas pénétrer dans le musée. Je comprends bien que la demoiselle veut dire que sans l’audio-guide, la visite sera moins intéressante mais à la manière autoritaire dont c’est dit, on a l’impression qu’on va se faire mettre à la porte si on refuse de le prendre. Un fois en sa possession, il faut programmer le machin, on doit le disposer devant un “oeil” électronique, choisir la langue ( heureusement ) et choisir le personnage qui va nous guider tout au long de notre parcours initiatique au coeur de la bataille. Plusieurs personnages sont disponibles, on peut choisir un cuirassier français, un jäger brunswickois, un fantassin de la garde , un ..ouais bon, je prends le cuirassier c’est bon, je ne vais pas perdre une plombe pour choisir un personnage.

Une fois entré dans le musée, on ne change plus, je n’ai vu nulle part de borne permettant de programmer un autre personnage. Tiens, me dis-je ..j’ai donc un brave cuirassier dont j’ai déjà oublié le nom qui va me raconter son histoire, intéressant ça …mais si après, je veux connaître l’histoire du Jäger ??? ..devrais-je revenir une deuxième fois débourser 16 euros ??? idem pour le fantassin et le suivant …houla, ils sont finauds ici, ils fidélisent le client il me semble.

Soit, me voilà équipé et le gentil préposé aux audio-guides m’indique sans sourire qu’avec mon ticket, je dois me diriger vers le portique là bas au loin à l’autre bout du hall et présenter le code barre au scanner. Il y a en tout et pour tout 2 portiques…quelle chance que les 500.000 visiteurs prévus ne soient pas tous venus aujourd’hui. Bagarre avec le scanner, dans quel sens faut-il mettre ce foutu ticket?…ah, ça marche, une lumière verte m’indique que je peux passer.

Et là …whaaaa ..on est de suite plongé dans le coeur du sujet …pas de la bataille de Waterloo elle-même mais la technologie .. ça pète, ça clinque, ça en jette. Un historique rapide de la période révolutionnaire, du consulat, de la naissance de l’Empire et de son expansion Le contexte est placé et on a une base historique pour comprendre dans quel contexte se sont déroulés les événements du 18 juin 1815. Un peu de technologie bien entendu, une presse d’imprimerie avec des “pages” blanches sur lesquelles sont projetées des photos d’affiches d’époque, plus loin une guillotine ou apparaissent, projetées également les têtes des guillotinés célèbres de la révolution et de la période de la terreur. On peut même voir l’image de la tête de Louis XVI , de Charlotte Corday ou encore de Robespierre projetée ensanglantée dans le fond du panier au pied du grand rasoir national.

Ensuite, nous avançons sur une sorte d’échiquier ou les pions représentent les personnages clés intervenants dans le déroulement de la situation politique de la période des 100 jours. Tout cela s’annonce donc bien, on a la mise en bouche, l’entrée, et le plat de résistance s’annonce grandiose.

Nous avançons et une nouvelle petite merveille de technologie s’offre à nous pour nous présenter les “inventions” qui ont été créées à cette période. Plusieurs écrans présentent des personnages, ensuite le “teint” de l’écran s’efface pour laisser apparaître par transparence dans une vitrine les objets inventés. Les changements dans les poids et mesures : par transparence, on aperçoit donc une boite de poids … mouais .. la légion d’honneur et par transparence …des soldats de plombs “étains du Prince” représentant des maréchaux …ah ? et présenter une légion d’honneur ?? non ??  La lampe de Tesla et le code civil sont présentés de la même manière. Oui, bon, sympa mais ça casse pas des briques non plus .

Bon, tout ne peux pas être parfait, on continue…

Galerie des tableaux vivants : Là, énorme, des tableaux ou les personnages bougent …enfin bougent est un grand mot ..il y a de la fumée qui bouge sur certains comme sur le tableau représentant la bataille de Trafalgar, on voit juste un cavalier dont le cheval se cabre sans cesse sur l’autre représentant une bataille et encore sur un troisième, un grenadier de la garde qui secoue son bonnet d’ours au passage de l’Empereur… qui ne bouge pas. Et j’oubliais la neige qui tombe dans le tableau représentant la campagne de Russie. Re-mouais, cela n’apporte pas grand chose si ce n’est une nouvelle démonstration de technologie justifiant probablement le budget colossal investi ..mais bon, l’énigme de la défaite de Napoléon à Waterloo est résolue, il y avait l’ancêtre de Harry Potter dans les rangs de Wellington, ça aide d’avoir un magicien auprès de soi lors d’une bataille, demandez au Roi Arthur, vous verrez.

Très rapidement, les commentaires du brave soldat qui nous accompagne dans la petite boite à explications commencent à me gonfler. Je ne sais pas à qui sont destinés ces audio guides mais je trouve les commentaires de plus en plus infantilisant. Bref, discrètement afin de ne pas me faire jeter dehors vu que c’est OBLIGATOIRE, je n’écoute plus l’audio-guide systématiquement.

Nous arrivons ensuite dans la grande galerie des uniformes, partie que j’attendais impatiemment étant donné mon intérêt pour la chose. Un long couloir bordé de vitrines, du côté droit, les mannequins portant les uniformes français, du côté gauche, les alliés. La première chose qui saute aux yeux, nous n’avons pas eu affaire à des professionnels du mannequinât; outre les positions ridicules de certains personnages, les uniformes sont disposés souvent à l’arrache sur les corps. Les copies d’uniformes sont acceptables pour une bonne partie mais la disposition des différentes pièces d’habillement laisse complètement à désirer. Les sabres briquets pendant lamentablement sur les flancs des soldats au lieu d’êtres positionnés à l’arrière, des gibernes qui ne sont pas fixées au bon bouton, une banderole de giberne avec le porte baïonnette positionnés sur la poitrine du soldat, des couvres-shakos mal attachés, bref …. à revoir en profondeur. Ah oui, un intrus s’est caché parmi les soldats of his Majesty, un brave fantassin allié porte, à l’instar du Roi Dagobert, sa culotte à l’envers. Bref, ces personnages semblent avoir été habillés par quelqu’un qui ne connaît pas grand chose à l’uniformologie de l’époque.

Subitement, entre les pieds d’un fantassin anglais, une étiquette ( qu’on appelle cartel dans le jargon muséal ) placée juste à quelques centimètres du sol m’interpelle . Le cartel porte la mention ” Bottes “. Je regarde, c’est bien un fantassin qui comme tout fantassin porte des chaussures .. que fait donc cette étiquette “Bottes” près de chaussures?; Quelques mètres plus loin, il y a un cavalier portant lui des bottes. Une erreur de placement du cartel ? Et là je m’aperçois que le cartel porte un numéro et je me rappelle que j’ai un audio guide. Je remets donc le machin près de mon oreille et j’écoute le commentaire… tout s’explique, je sais maintenant pourquoi ils mentionnent “botte” derrière une chaussure. C’est parce que les bottes des cavaliers, tout comme les chaussures des fantassins sont ambidextres … déjà le terme ” ambidextre” en parlant de chaussures m’interpelle, ambidextre d’après “le Larousse” signifie : habile des deux mains …une chaussure habile des deux mains, il faudra m’expliquer. Mais pourquoi également n’avoir pas mis ce cartel quelques mètres plus loin près d’un cavalier ?

A peu près à mi-chemin, une salle s’ouvre du côté droit on peut admirer une vitrine avec des armes; fusils, sabres, pistolets, mais uniquement des copies, pas une seule pièce originale à l’horizon. Une vidéo montre le chargement et le tir du fusil à silex. Pas d’explication, la vidéo est muette… On voit un homme dans un stand de tir charger son fusil pour ensuite tirer sur une cible en… je ne sais pas trop quoi, on dirait de la gelée, afin de montrer l’impact et la pénétration du projectile. Au moment du tir, la vidéo par en cacahuète et il apparaît une image blanche figée de plusieurs secondes entre le moment du tir et le moment de l’impact. Deuxième jour d’ouverture et voilà déjà une “haute” technologie, à savoir une bête vidéo, qui foire, ça promet pour le futur.

On y présente aussi, par vidéo interposée, une démonstration de l’utilisation d’un sabre de Dragon, sauf qu’il s’agit d’une sabre de Cuirassier, mais soit, en reconstitution, les sabres de dragons sont souvent des sabres de cuirassiers vendus avec un fourreau différent. Une vitrine me laisse perplexe, on y voit une planche représentant une forge de campagne accompagnée de figurines en plomb représentant des sapeurs; quel est le rapport entre une forge et des sapeurs ? Dans cette salle également, sur l’un des côtés, on retrouve les anciens dioramas du défunt musée de cire …mais amputé de tout décor. Seuls subsistent les mannequins semblant perdus dans un univers vide. La table ou les maréchaux préparent leur plan de bataille est réduite à sa plus simple expression; une table, trois chaises et les sept mannequins, aucune évocation visuelle de la pièce ni de la ferme du caillou, lieu dans lequel se serait déroulé la scène. A côté, un Empereur Napoléon accompagné de son mamelouk mais tout aussi démuni de décor. Je trouvais que déjà du temps du musée de cire, Napoléon semblait avoir sa tête des mauvais jours mais là je le comprends, des malhonnêtes lui ont volés son mobilier pendant qu’il réfléchissait au devenir de l’Europe …et surtout de son Empire.

etat-major

retour vers le long couloir bordé de mannequins et nous nous dirigeons vers la fameuse salle de cinéma 4D HighTech tant vantée par la propagande des initiateurs du mémorial.Au passage, sur la ligne du temps qui accompagne les soldats sur toute la longueur du couloir, je note une inscription mentionnant que Napoléon s’est rendu aux anglais dans l’espoir de pouvoir aller aux Etats-Unis. Ah bon ?

Je vais enfin voir le film qui me fera vivre la bataille comme si j’y étais avec des sensations à côté desquelles les montagnes russes des plus grands parcs d’attractions du monde connu et inconnu sont des amusements pour poupons. J’arrive près de la salle et un décompteur de minutes m’indique que je devrai encore surmonter mon impatience pendant 8 fois 60 secondes. Une douzaine de personnes sont déjà en train d’attendre également l’ouverture des portes automatiques pour pouvoir pénétrer dans la salle de cinéma. Je regarde autour de moi pour voir si il y a la possibilité de prendre quelques repos sur mon postérieur mais malheureusement, les quelques places assises disponibles sont déjà occupées. En tout une dizaine de sièges sont prévus dans cette “salle d’attente”; les seuls sièges de tout le mémorial ceci dit. Il n’y a rien de prévu sur tout le parcours pour que des personnes fatiguées puissent reprendre quelques forces. Le musée serait donc à déconseiller aux personnes âgées ayant des faiblesses dans les jambes. Pour prendre mon mal en patience pendant ces 8 interminables minutes qui me séparent du Graal, je décide donc de revenir sur mes pas et de retourner voir la galerie des uniformes.

Je repasse par la petite salle d’armes, Napoléon semble toujours aussi démuni et seul sur sa chaise, la séquence filmée sur l’écran présentant le tir au fusil part toujours en cacahuète à la même image, bref …. c’est long d’attendre. Une question me vient à l’esprit concernant toute cette technologie ( qui n’a en fait pas grand chose de vraiment novateur, je n’ai rien vu d’inédit, je connaissais déjà chacune des techniques utilisées ) ont-ils prévu une équipe de techniciens sur place ? ou faudra t’il chaque fois attendre plusieurs jours avant qu’une des ” attractions ” soit à nouveau opérationnelle en cas de défaillance ? Ont-ils prévu un budget pour l’éventuel remplacement d’écran défectueux, d’ordinateurs en panne ou devenus obsolètes ?
La question est posée, l’avenir nous le dira mais si ce n’est pas le cas, je suis heureux d’avoir été visiter les lieux très rapidement après l’ouverture, d’autres personnes qui payeront également 16 euros d’entrée risquent de se retrouver devant des tableaux éteints, des animations immobiles et des films en noir et noir.

5 … 4 … 3…. 2 ….. 1 …les portes de la salle de cinéma s’ouvrent automatiquement, enfin! Un membre du personnel arrive, sans un mot, ni bonjour ni merde, et nous distribue des lunettes spéciales afin de profiter pleinement de la séquence cinématographique 3D .. le 4ème D, c’est le sol qui tremble durant les charges de cavalerie nous ont indiqué les différentes publicités glanées sur Internet… on va voir ça. Je prend donc les fameuses lunettes et première constatation, elles sont sales et pleines de taches de doigts bien grasses …. je suppose que je dois avoir devant les yeux les reliques des petits fours qu’on dégustés les édiles politiques lors de l’inauguration 2 jours plus tôt. Pas de protection hygiénique non plus sur les branches des lunettes, surtout qu’elles ne sont visiblement pas nettoyées après utilisation, j’espère donc que le précédent utilisateur n’était pas atteint de psoriasis, zona ou pire, des maladies de peau hautement contagieuse. Nous voilà donc dans la salle …que je croyais nettement plus grande d’après les infos. Hé non, cette salle est petite en forme de demi-cercle et dépourvue, comme le reste du musée, du moindre siège. C’est donc encore une fois debout que le spectateur devra en prendre plein les yeux. L’exiguïté de cette salle surprend quand on a vu la taille monumentale du hall d’accueil.

20150421 - WATERLOO, BELGIUM: Illustration picture shows a visit to the Memorial after a press conference to present the Memorial 1815, to commemorate the Bicentenary of the Battle of Waterloo, Tuesday 21 April 2015, in Waterloo. The Memorial will be inaugurated on 21 May 2015. BELGA PHOTO LAURIE DIEFFEMBACQ
20150421 – WATERLOO, BELGIUM: Illustration picture shows a visit to the Memorial after a press conference to present the Memorial 1815, to commemorate the Bicentenary of the Battle of Waterloo, Tuesday 21 April 2015, in Waterloo. The Memorial will be inaugurated on 21 May 2015. BELGA PHOTO LAURIE DIEFFEMBACQ

Les portes se ferment automatiquement. Première constatation, pas de marquage indiquant une éventuelle sortie de secours. Bon, on est le deuxième jour d’exploitation du site, j’espère qu’il n’y aura pas de court circuit et qu’on ne devra pas se ruer à toute force sur des portes automatiques qui si cela se trouve ne s’ouvrent pas manuellement. La lumière s’éteint, le film commence. La 3D est bien présente dès le début, ça s’annonce bien. Une voix d’enfant nous met dans l’ambiance,le petit tambour nous raconte ses sensations. Et ça démarre sur les chapeaux de roue, les combats s’engagent. Là, j’ai déjà pris deux fois la lunette de Napoléon en pleine figure et j’ai eu la tête d’un officier Anglais si proche de moi que j’ai cru qu’il voulait m’embrasser. Le film explique également les différents moments forts de la bataille. Un mélange d’images d’acteurs et d’images de synthèse présentent les charges de cavalerie, l’attaque d’Hougoumont, la prise de la Haie Sainte, etc … Là entre en action la fameuse 4è D ..le sol tremble sous les pas de cavaliers en image de synthèse tout droit sortis d’une jeu vidéo d’il y a 15 ans. Plus tard, le sol tremble à nouveau sous les pas des rangs de fantassins qui nous chargent droit dessus. Tiens, le poids du pas d’un fantassin est égal au poids du galop d’un cheval, le sol tremble exactement de la même façon, ni plus fort ni moins fort, étrange … J’apprends également par image de synthèse interposée que la vieille garde à pied à effectué sa fameuse charge avant la débâcle en formation carrée sur un seul rang . L’équipe qui à réalisé ces séquences synthétiques ne doit pas avoir connaissance du règlement d’infanterie de 1791, ou alors, le règlement de 1791 expliquant, entre autre, comment manoeuvrer pour une charge est un faux, m’aurait-on menti ? Quand même un moment amusant, la séquence filmée avec des acteurs présentant la prise et le combat au corps à corps dans la ferme de la Haie Sainte est coquasse. Deux soldats représentant ce qui devrait être un effroyable corps à corps semblent plus danser un slow langoureux que tenter de s’étriper. Des coups de poing portés à 30 cm de l’adversaire font peu réaliste.

Après donc en avoir pris pour 20 minutes de gros plans d’officiers emplumés et m’être fait piétiner par des cavaliers et embroché par des fantassins dessinés à la mode Sega Megadrive, le film est terminé, les portes s’ouvrent à nouveau automatiquement et une charmante hôtesse ( charmante parce que je suis poli, elle non plus ne semble pas douée de la parole ) nous tend un bac en plastique afin que nous y redéposions nos lunettes spéciales toujours grasses. Je reste quand même fort troublé, par l’exiguïté de la salle, ils attendent quand même 500.000 personnes par an, ce qui représente +/- 1500 personnes par jour, je me demande ou ils vont les mettre . déjà avec une quinzaine de personnes, on ne peut pas tout voir vu que l’écran est panoramique semi-circulaire à 180 et fait 25m de long, fatalement les gens sont à un moment ou un autre dans votre champ de vision et vous empêchent de profiter de certains points de vue.

Je scrute leurs visages des 15 personnes qui sortent afin d’y déceler une émotion ou un ravissement, et rien, je ne suis donc pas le seul à être un peu déçu par le visionnage de ce qui était présenté comme une prouesse technique de haut niveau. J’ai vu des démos de téléviseurs 3D à écran incurvé et des jeux vidéos plus convaincants. Ceci dit, Gérard Corbiau, le réalisateur du film, avait annoncé lors d’une interview télévisée qu’avec le budget et le temps qu’on lui avait donné, il ne pourra pas faire de miracle. Il n’a pas menti.

Passons à la suite, une galerie de très beaux tableaux représentant les différents moments de la bataille me font un peu oublier ma déception précédente. Ce sont des copies de toiles et de gravures assez connues mais toujours agréables à regarder.  Un pas plus loin, une vitrine avec le squelette du jeune soldat Allemand retrouvé lors de la construction du parking près de l’autoroute. Tiens, il me semblait que l’exposition du squelette de la ferme du Caillou faisait scandale, non ? L’homme est étrange, à 3 km d’écart, un squelette suscite tout un pataquès et l’autre non. Exposer un squelette d’allemand serait-il moins scandaleux que de montrer un squelette remonté à partir de différents os français ? Bah, moi ça ne me choque pas, ce jeune soldat a aujourd’hui une autre vie, il fait partie de la mémoire de l’histoire. Et surtout, n’est il pas exposé dans un véritable mémorial ?

20150421 - WATERLOO, BELGIUM: Illustration picture shows a visit to the Memorial after a press conference to present the Memorial 1815, to commemorate the Bicentenary of the Battle of Waterloo, Tuesday 21 April 2015, in Waterloo. The Memorial will be inaugurated on 21 May 2015. BELGA PHOTO LAURIE DIEFFEMBACQ
20150421 – WATERLOO, BELGIUM: Illustration picture shows a visit to the Memorial after a press conference to present the Memorial 1815, to commemorate the Bicentenary of the Battle of Waterloo, Tuesday 21 April 2015, in Waterloo. The Memorial will be inaugurated on 21 May 2015. BELGA PHOTO LAURIE DIEFFEMBACQ

Ensuite vient une évocation des travaux post bataille d’un chirurgien Anglais renommé, Sir Charles Bell, qui croqua à des fins scientifiques les blessures de plusieurs soldats rescapés de la bataille. Je connaissais son travail après la bataille de la Corogne en Espagne mais j’ignorais totalement qu’il avait également oeuvré sur les blessés de Waterloo. J’ai appris quelque chose.

Au bout du dernier couloir, une vitrine avec quelques souvenirs de la célèbre collection Cotton. On lui a bousillé sa maison mais on a quand même récupéré quelques pièces de sa collection. Enfin du vrai, de l’authentique, pas du reconstitué … La petite voix dans la machine guide nous apprend qu’on peut donc, dans cette vitrine, comparer une baïonnette anglaise avec une baïonnette française … en effet, on voit bien la différence. On peut également comparer un sabre de cavalerie anglaise avec un sabre de cavalerie française…ah bon ?, ou ça ??, parmi les quelques pièces exposées, point de sabre. On peut également admirer, toujours selon la petite voix, un instrument de musique rare, un serpent provenant d’une fanfare régimentaire. Pas plus visible que les sabres. Ah si, le serpent est visible à côté de la vitrine, sur une vieille photo de la collection Cotton du temps ou son musée existait encore.

Et voilà, nous arrivons à la fin de la visite, la porte de sortie est devant nous. Il y a quelques tambours sur le côté. Mais pas des vrais hein, ce sont des faux tambours avec des vrais écrans tactiles ou on nous propose de nous envoyer un clip vidéo suivant notre choix parmi différentes possibilités à l’écran. Les questions sont du type : préférez vous lire ou regarder un film, préférez vous les anglais ou les français ? … je ne suis plus sûr des questions exactes mais c’est de ce goût là, je ne me suis pas attardé, ils demandent mon adresse mail pour m’envoyer le clip, comme je n’ai pas envie de risquer de recevoir 50.000 pubs dans ma boite, je passe donc mon chemin.

Ah oui, vous ais-je parlé des différents autres faux tambours interactifs disséminés un peu partout dans le musée ? Ce sont des jeux de type ” Quizz” ou des puzzles ou il faut reconstituer une image de tableau ou gravure à partir d’éléments mélangés. Vous savez, les petits jeux qu’on trouve en ” flash” sur le net. Je n’ai pas bien compris si c’était adressé aux adultes ou aux enfants. Le type de jeux proposés me font penser que c’est destiné aux enfants de 6 à 10 ans, mais vu la hauteur des tambours, il faut des enfants terriblement grands pour arriver à toucher les écrans tactiles.

L’une ou l’autre question dont je me souviens :
Lors de la bataille de Waterloo, Napoléon avait il ? ..et là, 3 choix : 25 ans, 45 ans ou 60 ans ?
Une autre : les cents jours représentent-il la période entre :

  • 1: l ‘écart de temps entre la bataille de Leipzig et la bataille de Waterloo:
  • 2: Le temps entre le départ de Napoléon de l’Ile d’Elbe et le retour de Louis XVIII après la 2è abdication de Napoléon;
  • 3 : je ne sais plus mais c’est du même acabit.

En tout, 5 questions dans le genre.

N’espérez surtout pas pouvoir demander des renseignements à quelqu’un dans le musée, les deux seuls membres du personnel que j’ai croisé dans le musée sont les deux muets préposés aux lunettes.

Nous revoilà dans le grand hall d’entrée. Il nous faut donc là restituer les audio guides OBLIGATOIRES. Mais ou ?
Aucune indication, pas un panneau, je me dirige donc vers le comptoir ou j’ai pu en prendre possession avant la visite. Sauf qu’il n’y a plus personne à ce comptoir. D’autres visiteurs sont dans le même cas que nous et ils ont la même mine déconfite que celle que je dois avoir, que faire de ces appareils ? Arrive quelqu’un, un jeune homme qui nous offre de reprendre les audio guides et nous avons droit à un timide merci, mais un merci quand même. Je pense la première parole aimable depuis notre arrivée.

Pour nos 16 euros, nous avons quand même également l’accès au Panorama et à la butte, c’est déjà ça. Passage par la boutique, ça c’est incontournable, et nouvelle déception, ils ont juste transféré la boutique de feu le centre du visiteurs. Les mêmes gadgets kitchissimes, les mêmes livres, les mêmes cartes postales. A l’ouest rien de nouveau en dehors des prix qui ont sensiblement augmentés. Ils ont aussi ressortis des caves d’anciens stocks de bibelots souvenirs qui ne se vendaient plus depuis longtemps de l’autre côté.

Bon, et le panorama, c’est par ou l’entrée ? Un groupe de touriste cherche également et il n’y a personne au comptoir de la boutique pour se renseigner. Tout au fond du mémorial, à l’opposé des portiques de la partie “musée”, nous trouvons des portiques identiques ( deux également, pas plus ). Aucune indication, pas de fléchage et derrière les portiques, un couloir blanc visiblement encore en chantier. Je teste le code barre de mon ticket, le portique réagit, ça s’ouvre. Avec vraiment le sentiment de pénétrer là ou on peut pas, je me risque dans le couloir en chantier et j’arrive à une grande porte sans poignée. J’approche, elle s’ouvre automatiquement ( ah oui, on est dans le temple de la technologie, j’avais presque oublié ) . Derrière la porte, un escalier en colimaçon m’invite à passer à l’étage supérieur. Là également, pas de rampe digne de ce nom mais soit. Derrière, un ascenseur ou du moins se qui le sera plus tard car il est encore à l’état de chantier indique qu’ils ont pensé aux personnes en chaise roulante, un bon point. Une fois arrivé en haut, nous nous retrouvons en effet au pied du panorama, nous sommes en fait carrément en dessous, on accède à la plateforme par les coulisses. Toute la maquette au pied de la toile est encore en chantier, ou du moins à l’air de l’être. Nous arrivons sur la plateforme et on peut admirer la toile et son décor de carton pâte, du moins ce qu’il en reste vu que c’est en chantier. Le velum est en place mais beaucoup plus petit que le précédent et là, vision d’horreur, le soleil pénètre à souhait dans la salle et se reflète sur la gigantesque toile peinte. Je crois qu’ici, n’importe quel conservateur de musée risque de tomber dans les pommes devant une telle hérésie. Si rien ne change, il ne faudra pas 6 mois pour que la magnifique toile pente en 1912 ne soit complètement décolorée et donc, fichue. Autre aspect cocasse de la nouvelle muséographie du site ( j’espère que ce n’est que provisoire également ) quand nous nous trouvons sur la plate forme, on peut voir en bas, dans le décor, les têtes des visiteurs qui entrent ou qui sortent.

Sortis du Panorama, nous nous dirigeons vers le pied de la butte. Nous n’y montons pas, le décor vu d’en haut ne me tente pas trop. Le “jardin” est en chantier, on y trouve des grilles de chantier, des tas de sables et un aspect pas terminé s’offre à nos yeux. Mais bon, ça ce n’est que provisoire ( j’espère ) Voilà, le tour est fait, j’ai naïvement pensé que nous pourrions sortir par l’ancien tourniquet derrière l’ex centre du visiteur ( je vois même ma voiture à quelques mètres de l’autre côté ) mais non, il nous faut retourner vers le panorama, repasser en dessous de celui-ci, reprendre l’escalier tournant, refranchir la porte automatique que j’ai failli me prendre en pleine figure vu que cette porte ne s’ouvre visiblement que dans un seul sens, et que comme c’est automatique, il faut d’abord s’en approcher assez prêt pour que le capteur volumétrique vous détecte et déclenche la machinerie d’ouverture. Repassage par la boutique, ( il n’y a toujours personne au comptoir ) et sortie du mémorial en passant à nouveau par les briques inégales. Il est approximativement 16h30, il fait relativement beau, nous décidons de prendre un rafraîchissement à la terrasse de la taverne ” Le Wellington” avant de rentrer chez nous, somme toute relativement déçus …très déçus en fait.

Une fois installé à la terrasse de l’établissement, mon esprit se met à vagabonder et je repense au nombre de fois que j’ai fréquenté ce site. L’époque pré bunker du visiteur où une ambiance toute “napoléonienne” enveloppait les visiteurs dès leur arrivée dans le hameau.Je me rappelle de toute la décoration qui ornait la maison Cotton avec son musée de cire où Napoléon et ses maréchaux possédaient encore du mobilier et ou les pièces exposées n’étaient pas toutes des copies actuelles. Les grognards de la garde grandeur nature en bois peint et les fresques représentant la bataille qui décoraient les différents endroits et dont on pouvait profiter sans bourse délier. Le son des combats diffusés par des hauts parleurs à l’extérieur du cinéma pendant la projection d’un vieux film avec des vrais acteurs et non pas des pantins de pixels. Et tout ça, pour l’époque, c’était aussi de la technologie de pointe. Une ambiance en remplace une autre, il y régnait une ambiance immergente, c’est devenu une ambiance aseptisée vouée uniquement à la récolte de vos deniers.

Un petit dernier point, vers 17h30, nous engageons la conversation avec deux touristes anglais qui sortaient tout juste du mémorial. Sachez qu’à 17h30, l’accès au panorama est déjà fermé. Ces touristes ont donc également déboursé 16 euros chacun et plus d’une heure avant la fermeture ( le site ferme à 18h30 selon les rares indications disponibles ) n’ont déjà plus pu profiter pleinement de la somme déboursée. A méditer pour l’avenir de ce site.

Jean-Marie Teller

Ligny Du 12 au 16 juin 2015

 
La bataille de Ligny en temps réel sur http://www.junibis.be/

Le 16 juin 1815, 150 000 hommes se livrèrent à l’une des batailles les plus violentes dont face mention l’histoire, 20 000 hommes s’acharnèrent à se détruire rien que dans le petit village Ligny pendant 6H et sous une chaleur accablante !

De l’ouverture du feu de l’artillerie, en passant par l’offensive française, les contres attaques prussiennes jusqu’à l’engagement de la Garde Impériale et la chute de cheval du Feld Maréchal Blücher, ce sera la dernière victoire de Napoléon, 48 h avant la défaite des armées impériales à Waterloo ! Lire la légende de Waterloo  11. Blücher, le maréchal Vorwärts !

Autres lectures :

  1. Napoléon à Ligny et le Maréchal Ney à Quatre-Bras -1849
  2. Histoire de la Campagne sous le Commandement du Duc de Wellington et Blutcher.1815
  3. Les champs de bataille de 1815 : Waterloo – Ligny – Les Quatre-Bras (Source : Gallica.bnf.fr)
TARIFS des événements : http://www.1815ligny2015.be/page2.html

  • Reconstitution de la bataille le dimanche 14 juin à 10h30 : 5 euros/P
  • Le spectacle 3 D – vidéo mapping – Place de Ligny : 5 euros/P

Place de Ligny : marché artisanal – accès gratuit.

  • Le site du Centre Général Gérard : 5 euros/P comprenant ;
    • Le musée de la bataille de Ligny.
    • L’espace cinéma et projection du film (15 min)
    • Marché napoléonien et artisans de l’époque.
    • Bivouac de 1500 reconstitueurs.
    • Espace de restauration et stand de dégustation.
    • Zone de démonstration.
  • Pass “All In” : 1 + 2 + 3 = 12 euros/p

(Reconstitution + Centre Général Gérard + Spectacle 3 D – accès tous les jours). Les enfants de moins de 12 ans bénéficient de la gratuité.  Ils n’ont pas besoin de ticket et peuvent se présenter spontanément aux entrées de l’événement accompagnés d’un adulte.

carte

Place de Ligny – Du vendredi 12 au mardi 16 juin 2015 

  • Grand spectacle en 3D – vidéo mapping, revivez l’enfer de la bataille de Ligny.                    
  • Représentation à 22h30 et 23h. Spectacle unique !
  • Marché artisanal Place de Ligny chaque soir de 18 à 24h.
  • Concert Impérial Samedi soir.

Centre Général Gérard – Du 12 au 16 juin 2015

Plongez dans un voyage de 200 ans dans le temps, ouvrez les portes du temps et entrez dans le musée de la bataille du 16 juin 1815, 8 salles, 40 vitrines, maquettes, mannequins, cuivrerie, espace « cinéma dans le bivouac », des collections uniques raviront les jeunes et les passionnés d’histoires.

Découvrez également le marché « napoléonien » ; Figurines, costumes, wargame, stand du souvenir, confectionneurs, artisans et jeux d’époque combleront le public familial et professionnel !

Ne manquez pas de vous restaurez dans nos espaces « horeca », le nouveau restaurant « La Grange 1815 », hôpital de campagne le soir de la bataille vous accueillera dans une ambiance Impériale !

Bivouac/site du Centre Général Gérard – Du 12 au 16 juin 2015

Goûtez à une véritable tranche d’histoire en parcourant les bivouacs. Admirez ces passionnés désireux de vivre le temps de quelques jours comme en 1815 !

Dormir dans la paille, à la belle étoile. Manger et cuisiner au feu de bois, partir au combat au cri de « vive l’Empereur », vivez l’émotion à 100%.

Vendredi 12 juin: accueil et installation du bivouac.

Samedi 13, dimanche 14, Lundi 15 ; A la découverte des bivouacs et de la vie du soldat, relève de la garde, intendance et repas des troupes, soins de santé…

Lundi 15, temps libre.

Mardi 16 juin  – temps libre – marche du souvenir et cérémonie d’hommage.                                                   

(1er démontage entre 6h00 et 10h ou à partir de 18h.)

Reconstitution historique – Du 12 au 16 juin 2015

Samedi 13 juin à partir de 13h:

  • démonstration de cavalerie, d’artillerie, d’infanterie, de chirurgie,…
  • escarmouche.
  • Cérémonie du souvenir au mémorial du bicentenaire.

Dimanche 14 juin à 10h30 (lieux dit « le bois du loup »).

Reconstitution de la bataille, 1500 reconstitueurs de toutes nations, 30 canons, 70 cavaliers.

temps libre.

 Lundi 15 juin 2015 – temps libre.

 Marche du souvenir – Mardi 16 juin 2015

19h – Marche du souvenir des troupes et de la Garde Impériale, Hommage Place de Ligny à 20h30, heure symbolique de l’entrée de la Garde Impériale dans Ligny.

Remerciement aux troupes de reconstitution.

http://www.1815ligny2015.be/
Programme, photos, partenaires et organisation – site officiel; www.1815ligny2015.be
Avec le soutien de la province de Namur
1815 – LIGNY – 2015

Bicentenaire de la bataille de Ligny,
Dernière victoire de Napoléon, 2 jours avant la défaite de Waterloo.

Du vendredi 12 au mardi 16 JUIN 2015

– Musée et d’expositions inédites au Centre Général Gérard et au musée de la bataille de Napoléon. (d’avril à octobre). Des objets souvenirs hors du communs, des animations historiques qui vous feront goûter à une véritable tranche d’histoire de la vie des “Grognards” et des habitants de l’époque.

  • – Projection du film de la bataille de Ligny.
  • – Grande reconstitution de la bataille de Ligny. 4 ha de bivouac, 10ha de champ de bataille et des milliers de figurants. Le dimanche 14 juin à 10h30.
  • – Un spectacle son et lumière en 3D avec la technique du video mapping. conception:Tours des sites organisation.

Représentations chaque soir du 12 au 16 juin sur la place du village de Ligny, au coeur du champ de bataille.

Dossier de Presse

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Bonapartiana VI : Bulletin du Dimanche du Octidi : 18 Prairial 223

france frontières ulraBonapartiana  VI : Bulletin du Dimanche du Octidi  : 18 Prairial 223

“L’actualité” de Napoléon le Grandjacques JANSSENS

napoleon bonaparte belgiqueLe 19 juin 1790, suppression de la noblesse héréditaire et des titres honorifiques en France. L’assemblée constituante, dans la séance du 19 juin 1790, compléta l’oeuvre qu’elle avait commencée dans celle du 04 août 1789. Dans l’une, elle avait aboli le régime féodal, détruit les privilèges, établi l’égalité des impôts; dans l’autre, elle supprima la noblesse héréditaire et toutes les qualifications qui en dérivent. Voici un fragment du décret qui fut rendu : “L’assemblée nationale décrète que la noblesse héréditaire est pour toujours abolie en France; qu’en conséquence les tires de marquis, chevalier, comte, vicomte, prince, baron, duc et tous autres titres semblables, ne seront pris par qui que ce soit, ni donner à personne; qu’aucun citoyen français ne pourra prendre que le vrai nom de sa famille; qu’il ne pourra non plus porter, ni faire porter livrée, ni avoir d’armoiries; que l’encens ne sera brûlé dans les temples que pour honorer la Divinité, et ne sera offert à qui que ce soit; que les titres de monseigneur et messeigneurs ne seront donnés à aucun corps ni à aucun individu, ainsi que les titres  d’excellence, d’éminence, de grandeur, etc.”  La suppression des mots fut plus sensible à l’aristocratie que ne l’avait été celle des choses : la séance du 19 juin détermina plus que toute autre son émigration et ses attaques. Dix-huit ans après l’abolition de l’ancienne noblesse, Bonaparte en créait une nouvelle, le 1er mars 1808, et six ans plus tard, la Charte les consacrait toutes les deux, chez ce même peuple qui avait déclaré n’en plus vouloir aucune.

DSC05386-1Le messager de Strasbourg – 1868 – page 14    ___________________________________________________________

Cela se déroule dans un hôtel de Paris après-guerre : …Mais Winston est soudain devenu sourd. L’homme sert dans ses bras une bouteille langée de paille; il la dénude avec précaution, souffle sur l’étiquette à demi effacée, puis il l’offre à Winston. “Lisez, s’il-vous-plaît. – Well! … Fine Champagne Napoléon, Roi de Rome 1811, Maison Sazerac & Fils, Cognac… Ben mon colon!  Venez que je vous embrasse! On m’a interdit le cognac, vous savez, mais je crois que je vais faire une exception. Et vive  l’Entente cordiale!”   Cette nuit-là, Winston s’endort, grisé de songes… Le Roi de Rome… encore un qui avait du mal à parler avec Papa! (Frédéric Fernay – Churchill et son père – “Tu seras un raté, mon fils!”chez Albin Michel – page 229)

0005353_cognac-1811-sazerac-de-forge-filsLa bouteille est à vendre pour la modique somme de 12.917.480 euros sur la page suivante : http://www.oldliquors.com/cognac-1811-sazerac-de-forge-fils-4717

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Appel aux  investisseurs : Aidez-nous à clôturer notre crowdfunding… le jeu va sortir, c’est sûr à 100%… En participant au crowdfunding, vous paierez le jeu moins cher, vous le recevrez un peu plus tôt et il sera accompagné d’une foule de surprises… Il ne reste que 10 jours…Les Wallons ont des idées et sont solidaires entre eux! J’ai été contacté par l’agence de communication Dico Games qui a décidé de créer un « Trivial Pursuit » spécial pour le bicentenaire de la bataille de Waterloo… Il s’agit d’un financement participatif où les citoyens peuvent participer en s’inscrivant sur le site https://crowdin.be/projets/trivial-pursuit-waterloo/.http://napoleonbonaparte.be/2015/05/waterloo-et-la-route-napoleon-trivial-pursuit/

Photo de DicoGames.

Evénements

mons expoUne expérience de visite inédite !

Le principe fondamental de cette exposition consiste à faire ressentir aux visiteurs l’impact majeur de la conscription sur la vie des habitants de l’époque. Chaque visiteur tirera un numéro au sort et sera sélectionné comme conscrit ou non, déterminant son parcours de visite : découvrir le quotidien du conscrit sous la bannière française ou la vie des civils restés au pays.  Le visiteur désigné comme conscrit découvrira, à travers des lettres poignantes et des objets,… la vie des soldats, au destin souvent funeste, partis à l’autre bout de l’Europe pour combattre les ennemis de la France. Les autres visiteurs, ayant échappés à la conscription, constateront comment les personnes restées à Mons verront leur quotidien bouleversé suite aux nombreuses réformes instaurées sous les régimes français. Quel que soit le tirage au sort initial, le visiteur sera amené à s’immerger dans l’autre volet de l’exposition afin de comprendre toutes les facettes de la réalité de l’époque.

JUIN : Événements (44) : http://www.napoleon.org/fr/magazine/agenda/index.asp

Actualités

  1. Napoléon, Jeanne d’Arc, Louis XIV, de Gaulle et… Coluche : pourquoi sont-ils aussi populaires?Le Figaro –Napoléon, Jeanne d’Arc, Louis XIV, de Gaulle et. … Dans un sondage du Figaro, les internautes ont plébiscite la figure de Napoléon Bonaparte.
  2. “Rendez-vous napoléoniens d’Ajaccio” : Napoléon honoré en juin par sa ville natale – Francetv infoLe souvenir de l’empereur et de la famille Bonaparte et la mise en valeur … Napoléon, Jacques Garnier, et le conservateur de la Maison Bonaparte, …
  3. Napoléon : dictateur ou visionnaire ? la question divise les Français – 24matins.fr Cette année de nombreuses commémoration autour de Napoléon ont lieu. … En France, il est un peu Docteur Napoléon et Mister Bonaparte.
  4. Le dernier quartier général de Napoléon remis à neuf – RTBF – Alors Napoléon Bonaparte et ses officiers y ont installé leur état major. Un peu de restauration, quelques heures de repos mais surtout de longs …
  5. Le Code civil comme héritage de Napoléon – lavenir.net -Napoléon Bonaparte a laissé des traces en Belgique.Et pas seulement à Waterloo. Notre vie   influencée par ce qui restera sa plus …
  6. Napoléon, dictateur ou visionnaire? – 7sur7 – “Pour moi, Napoléon c’est tout le bien et le mal à la fois”, explique Alaume … place ou boulevard Napoléon, seulement une modeste rue Bonaparte.
  7. Marches folkloriques : d es costumes du Premier… et Second Empire – lavenir.net – Les costumes des marches folkloriques de l’Entre-Sambre-et-Meuse sont issus de la période de Napoléon Bonaparte…et de celle de Napoléon III.
  8. Les géants de l’histoire reviennent au domaine – Le Parisien – C’est gratuit Napoléon Bonaparte, le Général de Gaulle… Ne vous étonnez pas de croiser l’une de ces figures de l’histoire de France au détour d’un …
  9. Les cinq personnalités historiques préférées de nos internautes – Le Figaro – À la fois empereur, militaire et consul, Napoléon Bonaparte est LE héros de nos internautes. «Je l’ai choisi pour la grandeur de son empire, son …
  10. Napoléon revient à Waterloo… en briques Lego – Canoë Présentée en 2014 à Rueil-Malmaison, près de Paris, où Joséphine de Beauharnais, l’épouse de Bonaparte, avait acquis un château, l’exposition y …

 LIVRES

aigle et papillon
Les dessous du désastre, raconté à hauteur d’homme, heure par heure. À Waterloo, rien ne s’est passé comme prévu. L’issue de la bataille fut une surprise pour les vainqueurs comme pour les vaincus. Pourquoi Napoléon a-t-il cette fois failli ? A-t-il eu tort de confier une partie du commandement à son frère Jérôme ? Avait-il suffisamment reconnu le terrain ? Comment expliquer que les Anglo-Prussiens, en dépit de leur recul initial, aient finalement pris le dessus ? Pourquoi Grouchy n’arriva-t-il jamais en renfort ? La pluie eut-elle vraiment un rôle déterminant ? Si des générations d’historiens ont donné leur interprétation de la défaite et participé à la construction du mythe, Jacques Garnier se penche ici sur les mille et un détails qui ont fait basculer l’Histoire. Son récit aussi précis que vivant de la bataille, éclairée par ses à-côtés et par des témoignages d’acteurs de premier plan, nous plonge au coeur de la fureur des combats et décrypte les raisons de la grande déroute. Il nous montre que, le 18 juin 1815, le sort de l’Europe s’est joué à bien peu de choses.

aigle et papillon

La défaite de Waterloo continue d’opposer les historiens. Pourquoi cette bataille légendaire a-t-elle été perdue par les Français ? Pour la majorité des auteurs, il ne fait aucun doute que le maréchal Grouchy est coupable. Si seulement il était arrivé à temps, il aurait pu renverser la situation et changer le cours des évènements, donc de l’histoire. Mais pendant que Napoléon était aux prises avec Wellington, nous le savons tous, Grouchy refusait de «marcher au canon» et mangeait des fraises à 30 km au sud-est des combats. La cause est donc entendue. Mais la réponse est-elle satisfaisante ? Rien n’est moins sûr. À partir d’une nouvelle lecture des documents d’époque, ce fascicule tente de faire la lumière sur les responsabilités de chacun.

aigle et papillon

À la faveur du débat sur la réforme territoriale, les Français seraient bien aise de tulard-centralisationse rappeler l’origine de leur administration. Lentement modelée par l’Ancien Régime, elle a été rationalisée par Napoléon 1er avec la même efficacité et la même impétuosité que celui-ci mettait dans ses plans de bataille. Dans Napoléon et 40 millions de sujets, l’historien Jean Tulard décrit la centralisation napoléonienne et son évolution jusqu’à nos jours avec son épouse Marie-José, qui a dirigé le service des collectivités territoriales au Sénat. L’ouvrage se lit avec facilité… en dépit d’un sous-titre austère : La centralisation et le Premier Empire. Il nous amène au plus près des réalités quotidiennes, des passions et des misères humaines et, last but not least, présente plusieurs cartes et une description détaillée des 134 départements de 1811.

 aigle et papillon
 

“Avons nous besoin de Napoléon en 2015 ?                                                 

Qui a gagné Waterloo ?” Qui a gagné WaterlooFlammarion sur Atlantico. Oui pour les 4 valeurs qu’il incarne: Mérite, Intégration, Honneur et France dans le monde. À l’exact opposé des nouveaux programmes d’Histoire qui respirent la haine de la France, l’incapacité à dire où va le pays et donc à dire d’où il vient, ainsi que la honte d’être français…

 

Préface : “Pourquoi, de toutes les batailles que Napoléon a livrées, la plus célèbre est-elle celle qu’il a perdue ? «Waterloo! Waterloo! Morne plaine! Comme une onde qui bout dans une urne trop pleine. » Certes, Victor Hugo et les poètes romantiques ont contribué à forger cette renommée internationale, mais Waterloo reste dans notre mémoire collective comme une glorieuse défaite, sans conteste la plus spectaculaire bataille de toute l’épopée napoléonienne. Les exploits héroïques des derniers carrés de la Garde impériale, combattant jusqu’à leur dernier souffle, sinon pour la victoire du moins pour l’honneur, y sont pour beaucoup. Mais 1815, c’est aussi la fin d’un monde, le moment où s’achève le rêve tricolore d’hégémonie européenne inauguré sous le règne de Louis XIV. Depuis 1643 et la victoire de Rocroi, la France occupait le premier rang des puissances mondiales. Et, dans la boue de Waterloo, au coeur d’un ultime combat, la « Grande Nation » passe la main. C’est un tournant historique majeur. Les raisons de la défaite sont généralement attribuées à l’infériorité numérique des Français, aux erreurs des lieutenants de Napoléon, au maréchal Grouchy notamment, voire aux circonstances ou à la malchance. Pour autant, le nom de la débâcle est devenu emblématique.  N’est-ce pas le lieu, l’endroit, l’heure où Napoléon a rendez-vous avec son destin ? Ce désastre ultime, l’Empereur le porte en lui comme un héros de tragédie. Condamné à la guerre, un engrenage fatal le conduit ici, à 20 kilomètres au sud de Bruxelles, endroit où la fortune l’abandonne définitivement, à deux pas de Fleurus où, le 26 juin 1794, les armées de la Révolution avaient remporté une victoire décisive sur les forces coalisées de la vieille Europe monarchique. Waterloo signe la fin d’une tragédie en trois actes qui se joue depuis vingt ans, la lutte à mort entre le vieux monde et le nouveau. Napoléon, héritier de la Révolution, devenu l’Empereur avait enivré la France de ses victoires, comme Victor Hugo le dit si bien dans le vers : « Cet homme étrange avait comme enivré l’histoire. » Si les Français l’ont longtemps suivi – car jamais un homme ne fait de grandes choses sans le consentement tacite de la majorité du peuple –, cette fois ils sont épuisés. Car Napoléon ne s’arrête jamais. Une ambition plus forte que lui le dévore. Il brûle en lui comme un défi perpétuel au passé, à l’Ancien Régime. Et là, l’Empereur s’écroule. Mais sa gloire en ressortira grandie. Car la tragédie de Waterloo contribue à faire taire toutes les haines ; même celles de ces anciens ennemis, tel Wellington qui, vieillissant, fera installer un musée dans sa propre maison et passera des heures silencieux devant le buste de l’Empereur. Depuis l’Antiquité,comme il arrive parfois sur les champs de bataille, la tragédie transforme l’Histoire en légende. Dans son cas, le mécanisme joue à plein. Tout peuple, en Europe, considère Napoléon à la fois comme son tyran et son libérateur. Son destin fulgurant fait toujours rêver les hommes, qu’ils soient amis ou ennemis. Et son mythe finit par appartenir à tout le monde et sa gloire par être universelle. Paradoxalement, dans la mémoire collective, cette bataille de Titans n’entame en rien le prestige de Napoléon. Bien au contraire même, elle contribue à grandir sa légende. Napoléon est clairement le héros de cette journée et le triomphe final – sa défaite – est le sien. Victor Hugo affirme : « Le nom grandit quand l’homme tombe. » C’est sa chute qui le fait grand ; elle est sa rédemption. La défaite ne détruit pas le mythe, au contraire elle le sanctifie. Par quel miracle ? Comment a-t‑il fait pour, après ce désastre fatal, devenir plus populaire que lors de ses innombrables victoires ? Qui se souvient aujourd’hui d’Ulm ou de Friedland alors que tout un chacun connaît Waterloo ? Ce nom qui sonne comme un coup de tonnerre est devenu un enjeu de mémoire. Le champ de bataille, haut lieu du tourisme belge, est visité autant pour les actions d’éclat qui s’y sont déroulées que pour les monuments qui les commémorent. Deux cents ans exactement après la victoire des troupes coalisées contre la France, une majorité des 180 000 touristes qui viennent voir ce site (et c’est bien le plus étonnant) est persuadée que c’est Napoléon qui a remporté Waterloo…Idem pour les enfants de Grande-Bretagne convaincus – ce qui désole leurs enseignants – que ce fut une défaite pour leur pays… comme nous l’a confirmé un professeur de l’université de Reading. En étudiant au plus près la genèse, le déroulement de cette « mère de toutes les batailles », et en m’interrogeant sur ses conséquences, j’ai été amené à me poser la question : Mais qui a vraiment gagné à Waterloo ?

 

Napoléon se raconte en faïence – Musée communal d’Archéologie – Nivelles

1. Napoléon raconté par la faïence fine imprimée

2. Napoléon raconté par la faïence au Musée communal de Nivelles

3. La campagne napoléonienne qu’un couple mène à Nivelles s’ouvre par la restauration de quatre plaques murales…

4. wellington-a-nivelles

5. Les plaques commémoratives de Nivelles

 

Napoléon raconté par la faïence fine imprimée

L’exposition est terminée….

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L’Exposition présentée au Musée communal de Nivelles permet de découvrir le support le plus populaire illustrant l’épopée napoléonienne, à savoir la faïence fine imprimée.

Plus de 100 pièces, mêlant l’art et l’histoire, en provenance de manufactures belges, françaises, luxembourgeoises, hollandaises et anglaises aujourd’hui souvent disparues, vous feront découvrir les épisodes les plus célèbres de cette prodigieuse aventure.

Napoléon se raconte en faïence

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Guy Walravens et Marie-Line, son épouse, sont deux collectionneurs avertis. Ils ont mis leur passion respective au service d’une collection commune et originale: la faïence fine imprimée dédiée aux campagnes napoléoniennes.

Photo : Christophe Goffaut

Un jeune couple de collectionneurs s’est épris de faïences fines à thématique militaire Ier Empire. Une idée qui peut sembler saugrenue. Et pourtant…Journal Le SOIR – 2007

Elle, autant que lui, s’est laissé conquérir par cette passion pour les faits de guerre déclinés en de multiples versions sur des assiettes, services à café, plats, bols, coupes, pièces de forme, tasses, vasques, cuvettes, pots à eau et autres pochons. « Ce choix, explique Guy Walravens, s’est imposé par notre goût pour l’histoire et le Ier Empire. La thématique est imagée et variée. Elle est bien de chez nous – il y a eu une grande production en Belgique et dans les régions proches – et demeure abordable financièrement. La gamme de prix va grosso modo de 10 euros jusqu’à 150/200 euros pour une assiette. Les pièces de forme, plus rares, sont automatiquement plus chères. »

Qui ? Quoi ? Comment ?

Coutumiers des marchés aux puces, des brocantes et clients chez certains marchands, ces collectionneurs n’ont de cesse de multiplier les contacts, tant auprès d’autres collectionneurs qu’auprès du grand public, et leur souhait le plus profond serait de monter avec l’Association de collectionneurs Premier et Second Empire une exposition sur leur sujet de prédilection.

Un sujet qui s’est décliné, comme l’écrit Guy Walravens, à la faveur « d’une opportune rencontre entre le développement de techniques industrielles de production et la volonté de conserver la mémoire de cette extraordinaire tragédie » (sic).

« C’est la conjonction de l’apparition de la faïence imprimée de type industriel en 1830 et le souci de diffuser la légende impériale qui a donné naissance en France (via Napoléon III, soucieux d’asseoir son ascension politique et la mémoire de son oncle illustre) à une multitude de pièces à thématique napoléonienne. En Belgique, aux Pays-Bas, au Luxembourg et en Allemagne, une certaine nostalgie et le mouvement de Romantisme associés à celui qui unifia sous une même bannière tous ces territoires eurent un effet similaire », poursuit le collectionneur tandis que son épouse illustre ses propos par l’exemple.

Quelques centaines de pièces sont déballées par la dame aussi enthousiaste que son mari, décrivant ses pièces de collection dans les moindres détails, épinglant les manufactures qui jouèrent un rôle important dans cette production dont l’apogée se situe au milieu du XIXe. « La chute du pouvoir absolutiste en 1830, le retour de la dépouille de l’Empereur de Sainte-Hélène en 1840 et le règne de Napoléon III vont favoriser son essor. À ce moment, plus d’une vingtaine de faïenceries de dimension sont actives entre Paris et Maastricht, du Hainaut à l’Est de la France. »

En Belgique ce sont les manufactures hennuyères de Nimy, Jemappes et surtout Boch à La Louvière qui se sont distinguées par ce type de production. La majorité des pièces de leur collection provient d’ailleurs de cette dernière. Les impressions sont de couleur noire au début et le plus fréquemment, mais par la suite apparaissent d’autres teintes comme le brun, le vert, le violet, et plus tard le bleu.

Certains motifs, certaines scènes sont représentés de manières différentes selon les manufactures. Parmi les sujets que l’on retrouve volontiers, on retiendra Les pestiférés de Jaffa, L’ombre de Napoléon visitant son tombeau (d’après un tableau du même nom de Théodore Fournois) ou, plus macabre, Le retour des cendres.

Trois grandes thématiques se dégagent : l’historique des grands personnages et des grands épisodes de l’épopée, la vie quotidienne (comme l’arrivée au cantonnement) et les sujets militaires traités de façon humoristique. Cartouches au bicorne, textes, chansons, bordures gothiques, couronnes et autres symboles liés au pouvoir figurent également sur certaines pièces de vaisselle. Leur but est avant tout didactique.

L’identification de la manufacture se fait grâce aux poinçons, cachet ou marque en creux. Ces éléments sont pour la plupart répertoriés, notamment dans l’ouvrage de Liesnard (1). Certaines pièces se retrouvent dans des musées mais peu sont postérieures à la première guerre, à l’exception de pièces provenant de Sarreguemines ou de Boch, qui poursuivit la production jusque dans les années 1980.

Si la célèbre faïencerie de Gien vient encore récemment de sortir une collection prenant l’Empereur comme sujet d’inspiration, « celle-ci n’a, de l’avis des collectionneurs, pas le charme désuet des pièces produites au XIXe siècle ». Mais, concluent-ils, « heureusement l’abondante production du siècle d’or de la faïencerie fine permet encore de ravir l’amateur qui peut rapidement et pour un budget raisonnable se constituer une intéressante collection. C’est en effet l’objet idéal qui exprime la rencontre d’un savoir-faire, reflet de notre patrimoine industriel, et d’une imagerie qui rappelle un des plus étonnants destins de l’histoire ».

(1) Les faïences et porcelaines belges et luxembourgeoises, Aperçu historique, Marques et cachets, Bruxelles, Collection Livres, 2001.

 

Ancien hôtel des Pays-Bas ou séjourna Wellington la nuit du 20/06/1815, Actuellement, Musée d’Archéologie de Nivelles qui accueille l’exposition consacrée à la vaisselle Napoléonienne.

http://www.rtbf.be/culture/exposition/detail_napoleon-raconte-par-la-faience-au-musee-communal-de-nivelles?id=8942850

Napoléon raconté par la faïence au Musée communal de Nivelles

En collaboration avec l’association de collectionneurs Le Bataillon de Napoléon, le Musée communal de Nivelles présentera, du 15 avril au 30 juin, une exposition intitulée “Napoléon raconté par la faïence”. Il s’agit principalement de 200 pièces de faïencerie fine issues de deux collections privées et dont les impressions montrent différents moments de l’épopée napoléonienne. Chacune représente un fait d’arme ou une personnalité, et l’exposition inclut notamment trois rares pièces de forme (soupière, théière et cafetière) de la manufacture de Montereau.

Ces deux cents pièces de faïences seront réparties en huit vitrines, ont indiqué vendredi les organisateurs, et des lithographies correspondant aux impressions des assiettes seront également présentées. Une salle présentera aussi une table dressée avec un service à dîner et un service à café de Boch.

L’origine géographique des différentes faïences exposées est la France (Montereau, Creil, Sarreguemines, Choisy-le-Roi,…), le Luxembourg, la Belgique (La Louvière, Nimy, Jemappes) et les Pays-Bas. “La scénographie est une ligne du temps qui commence en 1794 lorsque Napoléon a été nommé général, et qui va jusqu’au retour des Cendres en 1840. Les assiettes servaient surtout de moyens de propagande, et en particulier sous Napoléon III, qui jouait sur le mythe de son oncle“, indique Marie-Line Walvaerens, une des collectionneuses participantes.

L’exposition, gratuite, sera ouverte du mardi au vendredi de 9h30 à midi et de 14h à 17h, ainsi que les 1er et 3e dimanche du mois.

http://www.lavenir.net/cnt/dmf20150316_00617529

À l’initiative des époux Walravens, Dominique Timmermans (ACMN) et Albert Kersmaekers (Bataillon Napoléon) viennent de terminer la restauration de la pierre commémorative placée sur le mur du cimetière.
À l’initiative des époux Walravens, Dominique Timmermans (ACMN) et Albert Kersmaekers (Bataillon Napoléon) viennent de terminer la restauration de la pierre commémorative placée sur le mur du cimetière.

La campagne napoléonienne qu’un couple mène à Nivelles s’ouvre par la restauration de quatre plaques murales…

Guy Walravens et Marie-Line Vanderbrigghe possèdent une splendide collection d’assiettes consacrées aux campagnes menées par Napoléon. Ils en présenteront une centaine via une exposition au Musée d’archéologie entre avril et septembre.

Ce qui nous intéresse aujourd’hui, c’est la démarche que les précités ont menée sur Nivelles via l’association de collectionneurs Bataillon Napoléon intéressés par tout objet illustrant un siècle d’histoire (de 1789 à la fin du Second Empire) qui s’est mise en cheville avec l’antenne belge de l’ACMN française (Association pour la conservation des monuments napoléoniens).

On l’ignore trop souvent, hélas, mais Nivelles a joué un certain rôle durant les vingt années de présence française au début du dix-neuvième siècle. Ce rôle fut magnifié le 19 juin 1965 par l’inauguration de pierres commémoratives qui sont tombées dans l’oubli mais qui viennent d’être restaurées et seront remises en évidence.

La première, sur le mur de l’ancien couvent des Récollets (rue de Charleroi) rappelle que des combattants de Waterloo ont reçu les derniers soins dans ce bâtiment transformé en hôpital.

La deuxième vient d’être posée sur le mur extérieur du cimetière, à côté de l’entrée principale, faubourg de Charleroi. Cent vingt-neuf combattants de Waterloo (104 Français, 13 Prussiens, 8 Anglais, 4 Hollando-Belges) y reposent.

Ces pierres sont évidemment en lien direct avec la bataille de Waterloo. La troisième, au musée d’archéologie, souligne qu’il a accueilli un atelier de travail créé par l’occupant français en 1805. Contre un muret du petit étang du parc de la Dodaine, la quatrième signale que c’est à Dangonau, maire puis bourgmestre de Nivelles, que l’on doit d’avoir créé le parc après avoir asséché des marais.

«La restauration de ces quatre plaques s’inscrit dans l’optique de création d’un parcours napoléonien, précisent nos interlocuteurs, c’est-à-dire une promenade didactique qui reliera ces quatre points et fera la part belle à Louis Seutin (1793-1862), qui en juin-juillet 1815, pratiqua de nombreuses amputations et opérations majeures sur des blessés des batailles des Quatre-Bras, Ligny, Wavre et Waterloo. Nivelles lui a consacré une rue et un monument qui se dresse face à la gare de l’Est. Lui aussi mérite une restauration, mais chaque chose en son temps…»___________________________________________________

Lire aussi l’article  : http://napoleonbonaparte.be/2015/03/wellington-a-nivelles/

Les plaques commémoratives de Nivelles :

Merci à Dominique Timmermans ! Toutes les plaques et plus d’informations sur http://napoleon-monuments.eu/Napoleon1er/1815Nivelles.htm

Un témoignage récent nous a appris que les soldats de 1815 reposeraient “sous la croix centrale” du cimetière de Nivelles. Cela nous semble tout à fait cohérent.

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