Archives mensuelles : mars 2015

Napoléon et Wellington enfin réunis: l’expo qui magnifie la paix plutôt que la guerre

http://www.museewellington.be/index.php?option=com_content&task=view&id=12&Itemid=13Le Musée Wellington de Waterloo accueille l’exposition-phare du Bicentenaire :Napoléon-Wellington : Destins croisés Napoléon-Wellington : Destins croisés à WaterlooDu 21 mars au 31 juillet 2015

Dans le cadre des commémorations du bicentenaire de la bataille, le Musée Wellington a souhaité offrir une exposition inhabituelle et différente de ce qui a pu être traditionnellement proposé en Europe. Outre le génie militaire que l’Histoire reconnait au Duc de Wellington et à Napoléon, leur vie civile a connu des aspects captivants qui restent quelque peu méconnus aujourd’hui. Leurs relations politiques, sentimentales et familiales ont influencé leurs choix, forgé leur caractère et fondé la base de leur future légende. Qui sont-ils ? Quel est leur parcours ? Quel fut le rôle des femmes ou des hommes politiques dans leurdestinée?

 La vie civile de ces deux belligérants est ainsi racontée tout au long du parcours de cette exposition “comparative”, unique en son genre. Dans un cheminement chronologique et thématique, le visiteur se retrouve plongé dans l’esprit de deux hommes aujourd’hui mythifiés.

Waterloo : L’Expo du bicentenaire – Vidéo

http://www.tvcom.be/index.php?option=com_content&view=article&id=15146:waterloo-lexpo-du-bicentenaire&catid=128:news&Itemid=348

Vidéo

L’exposition “Napoléon-Wellington : Destins croisés” a été inaugurée vendredi soir. Cette exposition comparative évoquant la vie civile des deux belligérants n’a jamais été réalisée dans le monde entier. Parmi de nombreuses pièces exptionnelles empruntées aux plus grands musées et collectionneurs du monde, le célèbre bicorne que portait Napoléon au cours de la bataille. Thibault van Raemdonck, Adrien Broze et Katja Charlet

Des vies captivantes, des légendes vivaces

L’Empereur et le Duc ont en effet connus des parcours tout à fait différents. Destinés à une carrière militaire, leur éducation s’avère difficile. Ils trouvent leur réconfort de manière solitaire. Napoléon écrit un livre, Wellington apprend le français à Bruxelles. Toutefois, ils développent tous les deux un sens très aigu de la politique et connaissent déjà des expériences précoces (en Inde pour Wellington par exemple). Peut-être est-ce déjà à ce moment-là qu’ils font preuve d’un intérêt si grand pour le secret et les codes, éléments fondamentaux de leur méthode de gouvernance ?

Il ne faudrait certainement pas sous-estimer l’importance de la politique dans leur caractère et leurs choix. Nous connaissons tous le Code que Napoléon élabora et qui porte aujourd’hui son nom. Le Duc de Fer a également joué un rôle éminent dans l’histoire politique de son pays, conservant le titre de Premier Ministre durant quatre années. Comme ils le disent eux-mêmes, ils ne sont pas uniquement “des soldats faisant de la politique”. Napoléon n’affirme-t-il pas lui-même qu’il éprouve, au soir de sa vie, plus de fierté pour l’élaboration du Code que pour ses cinquante batailles gagnées ?

Malgré le mythe selon lequel ces hommes auraient réalisé toute leur œuvre individuellement, le fait d’avoir tissé un réseau de relations très étendu a sans conteste joué dans leur maintien au pouvoir. Que ce soit Wellington ou Napoléon, tous les deux ont pu éviter des écueils et certaines erreurs grâce aux soutiens familiaux, militaires et politiques indéfectibles. Ils récompenseront eux-mêmes leurs fidèles par des titres prestigieux dans une espèce de “vaste jeu d’équipe”.

Grands militaires dans une carrière ponctuée de victoires, leur opposition peut être élargie de manière surprenante. Ainsi, Wellington et Napoléon sont reconnus pour leur grand succès auprès du beau sexe. Ils rivalisent même entre eux, certaines “conquêtes amoureuses” étant communes aux deux personnages. Ils font aujourd’hui partie d’une légende. Des peintures, des sculptures, des romans chantent leurs exploits. “Destins croisés” entend humblement offrir un tableau général de la richesse de leur existence.

Des pièces uniques pour un large public

L’exposition s’adresse à des publics divers et variés. Elle permet à la fois de toucher l’Histoire de la bataille tout en y intégrant des aspects et des objets particuliers. Tout au long de l’exposition, des guides formés pour l’occasion se mettent à disposition pour faire découvrir les destinées de ces deux hommes dans des perspectives rares et singulières. Les visiteurs auront également la possibilité d’admirer pour la première fois des pièces renversantes. Ainsi le célèbre bicorne que Napoléon portait au cours de la bataille retrouvera le lieu de son dernier fait d’armes. Mais aussi, l’uniforme porté par l’Empereur à Sainte-Hélène, la cape, le chapeau et la longue-vue légendaire de Wellington, leurs nécessaires de toilette, des objets personnels, leurs masques mortuaires, …

L’exposition est le fruit d’une collaboration intense et fructueuse entre le Musée Wellington, la Fondation Napoléon et des institutions prestigieuses (Malmaison, National Army Museum, Musées de Sens, …).

“Destins croisés” rassemble plus de 250 pièces uniques et stupéfiantes. Elles offrent aux visiteurs un éclairage nouveau sur la vie privée, sentimentale et politique de deux acteurs ayant profondément influencé le cours de l’Histoire européenne.

CATEGORIE INDIVIDUELS GROUPES PASS 1815 INDIVIDUELS ET GROUPES
ADULTES 7 5 +3€
ETUDIANTS/SENIORS 5 3 +3€
ENFANTS 7-12 ANS 3 2 +2€
CATEGORIE INDIVIDUELS GROUPES
ADULTES 12 8
ETUDIANTS/SENIORS 8 5
ENFANTS 7-12 ANS 6 4

 Prix du catalogue (176 p.) : 16

Durée de l’Exposition : Du 21 mars 2015 au 31 juillet 2015  Heures d’ouverture : jusqu’à fin mars : tous les jours de 10.00 à 17.00 et d’avril à fin septembre, tous  les jours de 9.30 à 18.00Possibilité de visites guidées sur réservation (1h – 60€, 20 pers max par guide) Réservation au musée Wellington : 02/357 28 60 – museewellington@skynet.beSite internet : www.museewellington.be

Ce qu’en disent “les journaux” :

http://www.rtbf.be/info/regions/detail_quand-napoleon-et-wellington-se-retrouvent-a-waterloo?id=8937257
C’est une exposition exceptionnelle qui s’est ouverte ce samedi 21 mars au musée Wellington de Waterloo : “Napoléon Wellington, destins croisés”. Deux-cent cinquante objets rares et précieux retracent la vie politique, militaire et privée des deux grands hommes. Le descendant du duc de Wellington était présent à l’inauguration.

Les deux bustes à l’entrée de l’expo donnent le ton : Napoléon et Wellington sont côte à côte. “C’est une exposition qui rassemble, pas une expo qui oppose les deux hommes et les deux nations qu’ils incarnent“, explique Pierre Branda, chef du service Patrimoine à la Fondation Napoléon (co-organisatrice de l’expo, avec le musée Wellington de Waterloo).

Les 250 pièces exposées proviennent de musées français, anglais, belges ou de collectionneurs privés. Certaines sont très précieuses, comme les deux chapeaux portés par Napoléon et Wellington le jour de la bataille. Celui du général anglais est tout emplumé. “Le champ de bataille était un lieu de parade, explique Pierre Branda, où les chefs voulaient se distinguer. Dans l’aristocratie britannique, ces chapeaux étaient un signe d’appartenance à la haute société. Napoléon, lui, avait choisi de se distinguer autrement, par un chapeau tout simple, très différent des couvre-chefs chamarrés, galonnés et brodés de ses maréchaux.

Deux masques mortuaires

En face des deux chapeaux, bien protégés par une vitrine sécurisée, le visiteur découvre deux masques mortuaires, qui en disent long sur l’âge du décès des deux hommes. Wellington, après la bataille de Waterloo, a mené une longue carrière politique, profitant de son succès militaire pour asseoir son pouvoir. Il est mort à 83 ans, en 1852. Son masque mortuaire évoque un vieillard. Napoléon, lui, est mort en exil sur l’île Sainte-Hélène, à 51 ans, six ans seulement après la bataille de Waterloo. Son masque, presque serein, ne trahit pas la souffrance physique d’un homme qui était pourtant malade (empoisonné au cyanure, avancent certains historiens ; victime de complications de ses ulcères à l’estomac, estime un courant dominant).

Quelques objets usuels évoquent le quotidien des deux militaires : la trousse de toilette sans doute utilisée par Wellington le matin de la fameuse bataille, le nécessaire dentaire de Napoléon, qui était, paraît-il, très à cheval sur son hygiène corporelle.

Quand Napoléon et Wellington se retrouvent à Waterloo

Quand Napoléon et Wellington se retrouvent à Waterloo – © Tous droits réservés

Ils ont partagé les mêmes maîtresses

L’exposition nous apprend aussi, fait surprenant, que les deux hommes n’ont pas partagé qu’une grande carrière militaire et politique. Ils ont aussi partagé… les mêmes maîtresses ! Après la chute de Napoléon en 1815, Wellington a été désigné ambassadeur d’Angleterre à Paris. C’est là qu’il a séduit deux anciennes conquêtes de Napoléon : une cantatrice italienne, la Grassini, et une actrice française, Mademoiselle Georges. “Comme si Wellington ne pouvait se contenter d’une victoire militaire“, sourit Pierre Branda.

Par la rareté des pièces rassemblées, l’exposition Napoléon Wellington, destins croisés est un événement d’envergure internationale. La présentation est soignée mais très classique : à chaque pièce correspond un petit panneau explicatif. Pas d’écran, pas d’interactivité ludique, pas d’audio-guide… Les passionnés d’histoire napoléonienne y trouveront sûrement leur compte. Le grand public et les écoles apprécieront sans doute davantage la scénographie plus spectaculaire du futur mémorial de la bataille, dont l’inauguration est prévue le 21 mai prochain.

Napoléon Wellington, destins croisés, jusqu’au 31 juillet au Musée Wellington de Waterloo. Info : www.museewellington.be.

François Louis

http://www.lesoir.be/828969/article/culture/2015-03-21/napoleon-et-wellington-enfin-reunis-l-expo-qui-magnifie-paix-plutot-que-guerre

JEAN-PHILIPPE DE VOGELAERE
Mis en ligne

Focus sur une exposition de facture internationale à découvrir pour le Bicentenaire de la Bataille.

Une poignée de main qui fait plaisir. Le neuvième Duc de Wellington et Prince de Waterloo n’a pas voulu se faire photographier, préférant «  rester dans l’ombre  » mais saluant «  la mise en valeur de son aïeul  », tandis que Victor Massena, Prince d’Essling et président de la Fondation Napoléon, dont l’aïeul a combattu celui du duc de Wellington au cours des campagnes d’Espagne et du Portugal, a salué une rencontre qui se fait sous le «  signe de la paix et non plus de la guerre  ». Voilà qui réconfortait lors de l’inauguration de l’exposition « Napoléon-Wellington : destins croisés » qui s’ouvre sur les bustes des deux protagonistes de la Bataille de Waterlo que l’on a placés de manière à ce que leur regard ne se croise pas, même si toute l’exposition a été conçue pour les rapprocher. On ne refait pas l’histoire…

«  C’est la Fondation Napoléon qui a exprimé le désir il y a deux ans et demi de réaliser une exposition au Musée Wellington, nous explique Etienne Claude, le conservateur de l’exposition pour le côté britannique et directeur de l’ASBL Bataille de Waterloo 1815. Nous ne voulions cependant pas mettre en valeur un seul des camps, comme nous ne voulions pas mettre en avant la guerre. Notre volonté était de présenter deux hommes au travers de documents personnels, exposés exceptionnellement pour l’occasion.  »

Et le Prince d’Essling de s’en réjouir : «  On a bien fait de nous pousser dans cette voie. C’est sûr que, pour nous Français, la Bataille de Waterloo est une défaite et le restera. Raison pour laquelle nous nous sommes opposés à la pièce commémorative de deux euros que la Belgique entendait frapper. Cependant, la réalité historique est là aussi et nous nous devons de la respecter.  »

Deux cents ans après la Bataille de Waterloo, cette exposition rassemble ainsi plus de 250 pièces uniques et stupéfiantes, jamais montrées ensemble, qui offrent aux visiteurs un éclairage nouveau sur la vie privée, sentimentale et politique des deux acteurs ayant profondément influencé le cours de l’Histoire européenne. Pour Thierry Lentz, « le » spécialiste de Napoléon, «  c’est une exposition de facture internationale qu’il fait absolument venir voir à Waterloo. » Une exposition qui a quelque peu fait mousser les deux camps puisque, comme l’explique Yves Vander Cruysen, l’échevin du Tourisme de Waterloo, «  il suffisait que la Fondation Napoléon propose un objet pour que les Anglais répliquent par un objet de la même veine…  »

L’occasion de découvrir les différences entre les deux hommes. On découvre ainsi le bicorne tout simple de Napoléon qui, comme le souligne Pierre Branda, le chef du service Patrimoine de la Fondation Napoléon, «  démontre que l’Empereur voulait apparaître comme un homme simple. Tous les contraires de ses généraux qui arboraient des chapeaux comme celui de Wellington, plein de plumes et avec un côté aristocratique.  »

Parmi les objets à découvrir, l’on ressent la chair de poule devant le « cabinet noir » de Napoléon, une serviette en maroquinerie rouge, qui a dû contenir tant de secrets, à l’image du porte-documents personnels plus traditionnels de Wellington. L’on se surprend à contempler tous ces nécessaires fastueux emportés pour faire la guerre, avec des couverts aux armes impériales ou un nécessaire de dentisterie pour l’un, une longue-vue ou une tabatière pour l’autre. On ne peut aussi que s’émerveiller devant ce cachet séditieux qui, placé devant une lumière, projette l’ombre de Napoléon, comme devant ce bracelet offert par Wellington à une amie et qui contient une mèche de ses cheveux. Et on est étonné d’apprendre que les deux hommes ont eu les mêmes maîtresses en la personne de la cantatrice italienne Giuseppina Grassini ou de « Mademoiselle George », une actrice française posant déjà un sein nu.

Grands « capitaines », hommes politiques, solitaires durant leur jeunesse – Napoléon écrivant un livre et Wellington apprenant le français à Bruxelles –, les deux hommes ont eu finalement un parcours similaire, mais avec un destin différent, comme en témoigne cette exposition comparative, exceptionnelle jusqu’à leurs masques mortuaires.

http://www.lavenir.net/cnt/dmf20150320_00620823

Le chapeau de Napoléon et la longue-vue de Wellington de retour à Waterloo

Le musée Wellington de Waterloo a inauguré ce vendredi, en présence du neuvième duc de Wellington, du prince d’Essling Victor Massena et du ministre wallon du tourisme René Collin, une exposition intitulée «Napoléon – Wellington, destins croisés, shared destinies».

L’événement s’annonce comme l’exposition phare du bicentenaire de la bataille de Waterloo. Elle regroupe plus de 250 objets personnels des deux principaux protagonistes de la bataille. Certaines pièces, comme le chapeau de Napoléon ou la longue-vue de Wellington, reviennent pour la première fois à Waterloo.

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Photo: Claude Boyer / L’INDEPENDANT

Le musée Wellington, la Fondation Napoléon et les partenaires britanniques de l’événement ont rassemblé et inclus dans une scénographie ces dizaines d’objets chargés d’histoire. Au travers des pièces prêtées par de nombreux musées, fondations ou collectionneurs privés, les vies de Napoléon et de Wellington sont aussi évoquées dans leur quotidien.

On trouve ainsi leurs nécessaires de toilettes, quelques armes, des vêtements, des lettres manuscrites, leur porte-documents ou encore leur masque mortuaire. Les deux hommes, tous deux militaires et hommes politiques, avaient le même âge et il est rappelé dans l’exposition que Wellington a appris le français à Bruxelles.

«Sur le plan scientifique, cette exposition est de niveau international: on n’avait jamais croisé ces deux destins, c’est très original», a indiqué vendredi lors du vernissage Pierre Branda, le chef du service Patrimoine à la Fondation Napoléon. Le musée Wellington ouvrira cette exposition au public du 21 mars au 31 juillet 2015.

Vente personnelle

Si vous possédez des livres ou d’anciens documents à vendre, n’hésitez-pas à me contacter… Personnellement, je suis beaucoup plus intéressé par les livres qui traitent de la Belgique et Napoléon. Si vous avez des ouvrages à vendre  napoleonbonapartebe@gmail.com

 

 

 

 

 

Les Cent-Jours le 20 mars 1815

Les cent jours volume1 ( 1820) Baron Fleury de Chaboulonpage de garde1page de garde2
Les_cent_jours volume2 (1820 – Baron Fleury de Chaboulon)

http://fr.wikipedia.org/wiki/Cent-Jours

Louis XVIII quitte le palais des tuileries nuit du 19 au 20 mars 1815 Les Cent Jours Napoléon Bonaparte

Le 20 mars, le général Haxo qui pense rejoindre Louis XVIII, trouve les Tuileries quasiment désertes.

Gravure de 1840 – propriété personnelle

À 7 heures, Lavalette a pris la direction de la Poste et prévient les maîtres de postes que l’Empereur sera là avant deux heures et donne l’ordre de ne plus fournir de chevaux sans autorisation. Lavalette interrompt la publication du Moniteur universel. Aux Tuileries, le ministre des Finances laisse 50 millions dans les coffres. L’Empereur est en route pour Paris.

Arrivée de Napoléon Le Grand aux Tuileries

http://napoleon-livre.com/photos_portraits/cents-jours-retour/napoleon-grand/napoleon-bonaparte-retour-ile-elbe.jpg

20 mars 1815 / Rentrée de Napoléon aux Tuileries
“20 mars 1815 / Rentrée de Napoléon aux Tuileries”. Grav. sur bgois (ill. de livre), 1875, d’ap. dessin de Félix Philippoteaux (1815–1884).

 À Paris à h 20, le drapeau tricolore flotte aux Tuileries, sur le dôme de l’Horloge aux Invalides à h 30. À h 45, au lycée Louis-le-Grand, Sadi Carnot par la fenêtre voit le drapeau hissé au sommet de la colonne Vendôme. Napoléon entre dans la capitale.

Les réactions au retour de l’Empereur

Le 18 mars, aux Pays-Bas, le prince d’Orange, souverain des Pays-Bas depuis quelques mois, publie une patente où il déclare prendre les titres de roi des Pays-Bas et duc du Luxembourg. À Bruxelles, il passe en revue les troupes, qui lui prêtent serment. La foule regarde passer l’état-major hollandais et vers le soir, les troupes descendent, ouvrir la voie aux alliés anglais annoncés. Ils passent par une chaussée pavée dans un village, comme tous les autres villages, Waterloo.

Les généraux Maison et Dessolles, fidèles au roi, viennent dire à Blacas, favori du roi, qu’ils se tiennent prêts à sacrifier leur vie en attaquant Napoléon. Mais que leur résistance ne serait jamais pardonnée et qu’en cas d’échec ils perdraient leur fortune et devraient s’exiler. Il leur fut compté à chacun 200 000 francs. La Bourse de Paris tombe à 66 francs, étant à 78 le 5 mars.

Autre débandade, chez les Libéraux, anciens conventionnels, ralliés et assis entre deux chaises, on s’esquive : La Fayette rentre en Auvergne. Madame de Staël ferme son salon.
Dans ce désarroi, Chateaubriand suggère de se ranger autour du roi pour se faire égorger. Seule Juliette Récamier garde la porte ouverte et Benjamin Constant, qui vient de terminer son Adolphe, écrit un article qui paraîtra dans Le Journal des débats : « Il reparaît, cet homme teint de notre sang ! cet Attila… »

Toujours le 18 mars, en Italie, Murat se met en marche pour Rome.

Le 20 mars, à Vienne, en Autriche, l’Aiglon s’apprête à fêter ses 4 ans. À l’annonce du débarquement de son père, on lui a fait quitter le château de Schönbrunn pour le palais froid de la Hofburg plus facile à surveiller. Les sentinelles sont doublées et habillées en domestiques, avec ordre de surveiller les trois Français qui restent et qui ne vont pas tarder à partir, Madame de Montesquiou, Méneval et Bausset.

Le général Neipperg fait ses adieux à Marie-Louise. Il part prendre la tête d’une division en Italie contre le beau-frère Murat.

Ce même jour, à Londres, à la Chambre des communes, Samuel Whitbread, leader des Whigs, opposants à la lutte contre la France, se lève pour poser des questions au tout puissant Castlereagh, Premier ministre, qui vient de rentrer du Congrès de Vienne. « Est-ce bien le moment de relancer l’Angleterre dans une guerre sur le continent qui achèvera de nous épuiser ? Votre célèbre assemblée de Vienne a tant fait qu’elle a ramené Bonaparte sur la scène politique, elle l’y ramène investi d’une nouvelle force morale sur ses adversaires. Je voudrais savoir si les Puissances n’ont pas donné elles-mêmes à Bonaparte des sujets légitimes de plainte ? Le traité de Fontainebleau a-t-il été violé ? A-t-on refusé de payer la pension qu’on lui avait promise ? A-t-on essayé d’enlever au jeune fils de Bonaparte les duchés de Parme ? Si Bonaparte triomphe, il est vraisemblable que de grands revers lui auront mieux appris à juger ses véritables intérêts et que par conséquent, l’Angleterre pourrait rester en paix avec lui. »

http://rcf.fr/culture/les-100-jours-de-napoleon-15

Napoléon retour de l'île d'ElbeRevivez le retour au pouvoir ou plutôt “le dernier sursaut” de Napoléon avec Véronique Alzieu et son invité, Thierry Lentz, directeur de la Fondation Napoléon.

Le 1er mars 1815, Napoléon, qui vivait une sorte d’exil sur l’ile d’Elbe, débarque sur les côtes françaises, déterminé à reprendre le pouvoir. Son retour durera 100 jours et aboutira à la terrible défaite de Waterloo qui signera la fin définitive de la vie politique de l’empereur. Thierry Lentz, directeur de la Fondation Napoléon, retrace ces 100 jours déterminants pour la France et pour l’Europe.

Le Cent-jours et anecdotes

  •  En Belgique, c’est une tradition relativement récente (40ans), fêter les 100 jours qu’il reste aux rhétos avant de terminer leur cursus secondaire ou baccalauréat.
  • Le percent est une tradition des lycéens en France qui précède de 100 jours le début des épreuves du baccalauréat. c’est une manière de célébrer la fin de l’enseignement secondaire, mais aussi de marquer le début des révisions avec une journée de décompression.

https://bibliomab.wordpress.com/2012/02/15/vivement-la-quille-le-pere-cent-au-service-militaire/

http://fr.wikipedia.org/wiki/Percent

  • Au temps du service militaire obligatoire, une tradition festive existait également parmi les recrues de l’armée, cent jours avant la fin de leur service. Quelques semaines avant un faire-part humoristique était envoyé à la famille, amis, villageois, etc. pour recueillir un peu d’argent.

    Le vrai Percent remonte au temps du service militaire, qui serait à l’origine du percent des lycéens. C’est la fête par excellence des « Libérables », elle a lieu à cent jours de la « libé », la fin du service militaire. Le père cent est symbolisé, aussi, par un terme plus récent : “La Quille, locution qui est apparue en 19362,3. D’où la phrase exclamative : La Quille bordel”4.

http://fr.wikipedia.org/wiki/Ast%C3%A9rix_en_Corse

  • Dans la culture populaire, dans l’album d’Astérix Le Cadeau de César, un jeune soldat romain se vante d’avoir déjà fêté le père MMMMMMD, c’est-à-dire qu’il ne lui reste plus que 6500 jours d’engagement (leur engagement étant de 20 ans). Dans l’album Astérix en Corse, Ocatarinetabellatchitchix est une allusion à Napoleon Ier qui était lui-même corse (pages 38 et 45). Notamment, il déclare à Suelbernus : « pour que les Corses acceptent un empereur, il faudra qu’il soit corse lui-même ». Il met à ce moment-là la main droite dans son gilet. Il parlera également, montrant les colonnes des révoltés corses, de « ses grognards », ainsi que du « sommeil d’Osterlix » (soleil d’Austerlitz), un de leurs chefs.

 

Inferno : Les places sont en vente !

Les tickets du spectacle inaugural des cérémonies du Bicentenaire de la Bataille de Wateloo sont en vente sur www.inferno2015.org

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Le programme de reconstitution de la plus célèbre bataille au monde démarrera le soir du 18 juin sous le signe du rêve et de l’émotion. Le show conçu par Luc Petit, célèbre directeur artistique et metteur en scène de spectacles et de grands événements, proposera son interprétation visuelle et musicale de la Bataille dans un univers poétique, faisant la part belle à l’imaginaire.

Musique, danse, projections et pyrotechnie feront d’Inferno un spectacle inoubliable pour tous, qu’ils soient aficionados du monde entier ou visiteurs d’un jour.

Tout au long de la soirée, le comédien belge Bernard Yerlès prêtera sa voix à Victor Hugo, dont le poème « L’Expiation » servira de fil rouge aux douze tableaux tous plus spectaculaires les uns que les autres.

Bref, Inferno, c’est LE spectacle pour celles et ceux qui souhaitent revivre un grand moment d’histoire à travers la sensibilité et l’imaginaire d’un des plus grand créateur d’événements de son temps.

Infos et réservations :
Les deux catégories de places assises pour le spectacle d’ouverture Inferno sont disponibles dès à présent au prix de 23 et 28 euro (frais de réservation inclus)  sur le site www.inferno2015.org.

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A propos des événements du Bicentenaire de la Bataille de Waterloo du 19 et du 20 juin 2015

Les événements du Bicentenaire de la Bataille de Waterloo sont organisés par l’asbl Bataille de Waterloo 1815, en collaboration avec les communes du champ de bataille (Braine-l’Alleud, Genappe, Lasne et Waterloo, ainsi que l’Intercommunale Bataille de Waterloo 1815 et le Dernier Quartier Général de Napoléon et en partenariat avec Vo Communication et Verhulst Events and Partners.

Retrouvez en ligne, sur le site www.waterloo2015.org, toutes les informations sur les  journées de commémorations riches en émotions, à vivre en famille ou avec vos relations d’affaires aux premières loges des reconstitutions.

Remerciements :

Cet événement ne pourrait être réalisé sans l’apport et le soutien actif de nos partenaires :

la Loterie Nationale, le Ministre des Affaires Etrangères, la Wallonie au travers du Ministre en charge du Tourisme René Collin, le Commissariat Général au Tourisme, la Province du Brabant wallon, la RTBF, le groupe IPM, Radio 2 et TV5 Monde.

Waterloo : Le prince d’Orange sera incarné par Eric Edelman

http://press.waterloo2015.org/le-prince-dorange-sera-incarne-par-eric-edelman#

Les 18, 19 et 20 juin prochains, c’est le Hollandais Eric Edelman qui incarnera le jeune prince d’Orange lors du Bicentenaire de la Bataille de Waterloo. Agé de 29 ans, Eric a grandi à Amsterdam et vit actuellement à Maastricht. Il a étudié la médecine et travaille dans une société qui développe du matériel informatique pour le monde médical. Son âge et ses compétences en tant que cavalier chevronné le propulsent aujourd’hui dans un rôle qu’il est fier de pouvoir endosser.

“Lorsque les troupes françaises eurent quitté les Pays-Bas en 1813, un gouvernement provisoire prit le pouvoir. Celui-ci était formé par le comte Leopold van Limburg Stirum, Frans Adam van der Duyn van Maasdam et Gijsbert Karel van Hogendorp. Ceux-ci invitèrent le prince Guillaume afin de lui offrir le trône des Pays-Bas. Il refusa une première fois le trône en décembre 1813, puis l’accepta finalement avec une constitution qui garantissait des pouvoirs étendus au nouveau prince souverain. Il ne se proclama roi des Pays-Bas qu’en mars 1815. Le Royaume-Uni des Pays-Bas fut créé au congrès de Vienne et s’étendait sur les actuels Pays-Bas et Belgique (sauf la province de Luxembourg belge). Le Luxembourg, élevé au rang de grand-duché, était indépendant (et faisait en superficie le double du grand-duché actuel) mais son souverain était le roi des Pays-Bas. Ce royaume avait donc les limites du Benelux actuel mais sous un unique souverain conservateur et protestant, comme le sera d’ailleurs également Léopold Ier de Belgique. Le Luxembourg, promu au rang de grand-duché, qui devenait indépendant et membre de la Confédération germanique, lui était remis à titre personnel. Il tenta d’unir les peuples des anciennes Provinces-Unies, des Pays-Bas autrichiens et de la principauté de Liège, par une politique favorisant le développement économique. Ainsi, il décida de la canalisation de la Sambre, le creusement des canaux Gand-Terneuzen, Bruxelles-Charleroi, Meuse-Moselle et autres. Il a aussi fondé les universités de Liège, Gand et Louvain. Cependant, sa politique autocratique et l’hostilité de l’Église catholique romaine envers le roi protestant provoquèrent le mécontentement des futurs Belges qui néanmoins choisirent également comme nouveau roi un protestant, Léopold Ier de Saxe-Cobourg-Gotha. Après la révolution belge de septembre 1830, il se porta candidat au trône de Belgique, mais sa candidature fut unanimement rejetée. Guillaume Ier tenta de reprendre la Belgique par les armes mais celle-ci bénéficiant du soutien de la France de la Monarchie de Juillet obtint en 1831 son indépendance et mit à sa tête un prince soutenu par l’Angleterre, Léopold de Saxe-Cobourg-Saalfeld, qui était oncle de la future reine Victoria et épousera en 1832 Louise-Marie d’Orléans, fille aînée de Louis-Philippe Ier, roi des Français. Toutefois, les Pays-Bas (amputés d’une partie du Limbourg) et le Luxembourg (amputé de sa moitié occidentale) restèrent unis sous le règne de Guillaume Ier qui n’accepta cet état de fait qu’en 1839. Vaincu et contesté, Guillaume Ier abdiqua en 1840 pour pouvoir se remarier avec la femme de son choix, une dame catholique Henriette d’Oultremont. Il reprit alors le titre de Nassau.”

http://fr.wikipedia.org/wiki/Guillaume_Ier_%28roi_des_Pays-Bas%29

Une passion pour la reconstitution

Grand passionné de l’histoire napoléonienne, Eric Edelman est reconstitueur depuis l’âge de 15 ans. Ce hobby lui permet d’expérimenter dans la vraie vie ce qu’ont vécu les héros de l’époque. Le groupe de reconstitueurs dont il fait partie inclut l’entourage qui accompagnait le prince sur le champ de bataille : officiers, laquais et bien sûr une extraordinaire cantine de campagne, dirigée par des férus de cuisine historique.

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« Chacun s’entraîne à exercer son rôle d’après son rang social, du laquais au plus haut gradé. Nous avons ainsi vécu des moments inoubliables, à réincarner des moments d’histoire en respectant le protocole et les manières de l’époque ! Bien sûr, dans la vraie vie, je ne ressemble en rien au prince d’Orange. Par exemple, à 19 ans, je n’étais pas en train de combattre auprès du duc de Wellington sur les champs de batailles d’Espagne et du Portugal !», relate Eric Edelman avec humour.”

L’autre motivation qui anime les reconstitueurs est celle de partager leur passion avec le public, en lui offrant un spectacle inoubliable. « En juin prochain, le spectacle sera gigantesque, nous n’avons encore jamais vécu une reconstitution de la période napoléonienne d’une telle ampleur. Nous opérerons à une échelle proche de la réalité historique. Ce sera du jamais vu ! », s’enthousiasme-t-il.

Un souvenir mémorable

Eric Edelman ne prête pas ses traits qu’au seul prince d’Orange. Il participe à de nombreuses reconstitutions, où il n’est que simple soldat. Son meilleur souvenir est sa participation à une campagne, à La Boissière. Lors de ces campagnes, les participants n’emportent aucune tente, ils marchent le jour, et dorment la nuit à la belle étoile. Le camp adverse fait de même, et personne ne sait jamais où se trouve l’autre…

Harassés après avoir combattu et marché une journée entière, lui et ses compagnons se reposent dans une zone marécageuse, entourée d’arbres. Soudainement, ils entendent des bruits de craquements. D’un bond, ils se redressent tous, et saisissent leurs armes. Un cavalier français, solitaire, surgit alors brusquement à la lisière des arbres. Aussitôt son cheval s’enfonce, presque jusqu’au poitrail, dans le marécage. Le cavalier lève la tête. Vingt fantassins hollandais pointent leur arme dans sa direction. Gardant un calme olympien, il saisit son pistolet et s’écrie: « Parfait, maintenant, baissez vos armes, je vous fais tous prisonniers ! ».

Eric Edelman rêve de pouvoir offrir un verre à ce courageux Français qui les a surpris dans cette clairière marécageuse! Mais l’identité de cet homme reste aujourd’hui inconnue…

Voici 200 ans naissait la fierté identitaire des Pays-Bas

En 1815, le jeune Guillaume II d’Orange, roi des Pays-Bas et grand-duc de Luxembourg, a tout juste 22 ans lorsqu’il prend le commandement de l’armée hollandaise pour combattre Napoléon à Waterloo. Ses troupes faisaient partie du 1er Corps du Britannique Wellington, ce dernier regroupant sous ses ordres des armées alliées de multiples provenances. En fin de journée du 18 juin, alors qu’il refoule une énième attaque de Napoléon, le cheval de Guillaume II d’Orange est atteint au poitrail. Le prince lui-même reçoit une balle de mousquet à l’épaule gauche, et s’effondre.

Une blessure royale

Alors que le prince est immédiatement évacué du champ de bataille et transporté à Bruxelles, son allié, le duc de Wellington, se rend à son chevet le lendemain. Bien qu’il ait écrit à sa mère, Wilhelmina van Pruisen, que sa blessure était de peu de gravité, une intervention chirurgicale fût néanmoins nécessaire. Les éclats d’os retirés de son épaule resteront toute sa vie dans une petite boîte posée sur sa table de chevet. Deux mois plus tard, le bras en écharpe, le prince d’Orange apparaît à Paris où il est accueilli en héros. Sa blessure à l’épaule fait à l’époque l’objet de multiples représentations, illustrant déjà l’attrait du public pour les misères subies par les célébrités. Un exemple avant l’heure de médiatisation excessive que l’on observe aujourd’hui un peu partout.

L’immortalisation de cette blessure ira loin… La Butte du Lion, visitée par le monde entier, a été érigée en 1826 à l’endroit même où le prince d’Orange fut blessé par la balle de mousquet !

Les prémices d’un nouveau royaume

La participation des Pays-Bas au succès de la Bataille de Waterloo a aussi une autre conséquence d’importance majeure pour le pays. Elle marque en effet le début d’une nouvelle assurance que prend le peuple hollandais. Une fierté identitaire est en train de poindre, celle de citoyens qui sont parvenus à repousser l’envahisseur, qui ont pu s’afficher sur la scène internationale, et maintenir l’indépendance des Pays-Bas. Plus tard, à une époque où les cartes de l’Europe seront redessinées, ce sentiment national permettra aux Pays-Bas de gagner leur place sur l’échiquier du monde contemporain. La victoire à laquelle a contribué le prince d’Orange à Waterloo, qui fut fêtée chaque 18 juin jusqu’au début du XXème siècle, a jeté les fondements des Pays-Bas d’aujourd’hui.

Napoléon vient en deuxième position sur une liste des hommes les plus importants de l’histoire

http://www.nouvelordremondial.cc/2013/12/22/napoleon-vient-en-deuxieme-position-sur-une-liste-des-hommes-les-plus-importants-de-lhistoire/ (Merci à Marina Van Der Auwera pour le lien)

napoleonL’empereur Napoléon Bonaparte est, en dehors de Jésus, le deuxième homme à avoir eu le plus d’importance dans l’histoire, selon un classement établi par un nouveau logiciel. Napoléon a été estimé plus important que d’autres comme le prophète Mahomet ou Hitler.

Napoléon Bonaparte, l’ancien empereur français, est le deuxième personnage historique le plus important après Jésus Christ.

C’est selon un classement établi par un nouveau programme de logiciel que l’homme connu comme « le petit caporal » précède des personnages comme le prophète Mahomet, classé au 3ème rang, Shakespeare, quatrième et Hitler, septième.

Le classement a été mis au point par un ingénieur de Google et ses assistants techniques Charles Ward et Steven Skiena qui ont conçu un programme qui collationne des millions d’opinions online en se servant de la même méthode que le classement de Google des pages du web, a écrit le journal britannique le Sunday Times.

Ce programme innovant fouille le web à la recherche des opinions exprimées sur des gens célèbres et utilise ensuite un « algorithme décroissant de réputation » spécial pour déterminer l’importance des figures les plus représentatives mondiales et comment elles sont considérées 200 ans plus tard. Les découvertes ont été publiées dans un nouveau livre intitulé « Qui est le plus grand ? »

Pour Ward et son équipe, ce n’était pas tant la raison pour laquelle les personnages étaient célèbres qui était importante, mais plutôt le fait que cette notoriété passe le test du temps. Il est surprenant que l’ancien président d’Afrique du sud Nelson Mandela se retrouve classé à la 356ème place. Bien que les mérites du classement ainsi que sa formulation de base aient été critiquées, le fait que le chanteur américain Justin Bieber soit placé en 8633ème position suggère que ces critiques ne sont pas totalement inexactes.

La notoriété de Napoléon dure manifestement depuis sa défaite il y a 200 ans. Son ascension s’est faite pendant la période finale de la révolution française et il a régné en tant qu’empereur entre 1804 et 1815. Par ses conquêtes en Europe, il a fait de la France une puissance sur le continent jusqu’à sa défaite à Waterloo en 1815.

Son héritage est le sujet de nombreux débats, certains affirmant qu’il n’était qu’un vil dictateur et un belliciste, alors que d’autres disent que c’était un visionnaire et un héros de la nation.

Sa réforme des lois, connue comme le code Napoléon, qui rend tous les hommes égaux devant la loi, a formé la base du code civil français. Son influence a franchi les frontières de la France et elle a eu un impact sur les juridictions civiles mondiales.

Bien qu’il n’y ait pas de musée national à son nom, des projets ont été annoncés l’année dernière sur la construction près de Paris d’un parc à thème appelé Napoléonland, qui deviendrait le rival de Disneyland.

Parmi les autres français célèbres au panthéon des personnes mondiales les plus importantes de l’histoire, on trouve le roi Louis XIV à la 26ème place et le philosophe René Descartes à la 92ème place.

Voici la liste des 50 premiers :

1. Jésus
2. Napoléon
3. Mahomet
4. William Shakespeare
5. Abraham Lincoln
6. George Washington
7. Adolphe Hitler
8. Aristote
9. Alexandre le Grand
10. Thomas Jefferso
11. Henry VIII d’Angleterre
12. Charles Darwin
13. Elizabeth Ière d’Angleterre
14. Karl Marx
15. Jules César
16. La reine Victoria
17. Martin Luther
18. Joseph Staline
19. Albert Einstein
20. Christophe Colomb
21. Isaac Newton
22. Charlemagne
23. Théodore Roosevelt
24. Wolfgang Amadeus Mozart
25. Platon
26. Louis XIV
27. Ludwig van Beethoven
28. Ulysses S. Grant
29. Léonard de Vinci
30. Auguste
31. Carl Linnée
32. Ronald Reagan
33. Charles Dickens
34. L’apôtre Paul
35. Benjamin Franklin
36. George W. Bush
37. Winston Churchill
38. Genghis Khan
39. Charles Ier d’Angleterre
40. Thomas Edison
41. Jacques Ier d’Angleterre
42. Friedrich Nietzsche
43. Franklin D. Roosevelt
44. Sigmund Freud
45. Alexander Hamilton
46. Mohandas Karamchand Gandhi
47. Woodrow Wilson
48. Jean Sébastien Bach
49. Galilée
50. Olivier Cromwell

Le héros de l’armée prussienne, le Général et Feld Maréchal Blücher, incarné par l’allemand Klaus Beckert

https://www.waterloo2015.org/fr

Lundi 9 mars 2015 — La passion de Klaus Beckert pour les reconstitutions lui est venue de façon inattendue. C’est son fils qui en est à l’origine. Elle remonte à 1982 lorsque Klaus Beckert (45 ans) accompagnait son fiston à une commémoration de la Bataille des Nations à Leipzig, Ce fut le coup de foudre. La même année, il rejoignait un groupe d’étude de l’histoire militaire. Six ans après, il s’initiait à l’équitation et il intégrait un groupe de cavalerie comme simple hussard. Ainsi, une passion venait de naître.

Un profil parfait de ressemblance

Peu de temps après s’être lancé dans ses nouvelles activités de reconstitueur, le destin de Klaus Beckert prend un tournant. Il apprend que le cercle de reconstitution historique de Leipzig cherche « un vieux » (Blücher avait 73 ans quand il participa à la Bataille de Waterloo). Devenu excellent cavalier et doté d’une ressemblance frappante avec le général et feld maréchal prussien Blücher, Klaus Beckert pense qu’il ferait parfaitement l’affaire…

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Il se présente et la similarité physique avec le héros historique est tellement évidente que le rôle semble taillé sur mesure pour lui. Il est immédiatement recruté.

http://upload.wikimedia.org/wikipedia/commons/b/b9/Bl%C3%BCcher_%28nach_Gebauer%29.jpg

Depuis lors, il se glisse dans la peau de son personnage très régulièrement, au fil de toutes les reconstitutions historiques possibles. Il a adopté jusqu’à son surnom, « Maréchal en avant », en raison des tactiques d’attaques particulièrement offensives que déclenchait Blücher.

http://upload.wikimedia.org/wikipedia/commons/e/e9/Marschall_Vorw%C3%A4rts_%281863%29.jpg
“Marschall Vorwärts” by Emil Hünten (1863)

Après plusieurs années de prestations, Klaus Beckert a même reçu l’agrément officiel de la famille des descendants de Blücher pour qu’il continue à le représenter.

En effet, Klaus Beckert ne s’est toujours pas remis de cet honneur, lorsque, en 2013, à la reconstitution du Bicentenaire de la Bataille de Leipzig, le prince Nikolaus Fürst Blücher, descendant de la famille de Blücher est venu vers lui : « c’est extraordinaire, c’est Blücher, comme s’il vivait et respirait encore ! »

Klaus Beckert lui-même confesse que parfois, sur le champ de bataille, il se sent tellement à l’aise dans son rôle qu’il oublie qu’il n’est pas le vrai général prussien Feld Maréchal Blücher !

L’Europe, pour de vrai

Outre la fidélité historique, Klaus Beckert insiste sur l’importance des relations entre les reconsitueurs de toutes origines : « Chaque participant ne fait que jouer son rôle sur les champs de bataille. Mais le plus important, c’est l’amitié et la solidarité  qui se développent avec les différents groupes de reconstitueurs issus de tous les pays. Tous ensemble, sur un site riche d’histoire, ils représentent activement l’Europe. Tout en mettant en scène un spectacle fidèle à la réalité historique, ils enseignent l’histoire au public présent. Et c’est ce qui est passionnant. ».

Pour ceux et celles qui désirent assister à des reconstitutions historiques, voici celles qui sont prévues ce premier semestre 2015:

France :

  • 20 mars : Paris, retour de l’Empereur
  • Mai : Le Champ de mai, remise des Aigles

Autriche :

  • 1 au 3 mai : Lutzen

Les étapes de la Route Napoléon en FRANCE- 2015- (ANERN)

http://www.route-napoleon.com/

Les étapes de Napoléon au jour le jour à travers des articles de presse, photographies et journaux télévisés :

Photos de Claude Biefnot

 

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