Archives mensuelles : février 2015

01/03/1815 – Napoléon le Grand de retour de l’île d’Elbe!

Le débarquement de Napoléon à Vallauris
Débarquement de Napoléon à la Baye de Juan près d’Antibes, Carl-Heinrich RAHL

Le retour de l’Empereur

http://fr.wikipedia.org/wiki/Cent-Jours

  • Le 1er mars, le débarquement, prévu à Saint-Raphaël, se fait à Vallauris. C’est en plein jour, au vu et au su de tous, que l’opération se déroule, devant les douaniers surpris. Un premier bivouac est installé sur le rivage de ce qui est désormais Golfe-Juan.Napoléon a prévenu le général Cambronne, qui commande l’avant-garde, de ne tirer aucun coup de fusil. La surprise et la rapidité sont les moyens essentiels de la réussite de cette opération. À la nuit, Napoléon arrive à Cannes par les dunes.
  • Le 2 mars, 64 km sont effectués jusqu’à Séranon où la troupe bivouaque dans la neige à plus de 1 000 mètres.
  • Le 3 mars, dès l’aube elle se met en marche pour atteindre Castellane. Napoléon est accueilli à la sous-préfecture.
  • Le 4 mars, par le col de Corobin, la troupe descend à Digne-les-Bains où elle retrouve la route qui court le long de la Bléone. Pendant que la petite armée bivouaque dans les jardins du château de Malijai, au confluent de la Bléone et de la Durance, Cambronne est parti en avant pour Sisteron.
  • Au petit matin du 5 mars, Napoléon se met en route par L’Escale et Volonne sur la rive gauche de la Durance, puis pénètre à Sisteron par la porte du Dauphiné.
  • Le 6 mars, la troupe quitte Gap.
  • Le 7 mars, jour le plus long, l’armée se met en route pour Grenoble. Cambronne marche avec quelques heures d’avance avec une compagnie de grenadiers et quelques estafettes polonaises. Il a ouvert la route en empêchant des soldats royalistes venus de Grenoble pour faire sauter le Pont-Haut, à l’entrée de La Mure, d’accomplir leur mission. Le général Marchand qui commande à Grenoble est décidé à arrêter Napoléon et à l’enfermer au fort Barraux. Il a envoyé le bataillon du commandant Lessard qui a pris position à Laffrey, défilé étroit entre la colline et le lac. C’est là que se déroule à la « Prairie de la Rencontre », ainsi nommée par Stendhal, la scène où Napoléon ouvrant sa redingote s’avance devant les soldats royalistes et leur crie : « Soldats du 5e ! Reconnaissez votre Empereur ! S’il en est qui veut me tuer, me voilà ! ». Les soldats du 5e d’infanterie de ligne se rallient.

La rampe de Laffrey descend sur Vizille où Napoléon passe devant le château de Lesdiguières. Il monte ensuite sur le plateau de Brié-et-Angonnes où il rencontre au hameau de Tavernolles le 7e régiment d’infanterie de ligne commandé par La Bédoyère venu à sa rencontre et qui se rallie également à Napoléon.

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(Le ralliement du 5e d’infanterie de ligne à l’Empereur, le 7 mars 1815).

L’Empereur redescend vers Eybens où une longue ligne droite mène à Grenoble et à la porte de Bonne que le général Marchand tient close. Il faut des heures pour que la population parvienne à l’enfoncer et c’est à la nuit que Napoléon entre place Grenette acclamé par la foule. Deux jours passés dans la ville de Grenoble ont permis à l’Empereur de recevoir les autorités, d’édicter les premiers décrets et d’envoyer, par Turin, un courrier à Marie-Louise, lui donnant rendez-vous à Paris.

  • Le 9 mars, dans l’après-midi, la colonne quitte Grenoble par la porte de France. Après un arrêt à Voreppe, nouvelle halte à Moirans, la troupe se remet en route et arrive à Bourgoin-Jallieu à trois heures, ville que Napoléon quitte finalement à quinze.
  • Le 10 mars, c’est l’entrée triomphale dans Lyon que le comte d’Artois, frère de Louis XVIII, aidé du maréchal Macdonald, aurait voulu défendre en barricadant le pont de La Guillotière.
  • Le 11 mars à Lyon, Napoléon passe en revue des troupes.
  • Il envoie un nouveau courrier à Marie-Louise le 12 mars, et promulgue 11 décrets.
  • Le 13 mars, départ de Lyon à 13 heures par Villefranche-sur-Saône où il est reçu à 15 heures par 60 000 personnes assemblées. Il est à Mâcon le soir. Le préfet Germain s’est enfui la veille, après avoir publié un libelle injurieux. La Garde l’a rejoint par coche sur la Saône.
  • Le 15 mars, départ de Chalon-sur-Saône, il prend la route de la Bourgogne, passe par Autun. Dans la nuit, le baron Passinges, un officier d’ordonnance du maréchal Ney qui est à Lons-le-Saunier, vient lui annoncer le ralliement de ce dernier.
  • Le 16 mars, départ d’Autun, pour se diriger vers Avallon par Chissey-en-Morvan.
  • Le 17 mars, Napoléon quitte Avallon, direction Auxerre, où il loge à la préfecture auprès du préfet Gamot, beau-frère du maréchal Ney.
  • Le 18 mars, l’empereur et le maréchal se rencontrent. La défection du maréchal Ney fait forte impression dans la capitale. La Garde, arrivée à Chaumont, aux ordres du maréchal Oudinot, rejoint Napoléon. À Auxerre, Napoléon écrit à Marie-Louise sa troisième lettre depuis son départ de l’île d’Elbe.
  • Le 19 mars, Napoléon a organisé la dernière étape qui le conduit à Paris. D’Auxerre à Sens par Joigny, pendant que l’Empereur galope, l’armée abandonne le roi. À Sens, le maire, François de Laurencin, vient se présenter. L’Empereur, qui redoute une révolution sanglante dans la capitale, lui dit : « Les avant-postes sont aux mains. Il n’y a pas un moment à perdre pour empêcher le sang de couler, et ma présence seule peut tout rallier ».Cette nuit-là, Louis XVIII part pour Beauvais. Le duc de Berry et le maréchal Marmont, qui commandait la maison du Roi, forment l’escorte. Tous les ministres partent dans la nuit. Le maréchal Macdonald fait passer l’ordre aux troupes du roi de se replier vers Saint-Denis pour se rendre à Beauvais. À la nuit, Napoléon et sa suite arrivent à Pont-sur-Yonne.Arrivé à Fossard, l’Empereur trouve les hommes du 13e dragons de l’armée du duc de Berry. Les officiers sont partis tandis que les simples dragons préfèrent rallier l’armée de l’Empereur. Dans la nuit, en route pour Melun où il croit trouver l’armée du duc de Berry, voyant les troupes échelonnées sans officiers, Napoléon décide de rentrer à Fontainebleau et bifurque par Moret-sur-Loing. Napoléon est toujours inquiet croyant Louis XVIII à Paris et redoutant un soulèvement populaire. Arrivé à Fontainebleau, la ville dort mais le château est illuminé.
  • Et l’on revient toujours à ses premiers amours (Bassompière – 1815)

     http://www.histoire-empire.org/ Napoléon descend du trône chamarré dans la fange boueuse, où se distingue des grenouilles (qui, dans les gravures anglaises, représentent fréquemment les forces révolutionnaires),  pour rejoindre un simple tabouret.Il cache sa couronne derrière son dos, tandis que son regard se porte sur son sceptre, couronné d’un bonnet phrygien : il sait à qui il doit son pouvoir.Cette caricature fait allusion au retour de l’île d’Elbe : il revient à la Révolution.  Napoléon avait déclaré ne vouloir s’attirer que la sympathie des Citoyens et des partisans de la Révolution.
  • Le 20 mars, le général Haxo qui pense rejoindre Louis XVIII, trouve les Tuileries quasiment désertes. À 7 heures, Lavalette a pris la direction de la Poste et prévient les maîtres de postes que l’Empereur sera là avant deux heures et donne l’ordre de ne plus fournir de chevaux sans autorisation. Lavalette interrompt la publication du Moniteur universel. Aux Tuileries, le ministre des Finances laisse 50 millions dans les coffres. L’Empereur est en route pour Paris.

À Paris à h 20, le drapeau tricolore flotte aux Tuileries, sur le dôme de l’Horloge aux Invalides à h 30. À h 45, au lycée Louis-le-Grand, Sadi Carnot par la fenêtre voit le drapeau hissé au sommet de la colonne Vendôme. Napoléon entre dans la capitale.

Les réactions au retour de l’Empereur

Le 18 mars, aux Pays-Bas, le prince d’Orange, souverain des Pays-Bas depuis quelques mois, publie une patente où il déclare prendre les titres de roi des Pays-Bas et duc du Luxembourg. À Bruxelles, il passe en revue les troupes, qui lui prêtent serment. La foule regarde passer l’état-major hollandais et vers le soir, les troupes descendent, ouvrir la voie aux alliés anglais annoncés. Ils passent par une chaussée pavée dans un village, comme tous les autres villages, Waterloo.

Les généraux Maison et Dessolles, fidèles au roi, viennent dire à Blacas, favori du roi, qu’ils se tiennent prêts à sacrifier leur vie en attaquant Napoléon. Mais que leur résistance ne serait jamais pardonnée et qu’en cas d’échec ils perdraient leur fortune et devraient s’exiler. Il leur fut compté à chacun 200 000 francs. La Bourse de Paris tombe à 66 francs, étant à 78 le 5 mars.

Autre débandade, chez les Libéraux, anciens conventionnels, ralliés et assis entre deux chaises, on s’esquive : La Fayette rentre en Auvergne. Madame de Staël ferme son salon.
Dans ce désarroi, Chateaubriand suggère de se ranger autour du roi pour se faire égorger. Seule Juliette Récamier garde la porte ouverte et Benjamin Constant, qui vient de terminer son Adolphe, écrit un article qui paraîtra dans Le Journal des débats : « Il reparaît, cet homme teint de notre sang ! cet Attila… »

Toujours le 18 mars, en Italie, Murat se met en marche pour Rome.

(Texte d’époque lu par Pierre Fresnay, les données historiques ne sont pas à jour mais l’écoute d’une voix du passé vaut le détour )!

Le 20 mars, à Vienne, en Autriche, l’Aiglon s’apprête à fêter ses 4 ans. À l’annonce du débarquement de son père, on lui a fait quitter le château de Schönbrunn pour le palais froid de la Hofburg plus facile à surveiller. Les sentinelles sont doublées et habillées en domestiques, avec ordre de surveiller les trois Français qui restent et qui ne vont pas tarder à partir, Madame de Montesquiou, Méneval et Bausset.

Le général Neipperg fait ses adieux à Marie-Louise. Il part prendre la tête d’une division en Italie contre le beau-frère Murat.

Ce même jour, à Londres, à la Chambre des communes, Samuel Whitbread, leader des Whigs, opposants à la lutte contre la France, se lève pour poser des questions au tout puissant Castlereagh, Premier ministre, qui vient de rentrer du Congrès de Vienne. « Est-ce bien le moment de relancer l’Angleterre dans une guerre sur le continent qui achèvera de nous épuiser ? Votre célèbre assemblée de Vienne a tant fait qu’elle a ramené Bonaparte sur la scène politique, elle l’y ramène investi d’une nouvelle force morale sur ses adversaires. Je voudrais savoir si les Puissances n’ont pas donné elles-mêmes à Bonaparte des sujets légitimes de plainte ? Le traité de Fontainebleau a-t-il été violé ? A-t-on refusé de payer la pension qu’on lui avait promise ? A-t-on essayé d’enlever au jeune fils de Bonaparte les duchés de Parme ? Si Bonaparte triomphe, il est vraisemblable que de grands revers lui auront mieux appris à juger ses véritables intérêts et que par conséquent, l’Angleterre pourrait rester en paix avec lui. »

Le 20 mars commence la période dite des Cent-Jours

L’Empereur quitte l’île d’Elbe le 26 février 1815

http://upload.wikimedia.org/wikipedia/commons/5/57/Beaume_-_Napol%C3%A9on_Ier_quittant_l%27%C3%AEle_d%27Elbe_-_1836.jpg

http://www.napoleoneimperatoreelba2014.it/fr/

L’île d’Elbe (Isola d’Elba en italien) est la plus grande île de l’archipel toscan avec 224 km2 de superficie. Elle est située entre la Corse et la Toscane, à la frontière entre les mers Ligure et Tyrrhénienne. Elle est séparée de la péninsule italienne par le canal de Piombino, large d’une dizaine de kilomètres. C’est un site protégé par un parc national (parc national de l’archipel toscan, qui comprend aussi six autres îles, Elbe étant la plus grande du parc) comme les autres îles de l’archipel toscan.

(Merci à Miguel Moutoy)

http://upload.wikimedia.org/wikipedia/commons/9/92/PortoFerraio_summer.jpg

En février et mars 1814, l’Empereur Napoléon défend ses possessions, contre toute l’Europe coalisée. Les Alliés finissent par arriver devant Paris tandis que Napoléon veut les arrêter à Saint-Dizier. Mais il arrive trop tard et doit se replier à Fontainebleau.

Après sa défaite militaire, les maréchaux forcent l’Empereur à abdiquer et il est déchu par le Sénat dès le 3 avril. L’intention de Napoléon était d’abandonner la couronne impériale à son fils (Napoléon II), mais les puissances alliées exigent une abdication inconditionnelle, qu’il signe le 6 avril 1814. Les Coalisés le condamnent à l’exil sur l’ île d’Elbe.

Le 20 avril ont lieu les « Adieux de Fontainebleau ». Napoléon embarque à Saint-Raphaël et, arrivant à Portoferraio le 3 mai, y débarque le 4. Ce même jour, Louis XVIII fait son entrée à Paris.

Le règne elbois de l’empereur Napoléon est l’épisode le moins connu de l’épopée. L’île fut pendant trois cents jours le centre de tous les intérêts : y affluaient officiers et simples soldats en quête d’un emploi, représentants des armées étrangères pour surveiller l’ex-Empereur, espions de tous bords venus délivrer ou assassiner Napoléon, étrangers curieux d’approcher celui qui régnait sur l’Europe un an auparavant. Napoléon profita de ce court règne pour réformer et moderniser l’île. Il ouvrit des routes, modifia le droit, s’occupa d’urbanisme et d’architecture, et dynamisa l’économie. Cet épisode nous est connu grâce au récit détaillé de Pons de l’Hérault, administrateur des mines de Rio Marina.

Le traité de Fontainebleau n’est pas respecté, la rente n’est pas payée et Napoléon apprend qu’au Congrès de Vienne, il est question de l’exiler aux Açores ou sur l’Île Sainte-Hélène. D’autre part, son favori Cipriani, envoyé en Autriche fin 1814, lui apprend la trahison et l’infidélité de son épouse Marie-Louise. Pour Napoléon, le départ est inéluctable.

Merci à Miguel Moutoy pour les deux photos qui précèdent!

Le 1er mars, le débarquement, prévu à Saint-Raphaël, se fait à Vallauris. C’est en plein jour, au vu et au su de tous, que l’opération se déroule, devant les douaniers surpris. Un premier bivouac est installé sur le rivage de ce qui est désormais Golfe-Juan.

http://fr.wikipedia.org/wiki/%C3%8Ele_d%27Elbe

http://fr.wikipedia.org/wiki/Cent-Jours

Le destin des chevaux… gris de Napoléon

http://www.lalibre.be/light/insolite/le-destin-des-chevaux-gris-de-napoleon-54e2fce135700d7522a09f40

Insolite Napoléon monta trois chevaux à Waterloo. Mais aucun n’avait la robe blanche, contrairement à la légende.http://noelpecout.blog.lemonde.fr/files/2008/03/Marengo-painting.jpgBaron Gros, Marengo, détail

LA MARIE, LA DÉSIRÉE ET MARENGO, tels étaient les noms des chevaux que monta Napoléon durant la bataille de Waterloo. La première, de 10 à 13 heures; la seconde, dans l’après-midi; et le troisième, de 19 à 20 heures. Et, pour l’anecdote, aucun des trois n’avait la robe blanche. Ils étaient gris. Si les deux premiers ne sont pas entrés dans la grande Histoire, Marengo est, pour sa part, devenu une vedette. Non pour le coloris de son crin… mais pour son destin post-Napoléon.

L’Empereur aimait Marengo. Particulièrement pour sa vélocité. Capturé près d’Aboukir, il avait été ramené en France après la campagne d’Égypte. Sa physionomie était à ce point particulière que Napoléon l’avait choisi pour servir de modèle au peintre Jaques-Louis David, en train de réaliser l’un de ses plus célèbres tableaux : le Premier consul franchissant le Grand Saint-Bernard. C’était en 1801.

Selon Philippe Osché, auteur d’un remarquable catalogue des chevaux de Napoléon, la Marie et Marengo furent capturés au soir de la bataille. La première, réquisitionnée pendant la campagne de 1813 dans le haras du comte von Pless, fut, sur ordre de Blücher, rendue à son propriétaire prussien. Marengo, légèrement blessé à la hanche et portant toujours une balle à la queue, fut, lui, emporté par un certain Lord Petre, qui va le vendre aux enchères, à Londres, au lieutenant-colonel Angerstein, propriétaire d’un élevage de chevaux dans le Cambridgeshire. Il va servir pour des saillies très rentables à plusieurs reprises, offrant à sa progéniture la même robe grise qu’avait tant aimée l’Empereur. Il sera aussi montré en trophée, objet de tableaux et de lithographies, exhibé comme le symbole de la victoire de Wellington face à l’ogre français. Un symbole qui survivra à sa mort, à l’âge de 38 ans, son squelette étant depuis lors présenté dans une large vitrine au National Army Museum de Londres. Seuls manquent deux sabots : l’un, transformé en tabatière par Angerstein, est exposé, encore de nos jours, au mess des officiers des Royal Guards au Palais Saint-James à Londres; l’autre fait partie d’une collection privée.

Yves Vander Cruysen – Waterloo démythifié

Waterloo-demythifie-Yves-Vander-Cruysen

Histoire d’un cheval de Napoléon, écrite sous sa dictée par un cultivateur français, qui l’a recueilli dans sa vieillesse… par Léon de Chanlaire :

 

Lire aussi sur le sujet les chevaux de Napoléon :

Hommage à Claude Van Hoorebeeck, à sa famille, à ses proches.

Mes condoléances à la famille et aux proches de ce grand homme qui a pris son envol vers d’autres lieux mais qui nous laisse ses écrits que je vous invite à consulter sur son site personnel  :
www.freepub.be
Le site de Claude Van Hoorebeeck, auteur de plusieurs ouvrages et de nombreux articles relatifs à l’histoire même du champ de bataille de Waterloo. Tous les articles publiés depuis 2007 peuvent y être consultés en ligne.

 

http://www.lavenir.net/article/detail.aspx?articleid=dmf20150205_00597776

Mise à jour : vendredi 06 février 2015 – L’avenir.net

 

 Claude Van Hoorebeeck n’est plus: il s’est éteint à l’âge de 72 ans début février 2015
Claude Van Hoorebeeck n’est plus: il s’est éteint à l’âge de 72 ans.

On a appris ce jeudi à Braine-l’Alleud le décès de Claude Van Hoorebeeck. Durant la nuit de mercredi à jeudi, le Brainois s’est éteint dans son sommeil, alors qu’il venait de fêter ses 72 ans au début de ce mois de février.

Journaliste, ayant travaillé dans le domaine publicitaire, pilote de ballon à air chaud, Claude Van Hoorebeeck, actif au sein de la SBEN, la Société Belge d’Études Napoléoniennes, était aussi un passionné de l’histoire du champ de bataille de 1815.

Il était l’auteur de nombreuses notices historiques sur le sujet notamment dans la revue Brania du cercle d’histoire de Braine-l’Alleud et de plusieurs ouvrages consacrés notamment à Fichermont, Hougoumont, la colonne Victor Hugo et la loi de conservation de 1914 du champ de bataille.

Ironie du sort, Claude Van Hoorebeeck disparaît l’année même du bicentenaire de la bataille et à quelques mois des célébrations de juin 2015…

Que s’est-il vraiment passé le 18 juin 1815 à Waterloo ?

http://www.rtbf.be/info/regions/detail_que-s-est-il-vraiment-passe-le-18-juin-1815-a-waterloo?id=8907598

Deux cents ans après la défaite de Napoléon, les historiens continuent leur travail, mais les faits ne sont pas racontés de la même manière selon que l’on est Anglais, Français, Hollandais, Allemands ou Russes. Dans le cadre du bicentenaire de la bataille, une cinquantaine de professeurs d’Histoire, des quatre coins d’Europe, se sont retrouvés ce week-end à Braine-l’Alleud pour partager leur point de vue.

Cambronne :

https://ivresdelivres.files.wordpress.com/2012/05/cambronne.jpg

Dans l’imaginaire français, Waterloo est une défaite, certes, mais une défaite glorieuse. “Ce n’est pas un historien qui a forgé cette image, mais un écrivain-poète, explique le professeur Bruno Colson (université de Namur). La mémoire française de Waterloo repose essentiellement sur la vision romantique de Victor Hugo. Donc, les Français ont transformé cette défaite en un moment glorieux avec ses fameux épisodes comme “la garde impériale meurt mais ne se rend pas”, etc.”

Et si Napoléon reste perçu en France comme un grand stratège militaire, c’est sans doute en partie parce qu’il fut, dans son exil de Sainte-Hélène, le premier historiographe de la bataille, affirmant que Wellington, finalement, “avait eu beaucoup de chance” le 18 juin 1815.

Wellington tire la couverture à lui

Mais selon l’historien Russ Foster, les Anglais ne sont pas en reste. “Wellington lui-même, immédiatement après la bataille, a semblé attribuer les mérites de la victoire aux Prussiens; mais un peu plus tard il a tiré la couverture à lui. Waterloo a permis à la Grande-Bretagne de dominer les océans et de consolider son empire. Donc les Britanniques veulent s’en souvenir comme d’une victoire…”

La charge des Scott Greys

La charge des Scott Greys (2ème Régiment écossais de dragons)

Quant aux Russes, ils estiment que la vraie grande bataille, c’est celle de Borodino où l’armée impériale russe infligea de lourdes pertes aux Français; Waterloo n’étant finalement que le post-scriptum des guerres napoléoniennes.

Bataille de Borodino par Youri Saprykine

La réunion qui s’est tenue ce week-end au Château du Cheneau de Braine-l’Alleud, à un jet de pierre du fameux champ de bataille, a rassemblé une cinquantaine de professeurs d’histoire, à l’initiative d’Euroclio (European Association of History Educators). Les participants venaient d’Italie, d’Allemagne, des Pays-Bas, de Grèce, de Grande-Bretagne et même de Russie. Par contre, il n’y avait aucun Français dans l’assemblée !

Article de François Louis – RTBF


L’auberge du Roy d’Espagne à Genappe

L’Auberge du Roy d’Espagne est une ancienne auberge située à Genappe en Belgique connue pour avoir vu passer le futur Louis XVIII, avoir hébergé le duc de Wellington ainsi que le prince Jérôme Bonaparte et avoir vu mourir le général Duhesme le surlendemain de la bataille de Waterloo.

Auberge du Roy d'Espagne

L’Auberge du Roy d’Espagne

 Localisation

L’auberge du Roy d’Espagne se situe au n° 58 de la rue de Bruxelles, sur le territoire de la commune belge de Genappe dans la province du Brabant wallon.


Elle ne doit pas être confondue avec la Maison du Roi d’Espagne située sur la Grand-Place de Bruxelles!

Historique

L’auberge est entrée dans l’histoire en 1792, lorsque le comte de Provence, futur Louis XVIII, y relaya sur la route de l’exil.

Le 16 juin 1815, le duc de Wellington vint y loger, au soir de la bataille de Quatre-Bras.

http://upload.wikimedia.org/wikipedia/commons/8/83/Sir_Arthur_Wellesley%2C_1st_Duke_of_Wellington.png

– Duc de Wellington                    – Bataille des Quatre-bBras

Dans la soirée du 17 juin 1815, le prince Jérôme Bonaparte passa la nuit à l’Auberge du Roy d’Espagne alors que son frère logeait à la Ferme du Caillou.

http://upload.wikimedia.org/wikipedia/commons/d/da/King_Jerome_Bonaparte.jpg

http://upload.wikimedia.org/wikipedia/commons/3/35/G%C3%A9n%C3%A9ral_Philibert_Duhesme.jpg

Le général français Guillaume Philibert Duhesme, commandant de la Jeune Garde gravement blessé à la tête lors des combats de Plancenoit le 18 juin 1815, fut fait prisonnier par les prussiens et transporté à l’Auberge du Roy d’Espagne où il expira le 20 juin 1815, deux jours après la bataille de Waterloo, comme l’indique une plaque en pierre bleue apposée sur la

 

façade :La plaque commémorant la mort du général Duhesme

Le Général Français
Comte Duhesme
Commandant la Jeune Garde Impériale
Blessé à Plancenoit
Mourut Ici
Le 20 Juin 1815

 

 

– Le site de l’Auberge du Roy d’Espagne (à découvrir)

– Contact  pour plus d’informations

 

L’énigme du squelette de Mont-Saint-Jean

Une chronique signée Yves Vander Cruysen.

Près de deux siècles après la bataille de Waterloo, la découverte, début juin 2012, d’un squelette complet, à proximité de la ferme de Mont- Saint-Jean, a fait le tour du monde. On en sait, aujourd’hui, davantage sur cette découverte archéologique inédite.

http://waterloo.1410.be/wp-content/uploads/squelette-mont-saint-jean-waterloo.jpg

LES MÉDIAS DU MONDE ENTIER ont été très nombreux à se déplacer en Morne Plaine à l’occasion de la découverte d’un squelette, non loin de la ferme de Mont-Saint-Jean, par l’archéologue Dominique Bosquet. Il est vrai qu’il y avait très longtemps que l’on n’avait plus mis à jour, sur le champ de bataille de Waterloo, un ensemble aussi complet. Même le célèbre hussard, découvert en 1910 et exposé dans une vitrine du Musée du Caillou, s’avère être une supercherie, la mâchoire étant celle d’un homme jeune, et le bassin, celui d’un homme plus âgé. Il y aurait donc au moins deux corps dans ce squelette bien connu des visiteurs du champ de bataille.

Pour ce qui est du squelette découvert en 2012, on a, dans un premier temps, cru, sur base du positionnement du corps, qu’il se serait agi des restes d’un soldat britannique, blessé sur le front et ayant été évacué par ses pairs de la zone des combats, jusqu’à ce que, épuisé, il se serait effondré. Pour éviter les charognards, ses amis l’auraient recouvert de terre. Ce qui explique pourquoi il aurait été enseveli tout habillé, aurait conservé sa bourse et aurait été “oublié” par les personnes chargées de la récupération des morts. Mais différentes techniques scientifiques, associées à l’analyse d’historiens, ont permis d’en savoir plus.

Sur le plan anthropologique d’abord, Geneviève Yernaux a pu définir qu’il s’agit du squelette d’un homme d’une vingtaine d’années, ayant dû mesurer 161 centimètres, plutôt frêle et légèrement bossu, atteint d’une cyphose de la colonne vertébrale. Ses dents, enfin, auraient été usées par une activité répétitive, telle que l’ouverture de cartouches de poudre emballées de papier, en usage à l’époque. On a aussi retrouvé, sur ou autour du squelette, une balle de plomb, située au milieu des côtes droites, une vingtaine de pièces de monnaie dans sa poche droite, deux pierres à fusil en silex, une cuillère, un objet en bois portant les initiales “CB”, une pièce de tissu décorée de petits bâtonnets cylindriques, une boucle de ceinture et d’autres objets indéterminés. La balle en plomb, pesant 23 grammes et mesurant 16,4 mm, a permis de conclure que le projectile était français, les balles anglaises étant, en effet, de calibre plus important. Le type de silex et les dimensions des pierres à fusil ont, pour leur part, permis à Kevin Charpier de conclure qu’elles équipaient un mousquet de modèle British Land Pattern, plus communément appelé “Brown Bess”, en service entre 1750 et 1850 dans les armées britanniques, mais aussi hanovriennes.

Mais c’est l’étude des pièces de monnaie par Alain Fossion qui s’est avérée la plus instructive pour identifier les origines de la victime. Dix des vingt-deux pièces ont en effet pu être identifiées. Il s’agit de pièces autrichiennes, hanovriennes, brunswickoises et françaises. A priori, selon les archéologues, un Français n’aurait pas eu de monnaies d’origine germanique. Pas plus d’ailleurs qu’un Anglais. Par contre, les monnaies françaises circulaient bien dans les troupes du Hanovre. Ne fût-ce que par le voisinage du Royaume de Westphalie, si cher à Jérôme Bonaparte.

Un Hanovrien

Sur base de tous ces éléments, l’origine hanovrienne du squelette est tout à fait plausible. On pourrait même affirmer que la victime appartenait à la 1re brigade de Kielmansegge. Une brigade qui, le 18 juin 1815, aurait perdu 2 officiers, 1 capitaine, 2 officiers subalternes, 4 sous-officiers et 150 hommes.

Pour Philippe de Callataÿ , la présence de deux pierres à fusil et l’absence de pièces d’argent dans la bourse laissent à penser qu’il s’agirait du squelette d’un soldat appartenant à l’infanterie, un officier ne portant pas de fusil. Si l’on retire la liste des disparus de la brigade précitée, précieusement conservée aux archives de Hanovre, à la fois les sujets moins âgés ou trop âgés, c’est parmi une quarantaine de noms que l’on pourrait retrouver qui était exactement le “soldat inconnu de Mont-Saint-Jean”.

Chronique d’Yves Vander Cruysen pour La Libre

La bataille de 1815 vue côté village

http://www.lavenir.net/article/detail.aspx?articleid=DMF20150211_00600502

L’ouvrage de Philippe de Callataÿ évoque la bataille du 18 juin 1815 vue depuis le cœur de Waterloo, qui n’était encore qu’une petite bourgade.

Conservateur du Musée Wellington de Waterloo depuis 1986, juriste de formation, ancien président du Waterloo Committee of Belgium et officier de l’Empire britannique, Philippe de Callataÿ met actuellement la dernière main à un ouvrage, largement illustré, qui sera consacré aux impacts de la bataille du 18 juin 1815 sur le centre de Waterloo, qui n’était à l’époque qu’une bourgade.

Wellington Museum Waterloo - 01b.JPG

Les ouvrages sur la bataille et le site où elle s’est déroulée sont légion. Mais il ne faut pas oublier que son impact a aussi concerné toute la région, dont bien sûr le centre de Waterloo. La meilleure ilustration en est le fait que le duc de Wellington avait installé son quartier général dans l’auberge-relais de poste située en face de la Chapelle Royale, auberge aujourd’hui devenue le Musée Wellington, d’où il rédigea sa fameuse «dépêche de Waterloo» annonçant sa victoire à la Grande-Bretagne. Une dépêche qui donna par la suite son nom à la bataille, alors que les Français évoquaient à l’époque la bataille du Mont-Saint-Jean et qu’outre-Rhin on parlait de la bataille de la Belle-Alliance.

Considéré comme l’un des grands spécialistes de la bataille de 1815, Philippe de Callataÿ a durant de nombreuses années étudié les impacts de celle-ci sur l’entité waterlootoise. Il publiera d’ici quelques semaines, bicentenaire oblige, un livre dans lequel il fera revivre ces moments de tourmente vécus au cœur de Waterloo et non côté champ de bataille, utilisant divers témoignages inédits et d’autres qui n’avaient jusqu’à présent jamais été traduits.

Philippe de Callataÿ est le conservateur du Musée Wellington depuis 1986.

Le livre, intitulé Le Musée Wellington: trois siècles d’histoire au cœur de Waterloo, évoque aussi l’histoire vécue par le bâtiment depuis le début du XVIIIe siècle. Un bâtiment construit au sortir de la forêt de Soignes en bordure de l’axe reliant Bruxelles à la Wallonie, à savoir l’actuelle chaussée de Bruxelles (N5) appelée à l’époque le chemin des Wallons car les houillers l’empruntaient pour approvisionner Bruxelles, et qui était aussi utilisée par la malle-poste, voiture hippomobile qui effectuait lors de son passage une halte à l’actuel Musée Wellington, transportant aussi dès le XIXe siècle les premiers touristes venus visiter le site de la bataille. L’ouvrage montre aussi l’évolution d’un simple hameau en village, puis en entité telle qu’on la connaît aujourd’hui.

Le livre de Philippe de Callataÿ sera disponible dès le courant de ce mois de mars. Il est d’ores et déjà et jusqu’au 20 février en vente via souscription au Musée Wellington, chaussée de Bruxelles, 147, à Waterloo, au prix de 20€.

02 354 28 31, museewellington@skynet.be.

Waterloo a failli se rejouer en 1914

Pierre Havaux

Pierre Havaux

La bataille mythique trotte dans les têtes des soldats de la Grande Guerre. Dans les tranchées, on espère en vain un nouveau “18 juin” sur l’ancien champ de bataille. L’historien Philippe Raxhon révèle comment ” le centenaire sanglant ” de Waterloo fut mobilisé en 14-18.

Début Ottovonemmich.jpegaoût 1914. Otto von Emmich, commandant de l’armée de la Meuse, pénètre sans crier gare en Belgique avec, en poche, une proclamation “au peuple belge” que ses troupes ont pour consigne de distribuer sur leur passage. Le général allemand croit convaincre les Belges de lui laisser le chemin libre en les prenant par les sentiments : “Souvenez-vous des glorieux jours de Waterloo où les armes allemandes ont contribué à fonder et à établir l’indépendance et la prospérité de votre patrie.”

“En 1914, la balise Waterloo a joué son rôle, comme un phare dans la nuit des guerres”, écrit l’historien Philippe Raxhon dans un livre (1) à paraître consacré au centenaire de Waterloo happé par le tourbillon de la Grande Guerre. Les deux camps songent même à se donner rendez-vous sur l’ancien champ de bataille pour une grande explication décisive.

Le Vif/ L’Express :Vous écrivez : “Napoléon le vaincu est invité dès l’ouverture du bal.” L’ombre de Waterloo plane d’emblée sur la Première Guerre. Surprenant ?

Philippe Raxhon : Nous sommes à proximité de 1915, cent ans après Waterloo. L’effet commémoratif est mis en perspective par les différents belligérants, de manière remarquablement nourrie, notamment par la propagande, alors que les alliances ont basculé. Une caricature américaine montre Napoléon et Wellington côte-à-côte avec la mention : “Maintenant nous sommes du même côté”. Et en dépit de l’actualité terrifiante du nouveau conflit, Napoléon est convoqué par la République française, le Napoléon du Mémorial de Sainte-Hélène, l’immortel génie militaire français diffuseur des principes de la Révolution en Europe.

Le souvenir de Waterloo est ainsi mobilisé, instrumentalisé par les belligérants ?

Oui, et tout au long de la guerre, de diverses manières dans les deux camps. Le but est notamment de valoriser le courage des soldats en référence à leurs aïeuls à Waterloo, ou la valeur des chefs de guerre de 1815 qui incarnaient leur nation respective. L’Allemand Hindenburg est le nouveau Blücher, et le général anglais French, commandant en chef du corps expéditionnaire britannique, ne peut qu’avoir la stature de Wellington. Napoléon conseille le maréchal Foch, généralissime des armées alliées. Tous les supports sont sollicités pour valoriser cette mémoire : presse, publicité, récits de guerre, affiches… Nous en donnons beaucoup d’exemples dans l’ouvrage illustré.

                                        Le maréchal French en 1915.

Plus fort encore : un “Waterloo bis” a même failli se dérouler au début de la guerre…

Absolument. C’est lié à deux choses : le rêve illusoire de la grande bataille traditionnelle, où les comptes sont réglés en une journée, qui est encore dans la tête des combattants de 14. Et la géographie des combats, aux alentours du 20 août 1914, avec, d’une part, la poussée des Français vers Charleroi et des Anglais vers Mons, alors que les Allemands prennent Bruxelles et font mouvement vers le sud. A près d’un siècle de distance, le champ de bataille de Waterloo devient une sorte d’aimant où s’achèverait déjà cette guerre. C’est la force de la mémoire couplée à celle d’un espoir. L’espoir d’une grande bataille décisive qui n’aura finalement pas lieu. Mais qui ose se l’avouer à la fin de l’été 1914 ?

La Première Guerre mondiale réhabilite-t-elle les soldats belges qui s’étaient battus à Waterloo et qui avaient été jugés sévèrement pour leur prétendu manque de combativité ?

Effectivement, en particulier par rapport à l’historiographie anglaise du XIXe siècle, où les Belges avaient la réputation de couards. Tout change en août 1914. L’attitude du soldat belge à Waterloo est complètement revisitée à la lumière de celle du combattant de l’été 1914 qui défend son pays. C’est un phénomène mémoriel remarquable. Le New York Times du 16 août 1914 titre : “Belgians’ heroic stand a repetition of 1815“. La vision du passé est toujours éclairée par l’actualité.

(1) Centenaire sanglant. La bataille de Waterloo dans la première guerre mondiale, par Philippe Raxhon, éd. Marot, 220 p., 130 illustrations. A paraître au printemps 2015.

Article de Pierre Havaux pour Le Vif/L’Express

L’intégralité de l’entretien dans Le Vif/L’Express de cette semaine. Avec:

– Pourquoi la Belgique n’est pas née à Waterloo
– Aigle impérial ou bannière hollandaise ? Les Belges pris entre deux feux- Waterloo, fascinant champ d’horreurs
– La Flandre tourne le dos au Bicentenaire

Et si la bataille de Waterloo n’avait pas livré tous ses secrets ?

lion-de-waterlooDes soldats britanniques mèneront des fouilles sur le site de la célèbre bataille.

A partir d’avril, une équipe internationale d’archéologues mènera des fouilles sur le site du champ de bataille de Waterloo, et en particulier aux abords de la ferme d’Hougoumont (Braine-l’Alleud). Il s’agit surtout de localiser des fosses communes où auraient été enterrés des soldats à la fin de la bataille. Les autorisations ont été données par le propriétaire des lieux – l’intercommunale Waterloo 1815 – et la Région wallonne. L’opération emploiera notamment des militaires britanniques blessés en opération. Nathalie du Parc Locmaria, la présidente de l’Intercommunale 1815, a confirmé lundi que ces fouilles seront menées à la recherche de charniers, en particulier à la porte Sud et à la porte Nord de la ferme d’Hougoumont, un des lieux du champ de bataille où les combats entre les troupes de l’Empereur et les alliés ont fait rage, il y a deux cent ans. Certaines gravures évoquent la présence de ces fosses communes, mais celles-ci n’ont pour l’instant pas été mises au jour.

lion-waterlooCe projet de fouilles est envisagé depuis plusieurs années, et les recherches seront menées par l’Université de Glasgow en collaboration avec des archéologues français, belges et allemands. Ceux-ci seront assistés par des soldats britanniques blessés en opération, et qui font partie d’un programme de réhabilitation mené par le ministère britannique de la défense.

Les fouilles seront supervisées par les responsables du service de l’archéologie de la Région wallonne, et ne perturberont pas les commémorations du bicentenaire.

Information Belga relayée par la DH

Le drame de waterloo!

Je fus à la conférence de Thierry Lentz à la Maison Communale de Waterloo pour la promotion de son nouveau livre : Waterloo 1815. Je fus étonné de retrouver des éléments du déroulement de la bataille qui étaient déjà écrit en 1858..(2ème édition 1968).sous le titre : Waterloo , la grande défaite : Bonne lecture! Télécharger le livre au format PDF

Ce qui ne change en rien en l’excellence du livre “Waterloo 1815” écrit par Monsieur Lentz que je vous recommande d’acheter pour la qualité du contenu  et la beauté de l’ Edition.

Jacques JANSSENS

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